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	<title>Ça tourne</title>
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		<title>La Nuit SPASM</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Feb 2013 17:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Duguay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[court-métrage]]></category>
		<category><![CDATA[Festival SPASM]]></category>
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		<category><![CDATA[La nuit SPASM]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal en Lumière]]></category>
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		<description><![CDATA[Amateurs de cinéma insolite, le Festival SPASM revient à la charge avec une nouvelle édition de «La Nuit SPASM», présentée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Amateurs de cinéma insolite, le <strong>Festival SPASM</strong> revient à la charge avec une nouvelle édition de «La Nuit SPASM», présentée dans le cadre de <em>La Nuit Blanche</em> de <strong>Montréal en Lumière</strong>.</p>
<p><a href="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2013/02/LaNuitSPASM_2013.jpg" ><img src="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2013/02/LaNuitSPASM_2013-428x642.jpg" alt="" width="200" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-58" /></a></p>
<p>C&#8217;est donc le 2 mars à partir de 20h au mythique Café Cléopâtre, qu&#8217;une sélection des meilleurs courts-métrages de la dernière édition de SPASM sera projetée. De la comédie, en passant par le mauvais goût, l&#8217;action, l&#8217;horreur et le gore, les cinéphiles nocturnes y trouveront leur compte. Parmi mes favoris, vous pourrez voir :</p>
<p><em><strong>Le Réserviste</strong></a></em> de <strong>Mathieu Berthon</strong> (Présenté dans le premier bloc à 20h)<br />
Inspiré par la démarche du collectif québécois <em>Roadkill Superstar</em>, le réalisateur français parodie les films d&#8217;action à la <em>Commando</em> et <em>Rambo</em> en plongeant à pied ferme dans le grotesque. Ça saigne beaucoup et on rit tout autant! <a href="http://vimeo.com/50650690"  target="_blank">Voyez la bande-annonce ici</a>.</p>
<p><em><strong>Matriarche</strong></em> de <strong>Guillaume Pierret</strong> (Présenté dans le bloc Le choix du président, 21h)<br />
Autre court-métrage français inspiré du cinéma d&#8217;action. La démarche est ici plus sérieuse, et on reste étonné devant le spectaculaire des cascades et l&#8217;efficacité de la séquence de poursuite. </p>
<p><em><strong>Jeunse assassin cherche cadavre fringant pour l&#8217;enterrer et peut-être plus</strong></em> de <strong>Jason Paré</strong> (Présenté dans le bloc comédie, 22h15)<br />
C&#8217;est avec un certain humour noir qu&#8217;on nous relate les déboires d&#8217;un tueur inexpérimenté qui tente tant bien que mal de se débarrasser de sa victime. </p>
<p><em><strong>The Legend of Beaver Dam</strong></em> de <strong>Jerome Sable</strong> (Présenté dans le bloc horreur, 2h)<br />
Une soirée de feu de camp tourne au carnage, lorsque l&#8217;animateur d&#8217;un groupe de Scouts évoque la légende d&#8217;un terrifiant meurtrier. Ce film montréalais entremêlant horreur et comédie musicale a fait un malheur dans une poignée de festivals. Il vous tiendra assurément éveillés, si rendus à cette heure de la nuit vous commencez à cogner des clous. </p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/PThrSF0b2wA?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Enfin, quelques <em>Strobosketch</em>, série de très courts-métrages humoristiques grandement appréciée du public de SPASM l&#8217;automne dernier, parsèmeront les différents blocs thématiques de la nuit. C&#8217;est aussi une belle occasion afin de découvrir <em>Bécyk</em> de <strong>Simon Lacroix</strong> (Total Crap). Ce dernier délaisse ici l&#8217;absurde au profit d&#8217;un film plus intimiste qui met en vedette <strong>Rémi-Pierre Paquin</strong>, <strong>Martin Dubreuil</strong>, <strong>Olivier Morin</strong> et <strong>Suzy Mc Lelove</strong>. </p>
<p>Les drag queens seront également de la partie en présentant quelques numéros! </p>
<p><a href="http://www.spasm.ca/la-nuit-spasm-2013/"  target="_blank">Pour la programmation complète de La Nuit SPASM</a></p>
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		<title>Éloges de la série B</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Feb 2013 22:02:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Duguay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[exploitation]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[série B]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Un ensemble de contextes m&#8217;a ramené ces derniers jours à l&#8217;univers de la série B. Un monde aussi vaste qu&#8217;effervescent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2013/02/BrainEaters.jpg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-49" src="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2013/02/BrainEaters.jpg" alt="" width="500" height="392" /></a></p>
<p>Un ensemble de contextes m&#8217;a ramené ces derniers jours à l&#8217;univers de la série B. Un monde aussi vaste qu&#8217;effervescent du 7e art que j&#8217;embrasse, comme plusieurs autres cinéphiles, avec un amour inconditionnel. Si à mon sens, le cinéma de genre est bien souvent vu de haut, j&#8217;ai toujours senti qu&#8217;on levait le nez encore plus injustement à l&#8217;inhérente série B. </p>
<p>Ne pas apprécier le cinéma d&#8217;exploitation, l&#8217;horreur et autres sous-genres se défend toujours, mais bouder ces films dits de «second ordre» sous prétexte d&#8217;un certain élitisme m&#8217;a toujours semblé arbitraire. À la limite, je considère cet agaçant snobisme comme étant encore plus grossier que toutes ces éclaboussures de sang et poitrines en gros plan qui caractérisent plusieurs de ces productions délurées. En effet, la légitimité de ces oeuvres a souvent été remise en question. Étrangement, bon nombre de ceux qui les fuient se pâment, par exemple, devant les films de Tarantino, dont l&#8217;essence même provient de tous ces titres balayés du revers de la main. </p>
<div id="attachment_50" class="wp-caption aligncenter" style="width: 438px"><a href="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2013/02/Django.jpg" ><img class="size-medium wp-image-50 " src="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2013/02/Django-428x259.jpg" alt="" width="428" height="259" /></a><p class="wp-caption-text">Django (1966), titre auquel réfère Tarantino avec son Django Unchained</p></div>
<p>Un paradoxe qui, au fond, me fait sourire, mais qui surtout ne change en rien l&#8217;intérêt soutenu d&#8217;une fidèle communauté vouant un culte à cette forme d&#8217;expression propre à la culture populaire. Il est vrai qu&#8217;on retrouve un tas de nullités exécrables. En revanche, il ressort de ces propositions, des perles d&#8217;imaginations sans limite où l&#8217;inventivité et l&#8217;ingéniosité parviennent à faire oublier, voire pardonner en quelques occasions, le jeu douteux d&#8217;acteurs médiocres ou le manque de moyens, faute d&#8217;un budget déficient.</p>
<p>Enfin, là où je voulais en venir, est que les différents événements m&#8217;ayant replongé dans la série B m&#8217;ont simplement fait réaliser à quel point j&#8217;éprouvais toujours autant du plaisir et d&#8217;émerveillement. La consternation ne relève certes pas de l&#8217;exception, mais ma fascination et mon amusement demeurent entiers, malgré tout. Je pourrais m&#8217;attarder sur le sujet pendant d&#8217;innombrables heures, mais mon intention était de partager, bien humblement, quelques suggestions qui pourraient vous donner envie de vous (re)plonger dans ce monde aussi foisonnant que trépidant.</p>
<p><strong>Matinee</strong></p>
<div id="attachment_54" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2013/02/Castle-Goodman.jpg" ><img class="size-full wp-image-54" src="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2013/02/Castle-Goodman.jpg" alt="" width="500" height="350" /></a><p class="wp-caption-text">William Castle (à gauche) et John Goodman dans Matinee</p></div>
<p>Je n&#8217;avais pas revu ce long métrage de <strong>Joe Dante </strong>(<em>Gremlins</em>) depuis sa sortie en 1993. Souvenirs plutôt flous donc, mais il me semblait avoir conservé cette impression de satisfaction à son égard. 20 ans plus tard, si la mise en situation m&#8217;apparaît plutôt laborieuse, pour ce qui est du reste, mon plaisir à visionner ce film est demeuré intact. Avec ses multiples et savoureuses références aux films des années 50 et les jouissifs extraits du fictif «Mant» (un film qui emprunte ses éléments à <em>The Fly</em>, <em>Them!</em> et autres dérivés), Dante ne pouvait mieux manifester tout l&#8217;amour qu&#8217;il porte pour la série B. Le personnage incarné par <strong>John Goodman </strong>et inspiré de William Castle (13 Ghosts, The House on Haunted Hill) crève l&#8217;écran.</p>
<p><iframe width="600" height="450" src="http://www.youtube.com/embed/-A8tvz5se80" frameborder="0"></iframe></p>
<p><strong>American Grindhouse</strong></p>
<p>Il y a bon nombre de documentaires qui tentent de couvrir l&#8217;historique de la série B et du cinéma d&#8217;exploitation. Ils ne sont pas tous réussis, mais un de ceux qui rend plutôt bien justice au phénomène est <em>American Grindhouse</em> (2010). Outre la narration de <strong>Robert Forster </strong> dont la carrière a connu un nouvel essor ces dernières années grâce à des rôles dans les films de Tarantino ou David Lynch, les interventions senties, amusantes et sans prétentions d&#8217;une panoplie d&#8217;intervenants de l&#8217;industrie dont <strong>John Landis</strong>, <strong>Jack Hill</strong>, <strong>Joe Dante</strong>, <strong>William Lustig</strong> et <a href="http://sinistremag.com/index.php/2010/07/fantasia-10-entrevue-avec-h-g-lewis-frank-henenlotter-jimmy-maslon-et-mike-vraney/"  target="_blank"><strong>Herschell Gordon Lewis</strong></a>, rendent cet éloge de la série B passionnante.</p>
<p><iframe width="600" height="338" src="http://www.youtube.com/embed/AndtsMdk2fc" frameborder="0"></iframe></p>
<p><strong>Attack From Planet B</strong><strong> </strong></p>
<p><strong><a href="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2013/02/AttackfromPlanetB.png" ><img class="aligncenter size-large wp-image-53" src="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2013/02/AttackfromPlanetB-614x181.png" alt="" width="614" height="181" /></a></strong></p>
<p>Qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;horreur, de science-fiction, de westerns, de films d&#8217;action ou de kung fu et de sous-culture, le site <em><a href="http://www.attackfromplanetb.com"  target="_blank">Attack From Planet B</a></em> dédie tout son contenu à ce qui se rattache à la série B, le meilleur comme le pire. Fondé par un britannique dénommé Adam Akers, le site a vu le jour quelque part en 2010. Monté sans prétention, visuellement attrayant et surtout riche en contenu, une visite sur le site peut rapidement créer une terrifiante dépendance. Il est facile de s&#8217;y perdre pendant un long moment&#8230; Jetez-y un oeil, à vos risques et périls. <a href="https://www.facebook.com/AttackFromPlanetB"  target="_blank">Sur la page facebook</a>, il est intéressant de constater qu&#8217;on ne se limite pas qu&#8217;au contenu interne. En effet, plusieurs articles, images et liens pertinents de sites externes alimentent leur fil de publications. Tout à leur honneur. </p>
<p><strong>Big Ass Spider, prochain plaisir coupable?</strong></p>
<p>Ce titre sélectionné pour la prochaine édition du SXSW, a commencé à faire beaucoup jaser cette semaine dans le circuit des sites spécialisés en cinéma de genre. Déjà, en retrouvant le visage de <strong>Ray Wise</strong> et un caméo de <strong>Lloyd Kaufman</strong> des studios Troma (<em>The Toxic Avenger</em>) dans la bande-annonce fraîchement mise en ligne, je sens qu&#8217;il y aura matière à se régaler.</p>
<p><iframe width="600" height="338" src="http://www.youtube.com/embed/TSlNiSEWqwQ" frameborder="0"></iframe></p>
<p><strong>Ils sont passés par là&#8230;</strong></p>
<p>Francis Ford Coppola (<em>Dementia 13</em>), Peter Jackson (<em>Bad Taste</em>, <em>Brain Dead</em>), Sam Raimi (<em>Evil Dead</em>), David Cronenberg (<em>Shivers</em>, <em>Rabid</em>, <em>Scanners</em>).</p>
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		<title>Izabel Grondin dresse la table et «Thanatomorphose» sur une belle lancée</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Dec 2012 19:18:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Duguay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma de genre québécois]]></category>
		<category><![CDATA[Éric Falardeau]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Izabel Grondin]]></category>
		<category><![CDATA[Thanatomorphose]]></category>

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		<description><![CDATA[Izabel Grondin, que plusieurs définissent comme étant la «Reine de l'horreur au Québec», revient à la charge avec un nouveau projet de court-métrage. La Table sera ainsi le 16e film en carrière de la scénariste, productrice et réalisatrice.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="text-decoration: underline">La Table</span></strong></p>
<p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-45" style="margin-left: 0px;margin-right: 5px" src="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2012/12/IzabelGrondin-150x170.jpg" alt="" width="150" height="170" /><strong>Izabel Grondin</strong>, que plusieurs définissent comme étant la «Reine de l&#8217;horreur au Québec», revient à la charge avec un nouveau projet de court-métrage. <strong>La Table </strong>sera ainsi le 16e film en carrière de la scénariste, productrice et réalisatrice.</p>
<p>Depuis <em>Fantasme</em>, son plus récent court sélectionné dans pas moins de 25 festivals sur 4 continents, Grondin s&#8217;éloigne toutefois du cinéma d&#8217;horreur, sans évacuer pour autant l&#8217;exploration de situations tordues ou dérangeantes. Autrement dit, d&#8217;après ce que j&#8217;ai saisi, il n&#8217;y aura pas de sang, mais le film risque fort d&#8217;ébranler le spectateur. En voici d&#8217;ailleurs le synopsis :</p>
<p><em>Un homme se présente au domicile d&#8217;un potentiel employeur pour répondre à une offre d&#8217;emploi. Ce qu&#8217;il ignore c&#8217;est que le job commence dès qu&#8217;il entre dans la maison&#8230; </em></p>
<p>Afin de pouvoir commettre ce film entièrement indépendant, Izabel Grondin a lancé une campagne de <em>crowdfunding, </em>ce qui lui permettra de boucler son budget de production.  <a href="http://www.indiegogo.com/projects/286650"  target="_blank">Vous trouverez tous les détails de cette campagne ici</a>, pour laquelle vous êtes invités à contribuer. Le tournage de «La Table» débutera quelque part fin janvier, début février.</p>
<p>Vous pouvez également découvrir le travail de cette cinéaste vouant un amour sans borne pour le cinéma de genre québécois depuis près de 20 ans, en mettant la main sur son DVD <em>Folies passagères, contes trash et sournois, </em>compilant quelques-uns des ses meilleurs courts-métrages<em>. </em></p>
<p style="text-align: center">//</p>
<p><span style="text-decoration: underline"><strong>Thanatomorphose</strong></span></p>
<p>La première montréalaise avait lieu le 20 novembre dernier. J&#8217;aurais voulu en parlé plus tôt, mais j&#8217;ai de toute évidence raté mon coup. Toujours est-il que j&#8217;ai eu l&#8217;occasion d&#8217;assister à la projection de ce tout premier long métrage d&#8217;horreur écrit et réalisé par <strong>Éric Falardeau</strong>. Et puisque j&#8217;en faisais mention au tout début de l&#8217;automne, alors que <a href="http://voir.ca/alexandre-duguay/2012/09/21/thanatomorphose-a-sitges/" ><em>Thanatomorphose</em> était sélectionné à Sitges</a>, je tenais, avant toute chose, à souligner qu&#8217;il a par la suite remporté le titre de «Meilleur film» au <em>Festival de Cine de Terror de Molins De Rei</em>. Depuis, le long métrage obtient des critiques franchement très positives.</p>
<p>Voilà, j&#8217;avais moi aussi l&#8217;intention de me lancer dans une critique du film, mais étant donné une implication sur le projet (d&#8217;assez loin, il faut le dire) et que ma conscience ne me laisse pas tranquille avec ça (je crains qu&#8217;on finisse par me reprocher une certaine subjectivité), je préfère après réflexion ne pas trop m&#8217;avancer sur le terrain. N&#8217;empêche, je dois bien avouer que <strong><a href="http://thanatomorphosefilm.com/home/"  target="_blank">Thanatomorphose</a></strong> est une des expériences cinématographiques les plus viscérales que j&#8217;ai vécues. Ce récit exposant la décomposition d&#8217;une jeune femme ne laisse pas indifférent. Et malgré son budget modeste, le film fonctionne très bien. D&#8217;ailleurs, le travail sonore de <strong>Patrick Brissette</strong>, tout comme les maquillages et effets spéciaux conçus par les talentueux et compétents <strong>David Scherer</strong> et <strong>Rémy Couture</strong>, épatent (ou dégoûtent) par leur réalisme. Certains établiront, avec raison, quelques parallèles avec l&#8217;univers de Cronenberg et celui de von Trier. On y retrouve également une dynamique évoquant <em>Hellraiser, </em>sans oublier <em>Nekromantik</em>, une des influences souvent citées par Falardeau.</p>
<p>Complétant un cycle entamé avec ses courts-métrages (<em>La petite mort</em>, <em>Purgatory</em>, <em><a href="http://sinistremag.com/index.php/2009/12/critique-coming-home/"  target="_blank">Coming Home</a></em> et <em><a href="http://crepusculefilm.blogspot.ca"  target="_blank">Crépuscule</a></em>), Falardeau va au bout de ses thèmes de prédilections soit le sexe, la mort, le gore et les fluides corporels. Une chose est claire, c&#8217;est qu&#8217;avec ce <em>Thanatomorphose,</em> on ne pourra reprocher à son réalisateur de ne pas assumer entièrement le genre. On pourra encore moins le blâmer quant à l&#8217;authenticité de sa démarche. Enfin, tout ceci pour vous signifier que les amateurs de cinéma d&#8217;horreur en quête de propositions hors normes ne devraient, sous aucun prétexte, se priver du visionnement de ce film.</p>
<p><span style="color: #888888"><em>Thanatomorphose poursuit sa tournée des festivals. Une sortie DVD est prévue pour la fin de l&#8217;année 2013.</em></span></p>
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	</item>
		<item>
		<title>Bwwwoooooohhhhmmmm!</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Dec 2012 14:57:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Duguay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Batman]]></category>
		<category><![CDATA[Christopher Nolan]]></category>
		<category><![CDATA[J.J. Abrams]]></category>
		<category><![CDATA[Star Trek]]></category>

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		<description><![CDATA[Je vous rassure tout de suite, le titre de mon billet n&#8217;est pas le résultat d&#8217;une patte de chat ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je vous rassure tout de suite, le titre de mon billet n&#8217;est pas le résultat d&#8217;une patte de chat ou d&#8217;une main malhabile d&#8217;un bambin ayant accidentellement atterri sur mon clavier. Il s&#8217;agit plutôt d&#8217;une tentative d&#8217;onomatopée représentant ce son grave et prolongé, associé au film <em>Inception</em>. <a href="http://inception.davepedu.com"  target="_blank">Vous savez, cette note soutenue, annonciatrice de l&#8217;apocalypse, qu&#8217;on entend à répétition dans le film</a>?</p>
<p>Eh bien, si cet effet musical est devenu en quelque sorte la signature sonore du film de Nolan, on ne cesse d&#8217;user du même genre d&#8217;effet dans un paquet de bandes-annonces depuis. La plus récente promo de film qui recycle le concept est le prochain <em>Star Trek</em> de J.J. Abrams. Déjà, <a href="http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/PHOTO-Quand-Star-Trek-imite-Batman-3585408"  target="_blank">l&#8217;affiche emprunte aux visuels des oeuvres de Nolan (la trilogie des Batman pour ne pas la nommer)</a>. Mais ce fameux «bwwwwwwwooooohhhmmm», il faudrait peut-être en revenir, non?</p>
<p><strong>Inception</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/66TuSJo4dZM?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>Total Recall</strong> (vers 1:50)</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/sWMhADqlPYg?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>Prometheus</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/sftuxbvGwiU?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>Star Trek: Into Darkness</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/diP-o_JxysA?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Skyfall : L&#8217;ascension de 007</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Nov 2012 20:47:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Duguay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[007]]></category>
		<category><![CDATA[Batman]]></category>
		<category><![CDATA[Christopher Nolan]]></category>
		<category><![CDATA[Sam Mendes]]></category>
		<category><![CDATA[Skyfall]]></category>

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		<description><![CDATA[Le week-end dernier, après avoir vu l&#8217;excellent Skyfall, je tweetais que « Sam Mendes faisait un peu avec Bond, ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le week-end dernier, après avoir vu l&#8217;excellent <em>Skyfall</em>, je tweetais que « Sam Mendes faisait un peu avec Bond, ce que Nolan avait fait avec Batman ». On m&#8217;a rapidement signifié un désaccord, pour un avis que je partage également : <em>Skyfall</em> n&#8217;est pas le <em>reboot</em> d&#8217;une franchise. Même si je crois qu&#8217;on peut considérer ce chapitre comme un nouveau départ, ce n&#8217;était pas tellement dans cet esprit que j&#8217;avançais la comparaison. Puisqu&#8217;il est parfois difficile de préciser sa pensée en 140 caractères, j&#8217;ai finalement eu envie de dresser ici même quelques parallèles entre ces œuvres, afin de démontrer de quelle manière j&#8217;en suis arrivé à cette conclusion.</p>
<p>- <em>Si vous n&#8217;avez pas encore eu l&#8217;occasion de voir le 23e film de la série des James Bond, je vous suggère de ne pas vous avancer plus loin dans la lecture de ce billet. Il dévoile des éléments de l&#8217;intrigue -</em></p>
<p><a href="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2012/11/skyfall-bond.jpg" ><img class="aligncenter size-large wp-image-35" src="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2012/11/skyfall-bond-614x409.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a></p>
<p>Ce qui m&#8217;a d&#8217;abord traversé l&#8217;esprit en regardant ce <em>Skyfall</em>, c&#8217;est à quel point le cinéma de Nolan semble déteindre sur ses pairs. Et ce n&#8217;est pas moi qui va s&#8217;en plaindre. Un peu de chair dans les productions hollywoodiennes est tout à fait bienvenue. Si <strong>Sam Mendes</strong> est un cinéaste aussi compétent qu&#8217;expérimenté qui n&#8217;a plus à faire ses preuves (il a notamment à son actif <em>American Beauty</em>, <em>The Road to Perdition</em> et <em>Jarhead</em>), il demeure difficile de ne pas entrevoir dans ce long-métrage l&#8217;influence du réalisateur d&#8217;<em>Inception</em>.</p>
<p>La renaissance du personnage illustrée dans un récit plus dense qu&#8217;à l&#8217;habitude y est certainement pour quelque chose. Tout comme dans la trilogie de Nolan, on assiste à la « mort » d&#8217;une légende. On y retrouve ensuite un héros brisé (ses blessures rendent la tâche plus ardue, ses habiletés sont également diminués par l&#8217;abus d&#8217;alcool) qui doit surmonter une certaine amertume. Confronté à son passé, il devra panser une fois pour toute la plaie encore bien ouverte concernant la mort de ses parents. De fait, bien que le contexte entourant le décès de son père et sa mère soit différent de celui de Batman, James Bond est lui aussi devenu orphelin à un jeune âge, et ce détail a de toute évidence laissé des marques. Ainsi, sa relation avec « M » devient, jusqu&#8217;à un certain point, comparable à la dynamique qui s&#8217;installe entre Bruce Wayne et Alfred dans <em>The Dark Knight Rises</em>.</p>
<p>Le scénario propose également une psychologie des personnages plus poussée, alors que les auteurs de <em>Skyfall </em>(Robert Wade, Neil et John Logan) se permettent de donner une dimension plus humaine à l&#8217;agent 007. On lui accorde même le droit de montrer, un bref instant, des émotions. L&#8217;aspect dramatique prend donc une dimension considérable, compte tenu du fait qu&#8217;en temps normal, la franchise misait principalement sur un divertissement plus léger.</p>
<p>J&#8217;ai trouvé que le traitement cinématographique contribuait aussi à établir un lien avec la trilogie du chevalier noir. À commencer par la trame sonore. Les compositions de Thomas Newman ne sont certes pas similaires à celles d&#8217;Hans Zimmer, mais la présence de musique demeure toutefois soutenue presque tout au long du film. Impossible également de ne pas lier la scène de Shanghaï à celle que l&#8217;on peut observer dans <em>The Dark Knight</em>.</p>
<p><iframe width="600" height="450" src="http://www.youtube.com/embed/W5Qo9Ndbrzw" frameborder="0"></iframe></p>
<p>Les deux séquences possèdent plusieurs points en commun (bagarre dans les hauteurs d&#8217;une imposante tour, jeux d&#8217;ombres et de lumières, plans vertigineux).</p>
<p><a href="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2012/11/Silva-Bardem1.png" ><img class="alignnone size-medium wp-image-37" src="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2012/11/Silva-Bardem1-428x284.png" alt="" width="300" height="199" /></a> <a href="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2012/11/Joker-Ledger.jpg" ><img class="alignnone size-medium wp-image-38" src="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2012/11/Joker-Ledger-428x285.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p>Enfin, le vilain incarné avec panache par <strong>Javier Bardem</strong>, a ce petit quelque chose des ennemis qu&#8217;on retrouve dans la mythologie de Batman. À la fois brillant et désaxé, il prend beaucoup de plaisir à tester les limites de son adversaire. Profondément heurté par des événements qui l&#8217;ont visiblement troublé, celui-ci, tout comme le Joker ou Two-Face, est défiguré.</p>
<p>Malgré ces comparaisons et bien que <em>Skyfall</em> semble briller sous le signe du renouveau, il m&#8217;apparait important de préciser que c&#8217;est aussi avec de nombreux clins d&#8217;oeil au passé, ainsi qu&#8217;un habile retour aux sources (notamment en ramenant le personnage de Q, tout comme celui de Miss Moneypenny), que la légende se redéfinit.</p>
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	</item>
		<item>
		<title>Votre marathon « alternatif » de films d&#8217;épouvante</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Oct 2012 18:22:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Duguay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[Halloween]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Joss Whedon]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>
		<category><![CDATA[Ti West]]></category>

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		<description><![CDATA[Envie de vous farcir quelques pellicules angoissantes pour Halloween? Vous souhaiteriez toutefois voir autre chose que les habituels The Exorcist, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_33" class="wp-caption aligncenter" style="width: 438px"><img class="size-medium wp-image-33" src="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2012/10/image-428x285.jpg" alt="" width="428" height="285" /><p class="wp-caption-text">The Innkeepers de Ti West</p></div>
<p>Envie de vous farcir quelques pellicules angoissantes pour Halloween? Vous souhaiteriez toutefois voir autre chose que les habituels <em>The Exorcist</em>, <em>Night of the Living Dead</em>, <em>Halloween</em>, <em>Friday the 13th</em>, <em>Scream</em> et cie?</p>
<p>Vous trouverez ici une sélection de 10 titres relativement récents, qui pourraient bien combler votre soif de sensations fortes, de frousses et d&#8217;éclaboussures écarlates. Bon marathon!</p>
<p><strong>Trick &#8216;r Treat</strong></p>
<p><iframe width="500" height="375" src="http://www.youtube.com/embed/wUqsXvBAqRY?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Cette savoureuse anthologie d&#8217;épouvante a bien failli cumuler la poussière dans la voute des studios Warner. Grâce au succès obtenu lors de sa tournée de festivals en 2008-2009, ce film à sketchs signé <strong>Michael Dougherty</strong> qui nous replonge dans l&#8217;esprit des <em>Creepshow</em> et <em>Tales from the Crypt, </em>a ainsi pu jouir d&#8217;une sortie DVD. Produit notamment par Bryan Singer (<em>X-Men</em>, <em>The Ususal Suspects</em>), on retrouve parmi la distribution <strong>Anna Paquin</strong>, <strong>Brian Cox</strong> et <strong>Dylan Baker</strong>. Une production qui évoque largement l&#8217;esprit des films du genre datant des années 80. Un must.</p>
<p><strong>The Cabin in the Woods</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/7ENUBUdFswM?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Le fanatique de cinéma d&#8217;horreur que je suis s&#8217;était laissé prendre au jeu auquel <strong>Joss Whedon</strong> et <strong>Drew Goddard</strong> nous avaient conviés le printemps dernier. Tout comme le titre précédemment cité, <em><a href="http://voir.ca/cinema/2012/04/12/the-cabin-in-the-woods-cliches-vous-avez-dit-cliches/" >The Cabin in the Woods</a></em> a lui aussi passé bien près de sombrer dans l&#8217;oubli. Il en aura fallu du temps en tout cas pour qu&#8217;on décide de le mettre en marché. Et si certains reprochent à ses créateurs d&#8217;avoir faits dans la surenchère de métaréférences alambiquées, tout en minimisant le facteur effroi, on peut en revanche affirmer qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un divertissement plus qu&#8217;honnête doté d&#8217;une finale qui botte des culs!</p>
<p><strong>Eddie : The Sleepwalking Cannibal</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/zNAc5wOmyQo?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Présenté dans le cadre du Festival Fantasia l&#8217;été dernier, cette succulente comédie noire scénarisée par <strong>Alex Epstein</strong> (<em>Bon Cop, Bad Cop</em>) et mise en scène par <strong>Brian Rodriguez </strong>s&#8217;est avérée, en ce qui me concerne, une bien belle surprise. Lars (très bon <strong>Thure Lindhardt</strong>), un peintre danois en panne d&#8217;inspiration, choisit de venir enseigner l&#8217;art dans une école d&#8217;un patelin ontarien. Des circonstances feront en sorte qu&#8217;il acceptera de s&#8217;occuper d&#8217;Eddie, un simple d&#8217;esprit muet, plutôt costaud, mais pas méchant. Cependant, il arrive à Eddie de vivre des épisodes de somnambulisme où ce dernier s&#8217;adonne, bien malgré lui, au cannibalisme. Lorsque Lars réalise la chose, une malsaine relation artiste/muse naît entre eux. Je vous mets au défi de ne pas vous attacher à Eddie (expressif <strong>Dylan Smith</strong>), dans cette coproduction Canada-Danemark, combinant habilement l&#8217;humour au macabre.</p>
<p><strong>The Loved Ones</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/Cb5BFm4qIow?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Ce petit divertissement australien aura également été une des mes agréables découvertes projetées lors d&#8217;une des dernières éditions de Fantasia. Imaginez un croisement entre <em>Carrie</em>, <em>Misery</em> et <em>The Texas Chainsaw Massacre</em>, et vous aurez une bonne idée de ce qui vous attends. Dans le rôle de la jeune désaxée, <strong>Robin McLeavy</strong> livre très bien la marchandise. Notons au passage un travail de montage plutôt habile et original. Torture, gore et sadisme sont au rendez-vous de cette modeste production, qui prouve qu&#8217;il n&#8217;est pas nécessaire d&#8217;avoir un budget faramineux afin de parvenir à raconter une bonne histoire.</p>
<p><strong>The Innkeepers</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/7LeIpoYpwVo?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Se taillant une place de choix parmi les cinéastes américains les plus intéressants de sa génération en matière d&#8217;horreur, <strong>Ti West</strong> privilégie un style atmosphérique et un rythme narratif plutôt lent. Cela doit faire rager d&#8217;impatience ceux et celles conditionnées à la consommation rapide de contenu, mais pour les autres, leur patience devrait être récompensée. Enfin, cette histoire d&#8217;hôtel hanté possède des moments de suspense à glacer le sang. La très belle partition musicale de <strong>Jeff Grace </strong>contribue sans l&#8217;ombre d&#8217;un doute au climat inquiétant du long métrage. À regarder dans l&#8217;obscurité, il va sans dire!</p>
<p><strong>Kill List</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/aqkqF--v1tg?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Un tueur à gage accepte un contrat simple en apparence, qui prendra une tournure de plus en plus inquiétante. Sombre, d&#8217;une violence inouïe et misant sur une tension palpable instaurée dès le départ, on comprend vite que ce <em>Kill List</em> de <strong>Ben Wheatley</strong> (<em>Down Terrace</em>) ne se dirigera pas vers une conclusion lumineuse. Je dois avouer avoir été moins emballé par la toute fin de cette descente aux enfers, mais Wheatley parvient néanmoins à s&#8217;approprier les codes du thriller et de l&#8217;horreur pour livrer une vision personnelle qui ne laisse certainement pas indifférent.</p>
<p><strong>The Corridor</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/Nl9sggT80qY?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Avec son mélange de suspense, d&#8217;horreur et de science-fiction, cette production canadienne indépendante a tout pour plaire aux fans de l&#8217;univers de Stephen King. Certains aspects de la production trahissent le modeste budget, mais autrement, <em>The Corridor, </em>premier long du prometteur <strong>Evan Kelly, </strong>est un huis clos qui fonctionne étonnamment bien. Sérieux, jamais je n&#8217;aurais cru être autant angoissé par une étrange partie de roche-papier-ciseaux&#8230;</p>
<p><strong>Blood Creek</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/jmqfKene2xE?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Avant de connaître la carrière fulgurante dont <strong>Michael Fassbender</strong> jouit en ce moment, l&#8217;acteur de grand talent incarnait un être maléfique dans un film de second ordre signé <strong>Joel Schumacher</strong>. Sans déconner! Mine de rien, ce qui aurait pu être un insupportable navet est, à mon humble avis, un honnête divertissement horrifique. Ce récit surnaturel plutôt généreux en matière d&#8217;hémoglobine où un nazi obsédé par l&#8217;occulte manigance des plans diaboliques depuis le troisième Reich ne fait ni queue ni tête, mais qu&#8217;est-ce qu&#8217;on s&#8217;en balance. Appelons cela un plaisir coupable!</p>
<p><strong>The Violent Kind</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/eL8Nh3rvisU?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Restons dans la série B, si vous le voulez bien, avec cet ovni aussi débile que sanglant. Sexe, sang et rock n&#8217; roll sont on ne peut plus au rendez-vous de ce méfait commis par les <strong>Butcher Brothers</strong> (ai-je besoin de vous préciser qu&#8217;il ne s&#8217;agit pas de leur véritable nom de famille et que les cinéastes n&#8217;ont pas de lien de parenté?). Avec cette production estampillée du sceau « séance de minuit », on nage dans un foutoir où l&#8217;on ressent très fort le désir de ses auteurs de vouloir en faire un film culte. <em>The Violent Kind</em> n&#8217;entrera peut-être pas dans ce club sélect, mais l&#8217;effort est tout de même louable. Pour ma part, j&#8217;ai été séduit par la trame sonore qui passe du punk au stoner métal, sans oublier quelques tubes rockabilly, ainsi que la multitude de références au cinéma de genre.</p>
<p><strong>American Horror Story &#8211; Saison 1</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/y0ssM6vtz_c?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Tous ces films ne vous inspirent guère? Dommage, mais j&#8217;ai peut-être une solution de rechange intéressante. Pourquoi ne pas visiter cette inquiétante demeure où la famille d&#8217;un psy vient d&#8217;emménager? Camouflant de sordides secrets, l&#8217;endroit hanté devrait vous donner la chair de poule. Truffée de clins d&#8217;oeil à Kubrick, Hitchcock, Craven et j&#8217;en passe, cette série télévisée proposée par les créateurs de <em>Glee</em> (!) livre un vibrant hommage au genre. Oh, et <strong>Jessica Lange</strong> y est absolument fantastique. Oubliez <em>Dexter</em>, <em>True Blood</em> et <em>Walking Dead</em>, <em>Amercian Horror Story</em> est ce que la télé nous a offert de mieux en matière d&#8217;horreur ces derniers temps. Étrange, sexy, malsain et surtout très glauque.</p>
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		<item>
		<title>Textos et chuchotements</title>
		<link>http://voir.ca/alexandre-duguay/2012/10/22/textos-et-chuchotements/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Oct 2012 18:14:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Duguay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[cellulaire]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Hitchcock]]></category>
		<category><![CDATA[iPhone]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a un sale connard qui vous a demandé de vous taire au cinéma? Il se pourrait que ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a un sale connard qui vous a demandé de vous taire au cinéma? Il se pourrait que ce soit moi.</p>
<p>Hélas, il semble que les spectateurs irrespectueux soient devenus monnaie courante&#8230; Tout comme ma charmante chef de section cinéma <a href="http://voir.ca/chroniques/cinemaniaque/2012/10/17/festival-du-film-de-stop-motion-de-montreal-trois-petits-tours-et-puis-sen-vont/" >qui en a fait mention dans le <em>Haut-le-coeur</em> de sa dernière chronique</a>, j&#8217;ai vécu une expérience similaire en subissant les nombreux, pour ne pas dire constants chuchotements de mes voisins de sièges en allant voir <em>Sinister</em> durant le week-end. Dans mon cas, à cause de cet irritant (parmi d&#8217;autres), j&#8217;ai eu beaucoup de mal à plonger dans le récit porté à l&#8217;écran. De toute évidence, cette mauvaise expérience a été la fois de trop. Tellement en fait, que je n&#8217;ai même plus envie de mettre les pieds dans un méga-ultra-multi-ciné-complexe. </p>
<p>Ce qui est triste et surtout frustrant dans tout ça, c&#8217;est que même si on réclame &#8211; avec politesse et diplomatie &#8211; un peu de silence, élevés sont les risques de subir des regards foudroyants et plus souvent qu&#8217;autrement, de se faire envoyer promener, ce qui rend la chose encore plus désagréable. C&#8217;est ce qui est arrivé à un type qui a demandé à une bande de jeunes de bien vouloir se faire discrets. Ça s&#8217;est produit en marge des bavards derrière nous et du couple à ma gauche qui eux, ce sont amusés à regarder à quelques reprises je ne sais trop quoi sur leur iPhone. À la base, on ne devrait même pas avoir à demander que l&#8217;on se taise. Mes visites au cinéma ne devraient pas se transformer en leçons de civisme. Dans cet esprit, afin de mettre au clair leur politique concernant les discussions, qu&#8217;elles soient de vives voix ou par messagerie texte, cette excellente publicité pour les cinémas Alamo aux États-Unis utilise justement le témoignage d&#8217;une cliente au paroxysme de l&#8217;individualisme, et de toute évidence mécontente, alors qu&#8217;on lui avait demandé de quitter le cinéma. Leur position est très claire, elle se résume à la tolérance zéro.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/1L3eeC2lJZs?rel=0" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
<p>À la fin de la projection de <em>Sinister</em>, comme si nous tentions de minimiser, voire excuser ce phénomène que l&#8217;on ne devrait tout simplement pas tolérer, ma blonde et moi étions sur le point de conclure qu&#8217;il fallait s&#8217;attendre à tous ces moulins à parole et ces êtres atteints de « iphonite aiguë », puisqu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un film d&#8217;horreur. Dans la réalité, cette calamité semble s&#8217;être répandue pratiquement dans toutes les salles de projection, faisant abstraction des genres (cinématographiques), de l&#8217;âge, du sexe et du type de clientèle. Je me suis ainsi souvenu de la projection de <em>Monsieur Lazhar</em>, où j&#8217;ai dû demander aux gens assis à côté de moi de bien vouloir se taire, étant donné que le film avait débuté depuis quelques minutes. Je me suis également rappelé de cette dame qui avait répondu au cellulaire comme s&#8217;il était chez elle, lors des dernières minutes des <em>Invasions Barbares</em>. Cet été, pendant Fantasia, j&#8217;ai eu affaire à un type d&#8217;un certain âge qui devait dire tout ce qui lui passait par la tête durant le film. Les gens devant moi lui ont bien fait comprendre qu&#8217;il dérangeait, et pour ma part je lui ai demandé d&#8217;être plus discret à trois reprises&#8230; sans succès. Tout ceci vous semblera anecdotique, mais dans les faits, à l&#8217;exception des visionnements de presse (et encore là, certains ont du mal à ne pas jeter un oeil à leur précieux qui permet de twitter), presque toutes mes dernières expériences au cinéma ont été négatives. Il y a toujours des gens qui ne peuvent s&#8217;empêcher d&#8217;ouvrir leur saleté de téléphone intelligent. Ça doit être une maladie. </p>
<p>Si, telle la charmante demoiselle entendue dans la pub susmentionnée, certains croient qu&#8217;ils ont tous les droits sous prétexte qu&#8217;ils ont déboursé quelques dollars, ils devraient tenter de se mettre dans la peau de tous les autres qui ont aussi payé leur billet d&#8217;entrée, avec l&#8217;espoir (de plus en plus mince) de ne pas être distraits ou dérangés durant le visionnement. Pour moi, le cinéma est sacré. Il m&#8217;a toujours semblé que les meilleures conditions possibles contribuaient à l&#8217;immersion totale, rendant l&#8217;expérience cinématographique beaucoup plus satisfaisante. À cet égard, le silence est d&#8217;or. J&#8217;avoue être excessivement sensible à tout ce qui m&#8217;entoure, ce qui me rend plus alerte et forcément plus contrarié que d&#8217;autres. En revanche, mon hypersensibilité me permet de constater que bien des spectateurs sont tout aussi agacés, mais choisissent plutôt d&#8217;endurer, ce qui me paraît anormal. </p>
<p>Il y a certes des sujets plus graves en ce bas monde, mais je dois quand même le souligner : j&#8217;en ai plus que marre des casseurs de magie qui se multiplient dans les salles de cinéma. En ce sens, je rêve du jour où nos complexes emboîteront le pas en prenant une position plus ferme et identique à celle qui fait désormais la réputation des salles de cinéma sous la bannière Alamo Drafthouse. S&#8217;ils en sont incapables, j&#8217;ai une formidable suggestion pour eux : pourquoi ne pas s&#8217;inspirer des « projections pour parents avec bébé » et faire des « projections pour spectateurs avec déficit de l&#8217;attention ». Tous les bavards et pitonneux compulsifs pourraient ainsi manquer de savoir-vivre ensemble! </p>
<p>Sur ce trop-plein qu&#8217;il me fallait évacuer, je laisse le dernier mot à <strong>Alfred Hitchcock</strong>.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/rY-59UgAs8M?rel=0" frameborder="0"></iframe></p>
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		<item>
		<title>Le Salon du disque de Montréal &#8211; automne 2012</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Oct 2012 15:00:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Duguay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[Salon du disque]]></category>
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		<description><![CDATA[Le week-end vient à peine de tirer à sa fin, que je vous parle déjà du prochain! Samedi le 20 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le week-end vient à peine de tirer à sa fin, que je vous parle déjà du prochain! Samedi le 20 octobre aura lieu l&#8217;édition automnale du <strong>Salon du disque de Montréal</strong>.</p>
<p style="text-align: center"><img class="size-medium wp-image-27 aligncenter" src="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2012/10/afffiche-salondisque-428x629.jpg" alt="" width="200" height="293" /></p>
<p>Le sous-sol de l&#8217;Église Saint-Stanislas-de-Kostka deviendra, une fois de plus, un lieu de culte pour les audiophiles et amateurs de microsillons. Réunissant une cinquantaine de vendeurs indépendants, cette journée est l&#8217;occasion propice pour y faire de jolies trouvailles. En plus des disques vinyles, les collectionneurs pourront mettre la main sur des CD, cassettes, magazines et affiches.</p>
<p>La salon du disque débute à 10h et il sera possible de fouiner jusqu&#8217;à 16h.</p>
<p>Le coût d&#8217;entrée est de 5$. Les lève-tôt un peu plus fortunés pourront commencer leur chasse aux trésors dès 8h45, moyennant un montant de 12$.</p>
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		<item>
		<title>Damné octobre!</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Oct 2012 20:01:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Duguay</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Cela paraîtra contradictoire avec un titre pareil, mais j&#8217;adore le mois d&#8217;octobre. Vraiment! Si je devais faire un top 12 des mois de l&#8217;année, octobre raflerait la pole position. Possible que le fait d&#8217;avoir vu le jour quelque part durant ce mois ait une certaine incidence, autrement j&#8217;adore la température et les couleurs de l&#8217;automne. Et si je ne retrouve aucun plaisir à me costumer, j&#8217;ai toujours apprécié la fête d&#8217;Halloween, notamment pour ses marathons de films d&#8217;épouvante.</p>
<p>Toujours est-il que si le titre de ce billet laisse entendre que je maudisse ce satané mois d&#8217;octobre, c&#8217;est qu&#8217;il se passe trop de choses intéressantes en matière de cinéma de genre et que plusieurs de ces trucs arrivent en même temps. Les réalités de la vie étant ce qu&#8217;elles sont, je devrai bien entendu me résilier à faire une croix sur quelques sorties/achats. Je sais pertinemment que je pourrai me reprendre et que le fait de rater une projection ou de ne pas être en mesure de me procurer un album le jour de sa sortie n&#8217;impliquera pas mort d&#8217;homme, mais histoire de ne pas oublier une grande partie de ce que je désirerais voir et entendre durant le mois, permettez-moi d&#8217;en établir la liste ici-même.</p>
<p><span style="text-decoration: underline"><strong>Cinéma</strong></span></p>
<p>Règle générale, les aficionados en matière de fantastique et d&#8217;épouvante ont amplement de quoi se mettre sous la dent. Cette année ne fait pas exception à la règle, car plusieurs titres du genre seront à l&#8217;affiche au cours des prochaines semaines. Et s&#8217;il est légitime de douter que certains risquent d&#8217;être décevants, voire mauvais (comprendre <em>Paranormal Activity 4</em> et <em>Halloween III</em>), je crois qu&#8217;il est possible d&#8217;espérer avoir une bonne frousse avec <em>Sinister</em> de Scott Derrickson, mettant en vedette <strong>Ethan Hawke</strong>.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/a0cRjDrCezc?rel=0" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
<p><img src="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2012/10/MarsAvril-150x222.jpg" alt="" width="150" height="222" class="alignleft size-thumbnail wp-image-24" />Je suis également curieux de voir si <em>Frankenweenie</em> aura permis à <strong>Tim Burton</strong> de retrouver un peu de sa magie d&#8217;autrefois. Ensuite, le 12 octobre, <em>Mars &amp; Avril</em>, long-métrage de science-fiction québécois réalisé par <strong>Martin Villeneuve</strong>, qui adapte son photo-roman du même nom, prendra l&#8217;affiche. Autrement, avec un peu de chance &#8211; je crains que ce ne soit pas le cas &#8211; il sera possible de voir le plus récent film de <strong>Joe Dante</strong>, <em>The Hole</em>, dont la sortie limitée est annoncée pour le 28 octobre. L&#8217;habile suspense espagnol <em>Sleep Tight</em> (<em>Malveillance</em> en v.f.), qui met en scène l&#8217;un des plus vils et détestables personnages depuis longtemps, pourrait être également projeté en salles dès le 26 octobre. Si tel est le cas, je vous encourage à découvrir ce récit tordu, habilement mis en scène par <strong>Jaume Balagueró</strong> (<em>REC</em>).</p>
<p>Sinon, côté sorties DVD, il y a toujours bien <em>Prometheus</em> que je pourrai enfin voir (eh oui, j&#8217;ai trouvé le moyen de le rater alors qu&#8217;il était en salles&#8230; ne cherchez pas à comprendre). Il y a aussi le plus récent thriller de <strong>Jennifer Lynch</strong>, <em>Chained</em>, pour lequel j&#8217;ai des doutes, car je n&#8217;ai pas réussi à apprécier ses oeuvres précédentes. Je demeure tout de même intrigué et j&#8217;ai toujours bien aimé <strong>Vincent D&#8217;Onofrio</strong>, qui prend ici les traits d&#8217;un inquiétant tueur en série.</p>
<p><a href="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2012/10/Excision-Br.jpg" ><img src="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2012/10/Excision-Br-150x194.jpg" alt="" width="150" height="194" class="alignleft size-thumbnail wp-image-25" /></a>Puis tiens, tandis que ça me traverse l&#8217;esprit, si vous n&#8217;avez que deux films de genre à voir dans le confort de votre salon durant le mois, je vous recommande <em>Eddie : The Sleepwalking Cannibal</em>, comédie à saveur horrifique d&#8217;une étonnante efficacité. L&#8217;histoire de cette coproduction Canada/Danemark a été imaginée par <strong>Alex Epstein</strong> (<em>Bon Cop, Bad Cop</em>). C&#8217;est <strong>Boris Rodriguez</strong> qui signe la réalisation. Ma seconde suggestion, <em><a href="http://www.ztele.com/cinema/fantasia-critique-excision-1.721104"  target="_blank">Excision</a></em>, est un film que j&#8217;ai reçu comme un solide droit en pleine gueule. Je sais qu&#8217;il ne fait pas l&#8217;unanimité, mais en ce qui me concerne, il s&#8217;agit d&#8217;un des meilleurs longs-métrages que j&#8217;ai eu l&#8217;occasion de voir cette année. Mention aux performances d&#8217;<strong>AnnaLyne McCord</strong> et <strong>Traci Lords</strong>. Oui, Traci Lords y est surprenante! Ces deux titres ont été projeté à Fantasia l&#8217;été dernier.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/gIP6gNU6e80?rel=0" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
<p>//</p>
<p><em>Avertissement : Le paragraphe qui suit ne contient aucune objectivité. Je préfère vous en avertir</em>.</p>
<p>C&#8217;est en octobre que les montréalais friands de cinéma insolite peuvent faire le plein de courts-métrages de genre. De la comédie en passant par le trash, la science-fiction et l&#8217;horreur, le <strong>Festival SPASM</strong> révèle à chaque année de véritables perles. Et je peux vous assurer qu&#8217;il y en aura bien au moins une ou deux qui figurent à la programmation cette année. Je parle en connaissance de cause, étant donnée ma modeste participation à titre de programmateur. Plusieurs annonces au sujet de la 11e édition ont déjà été faites. Je vous invite à consulter la programmation complète, qui sera en ligne dès le 3 octobre en fin de journée sur le <a href="http://spasm.ca"  target="_blank">site de SPASM</a>. </p>
<p><em>Fin de la « plogue »</em>.</p>
<p><a href="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2012/10/affiche_fnc.jpg" ><img src="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2012/10/affiche_fnc-150x219.jpg" alt="" width="150" height="219" class="alignleft size-thumbnail wp-image-22" /></a>Comme je porte un certain attachement envers le Festival SPASM, mon coeur de cinéphile est parfois déchiré, puisque l&#8217;événement coïncide avec le <a href="http://www.nouveaucinema.ca"  target="_blank"><strong>FNC</strong></a>. Et l&#8217;amateur de cinéma de genre que je suis est toujours curieux de savoir ce que le programme Temps Ø nous réserve. Cette année, je prends note de <em>Antiviral</em> de <strong>Brandon Cronenberg</strong>, qui sera en salles à peine quelques jours après sa présentation au FNC. Puis, parce que j&#8217;apprécie plus souvent qu&#8217;autrement le cinéma de <strong>Takeshi Kitano</strong>, <em>Outrage: Beyond</em> attire mon attention. Quant au documentaire musical <em>Don&#8217;t Think</em> consacré à un spectacle livré par les <strong>Chemical Brothers</strong> au Japon en 2011, il semble complètement hallucinant!</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/21UItm9UCr0?rel=0" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
<p>Toujours dans le cadre de Temps Ø au FNC, le long-métrage serbe intitulé <em>Clip</em> sent la provocation à plein nez. Et ça, ça me plaît! En espérant toutefois que cette oeuvre s&#8217;inscrive davantage dans la lignée d&#8217;un cinéma subversif plus près du très bon <em>Life and Death of a Porno Gang</em> que du douteux <em>Serbian Film</em>. Enfin, le chaotique <em>Dollhouse</em> de <strong>Kirsten Sheridan</strong> pique également ma curiosité.</p>
<p>//</p>
<p><span style="text-decoration: underline"><strong>Musique</strong></span></p>
<p>Je plonge maintenant dans l&#8217;univers du métal avec quelques titres qui seront offerts en CD ou en téléchargement, mais surtout en vinyle!</p>
<p><img src="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2012/10/Riitiir-2LP.jpg" alt="" width="120" height="120" class="alignleft size-full wp-image-20" /><strong>Enslaved</strong> &#8211; <em>Riitiir</em><br />
Je devrai attendre jusqu&#8217;en novembre pour ce petit plaisir, mais je salive rien qu&#8217;à l&#8217;idée de déposer la pointe de lecture sur le sillon de cet album. D&#8217;ici là, rien n&#8217;empêche de découvrir ce qu&#8217;a à offrir la formation norvégienne dont l&#8217;évolution musicale est exemplaire, puisque le CD arrive en magasin le 9 octobre. </p>
<p><a href="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2012/10/TimeI-vinyl.jpg" ><img src="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2012/10/TimeI-vinyl.jpg" alt="" width="120" height="82" class="alignleft size-full wp-image-21" /></a><strong>Wintersun</strong> &#8211; <em>Time I</em><br />
Huit ans. C&#8217;est la période qui sépare le premier et unique disque du groupe &#8211; très efficace soit dit en passant &#8211; du très attendu <em>Time I</em>. Les gars de Wintersun ont ainsi pris tout le temps dont ils avaient besoin, afin d&#8217;accoucher de ce projet musical conceptuel, dont le second chapitre (<em>Time II</em>), devrait paraître à la toute fin de 2013. À en croire les chanceux qui ont pu faire l&#8217;écoute du premier volet, il s&#8217;agirait d&#8217;un très grand cru. Certains ont même employé le terme « chef d&#8217;oeuvre » afin de définir la chose. On devrait pouvoir mettre la main sur le 33 tours dès le 23 octobre.</p>
<p><strong>Iron Maiden</strong> </p>
<p><img src="http://voir.ca/alexandre-duguay/files/2012/10/8xpicdiscs.jpg" alt="" width="560" height="361" class="aligncenter size-full wp-image-23" /></p>
<p>Fans d&#8217;Iron Maiden munis d&#8217;une table tournante et qui possédez la fibre du collectionneur, faites des économies, car à partir du 15 octobre le groupe met sur le marché une édition vinyle et limitée de leurs huit premiers disques. On nous présente le tout comme un repressage conçu à partir des matrices d&#8217;origine. De plus, chacun des microsillons possède une image imprimée. Ainsi, <em>Iron Maiden</em> et <em>Killers</em> seront dans les bacs ce mois-ci. Ce sera au tour de <em>Piece of Mind</em> et <em>The Number of The Beast</em> en novembre. <em>Powerslave</em> et <em>Live After Death</em> seront disponibles en janvier, et en février, il sera possible de se procurer <em>Somewhere in Time</em> et le puissant <em>Seventh Son of a Seventh Son</em>. Oui, vous pouvez baver&#8230;</p>
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		<title>Des gourous et des cultes</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Sep 2012 20:59:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Duguay</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma de genre]]></category>
		<category><![CDATA[culte]]></category>
		<category><![CDATA[Donnie Darko]]></category>
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		<description><![CDATA[Le charlatanisme touche chez moi une corde sensible qui me mets, trop souvent, hors de moi. Guérisseurs, voyants, médiums, leaders [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le charlatanisme touche chez moi une corde sensible qui me mets, trop souvent, hors de moi. Guérisseurs, voyants, médiums, leaders de sectes, gourous en tous genres et autres manipulateurs qui profitent de la vulnérabilité des gens me laissent un goût amer. Cela ne m&#8217;empêche pas de dormir la nuit, mais le potentiel destructeur que certains d&#8217;entre eux peuvent provoquer chez leurs victimes m&#8217;a toujours donné le vertige. </p>
<p>À la lumière de ce qui est ressorti suite à l&#8217;enquête menée par La Presse sur le phénomène des gourous au Québec (je pense particulièrement à cette histoire abracadabrante où l&#8217;on forme de jeunes enfants à devenir guérisseurs, selon un concept farfelu imaginé par le multimillionnaires Eric Pearl), je ne suis donc pas resté insensible. Ceci étant dit &#8211; et appelez cela une vilaine déformation si vous voulez &#8211; il n&#8217;en fallait guère plus pour que quelques-unes de mes neurones établissent des connexions cinématographiques. J&#8217;ai pensé bien sûr au très attendu <em>The Master</em> de <strong>Paul Thomas Anderson</strong>, que je n&#8217;ai pas eu encore l&#8217;occasion de voir, mais j&#8217;avais envie de partager d&#8217;autres titres intéressants qui traitent de ce phénomène particulier où des gens suivent avec une foi aveugle des hommes ou des femmes leur vendant le bonheur, alors qu&#8217;ils les entraînent plutôt dans un tourbillon de problèmes et de souffrances.</p>
<p>Tout d&#8217;abord, faisant sans doute écho au terrible suicide collectif de membres de l&#8217;Ordre du Temple Solaire en 1994, le court-métrage <em>Vent Solaire</em> de <strong>Ian Lagarde</strong> traite d&#8217;une situation similaire. On assiste ainsi aux derniers préparatifs d&#8217;une secte isolée à la campagne. Le traitement narratif et esthétique du cinéaste y sont fort intéressants. Ce film, troublant, a notamment été présenté à SPASM, aux RVCQ, ainsi qu&#8217;au Marché du film à Cannes. En espérant qu&#8217;on puisse y avoir éventuellement accès sur une plateforme web.</p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/27546054?byline=0&amp;portrait=0" width="560" height="315" frameborder="0"></iframe></p>
<p>Présenté à Sundance en 2011, le premier long-métrage de <strong>Sean Durkin</strong>, <em>Martha Marcy May Marlene</em>, traite des dommages psychologiques et de la crise identitaire qui peuvent résulter d&#8217;un endoctrinement à un culte, surtout lorsque son charismatique gourou (incarné ici avec une inquiétante justesse par <strong>John Hawkes</strong>) camoufle une forte tendance à la violence. <strong>Elizabeth Olsen</strong>, la petite soeur des jumelles Mary-Kate et Ashley, révèle tout son potentiel dramatique dans le rôle de cette jeune femme qui, depuis sa fuite, souffre de paranoïa. Sa performance lui a d&#8217;ailleurs valu plusieurs nominations et quelques prix. </p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/0_k3wCsOgqk?rel=0" frameborder="0"></iframe></p>
<p>Bien que ce ne soit pas le sujet principal du très bon <em>Donnie Darko</em>, le scénariste et cinéaste Richard Kelly égratigne au passage les gourous, avec ce personnage de « motivateur » interprété par <strong>Patrick Swayze</strong>. Depuis ce film, je ne peux m&#8217;empêcher de penser à la scène suivante, lorsqu&#8217;une publicité où une histoire puant le charlatanisme à plein nez se rend jusqu&#8217;à moi. Le message n&#8217;est peut-être pas le plus subtil qui soit, mais cette séquence possède un effet de défoulement plutôt satisfaisant.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/CwpKCvucePU?rel=0" frameborder="0"></iframe></p>
<p>D&#8217;ailleurs, il est intéressant de comparer <a href="http://www.trailercodes.com/movie/donnie-darko/cunning-visions-infomercial"  target="_blank">cette vidéo</a> tirée de <em>Donnie Darko</em> avec cette <a href="http://www.youtube.com/watch?v=dzOmmfQ6Cfk"  target="_blank"> véritable autopromotion provenant du douteux programme d&#8217;Eric Pearl</a>. Vous pourrez en tirer vos propres conclusions.</p>
<p>//</p>
<p>En rafale, quelques autres films de genre qui appuient leur récit sur les rituels et les cultes : Les inévitables <em>The Wicker Man</em> de Robin Hardy et <em>Rosemary&#8217;s Baby</em> de Roman Polanski. Enfin, le pas vilain <em>Wake Wood</em> de David Keating et l&#8217;extrêmement sombre et violent <em>Kill List</em> de Ben Wheatley méritent aussi le coup d&#8217;oeil.</p>
]]></content:encoded>
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