<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>André Mondoux &#187; Divers</title>
	<atom:link href="http://voir.ca/andre-mondoux/section/divers/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://voir.ca/andre-mondoux</link>
	<description>Qui suis-je et pourquoi-je ?</description>
	<lastBuildDate>Tue, 29 May 2012 10:32:50 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.2.1</generator>
		<item>
		<title>Michelle Blanc et la déchéance des médias sociaux-marketing</title>
		<link>http://voir.ca/andre-mondoux/2012/05/28/michelle-blanc-et-la-decheance-des-medias-sociaux-marketing/</link>
		<comments>http://voir.ca/andre-mondoux/2012/05/28/michelle-blanc-et-la-decheance-des-medias-sociaux-marketing/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 May 2012 23:53:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Mondoux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/andre-mondoux/?p=10</guid>
		<description><![CDATA[Soubresauts multiples aujourd’hui, alors que la « gourou » autoproclamée des médias sociaux-marketing, Michelle Blanc, s’est fait remarquer avec une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Soubresauts multiples aujourd’hui, alors que la « gourou » autoproclamée des médias sociaux-marketing, Michelle Blanc, s’est fait remarquer avec une salve de tweets dénonçant les contestations étudiante et populaire ; y allant dans la facilité de pratiques douteuses, comme des citations hors contexte et/ou mal comprises, et des propos qui avaient un pied dans les eaux froides de l’arrogance et du mépris. What the fuck, girl ?</p>
<p>Il est pour le moins étonnant qu’une adepte des médias sociaux, qui a prôné l’innovation et le changement radical des pratiques communicationnelles, se refuse radicalement à reconnaître le changement sociopolitique. Doit-on comprendre qu’il y aurait un « bon » changement et un « mauvais » ? Répondre à ces questions revient à cerner et à définir les différences entre médias sociaux et médias sociaux-marketing.</p>
<p>Comment en effet expliquer le troublant silence de madame Blanc au sujet de la spectaculaire démonstration actuelle de l’utilisation des médias sociaux ? Jamais, jusqu’à présent, de Twitter à Facebook en passant par la télévision communautaire CUTV, on n’aura autant senti l’influence des médias sociaux. Aucun référencement de madame Blanc sur les tendances et nouveaux usages en cours ; silence radio total. Au moment où la Sphère s’active comme jamais, le phénomène médiatique ne mérite pas le regard de l’adepte. Pourquoi ? C’est que le social, pour les médias sociaux-marketing, c’est d’abord et avant tout un public-cible ; c’est-à-dire une vaste communauté où tous partagent les mêmes valeurs, assurant ainsi l’optimisation des ventes. Ici, le politique et l’idéologie n’ont pas droit de cité. Le social, avec les médias sociaux-marketing, c’est d’abord et avant tout une machine cybernétique pleinement vouée à son plein rendement. Individuellement, anything goes, on fait tout ce que l’on veut, mais collectivement, nous serions tous régis par l’impératif d’aller tous dans le même sens de la pleine production. Ici, la main invisible de Smith se fait fourmilière, ruche ou banc de poissons ; une sorte d’autorégulation naturelle donc incontestable, hors de notre volonté. Individuellement nous serions tous « empowered », mais collectivement, nous aurions jeté les clés de la voiture dans le lac.</p>
<p>Il est pour le moins étrange que madame Blanc fasse preuve d’autant d’intolérance envers les « autres » ; elle qui pourtant a su relever des défis personnels qui non seulement méritaient notre empathie, mais qui ont aidé à propager des valeurs de tolérance. J’ai toujours défendu les usagers des médias sociaux lorsqu’on les accusait d’être des égocentriques. L’hyperindividualisme (primat du JE dans la dynamique sociale) n’est pas du narcissisme, comme le démontrent les mouvements populaires actuels. Cependant, madame Blanc, lorsque vous faite preuve d’autant de fermeture arrogante comme aujourd’hui, vous incitez à penser que vous êtes dans une bulle de gratification personnelle (je peux citer qui je veux, comme je veux – y compris mal, et aucune règle de parole ou d’échange envers l’autre ne sauraient me lier) qui frôle le narcissisme. Là où le bât blesse, est qu’ainsi vous contribuez à discréditer les médias dont vous entendez faire la promotion. Les médias sociaux ne méritent pas un tel traitement.</p>
<p>Enfin, il est triste de constater que apothéose finale de la journée était la publication d’un billet sur le site de madame Blanc ; qu’au fond, tout ce brasse-camarade de tweets provocants n’avait pour but que d’augmenter le compteur de clics d’un site Web… Et voilà le drame des médias sociaux-marketing : l’individu, les autres et le social sont entièrement assimilés à une logique de relations publiques, de publicité et de marketing; ils se font « branding personnel », public-cible et marché. Et alors le vivre-ensemble devient un prétexte à l’accumulation, qu’il s’agisse de clics, de clients, d’argent ou de pouvoir.</p>
<p>Les médias sociaux valent mieux ça. Nous valons mieux que cela. Vous valez mieux que cela, madame.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/andre-mondoux/2012/05/28/michelle-blanc-et-la-decheance-des-medias-sociaux-marketing/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/andre-mondoux-p-428x285.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>Lettre à mon ami Pierre : pourquoi je suis un &#171;&#160;casseroleux&#160;&#187;</title>
		<link>http://voir.ca/andre-mondoux/2012/05/27/lettre-a-mon-ami-pierre/</link>
		<comments>http://voir.ca/andre-mondoux/2012/05/27/lettre-a-mon-ami-pierre/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 27 May 2012 12:29:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Mondoux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/andre-mondoux/?p=9</guid>
		<description><![CDATA[Mon ami Pierre m&#8217;écrit : &#171;&#160;André, j&#8217;étais sur place quand le mur de Berlin a tombé. Je suis passé à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mon ami Pierre m&#8217;écrit :</p>
<p>&laquo;&nbsp;André, j&#8217;étais sur place quand le mur de Berlin a tombé. Je suis passé à l&#8217;Est clandestinement en Hongrie et Tchécoslovaquie au lendemain de la chute du mur et les mois qui ont suivi. Les manifestations actuelles au Qc c&#8217;est rien!!! Rentrez chez vous! Faites le bilan! Sortez VOTER aux prochaines élections&#8230; Les frais de scolarité vont augmenter, nous vivrons avec. L&#8217;important c&#8217;est de se débarrasser des auteurs de cette augmentation. Laissez la population tranquille et militez pour la prochaine élection. Votre énergie sera précieuse et mieux canalisée surtout avec le bruit des casseroles lors des prochaines élections.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Ma réponse :</p>
<p>Pierre, avec tout (beaucoup) le respect que je te dois :</p>
<p>1) La situation actuelle dépasse largement le cadre des frais de scolarité. Il s’agit d’un ras-le-bol envers les excès du néolibéralisme.</p>
<p>2) « Les manifestations actuelles au Qc c&#8217;est rien!!! » Au contraire, elles veulent dire et c’est tout dire ! Et ce qu’elles disent est le rappel suivant.</p>
<p>3) On ne peut comparer la chute du Mur avec le chant des casseroles, une révolution (changement soudain de gouvernement) avec des démonstrations pacifiques. Gageons que si les « casseroleux », déjà en voie d’exclusion (« Laissez la population tranquille ») en venaient à agir de façon comparable à la chute du Mur, ils seraient rapidement et complètement exclus de la population à titre de terroristes… Mais voilà, l’Histoire est toujours écrite par les vainqueurs : la Russie fut le théâtre d’une « révolution », alors que la chute du Mur fut une « libération ». Pourtant, dans les deux cas, toujours le fruit des actions d’une population. Je comprends ton respect des institutions et le partage ; c’est le premier aspect de l’équation et il est essentiel à toute société. Cependant, s’en tenir qu’à cet aspect c’est oublier que les institutions sont institutionnalisées par les hommes. Et c’est tout aussi fondamental que le respect des institutions. Oublier ce second aspect, c’est paver la voie à la réification de la loi (respecter la loi parce que c&#8217;est une loi) et ainsi en négliger le fondement : la justice.</p>
<p>4) « Rentrez chez vous! » Mais où est la « maison » du peuple, si ce n’est dans la rue ? Comment une population peut-elle être une réelle « population » (mise en commun) si chacun reste chez soi ? Sommes-nous à ce point privatisés qu’il n’y a plus d’espace commun ? Où est donc le « chez vous » du « nous » ? Je t’invite Pierre à faire cette expérience formidable : marcher dans les rues et voir des gens, que tu ne connais ni d’Adam ni d’Ève, se joindre à toi, pour former un « nous », sur la simple base qu’ils reconnaissent en toi une part d’eux-mêmes, et vice versa. Ne plus être seul… j’avais oublié ; j’étais devenu sclérosé sans le savoir. J’en ai versé une larme. Depuis des siècles, la rue a toujours été l’espace de la population, n’en déplaise aux tenants du néolibéralisme prônant en tout temps et en tous point la souveraineté du « je ». Quand le « nous » n’a plus de/sa place, pour qui est la loi et est-elle juste ?</p>
<p>5) Et puisqu’on insère Berlin dans le décor : le nazisme n’est pas apparu tout d’un coup. Il a débuté en s’institutionnalisant, à coups de lois qui avaient pour velléité de protéger l’ordre et de pointer du doigt des citoyens qui ne faisaient plus partie la population. Évidemment, nous n’en sommes pas là, mais où se situe la ligne démarcative et comment débute-t-elle ? Je crois qu’elle prend racine lorsqu’on oublie le pouvoir institutionnalisant de la population, que ce soit au nom du nazisme ou de l’économie.</p>
<p>« Laisser la population tranquille », c’est ce qu’aurait dû faire ce gouvernement et il peut encore le faire en abrogeant une loi injuste qui brime la liberté d’expression de ce pouvoir</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/andre-mondoux/2012/05/27/lettre-a-mon-ami-pierre/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/andre-mondoux-p-428x285.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>De quoi ont-ils peur ?</title>
		<link>http://voir.ca/andre-mondoux/2012/05/25/de-quoi-ont-ils-peur/</link>
		<comments>http://voir.ca/andre-mondoux/2012/05/25/de-quoi-ont-ils-peur/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 25 May 2012 21:08:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Mondoux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/andre-mondoux/?p=6</guid>
		<description><![CDATA[Le grand défi de nos sociétés contemporaines est d’affronter un des legs importants du néolibéralisme : la fin apparente des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le grand défi de nos sociétés contemporaines est d’affronter un des legs importants du néolibéralisme : la fin apparente des idéologies. En effet, après la chute des variantes communistes dans les années 80, et la désillusion liée à la fin des grands récits sociaux (tout étant relatif, il n’y a plus de vérité « universelle »), le néolibéralisme en est venu à se penser comme la fin de l’Histoire. Autrement dit, au lieu de se présenter comme un discours sur le monde, il se dit en tant que Monde. C’est ainsi que les rapports symboliques (les valeurs, les idéologies et le politique) sont occultés par la neutralité apparente de la gestion : on ne parle plus de société, mais de système, le capitalisme est devenu l’économie et le gouvernement de la gouvernance. Le slogan publicitaire des HEC il y a quelques années résumait bien cette situation : « Ce n’est pas les idées qui gouvernent le monde, mais leur gestion »… Un autre exemple sont les nombreux observateurs-administrateurs estimant que la « saine gestion » est au-delà des clivages politiques, ou encore un Mathieu Bock-Côté opposant la démocratie libérale aux « utopies socialistes ». Croire qu’une idéologie puisse « universellement » contenir toutes les autres, qu’elle est une arène neutre et qu’ainsi elle ne proviendrait pas du même terroir – tout aussi idéologique et utopique &#8211; que les autres idéologies est non seulement une contradiction, mais relève de la mauvaise sociologie.</p>
<p>Cette dynamique a de profondes conséquences, principalement d’éliminer toute forme de réel débat. Quand une idéologie cesse d’apparaître comme idéologique et se prend ainsi pour le Monde lui-même, elle ne saurait reconnaître aucune forme d’extériorité : on ne peut être en dehors de ce qui se prend pour le monde sans en effet détruire cette prétention d’incarner en soi le monde…. C’est ainsi que toute idéologie/différence ne représente plus simplement l’altérité – le débat avec l’autre –, mais bel et bien le Mal lui-même… Voilà pourquoi, dès le début du conflit, les étudiants ont été décrits comme des violents, des délinquants ( Ministre de la Justice) des terroristes potentiels, des cliques de syndicalistes (Martineau), des communistes (Michelle Blanc), des révolutionnaires utopistes (Bock-Côté) et le gouvernement ne les a jamais véritablement considérés comme des interlocuteurs. Il est par ailleurs pour le moins étonnant que des observateurs qui se disent progressistes puisent à fond la caisse dans des postures relevant du passé, que ce soit la chasse maccartiste aux syndicalistes et au communistes (le populisme de bas étage de Martineau), ou l’appel à des penseurs comme Raymond Aron (Bock-Côté) qui ont invoqué la menace totalitaire des discours de la Guerre Froide pour bâtir un œuvre intellectuellement déployée en s’alignant politiquement sur les pouvoirs en place.</p>
<p>Cependant, chassez le social et il revient au galop. Voilà qu’au nom de la défense de droits fondamentaux, les citoyens prennent la rue à leur tour, partout au Québec. Nos bons observateurs/éditorialistes autoproclamés ne peuvent plus démoniser tout un peuple. (Elle est là, M. Bock-Côté l’utopie/tentation totalitaire de la démocratie libérale) Il faut donc changer de discours. Après avoir chanté les vertus de l’individualisme (l’éducation est affaire de liberté individuelle) et de la « fermeté intelligente » du gouvernement avec sa loi spéciale, l’éditorialiste André Pratte de Lapresse se fait soudainement l’apôtre du « devoir national », soit de retourner au calme. Flairant le vent, au Journal de Montréal, Martineau et Bock-Côté ressentent maintenant le besoin d’admonester le gouvernement, on découvre des failles dans la loi 78 et on louange les vertus de l’ORDRE SOCIAL. Précisons, d’UN ordre social, le LEUR. Voilà pourquoi nos bons observateurs ont peur : le génie de l’idéologie est sorti de sa bouteille, comme il le fait régulièrement, mais ces chantres du néolibéralisme avaient cru qu’il était à jamais rayé de la carte. Et cette résurgence de l’idéologie surprend d’autant plus qu’elle révèle que l’empereur ne porte pas de vêtements, que l’ordre de ce monde est idéologique et de ce fait ouvert en permanence aux débats. Attention avec l’Histoire : elle a le don de faire mentir ceux qui s’attache trop au présent. Le désordre des uns pourrait bel et bien être l’ordre à venir des autres.</p>
<p>Un Mario Roy de LaPresse peut bien sarcastiquement douter des résultats d’éventuelles alternatives au statu quo comme moyen d’éviter tout débat de fond (« On aimerait juste savoir de quoi serait fait ce meilleur des mondes s&#8217;il devait advenir »). Mais on saura lui rétorquer que face aux dérives financières qui ont entrainé une crise économique mondiale, les guerres au Moyen-Orient, les défis écologiques, et pour terminer une loi québécoise répressive comme on en n’avait jamais vue, pour ne mentionner que ceux-là, peut-on réellement faire pire ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/andre-mondoux/2012/05/25/de-quoi-ont-ils-peur/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>14</slash:comments>
		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/andre-mondoux-p-428x285.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>Réponse à Michelle Blanc :</title>
		<link>http://voir.ca/andre-mondoux/2012/05/25/reponse-a-michele-blanc/</link>
		<comments>http://voir.ca/andre-mondoux/2012/05/25/reponse-a-michele-blanc/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 25 May 2012 13:01:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Mondoux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/andre-mondoux/?p=2</guid>
		<description><![CDATA[Vous souvenez-vous de nos premiers échanges sur Tweeter ? Vous aviez alors insinué que j&#8217;étais un de ces dilettantes universitaires [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous souvenez-vous de nos premiers échanges sur Tweeter ? Vous aviez alors insinué que j&#8217;étais un de ces dilettantes universitaires en matière de médias sociaux. Maintenant, vous êtes sur mon terrain, le social/la sociologie. Votre billet renferme effectivement une foule d&#8217;idées reçues qui se résument au point (libertarien &#8211; proto Tea Party) suivant : le laisser-faire est la seule option sociopolitique valable, toutes les autres relèvent d&#8217;utopies &laquo;&nbsp;socialistes&nbsp;&raquo; (oh le gros mot !) malsaines qui ultimement relèvent de l&#8217;ordre du copinage/organisation/complot. Comme si les tenants du laisser-faire généralisé ne faisaient pas de copinage et all. Je vous signale que les maîtres du laisser-faire, les banques et les grandes institutions financières, ceux dont l&#8217;attitude &laquo;&nbsp;grosses couilles au casino&nbsp;&raquo; ont mené à la dérive/crise de 2008, ont été largement dépanné. De plus, ce sont elles, pour reprendre vos clichés, qui ont EFFECTIVEMENT été &laquo;&nbsp;socialistes&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;communistes&nbsp;&raquo; : leur privatisation des profits s&#8217;est soldée par la socialisation de leurs pertes : nous avons tous payé pour leur arrogance économique.</p>
<p>De grâce, Madame, restez sur le terrain des médias &laquo;&nbsp;sociaux-marketing&nbsp;&raquo; et cessez de répandre ces idées maccartistes des années 50 (tiens, je pensais que vous étiez orientée vers le futur ?). La violence, jusqu&#8217;à présent, a surtout été 1) politique (loi 78) et 2) policière (plus de 1 000 &laquo;&nbsp;terroristes&nbsp;&raquo; arrêtés, vraiment ??!!). Vous vous autoproclamez la chantre d&#8217;une démocratie nouvelle et dès que des centaines de milliers de personnes prennent la rue ou que des centaines de gens spontanément dans leur quartier prennent les casseroles, vous criez à l&#8217;imposture, comme si &laquo;&nbsp;votre&nbsp;&raquo; démocratie était mieux que la &laquo;&nbsp;leur&nbsp;&raquo;. Vous insultez ainsi tous ces gens qui prennent part au débat à leur façon, comme si ce n&#8217;était que des imbéciles se laissant &laquo;&nbsp;manipuler&nbsp;&raquo; ; comme  si ces conversations de quartier  étaient moins réelles que les &laquo;&nbsp;conversations&nbsp;&raquo; que vous suggérez professionnellement aux entreprises d&#8217;avoir avec leurs clients.</p>
<p>Autrement dit, vive le laisser-faire, tant que cela va dans le bon sens. Pas de pire copinage que celui qui s&#8217;ignore. Et vous êtes bien placée pour le savoir, vous qui avez tant d&#8217;ami(e)s&#8230;.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/andre-mondoux/2012/05/25/reponse-a-michele-blanc/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/andre-mondoux-p-428x285.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>Étourdis de nous-mêmes ?</title>
		<link>http://voir.ca/andre-mondoux/2012/01/29/etourdis-de-nous-memes/</link>
		<comments>http://voir.ca/andre-mondoux/2012/01/29/etourdis-de-nous-memes/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 01:49:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Mondoux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://voir.ca/andre-mondoux/?p=4</guid>
		<description><![CDATA[Le premier signe avant-coureur fut ma relative torpeur, début décembre, à l’idée des Fêtes approchantes. Bof….me disais-je. Tanné, fatigué je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Le premier signe avant-coureur fut ma relative torpeur, début décembre, à l’idée des Fêtes approchantes. Bof….me disais-je. Tanné, fatigué je suis… Était-ce le temps plutôt maussade (la pluie, vous vous souvenez ?) ? Ces images de jeunes indignés nonchalamment  aspergés de gaz au poivre ? (Après cela, comment voulez-vous qu’une poire Belle Hélène soit autre chose qu’une simple « pouère » ?) Ou encore, peut-être était-ce dû au fait qu’ayant mis récemment un pied dans la cinquantaine, l’autre dérivait lentement, mais ostensiblement vers le « manger mou » ? Toujours est-il qu’anticipant des Fêtes mollo, je me suis effectivement à faire dans les prophéties autoréalisatrices.  Ce fut dans notre famille des Fêtes sans réceptions officielles ; seulement une suite de moments d’abandon où, après un long après-midi à lire, à écouter de la musique et/ou des films, nous émergions de notre cache dans une maison baignée d’une noirceur hivernale ; petite lampe allumée dans la cuisine, le temps de réchauffer une assiette composée des restes de la veille, et retour à la case départ.</p>
<p style="text-align: justify">Je croyais que nous étions une exception à ce « no show » face aux festivités traditionnelles. Puis, au hasard des conversations du début de nouvelle année (« Pis, les Fêtes ? »), j’ai réalisé que loin d’être les seuls, au contraire, plusieurs personnes de mon entourage – voire beaucoup –  m’ont indiqué avoir partagé le même sentiment. Quid ?</p>
<p style="text-align: justify">De retour au boulot, voilà qu’en une dizaine de jours seulement je suis emporté dans un maelstrom médiatique où la Presse (l’excellent article de Nathalie Collard), la radio de Radio-Canada (émissions de Catherine Perrin, Michel Désautels et SRC Halifax) et RDI (avec Simon Durivage) se posent tous des questions sur les effets – potentiellement néfastes &#8211; des technologies numériques. L’ère du temps, après des années de célébration « non, mais quelles technologies fantastiques avons-nous ! », s’est subitement refroidi : la techno, est-ce trop, trop vite ? Est-ce pour cela que plusieurs d’entre nous ont décroché durant les Fêtes ?</p>
<p style="text-align: justify">Je le dis depuis un moment (façon détournée de déplorer que je me répète), nous vivons dans une société où l’individu (le « je ») a préséance sur le « nous » dans la dynamique sociale. En tant qu’individus, nous sommes moins interpellés d’agir en fonction de valeurs communales qu’à partir de principes directeurs d’émancipation personnelle.  Dans un sens, nous nous sommes effectivement libérés des grandes idéologies tyranniques/disciplinaires (religion, morale, fascisme, totalitarismes et cie), mais cette liberté a un prix. Abandonnés à nous-mêmes, refusant toute part de déterminisme social (ce n’est que tout récemment, avec le mouvement des indignés, que le concept de classe sociale fait sa réapparition), nous avons charge d’être nous-mêmes ; plus précisément, nous devons nous construire une identité et la semer à tous les vents. Du blogue à Twitter, en passant par Facebook, Google+ et Foursquares, c’est fou ce que nous passons du temps à nous dire. Il est soudainement devenu bien fatigant d’être soi-même…</p>
<p style="text-align: justify">D’autant plus fatiguant que cette dynamique de l’hyperindiviudalisme est intimement  lié à des dynamiques pulsionnelles, aux impératifs du ici-maintenant, comme l’attestent  la popularité des chaines d’information en continues (direct/ « live»), le téléchargement de musique en ligne (mes tounes quand je le veux, soit maintenant) et la migration des contenus médiatiques et informatiques vers les téléphones dits intelligents (quand je le veux et peu importe où je suis). Le temps réel est excitant, émotionnellement grisant certes, mais il peut également être un tyran nous obligeant à réagir sur-le-champ, que ce soit de jeter un coup d’œil au dernier message SMS entrant, répondre tout de go aux appels reçus sur le cellulaire ou de tweeter le plus rapidement possible à propos de notre situation réelle en temps réel. S’ajoutent à cette dynamique de stimuli-réponses  (la cloche de Pavlov est devenue le bing ! du courriel entrant…) la surmultiplication des autres formes de sollicitations communicationnelles, comme les messages publicitaires, les organismes sociaux, les entreprises, les tweets de Denis Codère et des autres politiciens, etc. Et comme si ce n’était pas assez, nous sommes parfois nous-mêmes la source involontaire de communication : il suffit parfois de simplement se déplacer sur une fesse pour que cela active la fonction d’appel de notre téléphone (les anglos appellent cela « ass-dialing » ; je propose l’expression « culer un appel »&#8230;). Fatiguant l’abondance…</p>
<p style="text-align: justify">Une autre dimension de cette dynamique du ici-maintenant est qu’elle relève ultimement de la gratification et de la jouissance. Sur ce plan, l’objet du désir ne doit plus être symbolisé et éloigné dans le temps (le désir), mais au contraire doit être réel et objectivé. On jouit ou on ne jouit pas ! (C’est ainsi que la porno a supplanté l’érotisme). Or, une fois que la jouissance a été atteinte, ne reste plus alors que de… recommencer à jouir à nouveau. En ce sens, l’émancipation des jouissances personnelles a un sombre revers : elle produit du manque, comme l’atteste tous les comportements de type « hyper- » (sexualité, consommation, dépendance, etc.). Totalement émancipés, nous sommes en état de manque permanent. Vidant de jouir ainsi en permanence….</p>
<p style="text-align: justify">Nous avons donc bien des raisons d’être fatigués, de vouloir décrocher.<br />
Vous faites quoi à Pâques ?</p>
<p style="text-align: justify">Prochain billet. Je pars dans une dizaine de jours pour l’Australie alors que je participerai à un colloque sur la surveillance dans la vie quotidienne. Vous ferai part de mes impressions de Kangourou-Land et, surtout, de cet important sujet qu’est le contrôle et la surveillance dans nos sociétés « émancipées »…</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/andre-mondoux/2012/01/29/etourdis-de-nous-memes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/andre-mondoux-p-428x285.jpg</image>
	</item>
	</channel>
</rss>
