We Are Wolves et la location de chansons pour des publicités…

26 février 2013 9h46 · André Péloquin

C’est ce mardi que le fameux trio rock We Are Wolves lance La Mort Pop Club, son nouvel opus. En attendant notre critique, signée Olivier Robillard Laveaux, et notre interview avec le trio (qui seront publiés dans l’édition du Voir de ce jeudi), voici un extrait de l’entretien qui, du même coup, complète bien ma chronique sur le tabou entourant la location de chansons pour des publicités…

Vos pièces ont été utilisés dans certaines publicités, dont une pub de Mazda. J’aimerais avoir votre vision de la chose. Est-ce que le stigmate venant avec la location de pièces pour des publicités – « selling out » comme le veut l’expression – colle toujours à la peau des artistes? Est-ce un mal nécessaire ou, au contraire, c’est devenu une sapristi de bonne façon de mousser sa musique?

Vincent Lévesque : C’est un choix qui demeure douloureux à faire sauf que de mon point de vue, l’oeuvre demeure quand même la mienne et elle permet plus de création pour nous. On veut continuer ce projet-là et rendu là, c’est par all means necessary. S’il y a des gens qui se permettent de nous juger pour ça, je suis très content pour eux qu’ils aient d’aussi bonnes jobs! S’ils ont assez de cash pour nous juger là-dessus, fine! Tant mieux pour eux! Moi, je trouve des moyens pour pouvoir continuer à faire ce que j’aime

Alexander Ortiz : On en est à un point où – je ne dirais pas qu’on n’a pas le choix, parce que ce n’est pas vrai qu’on va faire n’importe quoi pour mettre la main sur de l’argent par rapport à ce que l’on fait, mais si on n’avait pas eu accès à cet argent, on n’aurait pas pût sortir cet album-là maintenant. Moi, j’ai une famille à nourrir, je n’ai pas le choix de faire des sacrifices. C’est sûr que les questions sur l’intégrité – et c’est quoi un “sell out”? – entrent en compte. Et c’est clair qu’on ne “vendrait” pas nos tounes à n’importe qui ou n’importe quoi, t’sais, mais c’est une réalité maintenant, plus que jamais, et il faut se questionner. Il faut se demander “OK. Est-ce que nous sommes prêts à prendre ce choix?” et envisager le monde qui va te tomber dessus ou encore te faire chier avec ça parce que t’as vendu ta toune ou parce que t’es associé ou affilé à. la plupart du temps, par contre, ces gens-là sont aussi crissement jaloux!  C’est difficile de réellement comprendre ces réactions, d’analyser tout ça dans toute sa complexité.

Vincent Lévesque : J’en suis à préférer louer une chanson pour un court laps de temps que vendre mes bandes maîtresses à un producteur. On demeure quand même propriétaire de toute notre oeuvre et on a utilisé nos moyens pour y arriver. On ne doit rien à personne. Je garde la tête haute là-dedans.

La Mort Pop Club (Dare To Care Records)

Présentement dans les bacs

wearewolves.net

Photo: Facebook du groupe

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