Beau Dommage

  • Le groupe mythique Beau Dommage ne s’est pas contenté d’une seule vie. Reformé en 1994 après une carrière florissante dans les années 70, ses chansons ne sont devenus rien de moins que des hymnes à l’identité québécoise. À l’origine de tout, «La Quenouille Bleue», une troupe de théâtre un peu éclatée qui sévissait à l’Université… [ + infos ]

    Le groupe mythique Beau Dommage ne s’est pas contenté d’une seule vie. Reformé en 1994 après une carrière florissante dans les années 70, ses chansons ne sont devenus rien de moins que des hymnes à l’identité québécoise.
    À l’origine de tout, «La Quenouille Bleue», une troupe de théâtre un peu éclatée qui sévissait à l’Université du Québec à Montréal vers 1970. Des artistes réputés dont Serge Thériault et Gabriel Arcand sont sortis des rangs cette troupe. Michel Rivard, Michel Hinton, Robert Léger et Pierre Huet étaient également du nombre et lorsque l’expérience s’acheva, ils commencèrent à se rencontrer chaque semaine pour écrire des chansons.
    Rivard demande alors à un ami de longue date, Pierre Bertrand de se joindre à eux. Quelque temps plus tard, c’est au tour de Marie Michèle Desrosiers, qui étudie à l’École nationale de théâtre, de se joindre au groupe. À l’automne 1973, le groupe décide d’ajouter un batteur à son alignement, Réal Desrosiers. S’ensuit une série de spectacles qui leur permet de signer un contrat d’enregistrement avec la célèbre maison Capitol.
    Le premier album, un disque éponyme, s’écoule à plusieurs centaines de milliers de copies à sa sortie à la fin de 1974, et ce autant au Québec qu’en France. Il contient entre autres les grands succès: « Le picbois », « Tous les palmiers », « 23 décembre », «La complainte du phoque en Alaska» et Ginette». . Puis, La chanson « Le blues d’la métropole », succès indéniable de l’album « Où est passée la noce? », deuxième opus de la bande, confirme et assied le succès de Beau Dommage. En 1976, le groupe se joint à ses célèbres contemporains Harmonium et Octobre lors des célébrations de la Fête nationale, une événement demeuré dans l’ombre des autres manifestations du genre et qui attire quelque 300 000 personnes sur les flancs du Mont Royal.
    En 1977, Beau Dommage participe à une tournée en France avec Julien Clerc puis parcoure seul les routes du pays. Deux autres albums voient le jour jusqu’à la dissolution du groupe l’année suivante, alors que les musiciens-chanteurs décident de tenter leur chance en solitaire. Les carrières respectives de Michel Rivard et Marie-Michèle Desrosiers sont celles qui attirent le plus l’attention et obtiennent le plus de succès.
    En 1984, Beau Dommage se reforme le temps de deux concerts à Québec et Montréal et d’un enregistrement devant public pour le dixième anniversaire de la fondation du groupe. Puis, lors des FrancoFolies, on retrouve la bande de nouveau réunie. Sur cet élan, le groupe se reforme plus sérieusement en 1994 et lance un nouveau disque composé uniquement de chansons inédites comme « Échappé belle », « Rive-sud » et « Le retour du flâneur » ne sont que les éléments les plus visibles de cette plus récente cuvée de succès. Il s’ensuit une nouvelle tournée québécoise d’envergure et un second disque, double, intitulé « Rideau », enregistré pendant un concert au Forum de Montréal. Aujourd’hui, le groupe est de nouveau séparé et les membres poursuivent leurs carrières solos.

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