Dans un véritable mariage des cultures, Bïa chante sur des rythmes afro-brésiliens mêlés de samba, bossa nova et ballades autant dans les langues portugaise, espagnole, italienne, française qu’anglaise. Elle a trois ans lorsque ses parents fuient la dictature militaire brésilienne. Lors de la promulgation de la Loi d’Amnistie Générale au Brésil en 1980, la famille… [ + infos ]
Dans un véritable mariage des cultures, Bïa chante sur des rythmes afro-brésiliens mêlés de samba, bossa nova et ballades autant dans les langues portugaise, espagnole, italienne, française qu’anglaise.
Elle a trois ans lorsque ses parents fuient la dictature militaire brésilienne. Lors de la promulgation de la Loi d’Amnistie Générale au Brésil en 1980, la famille retrouve sa terre natale. Bïa y passe son adolescence et intègre l’Université de São Paulo à 18 ans, tentée par des études en journalisme. Elle décide de prendre une année sabbatique et met le cap vers la » vieille Europe » puis elle s’installe en France définitivement.
Avec Dominique Bouzon, flûtiste virtuose toujours présente dans son groupe, Bïa enregistre une maquette qui est envoyée à la maison de disques Saravah.
De cette rencontre naît » La Mémoire du Vent « . Lancé en 1997, cet album récolte le » Grand Prix de l’Académie Charles Cros » et rencontre l’adhésion du public et de la critique française. Elle interprète dans cet opus ses propres adaptations en français (approuvées et appréciées par l’auteur) du grand poète sud-américain Chico Buarque, et n’hésite pas à chanter Brassens en espagnol.
En 1998, Bïa enregistre la bande-annonce du film « Hasards et Coincidences », de Claude Lelouch.
En 2000 arrive l’album » Sources « . Une prestation à la » Bourse Rideau » en février 2001 au Québec, lui permet de recevoir le prix » Coup de Cour « . Parlallèlement, elle crée le personnage de Mélisanda dans l’ouvre de théâtre musical » Pelleas y Melisanda « , poème de Pablo Neruda mis en musique par Vicente Pradal et Frank Monbaylet. Bïa entreprend ensuite une tournée de 60 spectacles en 2 ans dans la belle province. En 2003, c’est la sortie de «Carmin». Enfin, la chanteuse passionnée des langues à fait paraître «Coeur Vagabond» en 2005 pour lequel elle a reçu le Félix- Musiques du monde.
Bïa a collaboré avec bon nombre d’artistes au cours de sa carrière. Entre autres, elle a entrepris la traduction de huit chansons du poète russe Vladimir Vissotsky pour l’album de l’auteur-compositeur-interprète Yves Desrosiers. Elle chante également avec le groupe français de musique électronique Oscra et elle a enregistré en 2002 un duo avec Yves Duteil, «Vivre sans vivre». Bïa fait aussi partie de l’album hommage à Jean-Pierre Ferland où elle signe une traduction de «Une chance qu’on s’a», intitulée «Que bom você».