Fille du poète Alfred DesRochers, Clémence DesRochers n’a pas mis longtemps à se faire un prénom. À la fois actrice, écrivaine, humoriste, dessinatrice, scénariste et chanteuse, Clémence DesRochers est d’ailleurs devenue si populaire qu’on la désigne aujourd’hui sous son seul prénom. Après une formation en théâtre au Conservatoire d’art dramatique de Montréal, Clémence débute à… [ + infos ]
Fille du poète Alfred DesRochers, Clémence DesRochers n’a pas mis longtemps à se faire un prénom. À la fois actrice, écrivaine, humoriste, dessinatrice, scénariste et chanteuse, Clémence DesRochers est d’ailleurs devenue si populaire qu’on la désigne aujourd’hui sous son seul prénom.
Après une formation en théâtre au Conservatoire d’art dramatique de Montréal, Clémence débute à la télévision de Radio-Canada où elle tient de petits rôles dans des téléséries. En 1957, elle se produit au cabaret Saint-Germain-des-Prés aux côtés de Jacques Normand sous les acclamations de la critique. En 1959, elle fonde la troupe Les Bozos avec Jacques Blanchet, Jean-Pierre Ferland, Hervé Brousseau, Claude Léveillée et Raymond Lévesque. Ce collectif de chansonniers, qui fondèrent une des premières boîtes à chansons à Montréal, est largement considéré comme celui qui a fait du chansonnier la figure dominante de la musique québécoise dans les années 60. Clémence DesRochers elle-même est généralement considérée comme la première femme chansonnière, après la Bolduc, et comme une des premières humoristes québécoises. Tout au long des années 60, Clémence ouvrira de nombreuses boîtes à chansons où elle présentera ses monologues et ses chansons pleines d’humour. En 1964, elle compose le livret de la première comédie musicale québécoise « Le Vol Rose du Flamant » et en 1969 elle produit « Les Girls ». Pendant les années 70, elle continue à écrire des chansons et des monologues, à produire des spectacles et à écrire pour d’autres artistes. En 1975, la chanson « Le monde aime mieux Mireille Mathieu » apporte à Clémence son premier succès commercial. Les deux décennies suivantes sont pleines de succès pour Clémence. En 1980, elle remporte deux Félix pour son spectacle « Les retrouvailles de Clémence » . Entre 1985 et 1993, l’artiste crée trois nouveaux spectacles, avant de quitter la scène. On la retrouvera en 1995 à la télévision de Radio-Canada avec l’émission « Les P’tits bonheurs de Clémence » pendant trois ans, puis avec « Le monde de Clémence » à partir de 1998. Clémence reçoit en 1999 le Prix Olivier Guimont au Gala des Oliviers, puis elle est faite Chevalier de l’ordre national du Québec en 2001. Loin de se reposer sur ses lauriers, Clémence maintient sa présence dans le monde artistique québécois pendant les années 2000. En 2002, elle expose une collection de ses dessins sous le titre « Les Animaux de mon rang ». L ‘année suivante, elle sort l’album « De la factrie au jardin » ainsi que le DVD « Clémence en spectacle ». En 2004, sa prestation dans le film « La Grande Séduction » lui vaut de remporter le Jutra pour le meilleur second rôle. Et en 2005, Clémence joue dans un film, « Le secret de ma mère » de Ghislaine Côté, et sort un CD live « Mes « classiques » en public ». La même année, elle reçoit le prix Denise-Pelletier pour l’ensemble de son ouvre.