Réputé pour sa musique dépouillée et mélancolique, Dominique A s’impose depuis les années 1990 comme un artiste audacieux sur la scène française. Sept disques de qualité, plusieurs tournées européennes, des textes profonds intéressés par les réalités humaines qui nous touchent : bref, un univers musical authentique et d’une grande sensibilité. Adolescent, Dominique A se passionne… [ + infos ]
Réputé pour sa musique dépouillée et mélancolique, Dominique A s’impose depuis les années 1990 comme un artiste audacieux sur la scène française. Sept disques de qualité, plusieurs tournées européennes, des textes profonds intéressés par les réalités humaines qui nous touchent : bref, un univers musical authentique et d’une grande sensibilité. Adolescent, Dominique A se passionne déjà pour la musique, et plus particulièrement le punk et la «new wave». À dix-sept ans, il fonde un groupe, «John Merrick» dont le nom est inspiré du personnage principal du film de David Lynch, «Elephant Man». Ce groupe enregistre quelques disques 45-tours. Parallèlement, il compose quelques pièces avec le chanteur Katerine. En 1990, Dominique A se lance dans une carrière solo et produit lui-même le démo «Un Disque Sourd» dans l’intimité de son appartement. Déjà, la musique épurée au bruitage ingénieux du jeune français se révèle au public. Ce premier démonstrateur donne naissance en 1992 à son premier disque, «La fossette», sur lequel la chanson «Va t’en» est remarquable. En octobre 1993, il sort un deuxième album «Si je connais Harry» qui marque le coup d’une collaboration avec trois musiciens avec qui il se produit dorénavant sur scène. Parmi ceux-ci, sa compagne Françoiz Breut. Le petit groupe se produit dans plusieurs villes ainsi qu’au festival des Inrockuptibles. Cette année-là, il déménage à Bruxelles en Belgique. L’année 1995 est marquée par la sortie d’un troisième album, «La mémoire neuve». Sa musique est plus que jamais teintée de mélancolie, malgré que ses spectacles soient dynamiques. En 1996, Dominique A est nommé Révélation masculine de l’année aux Victoires de la Musique. Une nouvelle tournée l’amène à se produire au festival du Printemps de Bourges, puis l’hiver suivant il se produit à l’Olympia de Paris. Le quatrième album de Dominique A, «Remué» sort en avril de l’année 1999. Cet album marque un tournant dans le parcours musical de l’artiste, puisqu’il laisse davantage de place aux instruments et innove avec un son plus austère. Il n’aura toutefois pas le succès escompté. Entre-temps, il participe aux albums de sa compagne Françoiz Breut et du chanteur Yann Tiersen. En octobre 2001, l’album «Auguri» paraît. En compagnie de John Parish, le producteur de PJ. Harvey, il crée un disque plus gai, à la voix plus enjouée que le précédent. En 2002, Dominique A est entendu durant l’été sur les scènes des festivals les Vieilles Charrues, les Francofolies de La Rochelle, Pully en Suisse, Benicassim en Espagne, les Francofolies de Montréal, au Dour festival en Belgique, puis à l’automne il se produit aux Nuits Botanique de Bruxelles, aux Nuits de la correspondance de Manosque, puis enfin en Pologne. Cette année-là, Dominique A collabore à un projet expérimental blues et électro avec la formation «Oslo Telescopic». Le chanteur participe ensuite à quelques spectacles, tel un concert hommage à Léo Ferré et les Francofolies de Berlin, avant de lancer son prochain disque : «Tout sera comme avant». Ce disque est moins austère que les précédents. La tournée associée à ce nouvel album débute par un concert qui vise à dénoncer la politique du gouvernement en place. Les Têtes Raides, Bénabar, Rachid Taha et Rodolphe Burger partagent la scène avec lui au Zénith de Paris. En décembre, il se produit avec le chanteur Katerine à la Cité de la Musique de Paris. La tournée «Chansons contestataires» se poursuit jusqu’en 2005. Un an plus tard, le septième album de Dominique A, «l’Horizon», marque une avancée pour l’artiste. Arrangements aériens, textes d’une grande intensité, mélancolie : ce disque poursuit la lancée de Dominique A.