Le Groupe de poésie moderne (GPM) a été fondé en 1993 par ses deux auteurs, Bernard Dion et Benoît Paiement, auxquels s’est joint Robert Reid, metteur en scène. Le GPM développe une approche singulière à la fois de l’écriture des textes poétiques, de leur l’interprétation et de leur mise en espace. Longtemps classé comme inclassable,… [ + infos ]
Le Groupe de poésie moderne (GPM) a été fondé en 1993 par ses deux auteurs, Bernard Dion et Benoît Paiement, auxquels s’est joint Robert Reid, metteur en scène. Le GPM développe une approche singulière à la fois de l’écriture des textes poétiques, de leur l’interprétation et de leur mise en espace. Longtemps classé comme inclassable, le GPM s’est produit dans des soirées-cabaret, dans différents événements littéraires et lors d’entrevues-performances en direct à la radio et à la télévision. Avec plus de 150 apparitions à son actif, le GPM a su mener à maturité ce « genre » qui le caractérise. Le rythme est au cour de ses spectacles qui mettent en scène une série de textes unis davantage par le ton que par le propos: Le principe (1993), Imrajrinrez-vrous (1995), L’Inutilitaire (1999). Avec sa quatrième production, La centième fois du silence (2000), la troupe reçoit un excellent accueil du grand public et des médias. La troupe élabore sa prochaine création Le Boson de Higgs. Dans l’univers GPM-ien tout se transmute et devient conforme au lieu poétique. Il y a contamination. Les situations des textes sont banales et usuelles mais le traitement qui leur est imposé comporte immanquablement une recherche du déséquilibre. Lorsqu’il y a absence de situation, le texte devient musical sans jamais pourtant recourir au chant. Écrits comme des partitions pour un ou plusieurs interprètes, les textes du GPM cultivent « l’art de la riposte » et sont rendus dans une chorégraphie parfaitement réglée qui s’ajuste à la partition vocale. Ce travail exige une grande rigueur d’exécution qui transforme le comédien en performateur physique. De la phrase scandée surgit une « poésie » exacte où tout s’articule au niveau du ton. Forme et propos se trouvent liés jusqu’à ne plus être dissociables. Il faut voir le GPM sur scène pour comprendre la précision mécanique qu’il recherche dans le détournement du code (le langage) et le sens qu’il (re)donne au monde par le biais de cette esthétique qui lui est propre. Aux prises avec les effets de cette poésie, entre dérapage et précision, le spectateur n’a d’autre choix que de poursuivre ce sens réinventé pour se rendre au plaisir de l’inattendu.
(source : www.ange-elephant.com)