Voilà déjà bien des années que Michel Rivard s’impose sur la scène musicale québécoise, et sa voix n’est pas prête de faiblir. Celui qui, déjà à la fin des années 60, amorce une carrière de comédien dans Rue des pignons, est encore étudiant lorsqu’il rencontre ceux qui deviendront les membres du groupe-culte Beau Dommage, au… [ + infos ]
Voilà déjà bien des années que Michel Rivard s’impose sur la scène musicale québécoise, et sa voix n’est pas prête de faiblir. Celui qui, déjà à la fin des années 60, amorce une carrière de comédien dans Rue des pignons, est encore étudiant lorsqu’il rencontre ceux qui deviendront les membres du groupe-culte Beau Dommage, au sein duquel Michel Rivard sera auteur-compositeur, chanteur et guitariste. Et déjà, en 1977, alors que Beau Dommage n’est pas encore chose du passé, le musicien décide de lancer sa carrière en solo avec un premier album, Méfiez-vous du grand amour, qui s’inscrit dans la même lignée que celle des disques de Beau Dommage. En 1978, il se rend en France et établit des collaborations, notamment avec Maxime Leforestier. Lorsqu’il revient À son retour au Québec, il produit un second album, De Longueuil à Berlin, avec son nouveau groupe, le Flybin Band. À la même époque, il participe à la création de la Ligue nationale d’improvisation, et au début des années 80, il tourne entre autres dans Pourquoi l’étrange monsieur Zolock s’intéressait-il tant à la bande dessinée? Son lien avec le cinéma se poursuit alors qu’il compose la musique de plusieurs films, dont Le dernier glacier. Une première réunion de Beau Dommage a lieu en 1984, et après avoir passé quelques années à se coltiner au cinéma, Michel Rivard retourne à la musique, dont, en 1987, l’incontournable Un trou dans les nuages. L’auteur multiplie aussi les collaborations avec d’autres artistes, en écrivant entre autres les paroles de Je voudrais voir la mer (Sylvie Tremblay), Toujours vivant (Gerry Boulet), Martin de la chasse-galerie (La Bottine Souriante) et plusieurs chansons pour le groupe Offenbach. En 1994, Beau Dommage se réunit pour une seconde fois à l’occasion de ses vingt ans, avec une tournée du Québec, un nouvel album ainsi qu’un album en spectacle. Après ces retrouvailles, Michel Rivard se remet à la composition et lance en 1998 l’album Maudit Bonheur qui obtiendra un grand succès auprès du public. En 2003, il joue le rôle de l’aviateur dans la comédie musicale basée sur Le Petit Prince de St-Exupéry. En novembre 2004, l’ADISQ gratifie Michel Rivard d’un Félix Hommage. Il sera aussi nommé chevalier de l’Ordre national du Québec, et participera à la septième édition du Festival Montréal en Lumière, en février 2006. Son septième album, Confiance, est finalement lancé en novembre 2006, plus huit ans après Maudit Bonheur.