Critiques arts de la scène

  • Monstres d’égo
    17 avril 2014 · Philippe Couture

    Les liaisons dangereuses : Monstres d’égo

    Quand une institution s’attaque à une œuvre aussi connue et aussi cruellement intelligente que Les liaisons dangereuses, elle suscite de hautes attentes. Chez Duceppe, Serge Denoncourt réunit une distribution brillante et remporte son pari de transposer l’action en 1947 en insistant sur l’égo monstrueux de Valmont et Merteuil.

  • Un monde infini
    10 avril 2014 · Philippe Couture

    Moving in this world : Un monde infini

    Depuis toujours intéressée par les mondes parallèles et les réalités invisibles, Marie Brassard choisit un nouvel angle d’attaque dans Moving in this world, une chorégraphie dansée par Sarah Williams et flirtant avec les états-limite de l’intoxication et de la conscience altérée.

  • Gestion du patrimoine et autres familiarités
    7 avril 2014 · Philippe Couture

    Raphaël à Ti-Jean : Gestion du patrimoine et autres familiarités

    La Licorne accueille de la visite du Bic avec Raphael à Ti-Jean, de Cédric Landry, dans une mise en scène d’Eudore Belzile (Théâtre les gens d’en bas). Du théâtre réaliste, parfois trop télévisuel, mais une structure dramatique efficace pour portraiturer les dysfonctions familiales et les défis de la vie contemporaine en région.

  • La dérive du continent
    4 avril 2014 · Philippe Couture

    Eden Motel : La dérive du continent

    Le nouveau spectacle de Philippe Ducros, premier volet d’un diptyque adapté de son roman-fleuve (à paraître), est une aventure ambitieuse et démesurée qui se déploie pour l’instant de manière inégale et parfois échevelée, malgré un riche propos. Une affaire à suivre.

  • Le ballet des incompris
    2 avril 2014 · Philippe Couture

    Les flâneurs célestes : Le ballet des incompris

    Comme des Lucky et Pozzo postmodernes, les deux personnages imaginés par l’auteure américaine Annie Baker égrènent le temps en espérant trouver l’inspiration, jusqu’à ce qu’ils rencontrent un adolescent timoré qui bouscule leur étrange routine. Les flâneurs célestes, dans une mise en scène de Jean-Simon Traversy, est une délicate ode aux laissés-pour-comptes de l’Amérique.

  • Et la lumière fut
    28 mars 2014 · Fabienne Cabado

    Songs of the Wanderers : Et la lumière fut

    Créée en 1994 par Lin Hwai-min et acclamée depuis dans une vingtaine de pays, l’oeuvre Songs of the Wanderers a pris de l’âge mais n’a rien perdu de sa beauté et de sa force. Son rituel cérémoniel s’inscrit comme un classique dans l’histoire de la danse.

  • Une histoire de confinement
    28 mars 2014 · Philippe Couture

    Albertine en cinq temps : Une histoire de confinement

    Prenant le pari de la redécouverte naïve de l’œuvre-phare Albertine en cinq temps, sans volonté de la relire, Lorraine Pintal propose au TNM un spectacle carburant strictement à l’émotion. Idéal pour les rares spectateurs qui n’auraient jamais entendu parler de Michel Tremblay mais autrement sans grand intérêt.

  • Percuté par un chef d’oeuvre au Centre Segal
    26 mars 2014 · Philippe Couture

    Glengarry Glen Ross : Percuté par un chef d’oeuvre au Centre Segal

    Les occasions de voir en anglais, joué par une distribution hors pair, le chef d’œuvre américain Glengarry Glen Ross, de David Mamet, ne sont pas si fréquentes. Le metteur en scène Paul Flicker en propose ces jours-ci une version sans fausses notes.

  • Se tenir enfin debout
    21 mars 2014 · Philippe Couture

    Milieu de nulle part, de Jean-Sébastien Lourdais : Se tenir enfin debout

    Hypnotique, le minimaliste spectacle Milieu de nulle part, de Jean-Sébastien Lourdais, offre à l’œil des corps fascinants qui se métamorphosent en apprivoisant d’étonnantes tensions musculaires.

  • Archiver le présent
    17 mars 2014 · Mélissa Proulx

    Descendance : Archiver le présent

    À travers le prisme de la famille se dessine souvent un diaporama de nos travers, de nos névroses et de nos médiocrités. Avec Descendance, Dany Boudreault et Maxime Carbonneau ont construit une famille autour d’un noyau fuyant.

  • Une fête à la mémoire de Vickie Gendreau
    17 mars 2014 · Philippe Couture

    Testament : Une fête à la mémoire de Vickie Gendreau

    On peut reprocher à Testament, adaptation théâtrale du roman du même titre, d’en faire trop pour cultiver une image branchée et festive, pour un résultat superficiel. Mais l’esthétique de concert pop qui traverse la représentation est plus signifiante qu’elle en a l’air.

  • As is (Tel quel) : Le coeur au bord du compacteur
    14 mars 2014 · Julie Ledoux

    As is (Tel quel) : As is (Tel quel) : Le coeur au bord du compacteur

    Simon Boudreault nous invite à plonger au sous-sol de l’Armée du Rachat, où les poqués qui travaillent et rachètent leurs fautes, découvrent un nouveau Messie au nom de planète.

  • Le bonheur est une inaccessible étoile
    12 mars 2014 · Philippe Couture

    Ignorance : Le bonheur est une inaccessible étoile

    C’est l’une des rares troupes albertaines à venir si souvent présenter son travail à Montréal. En provenance de Calgary, le Old Trout puppet Workshop est de retour avec Ignorance, une exploration amusée et vaguement anthropologique de notre inlassable quête de bonheur. Mais le spectacle est hélas trop superficiel.

  • Pétard mouillé
    7 mars 2014 · Fabienne Cabado

    EMMAC Terre marine : Pétard mouillé

    Dans EMMAC Terre marine, Emmanuelle Calvé mise sur la multidisciplinarité et sur la poésie visuelle et sonore pour traiter du deuil et de la renaissance. En résulte une œuvre onirique à l’identité floue et qui ne parvient pas à déployer sa force. 

  • Éloge de la naïveté
    7 mars 2014 · Philippe Couture

    L'architecture de la paix : Éloge de la naïveté

    Tentant d’imaginer, en gestes et en mots, un monde d’harmonie après une catastrophe, la pièce L’architecture de la paix, de Paula de Vasconcelos et Evelyne de la Chenelière, sombre dans une danse illustrative et dans un excès de naïveté et de sentimentalisme.

  • Le doute est l’école de la vérité
    6 mars 2014 · Philippe Couture

    Comment s'occuper de bébé : Le doute est l’école de la vérité

    Dans un monde médiatique où règnent l’opinion précipitée et la multiplication des points de vue, la vérité semble plus que jamais inatteignable mais pourtant partout revendiquée. La pièce Comment s’occuper de bébé, de Dennis Kelly, orchestre une fabrique médiatique autour d’un cas complexe d’infanticide et soumet le spectateur au doute. Brillant.

  • Le choc des cultures façon Opéra de Pékin
    1 mars 2014 · Sophie Ginoux

    La tragédie du prince Zidan : Le choc des cultures façon Opéra de Pékin

    Dans le cadre de la série Spectaculairement Chine à la Place-des-Arts, La tragédie du Prince Zidan, une version orientalisée du classique de Shakespeare Hamlet, a surpris le public montréalais hier soir au Théâtre Maisonneuve de la Place des arts.

  • La vérité sur le spectacle de Dave St-Pierre que vous ne verrez jamais
    26 février 2014 · Philippe Couture

    Foudres : La vérité sur le spectacle de Dave St-Pierre que vous ne verrez jamais

    On sait maintenant que Foudres, le dernier morceau de la trilogie Sociologie et autres utopies contemporaines, de Dave St-Pierre, ne sera probablement jamais présenté à Montréal. Voici donc un aperçu de ce que vous allez manquer: une critique (à posteriori) du spectacle tel que vu à Amsterdam en juillet 2012.

  • Neuf nuits sans fausses notes
    26 février 2014 · Philippe Couture

    L'histoire des ours panda racontée par un saxophoniste qui avait une petite amie à Francfort : Neuf nuits sans fausses notes

    Servie par un duo d’acteurs délicieusement complice et par une approche toute simple, tout en finesses, la mise en scène d’Édith Côté-Demers de L’histoire des ours panda dévoile ce qu’il y a de plus lumineux dans l’écriture de Matéi Visniec.

  • Horreur désincarnée
    21 février 2014 · Fabienne Cabado

    Fault Lines : Horreur désincarnée

    Présenté comme un spectacle de danse contemporaine en hommage aux victimes de séismes, Fault Lines prend plutôt figure de ballet narratif dont le formalisme et la naïveté réduisent la portée artistique.