Plus connu sous le nom d’artiste Jay Reatard, Jimmy Lee Lindsey Jr. a marqué le monde de la musique rock en très peu de temps. Que ce soit avec son groupe The Reatards, avec The Lost Sounds ou The Final Solutions, ce workaholic avait réussi en 2009 à rejoindre les rangs de l’étiquette Matador et sortait la même année un premier disque intitulé Watch Me Fall sur l’étiquette new-yorkaise. Un titre prémonitoire, car à l’âge de 29 ans, ce punk-rockeur est décédé d’une overdose de cocaïne et d’alcool.

Les cinéastes Alex Hammond et Ian Markiewicz (fidèles collaborateurs du réalisateur Albert Maysles, qui a produit le documentaire The Love We Make sur Paul McCartney), qui avaient déjà réalisé le court métrage Waiting for Something sur l’artiste de Memphis, ont décidé de consacrer un documentaire entier à Jay Reatard après l’annonce de sa disparition. Véritable symbole du rock indépendant et garage, Reatard aura incarné l’underground par son travail acharné et parfois déjanté. Intitulé Better than Something: Jay Reatard, le documentaire nous plonge dans l’environnement du rockeur et compile les entrevues avec ses proches ainsi que les archives visuelles en concert.

Le sujet principal s’y prête lui aussi au jeu de la confidence (à peine quelques semaines avant sa mort) et explique tant bien que mal sa carrière. En entrevue, Jay Reatard révèle même que sa volumineuse production discographique (presque 20 albums au total en comptant tous les groupes qu’il a fondés) n’est motivée que par une course effrénée contre la montre. Signe évident que cette bête de scène à la Gibson Flying V était passionnée par la musique, ou plutôt obsédée par celle-ci.

Déjà, les critiques se sont prononcées sur le documentaire, qui s’attarde aussi sur la personnalité controversée de ce personnage excentrique adoré ou détesté. On souligne, entre autres, l’exceptionnel témoignage de Jay Reatard, complètement transparent et littéralement ressuscité par les deux cinéastes. Outre les tournages récents réalisés après sa mort, les vidéos maison de l’artiste sont également une source d’information unique sur les premiers pas de sa carrière. Cette figure emblématique du rock, qui jouit déjà d’un véritable culte de par son œuvre éparse, aura mené sa carrière à la vitesse de l’éclair. Better than Something: Jay Reatard sera présenté au Cercle le 30 janvier à 21h. À titre de recommandation, l’album solo Blood Visions (2006) demeure un classique.

Elliott Brood est de retour

Bel et bien en vie celui-là, le groupe country-folk-alternatif Elliott Brood revient sur les devants de la scène avec un quatrième album, intitulé Days Into Years et paru l’automne dernier. Le groupe ontarien mené par le chanteur et guitariste Mark Sasso sera de passage le 28 janvier au Cercle et nul n’est besoin de préciser que ce trio complété par Casey Laforet (guitare) et Stephen Pitkin (batterie et percussions) est à son meilleur en concert.

À surveiller

Le nouvel album Haunted Hearts du groupe I.No, qui sera sur la scène du Cercle le 1er février à 20h.

En rappel

Le groupe punk The Brains sera à l’Agitée le 28 janvier.

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