Pour une quatrième année de suite, les beaux jours de l’automne ramènent à l’Université Concordia le Festival du film de stop motion de Montréal. Tel qu’annoncé par l’enthousiaste Erik Goulet, fondateur de l’événement et professeur de stop motion à Concordia, lors de son passage à l’émission Voir, les amateurs d’animation stop motion seront servis puisque la programmation 2012 comprend plus de 70 films en provenance de plus de 20 pays. Comme tout bon festival qui se respecte, l’événement accueillera des invités de marque.

Ainsi, le vendredi 19 octobre, Mark Shapiro du studio LAIKA (Coraline de Henry Selick) sera l’invité d’honneur de la soirée d’ouverture où il dévoilera, à l’aide de vidéos exclusives, les techniques d’animation de Paranorman de Chris Butler et Sam Fell. La rumeur veut que Norman et Coraline l’accompagnent ce soir-là…

Quant aux populaires personnages Wallace et Gromit, ils seront présents le samedi 20 octobre afin d’assister à la conférence de Merlin Crossingham, directeur créatif de Wallace & Gromit, qui parlera notamment du métier d’animateur chez Aardman Animations (Chicken Run de Peter Lord et Nick Park, Pirates! Band of Misfits de Peter Lord).

Enfin, le dimanche 20 octobre, ce sera au tour de Chris Walsh (Rise of the Living Corpse), animateur indépendant et professeur au Collège Sheridan, de partager son savoir et sa passion de l’animation image par image et son admiration pour les maîtres du genre tels Ray Harryhausen (It Came from Beneath the Sea, Jason and the Argonauts, Clash of the Titans) et Jan Svankmajer (Alice, La légende de Faust, Otesanek). Le Festival du film de stop motion de Montréal se tiendra les 19, 20 et 21 octobre au Théâtre Alexandre de Sève de l’Université Concordia. Pour en savoir davantage: stopmotionmontreal.com.

We Are Legion au Parc

Après avoir été présenté l’été dernier à Fantasia, We Are Legion: The Story of the Hacktivists prend l’affiche au Cinéma du Parc dès le 19 octobre (en version originale anglaise), alors que l’on célèbre le premier anniversaire d’Occupy. Arborant fièrement le masque de Guy Fawkes, popularisé par V for Vendetta de James McTeigue sorti en 2005, les justiciers du mouvement Anonymous ont fait trembler l’univers en piratant un grand nombre de sites Internet, dont celui de l’Église de Scientologie, et en manifestant dans les rues, notamment lors des mouvements Occupy. Plongée fascinante dans l’univers de ces justiciers masqués, ce documentaire de Brian Knappenberger réunit de pertinents témoignages, de percutantes images d’archives de même que d’émouvants passages concernant le Printemps arabe. Une leçon d’histoire actuelle incontournable.

Coup de cœur: Dès le lundi 22 octobre, la chaîne Historia diffusera une captivante minisérie documentaire sur l’histoire des salles de cinéma au Québec. Produite par Quiet Motion, Dans un cinéma près de chez nous nous fait visiter plusieurs salles encore existantes, ou ce qu’il en reste, et fait ressurgir du passé, à l’aide de photomontages, les plus somptueux temples dédiés au septième art. Secondés par de dévoués propriétaires de cinémas, le chroniqueur cinéma Michel Coulombe, les historiens Pierre Véronneau et Yves Lever, le pianiste de la Cinémathèque québécoise Gabriel Thibaudeau, le projectionniste ambulant Philippe Spurrell et plusieurs autres évoquent avec passion cette fascinante page de notre histoire. Pour voir des extraits de la série, rendez-vous sur historiatv.com.

Haut-le-cœur: N’ayant pu assister à l’avant-première, la semaine dernière, du film d’horreur Sinister de Scott Derrickson, mettant en vedette Ethan Hawke, je me suis donc rendue dans un cinéma près de chez nous, par un beau samedi soir, afin de le voir. Malgré les nombreux chuchotements des spectateurs, si envahissants que j’ai cru un moment qu’ils faisaient partie de la trame sonore très travaillée du film, j’ai réussi à embarquer dans cette horrifiante histoire de meurtre d’une famille, tournée en super 8, sur laquelle enquête un écrivain de renom. Évidemment, la plupart des effets-chocs ayant été dévoilés dans la bande-annonce, il restait bien peu de surprises pour me faire bondir hors de mon siège. En fait, ce qui a failli me faire bondir hors de mon siège, c’est lorsque les lumières se sont allumées alors que le film n’était pas encore terminé. Certes, l’intrigue était bouclée, mais il restait encore quelques plans incluant d’horribles images, lesquelles j’ai failli ne pas voir puisque le public, conditionné ou déçu de la conclusion du film qui accumule les recettes, s’est levé pour quitter la salle sous le regard des préposés à l’entretien ménager. Pas sympa comme façon de terminer une soirée au ciné…

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