Vous me direz que l’année est encore bien jeune et qu’elle nous réserve encore plusieurs surprises, de bonnes comme de mauvaises, mais, bien que je ne sois pas de nature optimiste (si vous m’aviez connue adolescente…), j’aime à croire que 2013 s’annonce plutôt bien et que bientôt on arrêtera de pleurer sur les maigres scores au box-office du cinéma québécois. Vous ne me croyez pas?

Pas plus tard que la semaine dernière, on apprenait que deux Québécois allaient fouler le tapis rouge des Oscars le 24 février prochain: Yan England, pour son émouvant court métrage Henry, et Kim Nguyen, pour son puissant Rebelle. Au fait, saviez-vous que le Cinéma du Parc remettait à l’affiche Rebelle dès le 18 janvier? Allez-y sans hésiter – je sais que vous êtes nombreux à ne pas l’avoir vu… il faut dire que le film est sorti sur un nombre restreint d’écrans.

Lundi, on recevait de bonnes nouvelles pour Denis Côté: son sixième long métrage, Vic + Flo ont vu un ours, mettant en vedette Pierrette Robitaille, Romane Bohringer et Marc-André Grondin, a été sélectionné en compétition officielle à la 63e Berlinale, laquelle se tiendra du 7 au 17 février. Pour lancer la carrière d’un film, on ne peut rêver mieux… Parlez-en à Kim Nguyen, qui y a vu la vedette de son film, la prodigieuse Rachel Mwanza, couronnée du prix d’interprétation féminine.

Mardi, sur la liste des finalistes aux nouveaux prix Écrans canadiens (fusion des prix Gemini et Génie), figuraient bon nombre de films québécois. Ainsi, dans la catégorie du meilleur film, sur les six films sélectionnés, quatre sont québécois: L’affaire Dumont de Podz, Inch’Allah d’Anaïs Barbeau-Lavalette, Laurence Anyways de Xavier Dolan et Rebelle de Kim Nguyen. Oubliez Camion de Rafaël Ouellet, le film n’a pas été soumis.

Sur les cinq cinéastes concourant pour le prix de la meilleure réalisation, se trouvent Xavier Dolan, Kim Nguyen et Bernard Émond (Tout ce que tu possèdes). Chez les documentaristes, figurent dans la course Hugo Latulippe (Alphée des étoiles) et Brigitte Poupart (Over My Dead Body). Côté court métrage dramatique, se distinguent Chef de meute de Chloé Robichaud, Le futur proche de Sophie Goyette et Première neige de Michaël Lalancette, tandis qu’on retrouve du côté des courts métrages d’animation Bydlo de Patrick Bouchard, Demoni de Theodore Ushev et Paula de Dominic Étienne Simard. On pourrait presque parler d’un raz-de-marée québécois pour cette première édition des Écrans canadiens.

Du 17 au 27 janvier, on surveillera de près l’accueil que réserveront les festivaliers de Sundance au cinquième court métrage de Sophie Goyette, Le futur proche, et au cinquième long métrage de François Delisle, Le météore (tout juste sélectionné dans la section Forum à Berlin), où l’on retrouve François Papineau, Andrée Lachapelle et Dominique Leduc. L’an dernier, Monsieur Lazhar de Philippe Falardeau y avait reçu un chaleureux accueil.

Peu avant d’écrire ces lignes, j’étais en tête-à-tête avec la réalisatrice Nathalie Saint-Pierre, dont le deuxième long métrage, Catimini, prendra l’affiche le 25 janvier. «Il sera programmé dans dix salles, dont deux salles Guzzo, a-t-elle lancé à la fin de l’entrevue. Pas mal pour un film indépendant, non?» «You go, girl!» lui ai-je répondu avec l’envie de lui faire un high five. Me croyez-vous quand je vous dis que 2013 s’annonce plutôt bien? Enfin, j’espère seulement que le public sera au rendez-vous.

Coup de cœur: Parlant de Denis Côté… Le Centre Phi a offert une carte blanche au réalisateur. Ainsi seront projetés My Joy de Sergei Loznitsa (18 janvier), Tchoupitoulas de Bill Ross (21 janvier), Abendland de Nikolaus Geyrhalter (23 janvier) et Le plein pays d’Antoine Boutet (30 janvier). Par ailleurs, le 21 janvier, dans le cadre du TIFF: Canada’s Top Ten, le Centre Phi présentera gratuitement le court métrage Henry de Yan England et Rebelle de Kim Nguyen. Renseignements: phi-centre.com.

Haut-le-cœur: Depuis quelques années, pour des raisons professionnelles, je me retrouve à Paris lors du gala des Golden Globes. Le décalage ne jouant pas en ma faveur, je préfère aller au lit et lire les résultats le lendemain en ligne, sans oublier de savourer les meilleures blagues de Ricky Gervais sur YouTube. Dimanche dernier, bien confortablement assise dans mon salon, je m’étais promis de regarder cela religieusement. Hormis l’hilarant numéro d’ouverture d’Amy Poehler et Tina Fey et le long discours de remerciement de Jodie Foster pour son prix Cecil B. DeMille, je ne garde aucun souvenir de la soirée. Ah oui, j’ai cru voir le gars de Gigli repartir avec deux statuettes. Bah, j’ai dû rêver. Sur ce, je file à Paris d’où je vous redonnerai des nouvelles.

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