Quel privilège pour moi de me retrouver dans un espace d'expression aussi totalement libre que le journal <i>Voir</i>. Vous me connaissez pour ma franchise et, j'espère aussi, pour ma rigueur. Je n'ai jamais cru que les deux devaient s'exclure. Au contraire. Je crois qu'elles se complètent à merveille.<p>Comment remercier Pierre Paquet et Christophe Bergeron pour leur immense confiance, leur gentillesse – oui, ça compte encore de nos jours – et la carte blanche qu'ils m'ont remise pour cette chronique. <p>J'ai débuté ma carrière de chroniqueure au <i>Devoir</i> en 1995. Mes lecteurs, me disent-ils encore, en gardent de bons souvenirs. Je la poursuis avec plaisir à <i>The Gazette</i> où ma liberté de parole est absolue.<p>Aujourd'hui, cette entrée à <i>Voir</i>, c'est comme la bouteille de champagne que j'ouvre en récompense! J'y parlerai de politique, bien sûr. Mais je pourrai aussi, enfin, m'aventurer ailleurs, avec vous, dans tout ce qui fait que nous sommes ce que nous sommes. Chanceuse, la fille.<p>Surtout, merci à vous, lecteurs de <i>Voir</i>, de vivre ce nouveau changement. Je pense qu'on va avoir beaucoup de fun ensemble…<p>* * *<p>Regardez bien votre bulletin de vote le 26 mars parce qu'il va y manquer un nom très important – celui de Stephen Harper. En fait, jamais un premier ministre canadien n'aura autant contrôlé l'agenda politique du Québec.<p>L'ADN de Harper est partout. Le "fédéralisme d'ouverture", la voix du Québec à l'UNESCO et la motion sur la nation québécoise, c'est lui. Les deux gros milliards de dollars que le Québec pourrait recevoir lors du budget fédéral du 19 mars, l'argent pour le Plan Vert de Charest, c'est encore lui. <p>La campagne, c'est une salle d'attente pour le budget d'un autre gouvernement! En attendant, Jean Charest s'est mis sur le pilote automatique. André Boisclair dit qu'il ajustera son cadre financier en conséquence. Mario Dumont l'attend pour pouvoir dévoiler le sien. Harper, c'est le Banquier. Le vrai. <p>Bref, Charest n'est pas le seul à "accrocher sa charrette à l'arrière de Stephen Harper", pour reprendre l'image de Dumont. Avertissement: de voir les trois chefs se mettre ainsi à la remorque d'un autre premier ministre risque de finir par déconsidérer les leaders québécois aux yeux des électeurs.<p>Boisclair dénonce l'ingérence d'Ottawa dans la campagne, c'est vrai, mais il se trompe de cible. Il s'arrête à la question des transferts fédéraux après un Oui au référendum. Y en aurait-il ou pas? Un faux débat. Plutôt, un débat de campagne référendaire, pas d'élection.<p>C'est le principe même d'un budget fédéral déposé à une semaine du vote, et taillé sur mesure pour le gouvernement sortant, qui constitue la véritable ingérence. C'EST GROS COMME UN ÉLÉPHANT DANS UN MAGASIN DE PORCELAINE. Qui explique cela aux électeurs? Les trois chefs semblent trop occupés à saliver devant la manne promise et à se chicaner sur qui saurait mieux la dépenser. C'est le syndrome Séraphin Poudrier: qui oserait dénoncer du bel argent de même, viande à chien?<p>Pendant ce temps, Boisclair accuse Charest de ne pas avoir de position constitutionnelle. Ah, non? Pourtant, il en a une. C'est celle que Harper lui a donnée. Si Charest avait été face aux libéraux fédéraux, vous croyez que le Québec serait à l'UNESCO ou qu'il pourrait marteler que la nation québécoise est reconnue?<p>Savez-vous où Harper a pris sa position constitutionnelle? Dans la besace du PQ et du Bloc, qui s'époumonent depuis des lunes sur l'UNESCO, la nation et le déséquilibre fiscal. <p>Et qu'est-ce qu'il a fait, Harper, pour neutraliser tout ce beau monde? Vlan, dans les dents, il a piqué l'agenda du PQ pour le refiler à Charest. Ne reste plus au Parti québécois que la souveraineté. Une belle ironie. Lucien Bouchard était si populaire qu'il pouvait l'enterrer sous ses conditions gagnantes. Boisclair l'est si peu qu'il l'appelle au secours comme bouée de sauvetage.<p>Un sauvetage possible, mais risqué. De moins en moins d'électeurs, péquistes ou non, croient que le chef du PQ a ce qu'il faut pour la faire. Ça s'appelle un déficit de crédibilité.<p>Mais beaucoup dans le camp souverainiste ont beau ne pas aimer Boisclair, l'odeur d'un désastre possible provoquera quelques appels à l'unité. La FTQ est censée le faire. D'autres suivront. Le temps dira si ce sera trop peu, trop tard. <p>Car leur adversaire, leur vrai, Harper, est costaud. C'est un Terminator politique. Il veut léguer à l'histoire la déconfiture du PQ, la montée de son siamois adéquiste, le tout couronné plus tard d'une gifle au Bloc et du renvoi de Stéphane Dion à sa classe d'université. Rien de moins.<p>Vous me direz que le Terminator aurait eu la partie moins facile si le chef péquiste s'était montré capable de canaliser l'insatisfaction envers Charest? C'est vrai. Vous me direz aussi que la campagne est jeune et que tout peut arriver. Vous avez encore raison. <p>Mais quoi qu'il arrive le 26 mars, dites-vous bien que le Terminator n'est pas près de s'arrêter.<p>

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  • 1 mars 2007 · 12h18 Benoît Giguère

    Vous avez vu juste, Mme Legault.
    Maintenant, le Terminator est là et ne s’en ira pas.
    Tant pis ! Car dans le fond il me plaît bien Harper. Et Stéphane Dion est un vrai danger, c’est le retour en arrière au fédéralisme centralisé. Je ne veux pas de ce méprisant personnage sans leadership ni instinct comme premier ministre. S’il n’a même pas été capable de stopper Justin Trudeau, comment pourra-t-il stopper Stephen Harper ?

  • 1 mars 2007 · 12h36 Sandra Lebel Morneau

    Je prends ici une petite minute, non pas pour vous jaser politique ( car de toute manière mon choix est déjà fait ) mais pour souligner la décadence d’une campagne politique.
    Je comprends que les gens doivent avoir accès a l’information. Qu’ils doivent être renseignés sur ce que propose chacun des parties politique, s’ils veulent pouvoir faire un choix éclairé. Mais dites-moi en quoi une avalanche de publicité, avec en gros plan le visage du participant, informe-t-elle le public ? Ces pancartes sont un hymne vibrant à la pollution, tant visuelle qu’environnementale. Beau paradoxe venant de gens qui prétendent avoir a coeur la santé de notre belle planète.
    Autre contradiction flagrante : l’argent investi dans ces pubs. Le Gouvernement coupe sans arrêt dans les ressources essentielles et néglige beaucoup d’autres spères importantes. nous répète toujours la même chose les justifier : manque d’argent. C’est drôle mais le Gouvernement n’en manque jamais lorsque arrive le moment d’une élection.
    Sherbrooke et ses environs sont littéralement placardés de gigantesques pancartes louant les Libéraux. Elles ont apparu comme ça, un beau matin, et elles tronent en maître. Il a bien dû s’écouler une semaine avant que les autres partis commencent a occuper timidement l’espace restant. Ainsi, a chaque fois que je passe a Sherbrooke, j’ai le loisir de croiser a tous les coins de rue l’odieux sourire hypocrite de Jean Charest. J’ai l’impression qu’à chaque fois il me nargue en disant « Nanananère, t’as pas voté pour moi mais t’as dû m’endurer pareil ! » et qu’il semble tout a fait indifférent à dépenser mon argent pour payer ses foutues gigantesques pancartes.
    Honte a tous les Partis et a nous aussi, de permettre un tel gaspillage de fonds et cette aberration écologique.

  • 1 mars 2007 · 12h49 François Ethier

    C’est vrai que beaucoup d’argent promis dans la campagne est la propriété du fédéral mais je ne crois pas que c’est un facteur. On a bien entendu les promesses de Charest il y a 4 ans. La chose la plus facile en politique, c’est la promesse. La chose la plus dure à réalisé, vous avez compris le principe, la promesse. Je n’ai jamais eu confiance en Charest et il ne faut absolument pas qu’il soit ré-élu.

    Vous allez me dire ah! non pas Boisclair. Ce cher André est en train de faire chuter le Parti Québécois comme jamais dans l’histoire. Le dernier sondage à Québec donnait l’appui à 45% pour la souveraineté, 25% au PQ et seulement 15% était en faveur du chef Boisclair. Est-ce qu’on a une petite idée que la raison ne se nomme pas Stephen Harper à Ottawa? Non!!! Boisclair n’est tout simplement pas un leader.

    Il reste l’Action Démocratique du Québec (ADQ) et son chef très populaire Mario Dumont. Je pense que c’est le seul des 3 chefs du Québec qui peut avoir une bonne relation avec le premier Ministre du Canada. Mario débute sa campagne en lion et faut qu’il garde le cap. C’est notre planche de salut pour l’élection 2007. Le vrai changement, c’est lui.

    Je suis pour l’indépendance du Québec mais pas à n’importe quel prix. Un chef comme Boisclair à la tête d’un nouveau pays, non merci. La prochain référendum sera le dernier et il faut donc ne pas manquer notre coup. Je dis à tout ceux qui sont en faveur de la souveraineté, votez ADQ. Ils redresseront le système de santé et ils donneront la chance à plusieurs mères de rester à la maison avec leur nouveau-né. Ensuite, dans 4 ans, on sera peut-être plus en mesure d’élire le PQ et leur nouveau chef pour tenter notre chance une dernière fois.

    Laissons Harper à Ottawa et consacrons nos énergies au Québec.

  • 1 mars 2007 · 12h51 Martin Rochon

    C’est certain que Harper est très opportuniste et c’est ce qui fait qu’il est Premier ministre en ce moment. C’est un fin stratège. Il excelle avec les mots malgré le fait qu’il a toujours les deux pieds dans la bouche. Après le règne de Jean Chrétien, c’est facile de bien paraitre. Harper est probablement celui qui fait que le mouvement souverainiste prend du recul parce qu’il incarne le changement vis à vis le Québec et il a un petit chien qui fait tout ce qu’il veut à Québec, soit Jean Charest. Les deux ont le même but, soit garder le Québec dans le Canada. Charest est jaloux de Harper et c’est pourquoi il n’ose pas trop lever le ton contre lui. Il aimerait bien être assis à la place d’Harper mais il n’avait pas assez de chien pour diriger un gouvernement fédéral. C’est trsite, mais en ce moment, c’est Harper qui controle le Québec et c’est ce qui fait que le partie de droite du Québec, l’ADQ, est aussi opportuniste que le PCC. Boisclair n’est pas prêt à jouer dans la cour des grands parce qu’il n’est pas assez confiant devant la caméra. C’est toujours des remises en question et c’est trsite parce que c’est un homme vraiment intelligent qui pourrait changer les choses au Québec. Je lui laisse sa chance en espérant qu’il perfome au maximum pendant la campagne… on peut dire que jusqu’à maintenant il a parti la voiture, maintenant il faut qu’il passe la première vitesse qui est toujours la plus dure à passer!

    Le Québec est toujours autant indécis qu’il y a 35 ans et c’est ça le problème. On veut que ça change mais on veut pas vraiment de changements. C’est ça qui fait que nous prenons du retard sur toutes les provinces du Canada. C’est vraiment décevant de voir le peuple québécois se laisser aller comme ça et de voir le monde évoluer sans son influence. Le jour ou les gouvernements vont continuer les bons projets des gouvernements précédents, le Québec va se remettre sur la mappe et va vraiment faire partie du monde! Bonne campagne électorale.

  • 1 mars 2007 · 12h53 Jean Royer

    Bravo à l’équipe de VOIR d’avoir choisi Mme Josée Legault pour la chronique d’ouverture. Elle est notre meilleure analyste politique et une journaliste qui a de la mémoire, de la finesse, de la culture et du brio. Pour moi, c’est notre meilleure!

    Je ne lisais plus VOIR depuis deux ans, dégoûté des arguments de consommation à l’endroit de la culture. La plupart des journalistes culturels de l’ensemble des médias ne font que paraphraser ou contrecarrer les dossiers de presse fournis par les relationnistes. Seuls les journalistes du DEVOIR restent personnels.

    Bref, je ne lis plus VOIR. Mais je lirai la chronique d’ouverture de Josée Legault avec plaisir. Cela m’incitera probablement à recommencer de lire vos articles sur les livres, car cette section est bien investie par deux poètes.
    Merci pour nous proposer Josée Legault.
    Jean Royer, écrivain

  • 1 mars 2007 · 12h56 Francine Joly

    Je trouve que ce qui manque, c’est l’exposor de deux autres parties en liste : le Parti Vert et le Parti Québec Solitaire, dont fait partie Françoise David, l’ancienne présidente de la Fédération des femmes du Québec. Pourquoi on n’en entend pas davantage parler? Pourquoi il n’y a pas de journalistes assignés à ces parties? Avez-vous regardé Tout le monde en parle dimanche dernier? Lorsque le docteur Amir Khadir de Québec Solidaire parlait, tout le monde l’écoutait religieusement, même Christine St-Pierre du partie libéral. Elle a dû se faire taper sur les doigts de n’avoir rien tenté pour reprendre le contrôle de la discussion. Elle se contentait de sourire. Au début, ça allait. Ça lui donnait un air fort sympathique, mais je pense que cela a ses limites. Et Bernard Drainville du parti québécois de vouloir fusionner avec le Parti Québec Solidaire. Jamais ce dernier n’acceptera. Je pense qu’il s’agirait simplement de faire davantage connaître ce parti pour qu’il avance rapidement dans les intentions de votes des québécois. Le parti québécois avec toutes ses guéguerres intestinales aurait probablement intérêt à se faire petit pour laisser la place au Parti Solidaire. Je pense que ce dernier aurait davantage de chance de nous mener à l’indépendance parce que justement c’est un parti solidaire qui n’est pas diviser comme l’est devenu malheureusement le Parti Québécois.

  • 1 mars 2007 · 13h01 Jean Turcotte

    Tous les jeudis matins que les semaines amènent, je me faisais un (de)Voir d’être tôt sur le site de voir.ca pour m’en prendre à monsieur Martineau que je trouvais réactionnaire, peu rigoureux et surtout tellement superficiel. Il a quitté. Est arrivé François Parenteau, l’impertinent. Maintenant, quel cadeau, vous voici. Mon premier commentaire sera que Voir gagne sur plusieurs points: la qualité de la langue écrite que vous maîtrisez fort bien agréablement; la rigueur du jugement que vous portez sur les événements politiques et sociaux; la finesse des pointes que vous savez si bien lancer avec une élégance que j’admire; et finalement, pour la véracité de vos conclusions qui s’étalent devant le lecteur avec la limpidité d’un discours fort bien articulé.

    Mes jeudis matins regagnent en qualité.

    Dans votre première voix publique, vous touchez le point central de cette jeune campagne électorale: la présence obscure de Stephen Harper. Cet homme s’avère un politicien fort habile, maître dans l’art de déposer ici et là comme des mines antipersonnel, des pièges que ses adversaires doivent scrupuleusement mesurer la profondeur et l’étendue de leur contenu avant de réagir. Autant son discours de Québec lors de la dernière campagne électorale fédérale mit KO le Bloc Québécois, autant les jalons qu’il a posés et que vous énumérez fort correctement, sont des oeuvres dignes de Machiavel. Le Québec est désormais une nation: le débat fut court au Québec, absent ailleurs au Canada. Le Québec sera à l’UNESCO: ça ne défrise pas grand monde ici comme dans le ROC. Le déséquilibre fiscal que son prochain budget doit régler: un formidable croc-en-jambe à tout ce qui n’est pas pro-fédéraliste nouvellement surnommé asymétrique. Ce Harper se fait les dents en vue de la prochaine campagne fédérale et je me permets de croire que c’est là que les vrais enjeux sortiront du sac…

    Bienvenue madame Legault, merci d’avoir accepté l’offre de VOIR et je vous dis à jeudi prochain!

  • 1 mars 2007 · 13h12 Sylvain Pichette

    Tout dépendant dans quel camp on se trouve (fédéraliste ou souverainiste), on sera d’accord ou non avec votre opinion quant à l’ingérence de Stephen Harper dans la campagne électorale du Québec. Si on est souverainiste, on s’aperçoit que le budget Harper risque d’être un coup de main au Parti Libéral du Québec, quitte à se mettre l’Ouest canadien à dos. Si on est fédéraliste, on dit que les souverainistes sont paranoïaques et qu’ils voient le mal partout.

    Jean Charest a-t-il oublié que le gouvernement conservateur est minoritaire? Qu’il est possible qu’il soit défait après la présentation du budget? Que les élections fédérales qui s’ensuivraient pourrait amener un autre parti au pouvoir? Et si ce nouveau gouvernement décidait de modifier le budget qui aurait été trop généreux envers le Québec au détriment des autres provinces?

    Ou peut-être Stephen Harper a-t-il laissé croire à son homologue québécois qu’il serait généreux à son égard. S’il ne l’était pas assez, cela pourrait nuire à la campagne du PLQ. En annonçant que le budget serait présenté une semaine avant l’élection, en laissant croire à la population québécoise qu’il serait généreux envers le Québec, il peut changer d’idée, prenant la chance que l’avance du PLQ ne diminuera pas, surtout pas en faveur du PQ (ou peut-être de l’ADQ).

    Stephen Harper réussira peut-être à ménager la chèvre et le chou jusqu’à une certaine limite. Et sera peut-être le seul gagnant de la campagne électorale québécoise. Même si son nom n’apparaît pas sur les bulletins de votes.

  • 1 mars 2007 · 15h52 Jean-Guy Thibault

    Mme Josée Legault, bienvenue sur la tribune de «VOIR».

    L’alternative à la dépendance, c’est l’indépendance. Il n’y a pas autre voie!
    La question et la réponse c’est cela! Toutes les nations ont leur pays, n’est-ce pas ?
    Le rapatriement de tous les pouvoirs d’un peuple normal, afin de discuter d’égal à égal
    avec tous nos voisins et en particulier avec nos amis «Canadians».
    C’est simple, certains diront simpliste, mais, beaucoup moins qu’actuellement avec les
    deux niveaux de taxation et le fastidieux faux partage des responsabilités.
    Ne pas oublier le senpiternel déséquilibre fiscal!
    Soixante-quinze députés et une centaine de sénateurs de moins pour brouiller les cartes du pouvoir. (Terminés les petits déjeuners de la Lieutenant-Gouverneure à 569,00 dollars)
    Quelques 45 000 000 000 $ de plus à être administrés par et pour nous-même selon nos priorités.
    Il est archi-ridicule de constater que les 3 principaux partis attendent le dépôt du budget
    fédéral une semaine avant l’élection pour se prononcer sur certaines actions à venir.
    Madame Legault,vous me rappelez «MONSIEUR PARIZEAU» avant, pendant et après!!!

  • 1 mars 2007 · 15h53 Frédéric Sauvageau

    Je suis bien content à l’effet que Josée Legault ait une place dans le Journal Voir, elle parlera de politique et ce sera très intéressant !
    Et maintenat un mot sur les élections qui se tiendront en 2007 au niveau provincial. Ces élections seront en fait un concours de séduction qui visera à faire oublier les nombreuses erreurs commises par les différents partis. Ces élections seront plus que jamais le moment pour les trois chefs des partis importants de charmer car pour la première fois depuis longtemps, n’importe qui pourrait gagné et pourrait même devoir à affronter un gouvernement minoritaire. Celui qui selon moi à la mieux commencer sa campagne électorale (ca fait déjà près de deux mois qu’il est en mission) est Mario Dumont. Il n’a rien dit de concrèt pour l’instant, que de belles promesses mais au moins il a su attirer l’attention sur lui et ainsi faire en sorte que son parti, l’Action démocartique du Québec soit écouté et plus en vue. Jean Charest qui adore les campagnes électorales a repris de l’amplond car il y a à peine un an, il était en piètre condiation. Tous les sondages le plaçaient bon dernier. Charest est rusé et que l’on l’aime ou non il faut avouer qu’il a le talent de faire oublier ses erreurs du passé au bon moment et de mettre ses adversaires dans l’eau chaude. Parlez-en à André Boisclair le nouveau chef du Parti Québécois qui après avoir été le favoris des sondages est devenu la cible préférée des médias ces derniers-mois. Je n’ai toujours pas choisi dans quel case j’appliquerai mon X le 26 mars prochain mais peut-être que le Parti Vert ou le Québec Solidaire sera une alternative. Sinon le débât et la campagne électorale m’aideront surement. Pour le moment, je n’ai aucune confiance en André Boisclair et son parti sur le déclin, je trouve que Mario Dumont n’a pas l’étoffe d’un premier-ministre et que l’ADQ n’est toujours pas prête. Finalement, je crois que le PLQ sera encore une fois à la barre du gouvernement pour une période de 4 ans !

  • 1 mars 2007 · 15h54 Marc Routhier

    Harper est un fin stratège. Il a compris que, pour rester au pouvoir, il doit gagner des sièges au Québec. Les libéraux y sont les mal-aimés et ce n »est pas avec Stéphane Dion qu’ils vont remonter la pente. Le Québec était la chasse-gardée du Bloc, mais en faisant quelques concessions aux québécois, Harper attire les votes de son bord.
    Au Québec, le problème se pose autrement. On voudrait bien se débarrasser de Patof Charest, mais pour le remplacer par qui? Boisclair a perdu l’estime même des Péquistes. La popularité dont il jouissait après son élection à la tête du PQ s’est dissoute à la suite de ses bourdes, qu’il n’a pas su assumer. Tant pis pour lui! Mario? Il semble jouir présentement d’une popularité qui nous rappelle trop celle qu’il avait connu lors du déclenchement des dernière élections. Il n’a ni l’équipe ni la notoriété pour en tirer parti. Se retrouvera-t-il dans la chaise de l’opposition officielle? Pas sûr! Les tiers partis? Québec solidaire viendra probablement enlever quelques votes au PQ, sans plus. Le parti vert passera encore une fois inaperçu. Reste finalement le blocpot. Pourquoi pas?

  • 1 mars 2007 · 16h00 Denyse Fortin

    Je ne vous ai pas lu souvent Madame Legault mais je vous ai entendu sur certaine tribune radiophonique et je suis très heureuse de vous « Voir » arriver dans ce journal que je lis assidûment à chaque semaine. Je suis certaine que vos propos seront toujours empreints de justesse et de limpidité. De plus je constate en lisant votre première chronique que vous n’êtes pas dépourvu d’humour, ce qui n’est pas pour déplaire aux lecteurs du journal Voir.
    Ouvrez le champagne et célébrez car je crois que vous vous plairez ici et que vous nous plairez par la même occasion.

    Soyez la bienvenue…

  • 1 mars 2007 · 16h11 Patrick Lainesse

    Harper a beau être coriace, il ne sera pas là pour rester longtemps, le pauvre. Le plus cocasse de l’affaire, c’est qu’il a usé d’une stratégie politique très semblable à celle de Jean Charest: « brasser la m… » dès le début de son mandat, remaniement ministériel des « sacrifiés à la tâche », et sourire/saupoudrage de l’argent ainsi obtenu. Ce n’est pas l’efficacité qui est le principal souci de ces politiciens, mais d’abord et avant tout l’art de faire passer la pilule. Et malheureusement pour nous, ça donne de bons résultats, donc on risque de le revoir.

    Je trouve que le gros problème de notre forme de démocratie (et chaque parti qui n’est pas au pouvoir l’aborde régulièrement au moment des campagnes), c’est le système de distribution du pouvoir aux élus. Les gens ont beau voter pour tel ou tel député, même s’il est élu, sa voix n’aura pas d’importance si ce n’est pas son parti qui est au pouvoir. C’est « Winner takes all ». Tu parles d’une démocratie… Avec une situation comme celle du fédéral en ce moment, c’est possible de voir un gouvernement faire la pluie et le beau temps à l’encontre du désir de la population. Il est minoritaire, tous les partis et une bonne tranche de l’électorat désapprouve entièrement certaines de ses actions, mais rien ne se passe -chaque parti n’est pas prêt à se lancer dans des élections. La perfomance du parti est plus chère aux yeux des politiciens que le bien-être de la population. Et même une baisse de la popularité sur le niveau internationnal n’est pas venue changer cette situation: les élections enlèvent du courage aux politiciens, trop obsedés par leur parti. C’est grave.

    On a des gouvernements qui décident en fonction de leur parti d’abord, et pour leurs électeurs ensuite.

    Ne serait-ce que pour étourdir les stratèges qui deviennent trop à l’aise avec le système actuel, il faudrait faire un gros changement. Il faut se débarasser au plus vite de ces effets atroces de la partisanerie, noyau de la politique de bas niveau.

  • 1 mars 2007 · 16h15 Andrée Proulx

    Quelle belle initiative ! Félicitations à Voir pour son flair. Merci d’offrir cette tribune à la plus groundée des commentatrices de la scène politique.

    Avec vous, Josée Legault, on risque d’avoir l’heure juste. Vous parlez pour être comprise. Votre défaite à l’investiture du PQ dans Mercier à l’élection de 1998 par Robert Perreault ne pourrait s’expliquer autrement. Je me doute que vos positions claires et votre analyse pointue des événements n’ont pas enchanté les encenseurs de personnalité. Si on ne vous avait pas remercié de vos services comme conseillère de Bernard Landry, le parti ne connaîtrait sans doute pas non plus le désastre actuel. Le présent chef, lui aussi, aurait également avantage à être mieux conseillé. Il ne s’égosillerait pas tant à modifier son vocabulaire et attaquerait de front le bilan de son adversaire libéral, porte-flambeau de Stephen Harper.

    Bienvenue dans notre cyberespace.

  • 1 mars 2007 · 16h19 Jean-Claude Bourbonnais

    Harper n’est pas le terminator du Québec,
    mais peut-être celui du Canada imposé dont rêve Dion,ce clône articulé de Chrétien.
    Et Boisclair n’est pas non plus son faire valoir,mais possiblement
    son allié le plus précieux,dans ce démantellement.
    La campagne électorale est encore jeune au Québec,
    et déjà mon enthousiasme envers Boisclair se transforme en estime,en respect.
    Nous sommes peut-être en train de voir se lever un nouveau chef d’État,
    au Québec,comme cela se fait souvent, dans le chaos et la tourmente.
    Il est clair pour quiconque est capable de prendre des distances,que Boisclair
    traîne le P.Q. comme un boulet.
    Le problème de Boisclair,ce n’est ni son inexpérience(il est en politique depuis 15 ans),
    ni son immaturité(une cabale montée de toutes pièces par l’élite politico-culturelle du
    Plateau)c’est le nationalisme crépusculaire qui fige encore le P.Q. dans ses vieilles
    ornières(repli et vengeance contre le Canada).
    Boisclair me ramène à Lévesque,automatiquement.
    Les deux se ressemblent,et se complètent,au-delà et avec leurs différences.
    Le père de Boisclair est un militaire.
    Lévesque,correspondant de guerre,entra dans les camps nazis avec l’armée américaine.
    J’ai de la misère à imaginer Lévesque contre la présence canadienne en Afghanistan,et
    je ne vois pas comment Boisclair,en appuyant Harper et les soldats québécois,dans cette mission,serait fautif,puisque cela lui permettrait à la fois de faire front commun avec Harper contre l’Ontario pacifiste et centralisatrice tout en ouvrant des perspectives d’alliance politique et économique avec l’Ouest canadien(le fer de lance du Canada réformé)et les Américains,le peuple dont nous sommes le plus proche.
    Boisclair ne déserte pas dans la tourmente,en vrai soldat,se tient debout et reste franc
    Sa franchise sur le foulard au soccer,qui n’a rien à voir avec l’opinion électoraliste de Charest,est éloquente.
    Boisclair en terminator du P.Q.?
    Et en sauveur du Québec avec un autre parti?
    On verra.

  • 2 mars 2007 · 10h18 Paul Proulx

    Madame Legault, j’ai adoré votre chronique. Quand vous affirmez que Harper est un costaud, j’adhère à votre assertion. De tous les politiciens, c’est le plus articulé de tous. Il sait où il va, et, surtout, il sait comment y aller, quitte à corriger le tir s’il sent que la cible s’est déplacée, comme ce fut le cas avec la conférence sur l’environnement en Afrique. On change de ministre, et le cavalier est de nouveau en selle. C’est un Terminator, comme vous dites. Le danger, c’est de ne pas voir venir ses coups. On endort le Québec avec la reconnaissance de la nation québécoise, proclamation à laquelle s’est toujours opposé Trudeau. Ce dernier voyait, à l’image de l’élite anglophone, un Canada uniforme dans sa diversité. Harper a changé la donne adroitement en laissant l’impression que toutes les parties du Canada seraient bien servis sous son autorité à l’exception de la Saskatchewan. Ne créons pas de remous, apaisons le courroux, nous serons élus haut la main, doit-il se dire dans son for intérieur. Il a la prestance d’un vrai chef. À l’exception de son intonation atone, il parle un français impeccable, dont l’a félicité d’ailleurs Chirac. Il a laissé une forte impression lors de son passage en Europe. Au Canada et aux États-Unis, on ne vote pas pour des idées, mais pour une image. C’est malheureux, mais c’est comme ça. Harper est plus facile à vendre que le belliqueux et grimaceux Stéphane Dion, toujours sous l’emprise de la trudeaumanie. Le charme pour niveler les aspirations et l’audace de Jean Drapeau pour lancer des grands projets, qui, pour Trudeau, ont avorté plus souvent qu’autrement à l’instar de l’aéroport de Mirabel. Et c’est encore Harper qui a tiré l’épine du pied du fédéral en rétrocédant toutes les terres dernièrement. Il est fort cet intellectuel né en Ontario, mais sa sérénité fait partie de l’art de convaincre. Son principal vis-à-vis ne fait pas le poids. Et les autres chefs servent de couverture à la démocratie.

  • 2 mars 2007 · 10h23 Benoit de Brienne

    Mme Legault me semble être une femme de tête, de front et de coeur. Elle a un fort bagage d’expérience avec elle et tout un savoir. Merci d’être passée dans le clan du journal culturel « Voir. »

  • 2 mars 2007 · 10h26 Johanne Brodeur

    Effectivement, le terminator, comme vous l’avez si bien représenté, ne lâchera pas prise sur le Québec, son tour de scrutin oblige. Ceci fait partie de sa propre campagne électorale, de la pure stratégie. J ‘ai bien hâte de voir quel magot il réserve aux québécois ainsi que les répercutions que cela aura sur les sondages au lendemain du budget fédéral. Ça va être très intéressant. Pour ma part j’attends que tous ces jeux soit faits pour faire mon choix.

    Je parle d’ex-terminator car il me semble être bien parti pour exterminer certains juges qu’il estime être trop cléments envers l’univers du crime. A mon avis ce n’est pas des juges plus sévères que ça prend mais des lois plus sévères ce qui me fait dire que sur ce point il fait fausse route. Chose certaine quelque soit sa route je suis d’accord avec vous pour dire qu’il n’est pas «  Prêt de s’arrêter « .

    Mais nous pouvons nous consoler car vous serez là pour nous apporter de la lumière dans ces temps obscurs ou des choix judicieux restent à faire. C’est une chance pour nous, soyez donc la bienvenue. J’ai l’habitude de vous écouter à la télévision mais ici se sera plus constant. Une bien bonne affaire pour nous et pour le journal Voir.

  • 2 mars 2007 · 10h30 Nathalie Harvey

    Vous avez écouté Dallas dans votre jeunesse ? Moi oui. Et Harper, c’est notre J.R. canadien. En contrôle de tout, prêt à n’importe quoi pour être maître de la situation. Même à crucifier ses frères. Je lui trouve même une certaine ressemblance physique ! Moi, les regards fuyants, je n’aime pas beaucoup !

  • 2 mars 2007 · 10h31 Lise Bourassa

    Tout d’abord, je vous souhaite la bienvenue, Madame Legault, parmi nous! Je crois, que vous adorez, la diversité des opinions, de ce site. Maintenant, à vous de jugez.

    Effectivement, il plane au-dessus de nos têtes, le spectre de Stephen Harper. Un ectoplasme, ne fait pas grand-chose, que de faire peur, et encore là? Ce n’est pas, parce que l’on perd une simple bataille, que cela signifie que la guerre est terminée! Bien au contraire! Parfois, il faut laisser gagner du terrain à l’ennemi, afin qu’il puisse mieux s’enliser, en plein milieu de ses propres sables mouvants. Stratégie militaire bien connue. Plus, on dénigre, plus on dévoile… Plus se fait la roue tel un paon, plus les plumes tombent! Et si l’Empire contre-attaque? Juste au bon moment. Imaginez, «Le Terminator» sur le dos? Les Québécois, ont largement dépassé, les campagnes de vieilles promesses, non tenues. D’ailleurs, il y a un bon bout de temps, que le peuple se fie à sa mémoire, à son intellect, et son COEUR. Alors, laissez aller les jeunes coqs, et les vieux loups… On connaît tellement leurs astuces, que l’on pourrait hurler, à leur place! Somme toute, on ne rendra jamais les armes, avant l’ultime date du 26 mars. D’ici là, «Terminator» risque d’être en pièce détachée!

  • 2 mars 2007 · 12h43 Serge Lefrançois

    Le pouvoir fédéral sur le Québec, avec son argent dans les coffres prêts à s’ouvrir, ne changera pas la mentalité politique des électeurs. On sait très bien qu’à Ottawa, le Parti libéral offrirait un chien pour le représenter devant les électeurs et, il l’emporterait. Mais ici, on a déjà vu des balayages comme en 1976 et ce vent de changement pourrait souffler à nouveau. Comme l’ADQ avait eu à un certain moment, une forte remontée parmi la population suivi d’un déclin, on sent très bien que l’âme des Québécois peut être à la vague.

    Le charisme de René Lévesque avait su conquérir bien des coeurs et bien des têtes. Les chefs actuels ne semblent pas toucher personne, donc les élans vont vers le plancher et l’argent. Les promesses électorales de baisser les impôts ou autres offres alléchantes miroitent encore, mais on commece à connaître le tabac avant une élection.

    La force de Harper ne m’impressionne guère. Ses positions de droite et ses allégeances au pouvoir étasunien ne font que me désenchanter. Il reste que la démocratie d’un jour existe encore et qu’il faudra bien se prononcer et tenter sa chance de gagner un meilleur règne, avec plus de vigueur et d’espérance de vie. Donc, bonne chance aux coureurs, en espérant que la mise sera bonne.

    Bonne chance aussi à la nouvelle venue, qui semble très bien s’intégrer aux orientations de la publication et aux courants politiques, qui méritent d’être analysés et décortiqués pour le plus grand bien de tous.

  • 2 mars 2007 · 12h46 Valérie Augier

    C’est aussi tout un privilège de vous souhaiter la bienvenue dans cet espace d’expression que j’aime tant. En plus, j’aime les gens francs et sans détours. D’après ce que je peux lire vous ne manquez, non plus, pas d’audace en disant tout haut ce que bien de gens pensent tout bas.

  • 2 mars 2007 · 17h25 Guy St-Pierre

    Bonjour Josée et bienvenue chez Voir,

    Si je comprends les« scandales » que tu essaies de dénoncer dans ta chronique seraient les suivants :

    -Un budget fédéral avantageux pour le Québec va être annoncé pendant la campagne électorale provinciale. Vraiment scandaleux que ce que le bloc Québécois, les libéraux du Québec, l’ADQ, et le parti Québécois réclament depuis des années soit enfin (au moins en partie) « redonné » au Québec !

    « Qui oserait dénoncer du bel argent de même. »Y a rien à dénoncer, c’est notre argent qui nous revient, c’est pas des pots de vins ou des « cadeaux » illégaux.

    Qui a-t-il de si dégeulasse à ce que Mr. Harper soit en accord avec le Bloc Québécois et une grande partie de la population Québécoise pour que le Québec ai une voix à l’UNESCO et qu’il soit reconnu comme « nation »?

    M. Charest accroche sa charrette à l’arrière de Stephen Harper.certains diront plus honnêtement qu’une des bonnes choses que M. Charest a réussi à faire c’est de reprendre un dialogue constructif avec le fédéral pour les intérests du Québec.

    La cerise sur le sundae; Mr Harper à piqué l’agenda du PQ pour le refiler à Charest. Ça ne mérite même pas un commentaire.

    Je donne pour ma part mon appui au NPD au fédéral et à Québec solidaire au provincial, donc je suis très loin des idéaux politiques de Mr Harper. Je suis très déçu que la « gauche » tant Québécoise que Canadienne soit handicapée par le bloc et le PQ qui place leur obsession de séparation, avant tout avancement pour le Québec (à l’intérieur du Canada) et encore plus dramatiquement,ralentissent énormément l’émergence d’une coalition de la gauche au Canada.

    Et ce n’est certainement pas en criant au loup (ou plutôt au TERMINATOR) comme tu l’as fait dans cette chronique que tu aides les gens à comprendre pourquoi il faut « progresser » vers des politiques plus humaines et environnementales tant au Québec, au Canada que dans le monde entier.

    Sans rancune.

  • 2 mars 2007 · 17h29 Jean-François Garneau

    Tout en souhaitant la bienvenue à Mme Legault, dont j’apprécie la rigueur, j’aimerais émettre une mise en garde générale par rapport à notre système électoral et politique.

    Notre système de députation à un tour n’est pas vraiment représentatif, on le sait. Il défend surtout les votes du vainqueur, favorise le statu quo et tend à nous compliquer singulièrement l’accès à la maturité collective. Je crois qu’une bonne part de la lassitude actuelle face à la politique vient de la frustration de n’être souvent représenté qu’au tiers du vote exprimé par des gens que d’autres ont élus en étant regroupés dans certains comtés urbains ou dispersés stratégiquement dans des comtés ruraux. Mais au-delà des distorsions représentatives, c’est l’aspect polémique chronique qui a de quoi décourager tout un chacun. Un parti est au pouvoir, un autre dans l’opposition. C’est obligatoire. Comme si la société devait nécessairement se trancher en deux elle-même avant de décider où elle va. Cette tradition suicidaire, issue d’époques guerrières, n’a plus de sens aujourd’hui, alors que tout conflit, sur notre Terre rétrécie, tend à ne faire que des perdants. En s’y conformant, on ignore aussi que l’intelligence est collective, et que même nos dirigeants les plus habiles devraient accueillir les idées du plus grand nombre de citoyens possible pour prendre des décisions éclairées.

    Certains, comme M.Parenteau dans sa chronique actuelle, voient dans l’introduction d’une représentation proportionnelle une planche de salut démocratique. Malgré les nombreux obstacles qui se dressent sur cette voie, cela pourrait briser le double carcan du déséquilibre électoral chronique et de la guéguerre stérile des politiciens.

    Si l’élection actuelle désigne à Québec un gouvernement aussi minoritaire que celui qui nous enfirouâpe à Ottawa, la table serait mise pour un chambardement complet du système. Comme les enjeux planétaires nous pressent, c’est la grâce que je nous souhaite!

  • 2 mars 2007 · 17h31 Steve Boudrias

    Au lieu d’afficher des candidats qui font semblant de réfléchir sur l’avenir du Québec et de claironner un slogan ronflant et mensonger comme « Unir pour mieux réussir », le PLQ aurait dû lancer sa campagne en résumant tout le programme du parti en pastichant le fameux « Liberté, égalité, fraternité ». Ce qui aurait donné:

    Unité.

    Santé.

    Prospérité.

    Unité, comme dans « unité canadienne ». Pas « unité québécoise », car l’union des québécois, c’est encombrant. Ça sonne comme une manifestation populaire, l’union, au Québec. Alors que l’unité canadienne, c’est surprenant et payant! Comme un budget fédéral qui se transforme en aubaine électorale: votez PLQ et réélisez le PC! Bref, choisissez un Québec toujours aussi minoritaire au sein d’un Canada-Uni et obtenez en prime le premier gouvernement minoritaire de votre histoire moderne. S’unir au fédéral pour mieux réusssir à s’affaiblir au provincial. Ironiquement, l’unité libérale obtenue le sera grâce à la division du vote entre les différents partis d’oppostion!

    Santé, comme dans système de santé et santé économique. Wow! Une pierre, deux coups! La santé peut être à la fois physique et financière. En plus, dans les sondages, le désir d’être soigné et d’être prospère passent avant le désir d’être fier et bien représenté: c’est le deal total! L’opportunité frappe fort! Au parti libéral, on est riche et en santé, et non pauvre et « malade ».

    Prospérité, comme dans « c’est payant de voter libéral ». C’est dans « notre intérêt à tous », comme le disait si bien une publicité d’Éparge Placement Québec. Laissez tomber la reconnaissance constitutionnelle, le fait français en Amérique, ce qui compte c’est d’investir son vote! On fabrique le progragramme du parti comme un beau catalogue, et ensuite on demande aux gens de l’acheter comme des clients.

    Bref, on fait dans la démocratie de vitrine, l’aménagement parlementaire et on propose le « wait and see » en guise de position constitutionnelle! Beau dommage en perspective!

  • 2 mars 2007 · 17h36 Marc Euzkadi

    que les Québécois ont élu le PQ……et qu’estce qui s’est passé ?? Rien……….absolument rien. Un parti élu pour faire l’indépendance, et qui ne l’a surtout pas mis en oeuvre……Cherchez l’erreur.
    Et ça continue. La politique Canadienne ? Harper, Chretien, ou Mulroney, ou Dion, des guignols qui ne cherchent qu’une seule chose,être élus.
    Ils sont moins coinçés à Ottawa qu’à Québec. C’est encore tellement une mentalité de provinciaux à la chambre des députés, nommez en un seul, ou une, qui propose ne serai qu’une seule idée, non pas originale,mais au moins qui semble être intelligente. Ne chechez pas……vous perdriez votre temps.
    Vous avez élu des gérants d’épicerie………et vous vous disputez un bout de gras, une carcasse de poulet, des miettes, mais rien de bien interessant.
    Dites vous bien une chose, quand ceux qui sont au pouvoir vous voient agir de la sorte, ils doivent bien rigoler, et s’ils vous prennent pour des niais et des imbéciles, ne les blamez surtout pas. Regardez vous dans un mirroir.
    Tu parles d’un choix……….Dumont, Boisclair ou Charest. Moi je ne vois aucune différence entre eux. Quant à l’autre « casse de bain » qui représente le Québec à Ottawa, quelle honte pour sa famille! Et quelle honte pour le Québec…
    Les carottes sont cuites depuis longtemps. Les couilles on en a,ou on n’en a pas, depuis 1975, vous avez prouvé sans l’ombre d’un doute que vous n’en n’auriez jamais.
    Harper n’est pas un Terminator……….quelle analogie de basse cour!

  • 2 mars 2007 · 17h38 Robert Boulay

    Bienvenue Josée Legault dans la famille du journal Voir, vous n’avez pas la langue dans la poche, vous brassez la câge, on ne va pas s’ennuyer à vous lire et on prendra un grand plaisir à donner nos réactions à vos sujets de l’heure qui toucheront sûrement toutes les coulisses de la politique au trois niveaux, soit municipal, provincial et fédéral et ces derniers les politiciens ne pourrons pas ignorer vos propos, car vous êtes directe, concise, sincère et pas piquée des vers, leurs attachés politiques ou leurs chiens de garde deviendront membres de « voir.ca » pour tenter de trouver vos failles ou vos tendances, mais vous ne serez pas facile à piéger, car vous avez la formation et l’expérience pour affronter tous les détracteurs. Déjà comme premier article la comparaison que vous faites entre Stephan Harper et Terminator étale avec éclat la palette de vos couleurs, je vous lirai en priorité chaque jeudi et avec une note d’humour je vous souhaite « Bonne semaine »!

  • 2 mars 2007 · 17h41 Marc Audet

    Dire la satisfaction ressentie par l’arrivée d’une journaliste de cette trempe qui est la vôtre Madame Legault demanderait d’utiliser bien des qualificatifs, trop peut-être et sentirait la complicité de circonstance. Celle-ci est trop sentie et sincère pour s’exprimer de la sorte. Je me contenterai donc de vous dire que vous êtes considérée comme étant une journaliste digne de ce nom, une vraie free lance, de cette trempe que l’on ne trouve pas en nombre suffisant au Québec. Ce sera donc un bonheur de vous lire dans nos chroniques sur le Voir.

    Pour ce qui est de votre analyse de la question politique provinciale, vous mettez en lumière des aspects de cette politique qui en font ce qu’elle est désespérément cette politique, soit provinciale. Rarement le débat n’a-t-il été autant refermé sur ces limites qui nous rapetissent toujours un peu plus, tels des peaux de chagrin. Alors qu’une politique d’ouverture avait pris son élan avec le désormais célèbre Maître chez nous et même un peu avant diraient certains, voilà que nous sommes à la remorque des agendas du fédéral et que d’un plan A à un plan B des libéraux en cas de référendum annoncé, nous sommes passés à un plan C, celui des conservateurs fédéraux, qui lui n’attend pas des résultats hypothétiques pour être mis en opération.

    Il faut dire que nous lui avons bien pavé la voix à ce plan C. Il y a d’abord eu l’arrivée d’un politicien conservateur venu du fédéral, non pas à la tête d’un quelconque parti conservateur provincial, mais à la tête même du PQ. Ce fût peut-être le jour un du plan C, non pas dans la tête de celui qui agissait ainsi, mais dans les faits. Puis un autre conservateur, aspirant chef fédéral celui-là et coprésident du NON, a pris la tête d’un autre parti provincial, soit le parti libéral. La remorque de la politique provinciale était désormais bien attachée à la locomotive fédérale. Ce n’est pas Harper qui à crée ce plan, mais ce plan qui a crée Harper.

  • 2 mars 2007 · 17h58 Michèle Bourgon

    Bienvenue chez nous Madame Legault.

    Cette campagne électorale est l’une des plus bizarres auxquelles j’aie pu assister. On ne veut voter pour aucun des chefs. Charest, avec le bilan qu’il a…Boisclair, on n’en veut pas, Dumont, il fait peur. On peut toujours voter pour madame David ou pour les Verts, mais à quoi cela servira-t-il ?

    Le coeur du problème, malheureusement, est ce qui arrive au PQ. Si le chef avait été solide, apprécié, charismatique, on ne parlerait déjà plus du PLQ; alors que là, le PQ a connu son plus bas pointage dans les intentions de vote hier. Moins de 25%… Quelle tristesse. Le danger immédiat vient du fait que quand ça va mal, on fait un martyre de monsieur Boisclair. Les Québécois, les Québécoises adorent les martyres. Là, il y a cette affaire d’homophobie qui prend toute la place depuis hier…

    Alors, vivement qu’on en finisse pour rebâtir le parti.

    La popularité de Stephen Harper tient au fait qu’il réalise ce qu’il promet. Comme on est si peu habitués, on apprend à le prendre au sérieux. Et comme il ne semble pas biaiser, ça nous réconforte. Là aussi, c’est étrange: un politicien qui ne ment pas ( du moins, c’est ce qu’il nous semble ) nous rend suspicieux.

  • 2 mars 2007 · 18h05 Richard Desgagné

    À Voir, Josée Legault ! C’est bien, c’est une fille sympathique et qui écrit bien avec un esprit ouvert. Mais, bon, elle flatte un peu fort Harper. À l’en croire, c’est un génie politique qui tient les rênes des élections québécoises. C’est, il me semble, en partie vrai, et ce n’est pas tout vrai. Il y a élection et nul ne peut prédire ce qui arrivera, sinon il n’y aurait pas d’élection. Tout peut arriver et, souvent, tout arrive. Il y a peu, Charest ne passait plus la rampe et montrait son petit Couillard sur toutes les scènes pour faire semblant et, aujourd’hui, il est en tête dans les sondages. C’est fou comme on s’amuse de cela ! Charest a la cote ! Le petit Dumont, opportuniste comme pas un, nous pond une idée -gratuite !- par jour et cela va comme c’est mené par les médias qui nous illusionnent encore une fois en nous faisant croire qu’enfin l’heure à Dumont est venue. Sidérant ! Boisclair, lui, malgré tout, malgré sa malchance, malgré ses faux-pas, malgré ce qu’il est -son homosexualité ne l’aide pas, bien qu’on n’ose le dire ouvertement, prétendue ouverture d’esprit oblige- tente le tout pour le tout et fait sa campagne avec une certaine gêne qui pourrait le servir. C’est drôle, il y a trois chefs de partis, ils sont tous plus ou moins des mal-aimés, ils ne sont pas charismatiques, et il faut faire avec. Symptomatique de quelque chose de troublant : les Québécois n’aiment pas se reconnaître dans ceux qui prétendent les diriger. Et là-bas, à Ottawa, un Harper plus qu’habile parce que minoritaire attend son heure pour dévoiler, au bon moment, son budget qui donnera des ailes à Charest. C’est beau, la guerre. Tous les moyens sont bons quand il faut arriver à ses fins. C’est l’éternel combat entre les forces fédéralistes et les forces indépendantistes. C’est toujours cela et puis, l’argent n’est pas ici, il est là-bas. Le génie de Harper est dans ses goussets. Et il le sait. Ça n’en fait pas un génie pour autant, madame Legault.

  • 2 mars 2007 · 18h11 Marc Charette

    Tout d’abord, un accueil chaleureux Mme Legault. Il est toujours agréable de lire des gens qui ont une position articulée sans être démagogue. Mais en plus, il fera bon de lire les propos d’une femme. Parce que si ces dernières se retrouvent dans la rédaction d’articles, il y avait belle lune qu’on en avait eu une qui tenait une chronique régulière où les états d’âme sont aussi importants que la rigueur. J’apprécie Parenteau, Martineau et Dickner. Mais il était temps de diversifier un peu le prototype blanc et mâle du chroniqueur.

    Bon, ceci étant dit, enchaînons avec votre propos. Le Terminator est plus coriace qu’il n’y paraît, c’est vrai. Mais le plus ironique dans tout ça, c’est qu’il permettra à Charest de l’emporter, il permettra d’accentuer la déconfiture de Boisclair et du PQ, il soutiendra l’ADQ dans sa recherche de la peur de l’autre. Mais je ne crois pas qu’il parviendra à assurer sa propre réélection. Même s’il parviendra à affaiblir le Bloc, les Libéraux risquent d’en profiter davantage que les Conservateurs. Et toutes ses manigances pour agencer le Québec selon ses préférences ne l’aideront pas non plus dans le reste du Canada.

    Se pourrait-il qu’à force de se concentrer à positionner ses pions, il en oublie de maintenir une vue d’ensemble sur la partie. Se pourrait-il qu’il en oublie de protéger son roi et qu’il se voit placer en position d’échec.

    Si son dessein est de renvoyer Dion, ce dernier sera beaucoup plus surprenant qu’il n’y paraît. Je suis loin d’aimer les positions de M. Dion. Mais s’il a réussi la surprise de taille de devenir chef du Parti Libéral, il pourra rééditer cette surprise en devenant Premier Ministre du Canada. Dans le fond, M. Harper est pris dans le dilemne canadien. Aimez le Québec et le Canada vous détestera. Faites des crocs-en-jambe au Québec et les Québécois vous résisteront.

    Harper aura remporté toutes les petites victoires qu’il visera. Mais il risque de ne pas remporter la plus importante.

  • 3 mars 2007 · 11h31 Yves Bolduc

    À lire tous les commentaires favorables de ce site, il semble que Voir ait vu juste en vous confiant cette tribune. Vous apporterez certainement de nouveaux éclairages qui, j’ose l’espérer, sauront ramener sur terre les quelques hurluberlus qui ont pris la vilaine habitude de sévir ici par leurs commentaires disgracieux et sans aucun fondement intellectuel. Votre rigueur saura peut-être les obliger à plus de discernement parce que, comme vous vous en rendrez sûrement compte, certains n’hésitent pas à jeter leur fiel sur à peu près tout ce qui bouge, jouant de l’indignation comme d’autres jouent du pipo.

    Ceci dit, bien que plusieurs semblent apprécier la manière forte de Stephen Harper, je suis de ceux qui s’en inquiètent. Sa façon de manipuler la démocratie, de détourner les institutions, de jouer en sourdine de l’idéologie tout en faisant grand état de formules creuses qui ne servent qu’à créer la diversion et semer la confusion, m’effraye.

    Le Canada est (ou devrais-je dire était) un pays respecté partout dans le monde. Cette réputation s’est construite sur des dizaines, voire des centaines d’années d’indépendance et de démocratie. Surtout sur des prises de potitions et des actions concrètes en faveur du développement économique, social, pacifique et écologique du monde.

    Aujourd’hui, sous la férule de Harper, toutes ces valeurs s’effacent pour laisser place à un alignement aveugle sur les politiques égocentriques et destructrices des USA. Ce gouvernement minoritaire, faut-il le rappeler, est en voie de jeter par dessus bord tout ce qui faisait du Canada un pays digne de ce nom. Harper et sa bande d’idéologues de la droite chrétienne sont en train de faire de nous des amerloques radicaux. Faut pas se surprendre qu’ils essaient de contrôler l’agenda des politiciens locaux. Comment pourraient-ils respecter l’autonomie politique des provinces alors qu’il ne sont même pas foutus de faire respecter l’autonomie du Canada face à nos voisins du sud?

  • 3 mars 2007 · 11h58 Claude Perrier

    Vous en avez là une bien curieuse idée, madame Legault, en qualifiant de bouée de sauvetage possible pour André Boisclair la souveraineté. Car, par définition, une bouée de sauvetage c’est un truc insubmersible qui permet à quelqu’un de se maintenir à la surface. Or, rien n’est plus éloigné de cela que la souveraineté dont il est ici question. Dans le cas présent, non seulement cela n’aiderait-il en rien André Boisclair mais, dans la terrible éventualité où le recours à cette chimère permettait contre toute attente au Parti Québécois de remporter l’élection, cette bouée-souveraineté apparaîtrait très vite pour ce qu’elle est vraiment, soit une ancre plus lourde qu’une grosse collection d’enclumes… Et le Québec coulerait rapidement corps et biens.

    Rien ne serait plus suicidaire pour le Québec que de se séparer. En moins d’une génération, notre langue française reculerait au point qu’on la parlerait et l’écrirait encore plus mal qu’aujourd’hui. Pour d’impératives raisons de survie économique, on aura dû laisser l’anglais entrer à flots, le Canada n’étant alors plus là pour protéger notre langue comme aujourd’hui (même si c’est bien malgré ce qu’en pensent certains Canadiens anglophones ailleurs au pays). Dans une grande mesure, le Canada est un mariage de raison dans lequel chacun des partenaires y trouve son compte. Ce n’est peut-être pas très excitant comme relation, mais c’est mieux que chacun pour soi de son côté.

    Sans oublier que la séparation du Québec entraînerait inévitablement la partition de son territoire. Les régions en constituant le moteur économique, dont Montréal, quitteraient vite. Car si on peut morceler le Canada, on peut tout autant morceler le Québec. Et ce qui resterait sombrerait alors dans le chaos le plus complet. Ainsi, madame Legault, je vois fort mal en quoi la souveraineté pourrait s’avérer une bouée de sauvetage pour André Boisclair ou pour qui que ce soit. Demandez à M. Parenteau: je lui ai souvent expliqué la chose.

  • 3 mars 2007 · 12h17 Richard Marenger

    On a beau ne pas aimer Stephen Harper. On a beau le traiter de laquais de Bush. Sauf qu’il est à citer en exemple, comme celui qui est capable de nous en passer une petite vite à chaque fois et que l’on a beau être souverainiste on ne peut qu’applaudir du beau coup qu’il vient de nous donner dans les dents. Est-ce que le Bloc ou le PQ peut crier contre le fait que nous soyons une nation ? Juste Stéphane Dion, le clone de Jean Chrétien, qui accepte du bout des dents (de castor).

    Pensez-vous que le Parti Libéral du Québec est une succursale du grand frère d’Ottawa ? Pas une miette même si ils ont le même nom et sont vaguement cousins de la fesse droite. Jean Charest est rouge à l’extérieur et bleu conservateur à l’intérieur, alors que Mario Dumont mérite plus le poste de directeur de la succursale conservatrice au Québec.

    Ce qui me surprend le plus c’est de voir la déconfiture de la souveraineté qui a débuté quand le Bloc qui devait pratiquement rayer de la carte le Parti Libéral vu que jamais personne ne votait conservateur au Québec et qui ne fait plus beaucoup de bruits, car une autre élection achèverait de clouer leur cercueil vu que plusieurs s’interrogent sur la pertinence du Bloc à Ottawa au cas où nous voterions OUI.

    Comme on nous prédit un gouvernement minoritaire à Québec, je suis certain que nous retournerons en élection à Québec bien avant Ottawa, car le PQ aura montrer la porte à André et les candidats de prestige ne se bousculerons pas pour prendre les rênes d’un parti moribond. N’oublions pas que l’Union Nationale est une espèce disparue ayant jadis été une force énorme au Québec.

  • 3 mars 2007 · 18h32 Louise Larivière

    Bienvenue à Josée Legault comme… chroniqueuse au journal Voir. C’est bien le féminin «chroniqueuse» que l’on retrouve dans les dictionnaires (Le Petit Robert, Le Petit Larousse). Ce féminin répond à une formation TRÈS RÉGULIÈRE du genre en français où les noms de personnes, issus du participe présent d’un verbe ou d’un nom, se rendent par le suffixe -euse, au féminin, quand le correspondant masculin est -eur (exemples : danser > dansant > danseur/danseuse, fournir > fournissant > fournisseur/fournisseuse, camion > camionneur/camionneuse, d’où chronique > chroniqueur/chroniqueuse.

    Louise-Laurence Larivière
    linguiste
    Pourquoi en finir avec la féminisation linguistique (Boréal, 2000)
    Guide de féminisation des noms communs de personnes (Fides, 2005)

  • 3 mars 2007 · 18h53 Anny Schneider

    Moi itou, je suis contente qu’une nana articulée comme vous ait la parole sur ce forum, Mame Legault!
    Seigneur, comme vous voyez clair dans le jeu des Charest-Harper, dans le fond issus de la même famille conservatriste…Et les coïncidences-synchro trop nombreuses pour être innocentes: la sortie post-élections en avril du rapport Grenier sur le love-in de 1995 où le frisé était très impliqué, et le budget -guimauve pour le Québec à la veille du 26 et même la possibilité d’alliance avec super Dumontant l’opportuniste, tout ça c’est du bonbon pour les conservateurs. Et les péquistes qui se sont tirés dans le pied en élisant Bois-pas-clair qui va finir de les saborder et les Solidaires et Verts, baillonnés par leur manque de visibilité calculée. Pauvre Québec! T’es mal barré pour garder Ta liberté et on parle même plus d’autonomie…
    Au risque de paraître nunuche, passéiste ou même parano, je le confesse: je suis moi-même chrétienne de conviction, mais pas crétine pour autant. Comment Harper peut-il justifier sa foi en cautionnant la chose militaire à coup de milliards et de cadavres, axer tout ses objectifs sur la chose économique ou encore, cautionner le pétrole albertain, première cause de souillure atmosphérique au Canada, pendant que l’hydro et le gaz augmentent pour les plus pauvres de l’est, si éloignés de leurs préocupations? Pour moi, dans le fond, il fait le jeu de Mammon, dieu de l’argent, veau d’or et grand illusioniste, une des face de Satan, le prince de monde. Celui-ci promulgue sa supériorité par ses jeux de pouvoir machiavéliques, bains de sang et des éxécutions bien maquillées qui prennent tous les visages de la détresse, dans la cohorte grandissante des exclus de tous poils, au Québec y compris. Aïe,aïe, aïe! Ca va mal, mais malgré tout j’y crois, parce que c’est écrit est le tableau se confirme : après moult tribulations le Tout-Puissant va triompher, anyway…Yé!

  • 4 mars 2007 · 13h23 Claudine Fortier

    Bonjour à vous et bienvenue dans votre nouveau poste avec Voir.
    Ce que la rubrique m’indique est que nous sommes encore une devant l’incertitude de nos politiciens incertain de ce qu’ils veulent et pourront faire de leurs mendats.
    Car à la base il y a beaucoup de changement à faire et pas personne pour mettre leurs chaussures. Laver ses vêtements dans l’eau troublées et impure n’est pas très propre. Et pour ce faire nous devons faire nos devoirs comme les étudiants.
    -La santé
    -L’écologie
    -L’éducation
    Seulement ces trois points auront à nous convaincre lequel des partis saura maintenir les promesses de leurs chemins parcouru du 28 février au 26 mars 2007.
    Et si nous demeurons dans l’incertitude, je sugère de se rendre quand même aux urnes le jour du vote pour avoir fait la contribution de citoyen qui portera fruit après les résultats. Et si nous sommes laissés dans l’insatisfaction, nous aurons au mieux l’opportunité de critiquer les décisions choisies et faire entendre notre parole.

  • 4 mars 2007 · 13h30 Pierre-Luc Lamarre

    Je me demande si le parti québécois ne voudrait pas revenir en arrière, avec tout ce qui se passe avec André Boiclair, et d’élire Pauline Marois à la tête du parti québécois. Pour ma part, c’est ce que j’aurai préféré depuis le tout début. Je ne vois vraiment pas comment le parti québécois pourrait s’en sortir, les médias ne cessent de le rabaisser à la moindre occasion. Et en plus, le budget fédéral qui va être déposé une semaine avant les élections. Tout le monde va être heureux, il faut dire que c’est de l’argent qui nous revenait de toute façon. et là tout le monde va oublier les problèmes et ont est reparti pour un autre quatre ans avec Charest.

  • 5 mars 2007 · 10h37 Rosanne Lavoie

    Nous sommes dans un mois de surdose politique. Je suis contente de vous lire sur < > et de partager avec vous Mme Legault.

    Pour la métropole québécoise, la clé de la prospérité future réside dans un rapprochement avec la capitale fédérale! Voilà une idée qui fera sursauter bien des Québécois.

    À moins que le Québec ne devienne indépendant bientôt- ce qui n’ apparaît dans aucune boule de cristal-, les Québécois devraient cesser de voir Ottawa comme une < < ennemie >>. Actuellement le PQ est en chute libre dans les sondages. Il y a plein de gens qui sont favorables à la souveraineté mais qui ne voteront pas pour elle, le Québécois prudent veut, d’abord et avant tout, le respect et la reconnaissance. Il ne veut prendre aucun risque.

    Comme tous les Québécois, j’ai de l’ambition pour le Québec. Le seul Québec possible est un Québec qui sait briller parmi les meilleurs. Le Québec ne peut pas être moyen. Être Québécois, c’est d’abord une responsabilité. Il faut redéployer nos forces; mieux organiser notre État. Mieux soigner nos parents qui vieillissent; mieux former ceux qui sont sur les bancs d’école.

    Je voterai ça c’est certain, c’est plus qu’un devoir c’est une responsabilité. Je voterai pour le parti dont les dirigeants seront non seulement des gestionnaires mais des citoyens responsables.

    J’en ai marre des partis qui se chicane pour des enfantillages. Les mécontents forment un autre parti et voilà!

    Les vieux partis avancent, au moins ils essaient.

  • 5 mars 2007 · 11h01 Serge Bouchard

    Oui, Madame Legault,je pense que vous êtes de ceux qui sont honnêtes,vrais, authentiques et passionnés ;en effet,vous transigez bien avec les diverses pensées et philosophies.On sent que vous prenez bien à coeur votre rôle et que ce sont des opinions basées sur des faits ce qui nous porte à être suspendus à vos écrits et ainsi être bien renseignés.
    On est certain qu’en lisant vos chroniques,on a une idée juste du sujet traité en fait vos écrits sont passionnants et accessibles pour le commun des mortels!
    En résumé,nous sommes chanceux de pouvoir profiter de vos services!

  • 5 mars 2007 · 11h05 Christian Boisvert

    Je crois que les québécois ne seront pas dupes des échanges de bons procédés entre les petits cousins conservateurs canadiens et libéraux provinciaux. On se doute déjà que le budget fédéral contiendra des cadeaux pour Charest. En même temps, on sait que cette ingérence du fédéral dans la campagne du provincial est du jamais vu.

    Mais à mon avis, ce qui accrochera beaucoup plus les québécois, c’est ce qu’ils obtiendront dans ce budget, indépendamment de qui est élu. Parce qu’il y a un risque à la stratégie de Harper: quelque soit ce qu’il offre, le parti au pouvoir y aura droit. Si jamais il donne de fortes sommes au Québec et que le PQ est élu, il aura droit à cet argent. Et Harper s’en ira gros jean comme devant… et ce sont les québécois qui auront dominé la situation!

  • 5 mars 2007 · 18h00 Geneviève Rollin

    Bienvenue à Voir, Madame Legault.
    Grâce à votre participation je vais redevenir une lectrice.
    Je suis lasse des « coups de gueule » et préfère de loin les analyses de fond accompagnées d’opinions fondées raisonnablement.
    Merci.

  • 5 mars 2007 · 18h04 Pierre Montminy

    Ce qui fait la puissance de la politique d’Harper, c’est que celle-ci repose sur le fait qu’une grande partie de canadiens et de québécois, en quête de leur confort personnel, sont indifférents aux questions faisant appel à l’altruisme comme les dossiers de l’environnement, de l’injustice sociale et de la culture.

    Et, c’est simple, préserver le confort des électeurs et leur évitant les renoncements qui seraient nécessaires afin d’assurer l’avenir de la planète et en donnant plutôt l’illusion de nous protéger contre les terroristes-vendeurs-de-drogue en envoyant des milliers de jeunes soldats ruiner leur santé mentale dans le désert chaotique de l’Afghanistan.

    Harper est un politicien intègre et fidèle à son « plan », mais il dirige le pays grâce au confort, à la cupidité et l’ignorance du peuple canadien.
    C’est là sa principale contribution à notre paysage politique.

    Le confort et l’indifférence sont également des mines d’or pour des politiciens comme Charest et Dumont, qui s’y engouffrent afin de pomper des votes faciles. Confronter les habitudes consommatrices, polluantes et dépensières du peuple, ça ne donne pas beaucoup de votes, alors aussi bien gagner ses élection en ruinant l’état pour ajouter des lits d’hôpitaux et en facilitant la p’tite vie en voiture et en vendant nos derniers espaces verts aux bâtisseurs de condos.

  • 6 mars 2007 · 11h55 Martin Julien

    En quoi est-ce acceptable que le triste sbire qu’est Stephen Harper puisse s’ingérer dans les élections québécoises? Je tiens à rappeler que, si lui a bien voulu daigner nous reconnaître comme nation, il en a été bien autrement de notre côté puisque nous l’avons boudé dans une proportion de 65 sur 75, ne lui accordant que dix malheureux sièges, soit trois de moins qu’aux Libéraux et leur scandale des commandites! N’est-il pas frustrant que le lieutenant du Québec(aussi ministre de Montréal), bien qu’officieux, soit Michael Fortier? Je souligne au passage qu’il est le frère de Margaret Delisle, qui elle, faisait partie du cabinet Charest jusqu’à tout récemment! Nous avions pourtant signifié notre désintérêt dans la grande métropole ne votant aucunement pour ce parti…

    Nous serions supposés nous réjouir de nous voir offrir une place symbolique à l’UNESCO, de voir enfin le déséquilibre fiscal se régler, d’être considéré comme nation prisonnière d’un Canada uni… Ce que je constate plutôt, c’est qu’au cours de la dernière décennie, mes impôts fédéraux, et possiblement provinciaux, ont servi à remplir les poches de politiciens corrompus et de leurs alliés et ont contribué à l’achat de drapeaux canadiens. Ensuite, ils ont servi à financer une guerre et à l’armement afin de faire plaisir à George W. Bush. Au même moment, on coupait dans les groupes contestataires, les regroupements de femmes et l’alphabétisation… Lorsque monsieur Béchard tentait de faire valoir le point de vue environnemental québécois à Nairobi, on le rabrouait, quand madame Royal se montrait sympathique à l’indépendance du Québec, on la vilipendait, etc…

    Je ne suis pas d’accord avec vous quand vous dites qu’il ne reste que l’indépendance au PQ,(les récents cris du coeur de Boisclair en rapport avec le Mont Orford, la loi 142, le gel des frais de scolarités en font foi) mais si tel était le cas, ce serait déjà énorme!

  • 6 mars 2007 · 11h58 Marc Pilon

    je vous souhaite la bienvenue Mme Legault.

    Je suis un peu comme vous. Mais avec l’expérience en moins. J’ai appris à être direct tout en respectaant l’autre. Je crois que c’est juste de choisir les bons mots. La langue française nous le permet amplement.

    On peut être bref et être clair. On peut s’oublier dans une mer de mot.

    Il me fera plaisir de vous lire. Et j’espère pouvoir vous faire sourire ou vous donner de bons points de vue dans mes écrits.

    Voir a 20 ans et se donne une belle équipe qui saura l’apporter plus loin qu’il n’avait imaginé, lors de sa naissance. D’une petite idée sur un bout de papier, il est devenu un journal pertinent et solide et prend sa place sur le web.

    Bravo à voir et bienvenue Josée.

  • 6 mars 2007 · 12h07 Nadine Thauvette

    Madame Legault, vous apporterez certainement de la fraîcheur au Voir. Bon, encore de la politique mais d’un point de vue féminin. Je ne suis pas contre.

  • 6 mars 2007 · 12h16 David Lépine

    Bienvenue Mme Legault,

    J’espère que votre chronique sera intéressante et dépourvue de partisannerie flagrante. La vaste majorité des commentateurs internet ont souvent un agenda partisan et oublient le débat civilisé d’idées qui apporte une stimulation intellectuelle et qui fait avancer notre société.

    Je vois que vous êtes quand même partie de bon pied et je vous encourage à éviter le piège typique des souverainistes qui consiste à considérer certaines opinions pour des faits concrets. Exemple: le « référendum volé de 1995″ ou le Québec doit un jour retrouver sa « liberté ». Ou encore, les Québécois ne « partagent aucunement les valeurs conservatrices du PCC ».

    Oui M. Harper semble bien contrôler l’agenda politique actuellement. Mais de là y voir un plan secret diabolique pour garantir la déconfiture de l’option souverainiste il y a un long chemin à parcourir. À part les quelques 7 millions de Québécois, il faut quand-même qu’il s’occupe des 24 millions ailleurs au Canada qui ont leurs priorités aussi.

  • 6 mars 2007 · 12h19 Steeve Gagné

    Farfelu ?

    De mon humble avis, je ne vois plus l’intérêt d’avoir un parti dont l’article No 1 est la séparation ou la souveraineté, peu importe. En 2007, le fait que le PQ soit encore porteur de ce projet (très pertinent à l’époque) fait en sorte qu’il y a une stérilisation des débats politiques au Québec. Il y a ceux qui sont pour, ceux qui sont contre, et le reste des personnes qui ne s’en préoccupent guère.

    De toute manière, j’ai toujours pensé que c’est le peuple qui ferait émerger le Québec comme un état moderne et ayant une personnalité reconnue mondialement. Je ne pense pas que c’est un parti politique qui fera la souveraineté, ni faire briller le Québec parmi les meilleurs (ouf !).

    Le Québec, le Canada, le monde et l’économie ont évolué. Le PQ, pas certain.

    Tant que le PQ trainera le boulet des purs et durs (qu’est-ce que ça veut dire au juste ?), ça risque d’être stérile. D’autant plus que le mode de scrutin ne favorise pas la présence de trois partis majeurs: la pluralité, ce n’est pas la majorité. À quand une représentation proportionnelle avec élection à date fixe ? Misère !

    Je pense que le PQ doit disparaître, que l’ADQ devienne l’opposition officielle et que Charest fasse son deuxième (faible) mandat. Le système politique est ainsi fait.

    Je pense que le Bloc doit demeurer fort par contre, ça représente bien notre pays un gouvernement minoritaire. On dirait qu’il y a plus de questions et de débats actuellement; c’est comme dans la vie du vrai monde non ?

    Merci PQ pour ces bonnes années, votre mission est terminée, les enfants sont devenus beaux grands et forts. Même les «pur laine», portent de la microfibre…

    La disparition du PQ, on ne pourra pas mettre cela sur le dos de Boisclair, sauf si on n’a rien compris.

  • 7 mars 2007 · 11h10 Anne-Gaëlle

    J’ai une question pour vous qui avez l’air d’en savoir beaucoup plus que moi…
    J’aimerais bien savoir, en fait, combien le Canada se fait avec nos impôts Québecois…
    Peut-être que les milliards que l’on nous donne en cadeau du Canada sont ceux-là même qu’on leur donne en impôts…? Je n’aime pas être dans le doute à ce point. De plus, je ne sais pas ce que fait le Canada avec les impôts que nous payons tous. Et vous, peut-être le savez-vous?

    Si vous avez l’occasion de m’éclairer, je vous en serai reconnaissante.
    Un jour, j’irai peut-être voter en étant certaine de ce que je fais, à force d’essayer de comprendre.
    Et bienvenue au Voir.ca, cela a l’air de vous faire plaisir et c’est tant mieux pour vous et assurément pour nous.

  • 7 mars 2007 · 11h42 Justine

    Mme Legault,
    Votre article est pertinent et je suis d’accord avec votre interprétation de la façon de faire de M. Harper. Mais en période électorale moi je concentre mes énergies à travailler de tout mon coeur pour l’équipe de M. Boisclair. Je reconnaîs en cet homme des qualités hautement supérieures à celles de ses adversaires. La loyauté, la franchise, l’intelligence ainsi que la capacité à reconnaître ses erreurs et le goût de construire le pays du Québec sont d’une grande importance pour moi. Des gens lui reprochent certaines bévues mais ce n’est rien à côté du scandale des commandites et de toutes les magouilles pour nous garder dans la fédération. Si le fédéralisme était si avantageux pour les Québécois ils nous l’auraient prouvé et les peurs mises de côté. D’ailleurs jamais un pays souverain n’a demandé à vivre en fédération car c’est comme thérapeutique d’être souverain.
    Pour moi construire le pays du Québec c’est urgent et je souhaite que la majorité des souverainistes travaillaient dans le même sens que le chef. Quand nous serons souverains cela sera un attrait pour nos voisins ainsi que pour les étrangers. Notre chef faut l’entourer le féliciter en prendre soin. Il y a assez d’ennemis à l’extérieur sans en avoir à l’intétieur.

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