La chasse est ouverte. Le chevreuil s'appelle Mario Dumont et le chasseur en chef est Jean Charest. C'est que si l'Action démocratique ne chute pas, Charest pourrait voir un gouvernement majoritaire lui échapper.<p>Et si les appuis à l'ADQ venaient à dépasser les 25 %, Dumont pourrait même livrer un gouvernement minoritaire… péquiste! Pour les libéraux, c'est simple, Dumont est l'homme à abattre. <p>Si vous vous demandiez pourquoi Charest concentrait son tir sur Dumont et ignorait André Boisclair, vous avez votre réponse. Mais si Charest refait une autre bourde comme déterrer le fantôme de la partition, il pourrait la perdre à lui seul, sa majorité.<p>Charest a d'abord tenté de coincer Dumont sur sa position constitutionnelle "autonomiste" en le traitant de crypto-séparatiste. Mais le tir a raté. Si la chose intéresse quelques éditorialistes, on sent que dans l'électorat, le débat est plutôt ésotérique, et ce, pour deux raisons.<p>Premièrement, s'il y a des électeurs qui appuient l'ADQ par conviction, il est clair que sa montée traduit autre chose. Pour le moment, on ne choisit pas tant l'ADQ, incluant son "autonomisme", qu'on dit NON aux autres.<p>Vous croyez vraiment que dans les chaumières, l'"autonomisme" de Dumont est un gros sujet de conversation au souper? La raison principale de la montée actuelle de Dumont, c'est qu'il n'est ni André Boisclair, ni Jean Charest! Dans le Québec réel, l'exégèse de l'autonomisme, ça passe 300 pieds par-dessus la tête des électeurs.<p>Deuxièmement, le débat même sur la "question nationale" – autonomisme, mode d'accession à la souveraineté ou "fédéralisme d'ouverture à la sauce Harper" – a de la difficulté à lever. C'est que la majorité des électeurs, à tort ou à raison, ne croient pas que le PQ puisse gagner. Et même s'il gagnait, combien croient vraiment qu'il ferait un référendum?<p>2007 n'est pas 1994. La question nationale était alors un enjeu central parce que le PLQ était en fin de deuxième mandat, que le PQ s'en allait vers le pouvoir et que les Québécois croyaient que s'il était élu, Jacques Parizeau ferait rapidement son référendum, tel que promis.<p><b>MON CANDIDAT EST MOINS FOU QUE LE TIEN</b><p>Donc, après avoir manqué son coup, du moins pour le moment, en attaquant Dumont sur son autonomisme, son manque d'équipe et son cadre financier inexistant, voilà que le chasseur Charest dégaine à nouveau. Incapable d'atteindre le chef adéquiste, il s'en prend à ses candidats.<p>L'objectif: faire en sorte que Dumont arrive affaibli au débat des chefs. Parce que s'il arrive au débat aussi fort qu'il l'est maintenant, les libéraux craignent qu'il sera trop tard pour l'arrêter, qu'il continuera son petit bonhomme de chemin jusqu'au 26 mars. Et qui sait ce qui arriverait alors?<p>Dans une campagne où la lutte est serrée et où les résultats sont imprévisibles, les coups peuvent porter bas. La tactique de Charest est classique: pour tenter de faire déraper la campagne d'un adversaire menaçant, on déterre les déclarations embarrassantes de candidats tout aussi embarrassants. <p>De nos jours, elles doivent préférablement être de type sexiste ou xénophobe. Ça passe mieux sur <i>YouTube</i> et ça se repère plus vite sur <i>Google</i>… Ça distrait et ça fait plus <i>Entertainment Tonight</i>.<p>Le problème, c'est que si ça fonctionne parfois, ça dégénère la plupart du temps en séance généralisée de "garrochage" de boue. Parce que des <i>loose cannons</i>, il y en a dans TOUS les partis.<p>Pour un adéquiste qui semble banaliser la violence contre les femmes, mais qui a très peu de chances d'être élu, on rappellera ce candidat libéral vedette qui, sans s'être excusé après coup, a comparé Dumont à Jean-Marie Le Pen – pourtant une banalisation de la xénophobie.<p>On rappellera que Charest a traité une jeune députée péquiste de "chienne", dans ce cas-ci, avec excuses. On radotera que Thomas Mulcair avait qualifié un éminent péquiste de "vieille plotte", qu'il avait hâte de voir en prison. D'autres vont se scandaliser de ce candidat péquiste qui s'est moqué des facultés intellectuelles de sa rivale libérale ou de cette candidate libérale qui pense qu'on n'a pas tous besoin d'un médecin. <p><b>LA PRIME AUX IDÉES, C'EST POUR QUAND?</b><p>Vous l'aurez deviné, pendant ce temps, on dirige l'attention des électeurs sur des vétilles, des éléments accessoires d'une campagne, plutôt que sur les plateformes et sur le leadership. <p>On savait que cette campagne, cette lutte à trois, allait être féroce. Mais on espérait qu'elle le soit sur le plan des idées… <p>Alors, messieurs, si vous ne voulez pas alimenter le cynisme déjà solide des électeurs et voir le taux de participation continuer de baisser d'élection en élection, vous feriez mieux de remiser votre boue et de proposer aux Québécois de vraies raisons de voter pour vous.<p>On parle de la "prime à l'urne" des libéraux et de la "prime à la victime" d'André Boisclair. Et la "prime aux idées", c'est pour quand?<p> <p>

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  • 8 mars 2007 · 10h15 Robert Boulay

    C’est difficile à suivre la campagne électorale 2007, les chefs de partis se tapent sur la tête et les idées, les promesses, les programmes, tout sort tout croche, je ne peux plus les sentir, ils m’énervent tous, ils se lancent des roches, des blocs de glace, des pelures de bananes, même le froid intensif des derniers jours ne diminue pas leur ardeur au salissage, on dégèle la boue, comme des enfants qui se battent dans la cour d’école, je les mettrais tous en pénitence, la relâche ferait du bien à tout le monde. Moi je m’entiens à ma député sortante de mon comté: Hochelaga-Maisonneuve, je vais voter pour elle car je l’aime bien et je la connais personnellement, c’est dommage que trop de gens n’est pas admis et compris le bien-fondé des fusions municipales, pourtant Toronto est un bel expemple, mais il nous reste des racines de petites municipalités limitées. Depuis mes 18 ans, je n’ai jamais manqué la soirée des élections, cette année le 26 mars je serai au spectacle-bénéfice pour les grands brûlés au Théâtre Saint-Denis, car les Charest, Boisclair, Dumont, David, ils me brûlent l’enthousiasme, ils me dévorent la solidarité, ils charrient le nationalisme, leurs autobus poluent le Québec, je suis à bout de la boue, ils vont récolter un gouvernement minoritaire, les plus minables auront la balance du pouvoir, et ce indépendamment des maudits sondages.

  • 8 mars 2007 · 10h27 Lyne Gauthier

    C’est la première fois que le parti de Mario Dumont est aussi élevé dans les sondages et même le principal intéressé est surpris de voir les chiffres qui ne cessent d’augmenter à chaque jour. Il reste à savoir maintenant ce qui arrivera lors du 26 mars, mais ça reste que c’est dérangeant pour Jean Charest qui n’est pas habitué de devoir lutter avec deux autres partis. Pour lui c’est nouveau et il cherche à tout prix à discréditer l’ADQ. Tous les partis se renvoient la balle par les temps qui courrent et tout le monde cherche le petit mot qui pourrait leur être utile pour bitcher l’autre. Tant qu’à moi ses élections sont un bon prétexte pour chialer sur tout, mais il faudrait peut-être cesser de faire le bébé et dire vraiment ce qu’on ferait si on était gagnant. Mario Dumont doit lui aussi prendre sur lui et montrer qu’il peut être capable de se tenir dans toutes les situations. On verra bien assez vite qui gagnera et qui pleurera!!

  • 8 mars 2007 · 10h28 France Hardy

    Qui chante cela déjà, j’ai un blanc de mémoire j’ai même de la difficulté à me souvenir de toutes les conneries que Charest et Couillard ont pu faire tellement ils en ont fait.
    Ces clowns, dictateurs, caniches, appelez-les comme vous le voulez, sont tellement déconnectés de la réalité québécoise que ça en devient ridicule.
    Ils prennent plaisirs à piétiner le petit peuple (à leurs profits bien sûr) jusqu’à ce que les élections approchent, ah! là ils deviennent plus compréhensifs et débloquent des tonnes d’argent et ont de beaux projets et promesses, qui comme d’habitude ne pourront tenir…évidemment, ils sortent les gros appâts pour attrapper de gros poissons.
    Quant à Boisclair il est du genre végétatif, genre qu’il a l’air à se demander lui-même qu’est-ce-qu’il fait là ?
    Dans cette course il n’y en a qu’un qui soit proche du peuple, du petit peuple devrais-je dire, il y en a un qui a UNE TÊTE sur les épaules, qui a des idées qui nous rejoignent et qui veut notre bien, un seul qui soit crédible alors pourquoi ne pas l’essayer, il ne peut pas faire pire que les deux clowns libéraux.
    Moi j’en ai assez de me faire passer des sapins et vous ???

  • 8 mars 2007 · 10h30 Jean-François Garneau

    Mme Legault vise juste en critiquant le garrochage de boue presque généralisé de la campagne, et ce serait une belle revanche pour les candidats les plus respectueux de leurs rivaux qu’ils soient élus pour avoir été polis. À ce compte-là, on aurait droit à Mme David et messieurs Kadir, Curzi et McKay à l’Assemblée nationale. Les débats seraient non seulement plus polis, mais surtout plus intéressants et plus utiles.

    Car ce qui manque à cette campagne, comme aux précédentes, c’est la possibilité réelle d’être représenté par des gens qui ont l’imagination et les compétences nécessaires pour exercer honnêtement le peu de pouvoir disponible en politique provinciale. Ne pouvant « miser » qu’un seul vote, l’électeur moyen en est réduit à jouer selon son coeur pour un-e candidat-e, qui même élu-e, serait dans l’Opposition, ou, selon sa tête, pour quelqu’un qui sera sans doute au pouvoir mais que l’on devra surveiller étroitement par la suite. Il fut un temps ou un vote pour le PQ réconciliait les deux, mais les années frustrantes d’exercice du pouvoir ET d’échecs référendaires ont tout compliqué.

    Il s’agit bien d’un complexe. En se disant « non » à lui-même en 1980, le Québec s’est « peinturé » dans le coin, comme on dit. Les chiffres de 1995 étaient faussés d’avance, parce que même une victoire du Oui aurait déclenché une tempête de conflits juridiques constitutionnels. En fait, nous ne connaîtrons le bilan d’Option Canada qu’au lendemain d’une élection où nous sommes battus d’avance, collectivement, par un Harper the Poker Man aux cartes bitumineuses, qui n’imagine pas plus loin que l’argent de nos riches voisins.

    Dans notre système, si un tiers-parti monte, un des deux autres descend. Si l’ADQ gagne des sièges, le PQ en perd, parce qu’il est grignoté par les Solidaires et les Verts. On se retrouve avec les Libéraux et peu d’imagination au pouvoir. À quand, sinon la proportionnelle, du moins un Conseil scientifique qui, poliment, nous livrerait les faits?..

  • 8 mars 2007 · 10h36 François-Olivier Marquis-Duval

    J’ai peur du 26 mars qui arrive. Peur de l’acte que je vais devoir aller faire(car c’est bien un devoir). Je fais encore parti des nombreux indécis dont le vote ira au moins pire des quatre plutôt qu’au meilleure. C’est que pour chaque parti, il nefaut pas pousser très loin pour les démolir. Non on ne veut pas d’un autre référendum, ni d’un grand parleur, ni d’un petit qui tape sur tout ce qui bouge et encore moins de deux autres qui veulent nous repartir les emprunts à grande échelle afin que tout le monde soit égal. Le zoo est fermé et on ne jouera à ouvre-ferme pour le plaisir. Avant de partir en fou avec un tramway, est-ce qu’on pourrait organiser un système d’autobus efficient 24h qui irait chercher des automobilistes dans des parcs à auto pour les conduire en ligne directe vers leur lieu de travail. À temps perdu, allez voir combien le parc technologique est « bien » desservi par le RTC.
    Bon je m’éloigne. Tout ça pour dire que mon vote ira au parti qui finalement autres et qui mettra sur table des idées qui feront progresser la société globalement et se démarquera un peu des autres en sachant nager seul plutôt qu’en callant. En espérant qu’il y en ait au moins un.

  • 8 mars 2007 · 11h05 Marc Audet

    Il ne fait aucun doute que les stratèges libéraux dans cette campagne électorale ont commencé à vouloir prendre Mario Dumont pour cible à partir du moment où ils ont compris que la montée du vote adéquiste au-delà d’un seuil critique puisait dans leur propre électorat après avoir fait le plein de l’électorat péquiste. Ils ont compris aussi et ils ne sont pas les seuls que cette montée adéquiste pourrait permettre aux péquistes de se glisser entre les deux autres rivaux. Voilà pour l’essentiel de ce retournement de stratégie à l’endroit de l’ADQ qu’ils avaient pourtant poussé du coude en début de campagne. Dans la mise en oeuvre de leur stratégie, les libéraux pouvaient d’ailleurs compter sur une large fraction des médias qui couvraient diligemment tous les sourires vides de Mario Dumont et tous les rictus d’André Boisclair.

    Mais voilà que depuis ce que certains appellent un lapsus, la donne a radicalement changé. De se faire dire que le Québec est une entité qui peut voler en éclats au bon vouloir de petites communautés qui auraient l’aval du fédéral avant même qu’un quelconque droit ait pu avoir eu une petite chance de se faire entendre auprès des institutions qui sont là pour le faire respecter, va faire déborder le vase qui était déjà bien plein. Le gouvernement libéral vient de tirer la corde d’une trappe au bout de laquelle il va se pendre. Ce n’est plus l’avènement d’un gouvernement libéral minoritaire que les stratèges libéraux doivent craindre, mais celui d’un gouvernement où ce parti ne formera même pas l’opposition officielle.

    Par ailleurs, l’absence d’un leader fort en région pour le PQ a été créée de toute pièce avec cette bourde du chef libéral qui montre par-là sa vraie nature bicéphale. Le ressentiment des électeurs en région à son endroit fera pencher les électeurs du côté du parti des deux autres adversaires qui leur sembleront le meilleur garant des intérêts du Québec. Il se pourrait que ce soit le PQ.

  • 8 mars 2007 · 15h27 Maxine Dessureault

    Je trouve ça plate. Je trouve ça plate que maintenant, à l’opposé de ce qu’il en était au temps du PQ et des idées séparatistes, les gens ne votent presque plus pour un parti mais bien contre un autre. Au lieu de s’informer sur les valeurs et les propositions réelles d’un parti, on se fit aux bêtises et à notre certaine haine envers un autre parti pour voter pour son opposé… C’est ce qui a bien failli faire élire Al Gore aux États-Unis et c’est ce qui a fait passer Jean-Marie LePen au deuxième tour lors des élections de France il y a quelques années de cela.

    Mais quels sont nos motivations réelles?

    Pour ma part, j’ai peur de voter pour un parti qui n’est pas en tête (parce que je ne retrouve pas ma vision des choses dans le parti libéral, dans l’ADQ ou dans le PQ) puisque je sais pertinament que ce qui a fait élire Stephen Harper au Canada pourrait très bien se produire au Québec.

    Et pourquoi?
    Pour la simple et unique raison que les Québécois sont des êtres hyper critiques qui pensent qu’un changement de gouvernement serait la réponse à leurs problèmes.

    Mais détrompez-vous…
    Si Jean Charest est maintenant perçu comme le méchant loup, sachez que ça lui en a pris des années avant de redresser le Québec pour qu’il soit aussi paisible. Et sachez également qu’un changement de gouvernement signifie nouvelle adaptation et nouveaux problèmes d’argent car ne nous leurrons pas, l’argent et le pouvoir de changer les choses de façon significative, ce sont les libéraux qui les ont.

    Alors…
    Alors pensez-y 2 fois avant de cocher lors des prochaines élections parce que le Québec d’aujourd’hui pourrait devenir un Québec de demain moins pire si les électeurs refaisait la gaffe qu’ils ont fait avec Harper.

    Et pendant qu’on y est, arrêtez de ne voir que les points négatifs et commencez à écouter vos politiciens… Vous verrez qu’entre les 3, il n’y en a que 2 qui répondent réellement aux questions… Et qu’un seul d’entre eux a de l’expérience réelle…

  • 8 mars 2007 · 15h32 Martin Rochon

    Ce n’est pas une campagne de 33 jours mais bien un campagne de 13 jours, soit du 13 mars(débat) au 26 mars(jour J). Tous les politiciens font leurs petits voyages en région pour montrer qu’il s’intéresse au Québec en entier mais ne soulève aucun projet qui intéresse quelqu’un. Personne prend de risque de dévoiler quoi que ce soit. C’est vraiment une campagne vide d’idée. C’est seulement une guerre de cours d’école à savoir qui lance le plus fort, mais personne n’ose lancer! C’est le problème de cette campagne.

    Dumont parle au travers son chapeau avec tous ses projets puisqu’il n’a pas de cadre financier. Charest sait très bien que son bilan est très mauvais, alors il ne remue rien pour ne pas faire remonter ses erreurs à la surface et Boisclair, inexpérimenté attend le bon moment pour attaquer, mais malheureusement pour lui, il devra attendre dans 4 ans s’il attend trop longtemps. Disons que le moment fatidique pour tous est le débat de mardi prochain. C’est vraiment le début de la campagne parce que les 3 chefs pourront vraiment expliquer leur plate-forme et c’est souvent là qu’environ 30% de l’électorat penche pour un candidat. Ce débat sera davantage un combat de 2 heures et le vainqueur gagnera probablement par majorité!

    Pour tout ceux qui suivent la politique, allez voter et encourager tout le monde à voter… on votant, on se donne le droit de chialer!!!

  • 8 mars 2007 · 15h35 Sylvain Pichette

    Je sais qu’on risque de me recevoir avec une brique et un fanal, mais je ne suis pas sûr que la population veut un débat d’idées. Comme on pouvait le lire dans une chronique antérieure sur la peur et les média où on disait que c’était peut-être la population qui exigeait plus de mauvaises nouvelles que de l’analyse.

    Malheureusement, il semble que c’est le même cas quant à la politique. Il faut prendre du temps pour bien expliquer ses idées. Et le clip de 30 secondes ne permet pas une explication intelligente. Et si les médias électroniques permettaient aux politiciens d’exprimer clairement et correctement leurs idées et leur programme, serions-nous prêts à prendre le temps de les écouter, de les analyser? Ou préférons-nous tous les mettre dans le même panier et les traiter de menteurs afin de cacher notre paresse intellectuelle?

    Nous sommes fatigués des élections, mais quel système politique voulons-nous? La dictature? Voulons-nous conserver le droit de critiquer nos politiciens ou voulons-nous risquer la prison, la torture et même la peine de mort pour avoir osé émettre nos opinions?

    Il est vrai qu’on peut améliorer le système électoral, mais je crois que la république est le meilleur système politique au monde. Si vous en connaissez un autre, dites-le moi et surtout, dites-moi pourquoi.

  • 8 mars 2007 · 15h36 Hélène Lajeunesse

    Oui, vous l`avez écrit:La chasse est ouverte.
    Mais pour qui voter? Actuellement, j`ai l`impression d`assister à un combat de bitcheries des uns envers les autres.Je ne voyage pas beaucoup à l`étranger, mais les coups sont-ils aussi bas ailleurs????
    Pour ma part, j`attends le débat des chefs avec impatience pour voir les fondements de chacun des programmes et comment chaque chef va répondre aux questions.Pour l`instant, ce n`est pas ce que je vois et que j`entends aux nouvelles qui me permets de faire un choix éclairé.

  • 8 mars 2007 · 15h46 Jean Turcotte

    Mario Dumont brouille les cartes. La question que l’on doit se poser à ce moment-ci de la campagne électorale est la suivante: pour combien de temps encore? Il y a toujours en début des hostilités des tendances qui sont loin d’être lourdes favorisant les partis n’ayant que très peu de chance de former le prochain gouvernement. Cette année, l’ADQ représente cette option. Le Parti Vert et Québec Solidaire plafonnent étrangement vite, mais est-il certain que cela résiste lomgtemps? Le débat des chefs – auquel je suis tout à fait d’accord qu’il ne réunisse sur la même tribune que les trois partis présents à lAssemblée Nationale – sera crucial. Comme le dit l’expression populaire: c’est là que l’on départagera les enfants des hommes. Jean Charest, fort habile dans une telle situation (rappelons-nous comment il avait knockouté Landry et isolé Dumont la dernière fois) pourrait s’avérer le grand gagnant. Mais ce qui m’inquiète personnellement dans le déroulement de cette « chasse » comme vous le dites si bien madame Legault, c’est le recours à des façons de faire américaines. Je m’explique. Aux USA, tout candidat déclaré ou potentiel se voit scruté à la loupe et cela dans les moindres retranchements de sa vie privée, professionnelle, financière, etc., tout comme on s’amuse à déterrer les vieux démons qu’ont courtisé lesdits candidats.
    Voilà que les Libéraux de Jean Charest s’amusent à des telles pratiques. Et cela réjouit follement les journalistes qui ainsi ne se préoccupent plus des « idées » mais davantage des petites affaires succulentes qui pourront alimenter les conversations de cuisine. Le club de tapettes: Saguenay-Lac-Saint-Jean; Rwanda: Saint-Henri; équité salariale: Lanaudière; médecins de famille: Outaouais. Cela a pour résultat qu’une fois les idées évacuées, le jaunisme et le sensationnel priment.
    L’histoire électorale québécoise est farcie de stratégies en-bas-de-la-ceinture. Évitons de les ressusciter… mais il semble que nous y soyons encore bien ancrés.

  • 8 mars 2007 · 16h28 Robert Rage

    Ce qui me fait le plus rire dans la présente campagne électorale, c’est que les gens (et les artistes) se disent cyniques et désabusés par rapport à la classe politique.

    Or, quand on y réfléchit bien, cette perception négative indique que, par contraste, une perception positive de la populace vis-à-vis de ces mêmes politiciens s’apparenterait à celle qu’on peut avoir des messies!

    « Je suis déçu du travail des politiciens », entend-on à tout bout de champ. Oui et moi je suis déçu du travail des dentistes, qui me disent que j’ai des caries à toutes les visites. Je suis déçu du travail des ingénieurs parce qu’un viaduc s’est effondré à Laval. Je suis déçu du travail des enseignants parce que les jeunes se battent sur YouTube. Je suis déçu du travail des militaires parce qu’ils doivent exploser la tronche des gens qui n’ont rien fait. Je suis déçu…

    …on pense aux politiciens comme on pense aux vendeurs d’automobile… comme si ceux-ci fabriquaient les automobiles! Les gens oublient que, au bout du compte, nous sommes tous humains, nous vivons les mêmes journées, les mêmes problèmes, avons besoin d’heures de sommeil équivalentes et que, en fin de compte, on est responsable de notre bonheur et de notre malheur!

    Un gouvernement, c’est comme un conseil d’administration : ça donne des orientations. Ça n’exécute pas et ça ne règle pas les problèmes en un tour de main.

    Au lieu de brailler tout le temps contre si et ça, lisez les programmes des partis et choisissez votre orientation. ET N’OUBLIEZ PAS QU’IL Y A CINQ PARTIS IMPORTANTS ET NON TROIS!!! Au pire, annulez votre vote, c’est tout aussi démocratique.

    Pour les indécis, allez voir ce site très intéressant et objectif, un questionnaire à choix multiples basé entièrement sur les programmes des CINQ PARTIS MAJEURS :
    http://www.vivrelequebec.net/monchoix/

    Et n’oubliez pas : les magiciens, ça n’existe pas.

  • 8 mars 2007 · 16h29 Nadine Thauvette

    Il y a beaucoup de « si » dans votre chronique. C’est facile de supposer des choses en politique mais voilà, les résultats ne se fondent pas avec les « si ». Les gens ne sont pas SI dupes. SI ils ne savent pas pour qui voter, ils n’iront pas voilà. Ils ne se laisseront certainement pas influencer par les idioties que l’on entend à travers les campagnes référendaires. SI les politiciens continuent de rabaisser les autres pour essayer de se remonter, les gens vont finir par se tanner et, comme moi, donneront leur vote au Parti le moins dérangeant. Cette année, pour la première fois de ma vie, je donnerai mon vote littéralement. Je le donnerai à un Parti qui ne fera jamais le poids. SI tout le monde pense comme moi, on pourrait se retrouver avec toute une surprise au pouvoir.

  • 8 mars 2007 · 16h42 Richard Marenger

    Je trouve votre chronique très intéressante, car elle ne fait que confirmer ce que tout le monde savait déjà : les partis n’ont presque pas d’idées et on préfère s’attaquer aux candidats en frappant en bas de la ceinture pour mieux embarasser l’autre. À chaque jour j’ai hâte de voir qui passera à la casserole.

    8 mars, Journée de la femme. Tiens un groupe de rwandais se dit scandalisé à propos d’un livre écrit par le candidat péquiste Robin Philpot (Saint-Henri/Sainte-Anne) et paru en 2000 au sujet d’une certaine négation du génocide rwandais. Bizarre que ce groupuscule réagisse sept ans plus tard et ce en pleine campagne électorale. Comme de fait André Boisclair doit expliquer, s’excuser, patiner, au sujet de son candidat et du même coup la menace de partition (coup de la Brinks version 2007) de Jean Charest est vite oubliée. On a même dit qu’il serait inconcevable qu’un parti politique nie l’Holocauste alors pourquoi les ‘méchants séparatistes’ nient ce que le général Dallaire avait dénoncé en vain au prix de 800.000 morts en 100 jours.

    Le gros problême avec Mario Dumont c’est qu’il n’a pas de grosses vedettes et que ses candidats sont plus suceptibles de faire des faux pas, comme cette candidate, mère monoparentale, qui est parti avec ses enfants à Disneyworld pour la semaine de relâche.

    Bref une campagne électorale où tous les coups sont permis, un peu beaucoup comme nous avons vécu au début des années soixante-dix. J’étais dans le comté de Bourassa où se présentait pour le PQ, Jacques-Yvan Morin. Et bien nous avons eu quatre ou cinq candidats indépendants au nom de Jean-Yvon Morin, Jean-Yves Morin, Jacques-Yvon Morin etc. On avait peur du PQ en 1970 et maintenant on a peur de l’ADQ.

  • 8 mars 2007 · 17h36 Pierre Montminy

    La façon états-unienne de gagner ses élections est en train de s’implanter chez nous : usage démesuré de la télévision pour attaquer et discréditer l’adversaire et faire oublier l’absence de contenu, de vision et de profondeur dans les idées. Peu d’écrit : les aspirants députés ne s’expriment pratiquement plus eux-mêmes dans les journaux.

    Quelqu’un peut-il décrire la vision politique de l’ADQ?
    Quel plan d’avenir ce parti propose-t-il à la société québécoise au juste?

    Lorsque les promesses sans fondement et les déclarations opportunistes de certains chefs de parti (que de promesses répétées et jamais tenues durant les dernières années !) inondent les médias, l’électorat doit faire un effort supplémentaire pour accéder à une information intelligente, articulée et mobilisatrice. Nous élisons des politiciens opportunistes qui, plutôt que de proposer une vision et des idées créatives, disent au peuple ce qui leur fera obtenir un maximum de votes. Ainsi réagissent-ils le plus rapidement possible à chaque événement médiatisé (foire de Hérouxville, port hijab au match de soccer d’ados, etc.) afin de gagner un appui populaire aussi volatile que leur programme politique.

    En bons navigateurs, ils réagissent dans l’instant aux changements de vents, mais ils n’ont pas de direction, pas de destination ! Leur but est de prendre le pouvoir et de le garder en ajustement leur message aux bruits et aux vents.
    Le peuple veut préserver son petit confort?
    Eh bien confortons-le !
    Prenons tout l’espace télé offert pour crier des promesses intenables qui nous gagneront l’appui de l’électorat mou et indifférent aux problèmes que nous n’avons de toutes façons pas l’intention de régler.

  • 9 mars 2007 · 09h56 Frédéric Sauvageau

    Les élections qui se tiendront en 2007 au niveau provincial seront en fait un concours de séduction qui visera à faire oublier les nombreuses erreurs commises par les différents partis. Ces élections seront plus que jamais le moment pour les trois chefs des partis importants de charmer car pour la première fois depuis longtemps, n’importe qui pourrait gagner et pourrait même devoir affronter un gouvernement minoritaire. Celui qui selon moi a le mieux commencé sa campagne électorale (ca fait déjà près de deux mois qu’il est en mission) est Mario Dumont. Il n’a rien dit de concrèt pour l’instant, que de belles promesses mais au moins il a su attirer l’attention sur lui et ainsi faire en sorte que son parti, l’Action démocartique du Québec soit écouté et plus en vue. Jean Charest qui adore les campagnes électorales a repris de l’aplomb car il y a à peine un an, il était en piètre condition. Tout les sondages le plaçait bon dernier. Charest est rusé et qu’on l’aime ou non il faut avouer qu’il a le talent de faire oublier ses erreurs du passé au bon moment et de mettre ses adversaires dans l’eau chaude. Parlez-en à André Boisclair le nouveau chef du Parti Québécois qui après avoir été le favoris des sondages est devenu la cible préférée des médias ces derniers-mois. Je n’ai toujours pas choisi dans quel case j’appliquerai mon X le 26 mars prochain mais peut-être que le Parti Vert ou le Québec Solidaire sera une alternative. Sinon le débât et la campagne électorale m’aideront surement. Pour le moment, je n’ai aucune confiance en André Boisclair et son parti sur le déclin, je trouve que Mario Dumont n’a pas l’étoffe d’un premier-ministre et que l’ADQ n’est toujours pas prête. Finalement, nous avons vu bien des choses durant le dernier mandat du PLQ, autant de positif que de négatif. Cependant, je pense que les élections souriront encore à ce parti qui selon moi est en bonne voie de reprendre le pouvoir pour quatre ans.

  • 9 mars 2007 · 10h03 Michèle Bourgon

    Mario Dumont porte l’ADQ presque seul sur ses épaules. Le parti n’a pas d’argent, pas de propositions chiffrées dans son programme, pas d’équipe de rêve et pourtant il file comme une comète. On a beau se dire non xénophobe, non racistes, etc. il semble tout de même que les prises de position de Dumont ont plu ou à tout le moins ont respecté les volontés de plusieurs. En fait, c’est la peur de plusieurs que Dumont exploite. On a peur de voir le PLQ au pouvoir. On a peur de voir Boisclair au pouvoir. On a peur des accommodements raisonnables déraisonnables. On a peur d’un référendum. Bref, on ne veut ni Charest, ni Boisclair. On veut du changement et le seul qui en propose, c’est le p’tit Mario. On se dit, bof…pourquoi pas. De toute façon, il ne rentrera pas et j’aurai manifesté mon extrême mécontentement. Héhéhé…Si tout le monde pense comme ça, c’est qu’il va finir premier Super Mario. Et ma foi, pourquoi pas ? Ce serait bien fait pour les deux autres partis.

    Mais ça n’arrivera pas.

  • 9 mars 2007 · 10h44 Aurélie Pâquet

    Écoutez, je suis tannée de la politique québécoise et canadienne. On se complait dans la médiocrité politique… tant nous (les électeurs et électrices) que la politique elle-même (les députés, les partis et les chefs). Ça devient absurde.

    Charest veut dégeler les frais de scolarité; Boisclair va donc prioriser l’éducation. C’est évident… on se lance une balle qui change de couleur. Bleue, rouge, bleue, rouge, vert, bleue, rouge, bleue, rouge, mauve, bleue, rouge, etc.

    On fait un débat télévisé. On y invite que trois partis. Mais où est passée la parité ? Y’a pas juste trois partis politiques au Québec… Si vous voulez faire un débat, invitez TOUS les partis… sinon appelez ça « un bavardage entre copains vendus ».

    Aujourd’hui, on vote stratégiquement parce qu’on est pas au courant de ce qui se passe réellement en politique. On vote pour le partis qui aura la plus belle pancarte, le plus beau député ou pour celui ou celle qui aura menti « le moins mal ». On vote pour celui qu,on nous a dit de voter à la télévision.

    Y’a des gens qui ne votent pas parce qu’ils et elles ne veulent pas encourager cette ridicule mascarade qui se dit être « démocratique ». Eh bien, il serait temps qu’on se bouge tous le cul et qu’on cesse d’être béat et béate devant un spectacle aussi stupide !

  • 9 mars 2007 · 14h14 Jean-François Couture

    Charest rejoint Harper, Dion et le Petissimo dans le délire partitioniste !

    Le chantage à l’argent de la péréquation du duo Charest/Harper est indigne.
    Les premiers ministres sont supposés défendre les intérêts de tous leurs citoyens au-delà des attaches partisanes.

    Alors que notre dernier sinistre menace le Québec de partition !
    L’apparence d’une colonne vertébrale et un semblant d’honneur de la part du peuple québécois serait la bienvenue maintenant que les masques sont tombés.
    Qui n’ose s’affranchir est digne de ses chaînes ! – Louis Gresset

    Il était des plus éclairant de constater l’étonnement et le quasi désarroi exprimé par Lamine Foura (algérien) que Monique Mujawamariya (Rwandaise) lors d’un segment à Bazzo TV. http://media.telequebec.tv/bazzotv/extrait/bazzo_364.wmv

    Ils semblent être les seuls observateurs à être conscients du niveau de bassesse politique de la campagne libérale. L’Algérien soulignait que dans son pays une pareille attitude et chantage aurait complètement discrédité son auteur. Le rejet et le dégoût auraient traversé les lignes partisanes !

    Il y a une chose pire encore que l’infamie des chaînes, c’est de ne plus en sentir le poids. – Gérard Bauer

    Le Québec existe t-il encore ?

    Le Québécois lui ?

    On se le demanderait à moins !

    Depuis 1763, nous n’avons plus d’Histoire, sinon celle, par réfraction, que nos conquérants veulent bien nous laisser vivre, pour nous calmer. Cette tâche leur est d’autant plus facile que nous secrétons nos propres bourreaux. – Léon Dion

    Il est désormais plus que jamais à propos de traiter Charest et compagnie de « Traîtres à la Nation » Ils viennent de nous le confirmer noir sur blanc !

    Le droit d’utiliser la notion de « Traître à la Nation » a été légalement acquise grâce au jugement de la Cour d’appel du Québec dans {{[l'affaire Hervieux-Payette->http://www.crdp.umontreal.ca/cours/drt3805/hervieuxc.ssjb.html]}}.

    Cette grande leçon de droit civil aura mis 20 ans à se conclure

  • 9 mars 2007 · 14h17 Serge Lefrançois

    On pourrait mieux constater des hallucinations que des visions politiques. On cherche à en mettre plein la vue, sur le dos de ses opposants particulièrement, sans livrer la vraie marchandise, bon marché assûrément. Peu d’amélioration en vue ou à offrir, que de belles idées qui s’effondreront rapidement, une fois le pouvoir obtenu.

    Et comment réagit la population aux nouvelles avenues, partis vert ou solidaire ? En acceptant qu’ils ne fassent pas partie du débat des chefs, puisqu’il semble que nous ayons suffisamment d’idées en place pour en débattre. De vieux partis délavés mènent le bal, on s’assure ainsi de la tranquilité d’esprit et des preuves du pouvoir, où l’on sait mener tant bien que mal.

    Une politique bien ordinaire, qui nous gardera dans l’ordinaire, comme nous l’aimons. Le changement fait peur et les visions qui l’encouragent encore plus. Si tout va bien, on devrait choisir le moins pire des politiciens, celui qui nous convient le mieux, puisque l’on ne connaîtra pas les autres.

    Finalement, on se fout tellement de la politique, qu’on la laisse paître dans le champ complètement. Vive la démocratie et ce qu’il en reste, on est beaucoup mieux ainsi. Les restes nous suffisent.

  • 9 mars 2007 · 14h20 Martin Schübreit

    Moi, j’ai réglé le problème. Je n’irai tout simplement pas voter. Pas «annuler mon vote». Non. J’ai bien dit pas voter du tout.

    Si les principaux partis en présence n’ont pas prouvé leur valeur (PLQ, ADQ), n’ont pas de programme (PLQ, ADQ) ou un programme qui est en porte-à-faux avec la réalité (le PQ avec son référendum qui a toutes les chances d’être perdu pour une troisième fois, avec toutes les graves conséquences que cela implique pour le Québec), qu’est-ce que je peux faire? J’ai le choix entre voter pour des cruches vides (PLQ et ADQ), voter pour des kamikazes (le PQ et ses dogmatiques militants) ou voter pour des marginaux sympathiques qui ne mènent à rien (Québec Solidaire, les Verts). Ce «choix» ne m’intéresse pas. Et désolé, mais je n’ai aucunement l’intention d’aller faire la nouille au bureau de vote et «annuler mon vote» pour jouer les «bons citoyens». D’ailleurs, l’«annulation de vote» n’existe pas: il n’y a pas de case pour signifier qu’on annule son vote.

    Je trouve cela fort déplorable mais je n’ai malheureusement pas le pouvoir de changer la «machine politique» actuelle. Dans le doute abstiens toi comme dit le dicton. Si les partisans républicains américains les plus sensés s’étaient abstenus au lieu d’aller voter pour cet imbécile de Bush du simple fait qu’ils sont républicains, la face du monde serait peut-être différente à l’heure actuelle!

  • 9 mars 2007 · 14h25 Pierre-Luc Lamarre

    Non, mais je n’en reviens tout simplement pas, je m’attendais à une lutte serrée entre les trois partis politique et surtout à un grand débat d’idée, au lieu de ça, on a droit à une vrai cour de récréation. Mais ce grand néant d’idée veux peut être dire bien des choses, chacun des partis n’a probablement rien de solide à présenter. Chaque parti ont peur de présenter des idées parce que la première chose que les partis adverse feront, sera de détruire et remettre en cause l’idée, donc nous avons droit a un rien total et on nous demande de voter le 26 mars prochain !

  • 9 mars 2007 · 14h35 Shirley Noël

    De plus en plus, à chaque élection cela empire, les candidats jouent à Mon père est plus fort que le tien. Tous tentent de se démolir un et l’autre, en s’insultant, en se criant des noms (il est un menteur! Il est un autonomiste!…). De vrais bébés!

    Pourquoi pas un débat d’idée. Se concentrer sur ce qu’on offre de positif pour le peuple, plutôt que de tenter de présenter le négatif de ses adversaires. Je crois qu’il ne le peuvent pas, car tout ce qu’ils ont à offrir, ce n’est pas très attirant. Voilà ce que je pense. Aucun des trois partis principaux, ne savent plus comment sauver le Québec, voilà ce que je pense vraiment. Car s’ils avaient de vrais idées, de vrais bons points à apporter pour changer les choses et améliorer notre sort, ils le feraient, ils les annonceraient. Mais non, à la place, ils font du salissage de linge sur la place publique.

    Et les médias qui s’en mêlent. Depuis qu’il y a du talk radio au lieu de la musique sur les ondes radiophoniques, on n’entend que cela maintenant. Du placotage pour l’ADQ (car il ne faut pas se le cacher, les personnes qui placotent à la radio de CHoi et du 93 par exemple, ont tous un penchant pour l’ADQ. Sans compter sur la radio pirate de Jeff Fillion par satellite, qui fait de la propagande de Mario Dumont et de son candidat Jeff Plante qui est un ami de l’autre Jeff.

    La radio est biaisée. Mais les journaux aussi et la télé également. À tout le monde en parle, on semble aller vers le PQ, et les journaux, eux tirent plus la couverture du côté des libéraux. Alors avons-nous une couverture juste de la campagne électorale ? C’est sûr que non, mais que pouvons-nous y faire ?

  • 9 mars 2007 · 16h46 Serge Tremblay

    Quel bel article, Mademoiselle Legault.

    C’est assez pathétique de voir les politichiens se tirer dessus un après l’autre et de voir les médias saliver à la moindre stupidité rapportée par un parti politique. J’ai 36 ans et je me souviens des campagnes électorales d’antan. Il me semble que cette année c’est particulièrement ridicule. C’est la parade des clowns. J’ai l’impression d’assister à une joute de testostérones adolescentes. « Mon père est plus fort que le tien ou un pas de plus et je te tape sur la gueule petit connard ». Que faire? Le droit de vote constitue l’outil ultime de la démocracie dit-on! Et bien quand je vois ce spectacle, j’ai honte de posséder ce droit. Si vous le voulez, je vous le donne volontié car cette année aucun de ces clowns n’aura ma sympathie et je ne me sentirai pas reponsable, au cours des prochaines 4 années, d’avoir participer à cette plaisanterie. Et comme plusieurs l’ont écrit…À quand des idées basées sur les valeurs, l’avenir, les projets, l’environnement, le développement économique, et l’amour tant qu’à y être.

  • 9 mars 2007 · 16h56 Paul Proulx

    Il est vrai que la chasse au cerf de Rivière-du-Loup est commencée. Jean Charest guette sa proie, mais il devra peaufiner sa cynégétique s’il veut étaler le panache grandissant de Mario Dumont sur le « hood de son 4X4» le soir du 26 mars. Comme au bon temps de Réal Couette qui comptait sur 26 députés à l’élection fédérale de 1962, le scénario se répétera-t-il, d’autant plus que la manne créditiste venait du Bas St-Laurent et de la Beauce? Ces deux régions savent dire non aux parties incapables de les rallier à un projet. En 1952, Maurice Duplessis promettait d’électrifier toute la province et de construire l’autoroute Métropolitaine et la 15. En 1960, Jean Lesage proposait des réformes majeures. En 1970, Robert Bourassa séduisait avec ses 100000 emplois et son choix de l’hydro-électricté au lieu du nucléaire, option des Péquistes. En 1976, René Lévesque s’emmenait avec l’indépendance du Québec. Depuis, nous n’avons eu droit qu’à des devises comme « je suis prêt ». Formule creuse qui ne sous-tend que des objectifs ambigus que l’on déclame sous forme de priorités. On évite ainsi de présenter un projet de société articulé. Diminuer la liste d’attente dans les hôpitaux n’est pas un projet, mais relève de la quincaillerie de l’organisation. Et les journalistes affectés à la campagne ne se montrent pas plus brillants. Les chefs les rencontrent chaque matin pour éclairer un point de leurs plates-formes électorales. La période de questions qui suit ne s’embarrasse pas de ce qui est proposé. Par exemple, à Val d’Or, on n’a interrogé J. Charest que sur l’autonomisme de M. Dumont au lieu des mines de la région. On pose des questions qui font, comme vous l’écrivez, plus « Entertainment Tonight ». Les employés d’Alcan vont-ils voter pour un homosexuel? En somme, ce sont les journalistes qui encouragent la médiocrité. Sans vouloir généraliser, je trouve que les médias abrutissent la population en ne leur servant que des « vétilles » pour accroître leur rentabilité.

  • 9 mars 2007 · 17h01 Michel Leblond

    Mario est encore une fois aux barricades. Comme tout bon troisième, il espère profiter du système d’aspiration comme en course automobile pour se faufiler en première. Difficile me direz-vous car les deux premiers bloquent assez bien leur position. Tellement, qu’ils préfèrent fesser sur le troisième afin de rester en avant au lieu de se confronter. C’est probablement la peur du troisième qui leur fait adopter une telle stratégie.

    Il ne faut pas se le cacher, le chef de l’ADQ peut lancer n’importe quoi afin de provoquer. Facile quand on est troisième mais une fois premier, il lui faudra assumer et surtout assurer. Le pourra-t-il?

    Il est député du comté Rivière-du-Loup/Les Basques depuis presque 15 ans sans trop s’impliquer dans son comté. Je le sais, j’y suis. Les adéquistes nous disaient, les premières années, il est à construire son parti, c’est normal qu’il soit absent de temps en temps. C’est depuis tout ce temps qu’il construit son parti car on ne l’a pas vu souvent. Avec un chef de parti, on a de la visibilité disaient certains. J’aime beaucoup mieux un comté qui se développe qu’avoir l’homme invisible à sa tête. Pendant que Monsieur Dumont se barre les pieds avec les accommodements raisonnables notre comté régresse car toujours dans l’opposition.

    Loin de moi l’idée de vous conseiller pour qui voter mais j’ai tellement hâte de pouvoir voter pour une personne qui se battra pour son comté et ses électeurs. Si je ne m’abuse cela s’appelle les proportionnelles.

    Mais encore là, avec les proportionnelles, nous aurions plus de députés de l’ADQ au cabinet.

    On ne peut pas s’en sortir. Toutefois, pour la première fois, nous pourrions voter pour quelqu’un qui a la volonté proportionnelle au développement et à l’avancement de son pays.

  • 9 mars 2007 · 17h15 Marc Pilon

    Je vote depuis 24 ans. J’ai toujours voté pour le même. Je vote toujours pour le moins ridicule. Cette année, ils sont tous aussi ridicules les uns que les autres.

    Il n’y en a pas un qui a apporté de bonnes idées. On ce croirait dans une cour de maternelle. Dire qu’on va être dirigé par un homme qui réagit encore comme un enfant immature. Notre Québec a perdu des plûmes et des hommes.

    Elle est où la vraie relève ? J’ai honte d’être québecois ! Me faire taxer plus que n’importe où au monde, pour des services de moins en moins accessibles et gratuits.

    Ils ont(gouvernement) tellement gaspiller nos sous qu’on s’est ramassé avec une dette impossible à rembourser. C’est nos enfants qui vont être obligé de ce serrer la ceinture.

    On donne un bel héritage à nos petits. Une belle grosse dette amballée d’un papier recyclé. Notre planète est malade et les gens dessus sont contaminés !

    Merci politiciens, grosses usines, millions de conducteur et à ceux qui pensent que jeter, parterre, une cochonnerie ce n’est pas grave.

  • 9 mars 2007 · 18h31 Marc Routhier

    Le beau p’tit Mario est ben populaire, mais c’est parce que les autres ne le sont pas. La campagne de l’ADQ repose sur le chef: on voit sa binette partout. Ses candidats sont à peu près tous des inconnus. Au parti libéral, on ne voit pas la face à Charest sur les affiches; onle cache; on en a honte. Alors les candidats prennent une pose aguichante avec le petit poing sous le menton. C’est donc « cute ». Chez les péquistes, Boisclair non plus n’a pas tellement la cote. Il est pourtant aussi beau que le beau Mario, mais c’est un homo; ça pogne pas autant.
    Alors pour qui voter? Québec solidaire ou le parti vert, c’te affaire. Ils doivent être bons: personne ne chiâle contre eux autres.

  • 9 mars 2007 · 18h39 Claudine Fortier

    Je reste encore vraiment très indécise et spécialement lorsque vient le temps de faire des réprimandes à ses adversaires, je n’y comprend plus rien.
    Et ont-ils abordé les sujets qui vraiment seraient primordiales à l’économie de tous dans la province? Bien sure on mentionne les femmes à la maison avec de jeunes enfants…
    et quoi d’autre encore?
    Personellement, j’ai travaillé déjà dans le milieu d’un plan de récupération, de même que de la plantation d’arbres, dans les soins de santés spécialisés avec les résidents en perte d’autonomie et autre service à la clientèle.
    Mais je me trouve dans une situation ou nos fameux gouvernements ont rendus avec les subventions salariale aux entreprises que lorsque la subvention est terminée, la job prend le bord du classeur 13 pour dire que la fin de son travail est terminé. Et voilà un autre employé qui sera embauché pour le même poste et la chaîne continu mais encore plus lentement car le travail est à reprendre à nouveau.
    Mais qui a causé ces difficultés à ceux qui essaie tous les jours de se tenir debout, mais qui se font dire que c’est pire ailleur!
    Et encore, pourquoi en ce moment d’élection le ministère du Revenu «Jonquière» a le culot de demander de bien vouloir patienter avant de remettre notre rapport d’impôt compléter surtout si il a un remboursement à faire est-ce de même efficace si c’est l’envers et que nous devons un remboursement.
    Non pour l’instant le 3 partis qui se veulent être en tête de liste ne réalisent pas comment ils fonctionnent. Vraiment ça ressemble aux ligues de Hockey mineur…

  • 10 mars 2007 · 12h00 Juster Radu

    Ce qu’aucun chef politique ne peut se permettre de dire, c’est que, en cette époque de globalisation, les moyens à la disposition des gouvernements sont très limités. Les marchés changent, nous sommes en compétition avec le monde entier, il n’y a pas de vaches sacrées; les fabricants et les fournisseurs de services se doivent de rester compétitifs, ou périr – pas la peine de s’embarrasser avec de notions démodées tel le loyalisme envers les sociétés qui les ont engendrés. Les ouvriers peuvent essayer de mètre une façade de dignité lorsqu’on leur dit de « couper les salaires et bénéfices de 25 %, sinon on ferme », la vérité est que personne n’y peut rien.

    Dans ce contexte, prétendre avoir des idées, a quoi bon? L’enfer est pavé de bonnes idées, comme on dit… Par ailleurs, vu que chaque mot que les candidats ont jamais prononcé sur n’importe quel sujet est déterré et brandi comme preuve d’incompétence ou erreur de jugement, qui a encore le courage de lancer des idées originales ou de faire des commentaires spontanés? Les candidats sont ainsi forcés à suivre à la lettre les scriptes préparés d’avance et épluchés par leurs conseillers politiques.

    C’est triste, mais c’est la réalité.

  • 10 mars 2007 · 12h26 Louise Trudel

    Que ce jour arrive au plus vite! Nous serons libérés des chicanes quotidiennes entre les trois grands garçons. Quoique on ne sait jamais ce qu’on apprendra durant la journée et on a peut-être pas fini d’en voir de toutes les couleurs. Pendant ce temps, où sont les vrais enjeux, qu’arrivera-t-il après le 26 mars dans nos écoles, dans nos hôpitaux, avec nos libertés et égalités chèrement acquises au fil de nos luttes ? J’avoue que je ne sais pas encore pour qui je voterai, je sais cependant que je ne voterai pas pour Mario Dumont et qu’il y a un je-ne-sais-quoi qui me déplaît dans son discours. Je me dit aussi que je souhaite un gouvernement minoritaire, et là je ne dit pas quelle sorte, pour que ce gouvernement soit très surveillé par les autres et exerce moins son pouvoir d’une façon unilatérale.

  • 10 mars 2007 · 12h26 Denis Saint-Gelais

    Avant même que le processus d’élection soit mis en branle, j’étais déjà tanné de ce cirque médiatique sans but ni forme. Il n’y a aucun contenu. J’ai hâte que le tout finisse. Je deviens agressif à voir tous ces clowns qui nous ridiculisent et nous infantillisent. Je me sens rabaissé par ce mépris. De plus les médias jouent le jeu de ces immatures au lieu de prendre leur vrai responsabilité sociale d’informateur. Ils sont au premier rang et de plus leur pouvoir est énorme, mais rien n’est fait si ce n’est que de rapporter ces singeries. Qui posera les vraies questions et provoquera les vraies réflexions sur notre présent et notre avenir??? Le simple citoyen n’a pas le pouvoir d’un seul de ces médias. Par expérience je sais que rien ne sera fait, donc je ne rêve qu’à une chose, retourner à ma routine et espérer qu’un jour, quelqu’un viendra briser cet éternel mascarade qui nous revient tous les 4 ans. J’aui hâte au 27…
    Malgré tout je garde espoir que quelqu’un nous tirera de ce cauchemard !!!!

  • 10 mars 2007 · 12h29 Francine Joly

    Pas certaine que Dumont fasse son petit bonhomme de chemin comme je l’aurais cru; pour ce que j’ai entendu de lui, ça sonnait la même game que les deux autres, c’est à dire une belle guéguerre de salissage gratuit. Je ne suis pas toute la campagne, je manque peut-être des informations importantes, alors tant mieux si je me trompe. J’espère que Dumont retrouvera facilement son chemin…

    Mais quand est-ce que l’on entendra davantage parler du parti Québec Solidaire? Eux font je crois maintenant bien davantage leur petit bonhomme de chemin. J’ai croisé le candidat de mon secteur à ma sortie de l’épicerie la semaine dernière : il collectait des signatures et malgré le froid, je l’encourageais à poursuivre. Vous savez que ça leur prend 100 signatures pour avoir leur nom sur le billet de votes? Ce facteur-candidat les avait, mais apparemment que le directeur des élections y va facilement du crayon noir pour raturer les coordonnés de certains signataires, qui moins lisibles, il soupçonnerait d’être des faux. D’ailleurs, il en va de même pour les billets de votes. Qui est au courant qu’un billet de vote sur lequel on aurait ajouté un commentaire se retrouve annulé? Il y a de multiples raisons d’annuler un billet de votes. Ça serait bien intéressant d’en connaître la liste complète. Apparemment qu’il y aurait de l’abus de ce côté. Une autre belle façon d’aider celui que l’on voudrait voir entrer. Si vous ne souhaitez pas que la chose vous arrive… Alors, à vos marques mais dans les règles.

  • 10 mars 2007 · 12h31 Jacques Lévesque

    L’argumentation est bonne Madame Legault, mais la conclusion me laisse sur ma faim.
    Je ne suis pas stratège politique mais je crois bien l’avoir trouvée ma prime aux idées…

    Charest est un homme sans grands rêves et ça donne un gouvernement sans envergure.
    Les promesses n’ont pas été toutes tenues mais grosso modo, c’est aussi terne que prévu.

    Boisclair a un grand rêve, celui d’être un René Lévesque qu’il n’est pas. On ne promet pas des idées, on les montre. On ne promet pas une équipe de rêve, on la présente. Je suis désolé pour Pierre Curzi et je m’ennuie de Pauline Marois.

    Mario Dumont semble faire carrière à être ce que les autres ne sont pas. Ni souverainiste, ni fédéraliste, ni à gauche, ni à droite, ni tout à fait de la campagne, ni tout à fait de la ville.

    À moins d’un revirement spectaculaire de la campagne, moi je vais voter pour Québec Solidaire. Bien sûr, ce parti n’a aucune chance de prendre le pouvoir.
    Bien sûr, ils n’ont pas terminé de rédiger un programme complet qui fait place à tous les sujets dont un gouvernement doit s’occuper. Mais ils ont des idées. Ils amènent sur la place publique des thèmes dont personne ne parle, des idées nouvelles.

    Ils méritent plus de place que celle qu’on leur accorde. En passant, merci aux grands médias pour le « combat des cheuffs ». Mais j’aurais préféré un débat d’idées…

    Je ne suis pas stratège mais je fais le souhait que mon vote pour Québec Solidaire permette à ce parti de continuer à se structurer jusqu’à la prochaine élection; que ce vote pour Québec Solidaire amène les autres partis à s’approprier certains de ses thèmes, ce sera toujours ça de pris; que ce vote pour ce parti ramène au pouvoir un Charest affaibli et donne aux militants du PQ une nouvelle occasion de se choisir une chef…

    Est-ce qu’on se laissera endormir par les stratégies des « grands » partis?
    Est-ce que dans tous ces débats les options se valent (si peu)?

    Il y en a des idées! Faut juste ne pas en avoir peur…

  • 10 mars 2007 · 12h42 Serge Bédard

    Ainsi, les politiciens sont des menteurs, leurs programmes sans idées et leurs débats insignifiants. On a entendu cette litanie à chaque époque des milliers de fois.

    Soyons honnêtes quelques instants : quel que soit le parti auquel ils appartiennent, les politiciens sont généralement des gens intelligents et intègres qui désirent sincèrement le bien commun. Dire le contraire, c’est faire preuve de partisanerie ou de misanthropie flagrante. Pourquoi ce fossé entre la réalité et les perceptions ?

    C’est qu’on entretient des attentes démesurées et malsaines à l’égard des politiciens et de l’État. On espère qu’ils nous apporteront le bonheur, rien de moins. L’État-Providence est encore en demande. L’État doit s’occuper de chaque problème réel ou perçu. C’est le règne de la déresponsabilisation. L’État est Dieu et les politiciens doivent être ses représentants.

    Penser ainsi ne peut que nous conduire à la déception et au cynisme, car c’est irréaliste.

    Rappelons simplement ceci. L’État n’est qu’une institution créée par les humains pour s’occuper de certains sujets d’intérêt commun. Qu’il réussisse à maintenir un système de justice adéquat interdisant les emprisonnements arbitraires, protégeant la liberté d’expression, d’entreprise et de déplacement, favorisant le règlement de différends de façon civilisée, permettant le changement régulier des dirigeants politiques de façon pacifique via des élections honnêtes, c’est déjà beaucoup et souvent suffisant. On l’oublie trop facilement.

    Méfions-nous des partis et des politiciens qui ont plein de nouvelles idées pour contrôler notre vie.

  • 10 mars 2007 · 15h31 Anny Schneider

    Qui ne dit rien consent…Cet adage n’est jamais plus vrai que lors des élections.Si on s’abstient on laisse la place à tous les autres qui placent leurs pions et onn’existepas. Comme quand on se terre dans un silence gêné bardé d’ignorance ou de culpabilité ou de petitesse comme celle transgénérationelle typique des Québécois(et de mes compatriotes Alsaciens)et des femmes le plus souvent qui votent pour le plus cute, sauf s’il est gai. Dans cette élection-là les enjeux sont énormes car le bouillon où nous trempons tous, se réchauffe à vue d’oeil, comme la planète itou. Il y aurait tant à dire mais prenons ma cause numéro un: l’environnement. Voterez vous ceux qui subventionnent les grosses entreprises les plus polluantes et déjà richissimes, démantèlent nos parcs nationaux et qui ont levé le moratoire sur le cohon alors qu’il sont la première cause des cyanos qui empoisonnent tous nos lacs, ceux qui étaient les premiers à signer l’accord de Rio sur le minimum de 8% de zones protégées alors qu’on est toujours au mieux à 4%. Voterez-vous pour les libéraux? Voterez-vous pour ceux qui ont vendu une bonne partie des forêts en pitounes aux Américains via les CAF, voté en 200O la loi du rendement accru, qui poussent des hauts cris contre les hurluberlus verts qui font perdre des emplois alors qu’ils ont donné 5 milliard aux braves Cris pour détourner la dernière belle rivière pour des hydros-dollars à rabais US alors que la nuit on se branche sur le jus nucléaire ontarien. Voterez-vous encore pour le PQ? Voterez-vous pour de jeunes loups avides de performances,de pouvoir et de gros chiffres, ceux de la génération X qui veulent mettre de l’ordre là-dedans, mais qui par manque d’imagination récupèrent les meilleures idées des environnementalistes et les servent à leurs sauces alors que,localement vu au zoom ils ne servent que leurs poches et proches.Voterez-vous ADQ? Les verts, je peux pas, trop passifs et fédéralistes. Moi,mon coeur me crie: les Solidaires ou rien!

  • 10 mars 2007 · 15h38 Claude Perrier

    Si la chasse est ouverte à l’encontre de Mario Dumont, comme vous le faites valoir madame Legault, c’est que celui-ci dévale à tombeau ouvert les routes de campagne sur son tricyle motorisé en promettant monts et merveilles partout. Que ses promesses de bonbons soient réalistes ou pas, qu’elles s’avèrent souhaitables ou pas, cela Mario Dumont n’en a cure. Nous n’en sommes même pas rendus à mi-chemin dans la distribution des prix que déjà Mario Dumont a largement défoncé notre budget provincial. Que ce genre de comportement irresponsable ait pour beaucoup contribué à mousser sa récente popularité est véritablement navrant pour la démocratie.

    À le regarder aller ces dernières semaines, on se rend compte que le chef de l’Action démocratique du Québec a délaissé la politique pour la politicaillerie. Et, d’autant plus qu’il a bien peu de chances de former le prochain gouvernement, l’ampleur des coûts relatifs à ses promesses ne lui fait pas l’ombre d’un pli car il n’aura jamais à ramasser la note. Alors, il brouille les cartes et empêche les autres d’aborder les vrais enjeux de l’heure – car il faut malheureusement tenir compte de l’impact sur l’électorat de ce joueur immature. En somme, Mario Dumont n’apporte absolument rien de constructif à cette campagne et n’est rien d’autre qu’une nuisance. En voulant plaire à tout le monde et à son père, il empêche les autres de dire trop ouvertement les vraies choses car celles-ci ne paraîtraient pas aussi attirantes que ses fadaises.

    Voilà pour Mario Dumont, donc. Quant à Jean Charest, madame Legault, dont vous dites qu’il aurait commis une « bourde comme déterrer le fantôme de la partition », vous devriez savoir que ce n’est nullement le cas. Il a simplement répondu que la chose était possible à une question. J’ajouterais même qu’elle est probable sinon certaine en cas d’un OUI à un autre référendum. Aucune bourde ici, de près ou de loin. Par contre, un sérieux pensez-y bien. Et André Boisclair? Rien à dire…

  • 11 mars 2007 · 09h38 Marc Charette

    Chaque candidat promet que sa campagne électorale sera axée sur les idées et qu’il ne sombrera pas dans la basse politique. Pourtant, on se retrouve avec des énoncés choc sur de vieux messages entretenus par les candidats. On se retrouve avec une liste des livres/recettes/disques préférés de nos futurs élus. Bref, on se retrouve à discuter davantage de tout, sauf des idées. Et ce problème revient tant aux médias qui nous assomment d’inepties, aux candidats eux-mêmes qui sont bien heureux de ne pas avoir à énoncer d’idées qu’à nous-mêmes qui faisons nos choux gras de la tenue vestimentaire délabrée de l’un, du manque de photogénie de l’autre.

    En fait, dans nos campagnes actuelles, nous mettons de côté les seuls partis qui planchent vraiment sur des idées: les tiers partis. Les seuls partis qui osent émettre des idées claires sont les partis qui n’ont aucune chance de l’emporter. Inviter Françoise David au débat des chefs et vous aller voir que le fait d’interrompre l’autre, de lancer une accusation à demi-cachée ne tiendra plus la route. On nous impose en partant un choix entre trois partis. Si on voulait vraiment parler de démocratie, on se retrouverait avec un véritable choix. Pas avec des candidats qui sont prêts à jouer à saute-mouton d’un parti à l’autre parce qu’ils finissent souvent par s’équivaloir en bout de route. Pas que le Québec Solidaire ou le Parti Vert n’ait pas leur lot de bozos, prêts à des propos extrêmes pour pouvoir se faire entendre.

    De nos jours, les partis ont compris qu’ils peuvent gagner s’ils énoncent un minimum d’idées (ou plutôt un minimum de concepts qui ne sont pas toujours des idées). Dumont l’a compris en nous assaillant avec les accomodements raisonnables. Harper l’avait compris avec des concepts aussi simplistes que la baisse de la TPS.

    Nous nous targuons de vouloir un débat d’idées. Mais nous n’élisons pas ces partis. Nous préférons en rester avec le connu même s’il est périmé depuis longtemps.

  • 11 mars 2007 · 09h51 Myriam Sainson

    L’article trop carré de Madame Josée Legault ne met pas en évidence les grandes qualités de leadership de Mario Dumont, qui se déméne seul, depuis des années, sur les bancs du parlement, à Québec. Il a observé ses adversaires et, il a appris à contenir sa témérité. Mario Dumont est devenu plus responsable et va prendre le pouvoir, d’une façon ou d’une autre, avec l’appui massif des électeurs dans cette campagne électorale, de mars 2007. En aucun cas, selon les affirmations de Madame Legault, Mario Dumont est un cerf à abattre et le chasseur serait Jean Charest. Mario Dumont à une longueur d’avance sur Jean Charest. C’est lui qui est en position de force, donc il est déjà le chasseur… de pouvoir. Quant à la problématique de l’autonomisne constitutionnel de Mario Dumont qui n’est plus de mode dans la pensée des québécois, selon les dires de Madame Legault, cela est encore une abérration de sa part; bien au contraire, le projet de Mario Dumont d’un Québec autonomiste, au sein d’un Canada, est un projet viable et raisonnable que les électeurs, en général, vont apprécier; car il allie à la fois, les fédéralistes et les séparatistes modérés, soit une plus grande majorité de la population québécoise. Les radicaux des deux bords sont minoritaires.

  • 11 mars 2007 · 10h08 François Gallichand

    Ça fait trop longtemps que le paysage politique est réservé à seulement deux partis, c’est-à-dire les libéraux et les péquistes. Il existe bien d’autres partis de moindre importance, tel que le parti vert, Québec solidaire, le Bloc pot, etc… mais ce qui manquait depuis longtemps c’est un vrai parti que la population peut prendre au sérieux et qui donne une vraie alternative pour ceux qui ne veulent plus des libéraux et qui ne sont pas encore prêts pour les péquistes. Et il semble bien que l’ADQ de Mario Dumont, en fait Mario Dumont en grande partie, soit cette alternative. Alors, normal qu’il devienne l’homme à abattre. Car si ses appuis deviennent trop importants, il pourrait très bien brouiller les cartes du paysage politique québécois. Je ne me souviens pas d’un gouvernement minoritaire au Québec; il se peut qu’il y en ait déjà eu, mais ça fait bien longtemps. Avec la montée de l’ADQ, il se pourrait bien que ça devienne une réalité. Preuve que les gens ne savent pas trop ce qu’il veulent, et que les opinions sont très partagées. Et qu’ils veulent du neuf, qu’ils ont besoin de changement. Les libéraux et les péquistes nous rabattent les oreilles avec les même chansons depuis trop longtemps. Les gens veulent du nouveau.

    Mais il faut se méfier car il se pourrait aussi que l’ADQ ne soit qu’un ballon qui se dégonflera au moment du vote; ça ne serait pas la première fois… Mais il semble bien implanté dans la région de Québec. Reste à voir si il réussira à percer dans le reste de la province.

  • 11 mars 2007 · 10h09 Christian Boisvert

    Je n’en reviens pas du nombre de commentaires positifs que j’ai entendus depuis une semaine au sujet Boisclair. Même son passage à l’émission de Claude Charron lui a attiré de la sympathie. Je crois que les gens commencent à délaisser l’image qu’il projetait jusqu’à tout récemment et qu’ils considèrent son intégrité et ses idées.

    Ceci dit, je ne serais vraiment pas mécontent d’élire un gouvernement minoritaire. Jusqu’a présent, les partis politiques se font un devoir de nous mentir effrontément pendant la campagne électorale et ensuite, de renier leurs propos. Je pense encore aux fameuses baisses d’impôt que Charest avait promis et que, comme tous les autres gouvernements avant lui, il n’a jamais réalisées. Un gouvernement minoritaire, et on le voit bien avec Harper, sera peut-être la meilleure façon, dans le futur, de garantir que n’importe quel premier ministre ne pourra se foutre éperduement de la démocratie comme on l’a si bien vu à Ottawa et à Québec dans les dernières années.

    Le problème, dans tout ça, c’est qu’il est très difficile de voter pour un gouvernement minoritaire. Dans un monde idéal, les électeurs s’entendraient par comté, en en attribuant un nombre à peu près égal à chaque parti. Malheureusement, dans notre système, tenter d’orienter le vote en conséquence est difficile voir impossible. Il ne reste qu’à espérer que le soir des élections, « la puck roulera pour les québécois » et qu’elle sera bel et bien terminée l’ère des mensonges éhontés de nos politiciens.

  • 11 mars 2007 · 12h34 Sylvie Bourgon

    Il est évident que la campagne actuelle manque beaucoup de fair-play et ressemble davantage à un combat de coq.Chacun des combattants cherche à faire trébucher l’adversaire et tous les coups sont permis surtout ceux en bas de la ceinture.On ne peut pas dire que les idées volent très haut.

    Je me suis demandée les raisons à l’origine de cette foire d’empoigne et j’en suis venue à la conclusion qu’elles étaient tributaires d’un phénomène de société.La population québécoise joue sa partition comme s’il s’agissait d’une émission de télé-réalité;au lieu de loft-story, c’est politique-story.Son opinion est versatile,malléable et volatile.Elle me donne l’impression d’avoir un doigt sur le « piton » pour éliminer le pire candidat de la journée.Son impression est basée sur les apparences et peut même dépendre d’une bonne ou mauvaise digestion,du fait d’avoir été pris dans le traffic et de s’être tapée l’opinion du Doc Mailloux ou du chauffeur du taxi dans lequel elle est montée.L’opinion peut même s’être fait couper la route par un turban et soudain,l’accomodement raisonnable sauce Dumont lui apparaît tentant.

    Vous comprendrez que je ne la tiens pas en haute estime et que même si je préférerais que le débat politique nage dans des sphères plus élevées,mon idéalisme commence à s’émousser quelque peu.Nous ne cherchons pas un chef,nous ne choississons pas un pays, nous choisissons quelqu’un qui pense comme nous,qui nous offrira la représentation la plus exacte possible de ce en quoi nous croyons.Et que croyons-nous?Je crois le dernier sondage lu dans le journal de Mtl,mon blogue sur internet,ma station de radio,le chèque d’équité salariale,mon compte de taxes,mon retour d’impôt,ma grève qui n’aura pas lieu ou celle des autres qui m’emmerde bref mon opinion est une réaction épidermique.

    Dans ce contexte et compte tenu que les médias ne font qu’encourager cette tendance,je ne crois pas qu’un débat va aider la population à développer son sens critique,du moins j’en doute…

  • 12 mars 2007 · 17h39 David Bellemare

    Les Américains ont fait la gaffe de voter W. Bush deux fois, est-ce que nous sommes collectivement assez «gaffeurs» pour voter Charest une deuxième fois ???

    Premièrement, l’ADQ a ce que les autres partis de la belle province n’ont pas : un vrai chef.

    C’est vrai que Mario Dumont ne m’a pas semblé prêt à faire face à la musique lors de son passage à l’émission «Tout le monde en parle», mais les bienfaits de la massothérapie sont multiples et il va sûrement être prêt pour le débat des chefs.

    Je le dis en toute simplicité et très humblement, Mario Dumont pourrait profiter de mes judicieux conseils.

    Et mon premier conseil est le suivant : sors tes chiffres pendant le débat, le débat des chefs est un bon moment pour «faire la lumière» sur ton cadre financier !!!

    Deuxième conseil : Laisse les autres chefs passer à l’attaque et pendant ce temps, passe 80% du débat à présenter clairement et calmement le bien fondé des idées misent de l’avant par l’ADQ pour faire du Québec un lieu où il fait bon vivre, dans les prochaines années. 20% pour attaquer le bilan des Libéraux c’est largement suffisant, car on le sait qu’ils ont été tout croche !!!

    Troisième conseil : Parle le plus possible de ton équipe pendant le débat et ensuite, tous les jours d’ici la fin de la campagne électorale. Il faut mettre en valeur ton équipe et cela à tout prix, c’est urgent.

    J’aurais d’autres conseils mais je préfère les faire parvenir directement à Monsieur Dumont.

    Le Libéraux et le PQ ne méritent pas le pouvoir en ce moment. Je tente ma chance avec l’ADQ, un parti qui a des idées et un vrai chef.

    Je vote ADQ depuis sa création et plus que jamais, l’ADQ peut et doit gagner l’élection, pour sauver le Québec des griffes de Jean «Je suis prêt» Charest.

  • 12 mars 2007 · 17h40 Geneviève Rollin

    Bravo, Madame Legault, pour votre description de la stratégie en jeu dans la campagne. Je pense que vous pourriez décrire aussi la stratégie de Boisclair et celle de Dumont; en utilisant d’autres métaphores tout aussi éloquantes.
    Ce qui me navre c’est que la vraie raison d’une campagne électorale selon moi, à savoir expliquer aux électeurs quel est leur vrai projet de société, n’est pas à l’ordre du jour. Tout le jeu est perverti !
    Il reste les verts et Québec solidaire qui semblent présenter leur projet de société. Mais qu’en serait-il s’ils étaient près du pouvoir ? Seraient-ils pervertis comme les autres ?
    Le pouvoir est dangereux pour l’intégrité humaine.

  • 12 mars 2007 · 17h42 Nicolas Rondeau

    Le vote du 26 mars prochain ne devrait en aucun cas être pris à la légère. Qui à les meilleures idées ? Qui est le moins « crosseur » ? Impossible de le dire, il faut se baser sur ce que chacun d’eux dit. Par contre, en tout est partout, il me semble clair qu’André Boisclair est de loin le candidat le plus transparent. Il dit directement où en sont ses priorité tels que miser sur l’éducation d’avantage, des projets d’éoliennes dans le grand nord du Québec, rentabiliser d’avantage notre immense richesse qui est l’hydroélectricité; mais également où il compte aller chercher d’avantage d’argent et ce qu’il fera du surplus comme le remboursement de la dette. Avez vous remarqué que Jean Charest était un « pro santé », la grande majorité de ses idées était relié au but d’améliorer le système de santé, les urgence et tout le kit…Maintenant que Boisclair mise gros sur l’éducation oups oups oups Charest relance une idée à propos de rajouter 1heure par jour pour l’aide à l’apprentissage, parascolaire et autres, et qu’il compte engagé plus de 1000 spécialistes. Surprise surprise, quelle idée ! Sauf qu’il n’y en a pas ou très peu de ces spécialistes.

    Je ne peux également pas croire que malgré que la population du Québec soit réputé pour son ouverture d’esprit, beaucoup de personnes ne veulent pas voter pour le PQ et André Boisclair sous prétexte qu’il est gai et qu’il à déjà consommé de la drogue. Premièrement, le fait qu’il soit gai ne regarde en rien la population, être dans la politique c’est sa vie professionnelle, ce qu’il fait dans sa vie personnelle ne nous regarde en rien.
    Les anglais votent pour Charest à coup sur. Le libéral pourrait bien venir les voler chez eux devant leur yeux que leur vote resterait tout demême pour le PLQ. La majorité des ethnies (je ne suis en aucun raciste) également. Les québécois de souches eux se divisent entre tous les partits; ce qui répartit les votes et fait une fois de plus rentrer le parti libéral du blablabla….

  • 13 mars 2007 · 10h50 Rosanne Lavoie

    Chef d’un tiers parti dont la plupart des gens ont un passé libéral pensent être capable de ressouder¨ le Québec.¨ La grande priorité de l’ADQ c’est sa politique familiale. Il souhaite augmenter la natalité au Québec.

    Qui pourra arrêter Mario Dumont?

    C’est l’ ADQ qui est en nette progression depuis le début de la campagne électorale, se retrouvant à égalité avec le PQ chez les francophones.

    M. Dumont progresse nettement, jusqu’à une égalité statistique avec M. Charest, comme le chef le plus apte à gouverner. Mais son équipe est considérée, et de loin la plus faible.

    Mais c’est tout de même M.Dumont qui monte et qui profite le plus de l’impopularité des libéraux.

    < < Si cette tendance se maintient, il est clair que l'Action démocratique deviendra un acteur important à l'assemblée nationale >>

    Avec des résultats si serrés, une pression incroyable va s’abattre sur les trois chefs mardi soir, alors qu’il croiseront le fer au débat télévisé. Ils devront simplement ne pas faire d’erreur. Je serai certainement rivé devant le petit écran.

    Le chef adéquiste a jusqu’ici fait la meilleure campagne. Le vote de Mario Dumont est aussi un peu plus friables que celui de ses adversaires.

    L’ADQ POURSUIT SON ASCENSION SPECTACULAIRE, et ça va mal pour les libéraux.

  • 14 mars 2007 · 09h19 Denis Raymond

    C’est tout le temps la même chanson qu’on entend: santé, éducation, garderie, les impôts. C’est comme si le parti politique quand il devient au pouvoir ne règle pas tous les problèmes promis lors d’une campagne électorale, ils attendent pour remettre ça à un prochain mandat. Pendant le mandat de celui qui est au pouvoir on ne voit en fait qu’un gestionnaire ou un comptable des enjeux importants qui ont été promis 4 ans avant, mais les enjeux et les problèmes ne sont jamais abordés par des solutions de fonds: les résolutions de problèmes, les projets de société( s’il en a) sont envisagés par un modèle comptable. Pourtant la planète se modifie, le monde a changé, notre société québécoise se cherche parce que je crois que notre culture est en crise, les utopies d’un monde meilleur a changé aussi. Et pendant ce temps tous les partis politiques confondus fonctionnent sur des modèles dépassés par les événements, le modèle politique devra être revu et corrigé parce que en 4 ans ce n’est pas suffisant pour régler, par exemple, le système de santé. Même si le gouvernement investit des milliards dans le système, si on ne trouve pas la solution du vieillissement de la population il ne servira à rien de continuer à investir, sinon on répondra au besoin de pouvoir insatiable de tel parti qui nous fera de belles promesses en 4 ans. Pendant que les intellectuels du Québec dorment au gaz, un gars comme Mario Dumont profite de ce vide de sens de notre société pour se frayer une place de choix et répondre aux angoisses de notre société. Lamentable je dis avec la complicité des médias en plus, ces derniers ont le sens du spectacle quelques fois. Au moins ils auront contribué à comprendre dans quel désarroi nous sommes placés. Je comprends pourquoi une majorité de la jeune génération ne se sent pas impliquée ou participant dans ces débats: il n’a aucun rêve à offrir dans ces débats ou pseudo projets. « Si j’ai compris ce que vous me dites, vous me dites À la prochaine(René Lévesque) »

  • 14 mars 2007 · 09h20 Yves Turmel

    La faute est aux journalistes qui cherchent les poux pour faire mousser leur popularité. Pourquoi les journalistes et reporters ne posent pas les questions de fond au lieu de chercher qui a pris de la cocaine ou qui a un dossier criminel. Il y a beaucoup de drogue dans ce milieu, arrêter de faire les aveugles. Personne n’est imputable, la vie est belle, une pension facile à avoir. Le petit payeur qui se fait rire dans la face, est écoeuré de vous voir agir ainsi. Le système est tout croche et personne veut le réparer. L’espoir existe peut-être avec Mario Dumont qui se démmerde avec ce qui là. Il a l’air plus proche du peuple et j’espère qu’il va entrer au pouvoir. C’est vrai, la planète va arrêter de tourner, c’est juste des jeunes pas de cervelles et non des vedettes.

    Politique en berne

  • 14 mars 2007 · 09h27 Johanne Brodeur

    J’ai l’impression qu’il va falloir attendre la fin de la game de Mario pour connaître ses véritables propositions chiffrées. Ça va en prendre des « tings que tings  » ( son de l’argent amassé dans le jeu ) au compteur tout le long de son parcours et beaucoup de prouesses de Super Mario pour nous cachés tout ça. Qui sait peut-être ne le saurons-nous jamais. Oups! Suis-je entrain d’exprimer un certain cynisme.

    Chose certaine les autres partis voient en lui un Wario à faire disparaître par tous les mauvais coups possible. Comme vous le dites, il semble être une alternative au mécontentement justifié de la population qui en a ras le bol des promesses jamais tenues, des campagnes guerrières qui n’apportent pas de véritables réponses sur ce qui sera fait pour nous assurés un avenir plus sécurisant, tant au niveau de la santé qu’au niveau environnemental, etc… D’une campagne à l’autre toujours les mêmes peurs à faire au monde, toujours les mêmes beaux et faux discours.

    Je pense que le mieux qu’il puisse arrivé serait un gouvernement minoritaire quel qu’en soit le parti. De cette manière il se trouve qu’ils ne font pas tout ce qu’ils veulent ainsi il y a plus de chance pour que le plus grand nombre d’intérêts soient respecter.

    Si seulement la volonté première des partis étaient de vouloir bien faire, nous en serions sûrement pas là. Ben non, il faut toujours que ce soit pour la gloire et le pouvoir. Sauf que ces games là, ça commence à faire.

  • 14 mars 2007 · 16h53 Sabrina Provost

    Comme je déteste les périodes pré-électorales.. campagnes publicitaire et bla bla contre les autres partis. Les chefs sont tellement occupés à se hargner se titiller se «boucher» du mieux qu’il le peuvent que l’on ne sait plus où ils en sont et ce qu’ils ont vraiment l’intention de faire pour le Québec. Comment diriger son choix vers un chef intelligent quand tout ce que l’on sait de lui c’est qu’il est gai, amateur de bowling ou tiens frisé pourquoi pas ? La population vote de moins et moins, c’est un fait tout le monde le sait et ce ne sont pas les jeunes qui contribuent aux sondages, pourquoi ? Parce qu’ils ne comprennent rien à ce qui se passe ! POur qui vont-ils voter, pour celui qui a le moins été ciblé.. pour celui qui s’en est le mieux sorti lorsqu’on a fait une farce ridicule sur lui ? Comment choisir parmi ces chefs qui balbutient des inpeties pour se défendre après avoir subi les foudres de son adversaire ?
    Quand tout cela sera-t-il clair ?

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