Au grand plaisir de la population, les politiciens sont presque tous partis en vacances.

Même Jean Charest est sur le point d'aller "marier" sa fille au royaume de Sarko, son grand ami. Ne reste plus au boulot que Stephen Harper, incapable d'arrêter de se pincer depuis qu'il est enfin majoritaire.

Ou encore François Legault, occupé à travailler comme une abeille à concocter son nouveau parti avec son allié et grand ami de Jean Charest, Charles Sirois.

Mais peut-on le blâmer de ne pas trop se reposer?

Après tout, la seule idée de son futur parti fracasse des records dans les sondages. Sans compter qu'il réjouit des milieux d'affaires impatients de voir naître ce qui risque fort de ressembler à une espèce de croisement idéologique "libéralo-adéquiste".

Soit un parti de "centre droit" empressé de jeter la souveraineté aux oubliettes de l'Histoire pour mieux s'occuper des "vraies affaires"…

Pendant ce temps, dans le jardin de Pauline…

À l'instar de François Legault, la crise au sein du Parti québécois ne semble pas vouloir prendre de vacances.

Depuis la démission fracassante de cinq députés au début juin, des grondements n'ont pas cessé de se faire entendre. Autant à l'extérieur qu'à l'intérieur du caucus de Pauline Marois.

Difficile en effet de se remettre sans cicatrices du départ d'une Lisette Lapointe. Surtout que Mme Marois perdait en même temps le soutien précieux du mari de Mme Lapointe – l'ancien premier ministre Jacques Parizeau.

Ou d'un Pierre Curzi, son populaire porte-parole sur la question linguistique. Ou d'une Louise Beaudoin – mère spirituelle de la fameuse Charte de la laïcité promise par le PQ.

Ou encore d'un Jean-Martin Aussant, ce jeune économiste qui en impressionne plusieurs et est vu comme l'incarnation possible d'une relève clairement indépendantiste.

D'où l'étonnement de voir la chef péquiste s'acharner depuis leur départ à les faire vilipender publiquement par ses députés restants. De toute évidence, elle cherche à discréditer ces nouveaux "ex" auprès d'une opinion publique plutôt sympathique à des démissions faites, après tout, sur une question de principe.

À la sortie d'un caucus surréaliste où Mme Marois s'est vue obligée de demander à ses députés de garantir loyauté à son leadership et au programme du PQ, le doyen de ses élus, François Gendron, est même allé jusqu'à les ridiculiser en traitant les doléances des démissionnaires de "petit mal de ventre".

Plus tard, un autre député péquiste demandait carrément à ses ex-collègues dissidents de démissionner aussi de leur siège pour aller chacun en élection partielle.

Puis, un autre député du PQ est venu traiter de "traître" un ex-candidat bloquiste intéressé par Legault. Et enfin, Le Devoir obtenait cette semaine un courriel envoyé par le député péquiste Stéphane Bergeron à un militant.

Selon Le Devoir, M. Bergeron y faisait le constat d'une chef dont la "crédibilité" et le "prestige" sortent gravement minés par la crise et les divisions fort publiques du dernier mois.

Puis, il disait imaginer l'"espoir extraordinaire que susciterait l'apparition, sur la scène politique québécoise, d'une coalition progressiste et souverainiste". L'impression étant que le PQ ne semble plus capable de jouer pleinement ce rôle lui-même.

Enfin, semblant reconnaître qu'il y a crise de leadership, il mettait le doigt sur LE problème: le "ciment" du projet souverainiste "s'effrite" et ce n'est pas "simplement le fait d'une crise de leadership".

Le jour de la publication de l'article du Devoir, M. Bergeron a réfuté le tout et s'est indigné de l'interprétation faite par le quotidien. Son "message", disait-il – tout en appuyant Mme Marois -, se voulait plutôt un "appel à l'unité des troupes progressistes et souverainistes derrière le Parti Québécois".

Quoi qu'il en soit, ces constats ne sont en fait que des évidences. Ce qui, par ailleurs, n'enlève rien à l'appui du député à sa chef.

Oui, cette crise et ces divisions ont coûté et coûteront cher au PQ.

Et oui, pour le moment, le tout a sérieusement plombé la crédibilité du leadership de Mme Marois.

Il faudrait vivre sur une autre planète, ou faire ouvre de spin doctor professionnel, pour ne pas le voir.

Pauline Marois aime dire qu'elle trouve la paix et la sérénité dans son jardin. Ce qui se comprend parfaitement.

Or, cette année, ce sont plutôt des épines bien aiguisées qui semblent vouloir l'y attendre.

Et pendant ce temps, sentant le terreau politique particulièrement fertile pour eux, messieurs Legault et Sirois y sèment joyeusement les fondements de leur futur parti, de ses premiers candidats et de son financement.

Lorsqu'on est aussi attendu et espéré par le milieu des affaires, cette dernière activité ne devrait pas trop poser problème.

Même en été…

*********************************************************

Addendum: Et comme quoi…. en effet, cette crise ne prend pas de vacances… http://www.voir.ca/blogs/jose_legault/archive/2011/07/14/photo-de-famille.aspx

 

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 26

  • 13 juillet 2011 · 15h02 Claude Perrier

    La crise? Quelle crise?

    Ah oui, bien sûr… La grosse « chicane familiale » d’il y a un bon moment déjà.

    La petite mutinerie organisée (de l’extérieur) par l’ancien chef Jacques Parizeau, apparemment fort mécontent de ne plus être le calife et tout aussi incapable de comprendre que le bon peuple d’aujourd’hui n’est plus tout à fait le même que lors de son passage à la supervision de l’installation d’une cage à homard quelque peu Iznogoudienne…

    Il aurait pu se contenter de bouder dans son coin, voir au delà de lui-même et se taire pour la Cause… mais non. Personne de son vivant ne sera autorisé d’y aller d’une stratégie autre que la sienne. Celle-là même qui aurait lamentablement collé au fond n’eut été de l’intervention in extremis de Lucien Bouchard en 1995.

    Que Mme Marois puisse pour sa part ne pas toujours se montrer très inspirée, y allant d’une bourde à quelques mots malheureux de temps à autre, sa stratégie des « petits pas » avait toutefois de meilleures chances de mener enfin quelque part que la manière emporte-pièce de M. Parizeau.

    Tout ça est maintenant de plus en plus loin derrière nous. Beaucoup d’eau a déjà coulé sous le pont Champlain depuis que Jacques Parizeau a opté pour saborder le PQ. Faudra donc que les souverainistes convaincus se trouvent une nouvelle embarcation.

    Et puis, même s’ils s’en trouvaient une très rapidement, il est de plus en plus douteux que celle-ci pourra être aussi bien rodée que celle de François Legault – ou même celle un peu fatiguée de Jean Charest – lorsque le moment de la prochaine course sera venu.

  • 13 juillet 2011 · 15h07 Serge Gingras

    < < Sic transit gloria mundi >>

    Mme Marois a obtenue 93 % de soutien lors du dernier congrès, et peu de temps, après quelques Brutus lui ont laissé, en partant, des plaies béantes et saignantes sous sa belle robe blanche rougissante graduellement.

    Rappelons que Brutus n’a pas poignardé son père adoptif par ambition, mais bien parce qu’il était persuadé que son père adoptif avait trahit les dieux romains. C’était un pur et dur ce cher Brutus. Pas un vulgaire arriviste. Ça a fait une belle jambe à César.

    Etre chef du Parti Québécois est un cadeau empoisonné. C’est à y bien réfléchir. Le prochain chef devra être un peu maso sur les bords.

    Quand à nos deux catastrophes ambulantes, au fédéral et au provincial, tout baigne. Si la tendance se maintient, JJC sera réélu. Si ce n’est lui, son parti. Et Herr Harper ne voit qu’un beau ciel bleu, sans nuages menaçants à l’horizon. Il est bon pour dix ans. Tiens! Comme le pont Champlain. Quelle coïncidence.

    Maudit que ça va mal.

  • 13 juillet 2011 · 16h43 Gilles Bousquet

    Voici le centre de l’affaire constitutionnelle :

    100 % des 60 % de fédéralistes québécois veulent rester dans le Canada
    67 % des 40 % de souverainistes québécois veulent aussi rester dans le Canada

    Il reste donc 13,4 % de vrais séparatistes au Québec. Celles et ceux qui veulent sortir complètement le Canada du Québec.

    La source de ces statistiques : M. Jean-Marc Léger, le sondeur québécois par excellence, déclarait, en février 2011, à l’émission Huit clos à téléquébec.tv, animée par Mme Claire Lamarche : 67 % des 40 % de souverainistes, veulent rester dans le Canada. À entendre à l’adresse Internet suivante :

    http://video.telequebec.tv/video/6735/la-souverainete-du-quebec-est-elle-une-option-politique-depassee

    Fait que, les pressés du PQ, le groupe Parizeau-Lapointe va se casser le nez parce qu’il pense gagner un référendum sur la simple séparation « la souveraineté sans association » avec ou sans le PQ avec ou sans Mme Marois.

    Ça prend une option constitutionnelle plus rassembleuse, une avec un lien canadien, autrement, c’est le mur d’incompréhension et d’appréhension et de déception.

  • 13 juillet 2011 · 17h03 Mario Goyette

    « Ne crois pas, esseulé parvenir à tes fins,/ Les amis que tu fuis étaient ton seul soutien. »
    L’armée furieuse. Fred Vergas

  • 13 juillet 2011 · 17h27 Denis Drouin

    Ne pas prendre l’outil pour l’œuvre. Sommes-nous également en mesure d’identifier l’objectif transcendant que nous désirons atteindre ?

    Si le gouvernement fédéral n’est pas en mesure par exemple de nous assurer que nous aurons un «pont Champlain» sécuritaire, les citoyens doivent alors exiger que le gouvernement provincial s’en occupe. Ce dernier pourra alors exiger ou des compensations ou que le fédéral abandonne ses responsabilités liées au dossier.

    Si un parti politique ne veut pas ou ne peut pas nous conduire là où nous voulons aller, on n’a qu’à changer le parti ou carrément changer de parti politique.

    Un parti politique est un instrument qui peut être réparé, amélioré ou carrément changé pour un parti plus moderne et plus efficace.

    Où en est le PQ dans son cycle de vie ? Est-il un parti politique brisé mais réparable ? Le PQ est-il un parti politique qui a vieilli mais susceptible d’être mis à jour, modernisé ? Ou le PQ est-il un parti politique carrément dépassé, un vestige d’une époque révolue ?

    Une chose est certaine, l’avenir du PQ est sérieusement remis en question. C’est ce que nous révèle la présente crise qu’il traverse.

    Toutefois, je persiste à penser qu’il est encore trop tôt pour poser un diagnostique valable sur son avenir. Le faire serait comme établir des prévisions météo précises pour le mois à venir.

    Mais la persistance, voire même l’alimentation de cette crise, le temps passant, ancrent toujours plus solidement le PQ dans un avenir qui lui sera de plus en plus inéluctable.

    Qui vivra, verra !

    «La nostalgie est un poison.»
    [Gao Xingjian]

  • 13 juillet 2011 · 18h28 Gilles Bousquet

    M. Drouin, je suis encore Péquiste même si je crois que leur option constitutionnelle « la simple souveraineté du Québec » la séparation d’avec le Canada, ne passera pas, par manque d’amateurs « de séparatistes ».

    Il n’y a pas d’espoir à maintenir un pari Communiste comme il n’y en a plus à maintenir un parti Séparatiste au Québec. Deux rêves chimériques.

    En plus de 100 % des fédéralistes, 67 % de nos souverainistes québécois veulent rester dans le Canada, souveraineté ou pas.

    Messieurs Lévesque et Parizeau avaient compris l’idée en 1980 et 1995, lors des référendums, que la simple souveraineté avait besoin d’association ou de partenariat pour avoir une chance de réussir.

    Depuis ce temps, le PQ n’a plus que la simple souveraineté, comme projet constitutionnel, ce qui est un projet plus difficile à faire avaler aux Québécois sauf si le fédéral tentait un paquet d’injustices envers le Québec, du genre à lui couper la péréquation ou à interdire le français au pays.

  • 13 juillet 2011 · 18h58 Réjean Asselin

    Legault est en voiture en comparaison de Pauline qui semble se déplacer en bicyclette avec des pneus mous ( mous comme beaucoup d’autonomistes dans son entourage ) et le guidon un peu croche. Tant qu’a Charest cette-fois ci il ne l’aura pas aussi facile que les élections précédentes lui qui s’est vu gagner son deuxième et troisième mandat malgré ses non-réalisations et sa performance exécrable comme PM. On pourrait dire qu’il se promène en mobylette électrique de seconde main.

    Le PQ s’est mis dans le pétrin sans l’aide de personne et certainement pas à cause de Jacques Parizeau. Lors du départ de Boisclair je me souviens très bien que Gilles Duceppe semblait fort intéressé par le rôle de chef du PQ mais n’étant pas un membre proche de la petite famille péquiste il s’est fait tasser subtilement ne laissant ainsi aucun doute que PERSONNE ne pourrait prendre la place de Pauline comme futur chef. A ce moment là, Duceppe avait l’appui de la population et le BLOC performait de façon magistrale contrairement a Pauline dont la popularité dans la population n’était pas et n’est pas encore suffisante pour permettre au PQ de prendre le pouvoir. Lors des dernières élections le PQ malgré la débandade de l’ADQ n’a pu empêcher le pire PM de l’histoire du Québec de remporter un troisième mandat et de façon majoritaire. Pauline Marois depuis sa nomination comme chef a toujours trainée derrière son parti dans les sondages. Je ne suis pas devin mais je suis persuadé que le PQ avec Duceppe avait beaucoup plus de chance de battre Charest ou au moins l’empêcher d’avoir les deux mains sur le volant. Avec une victoire, même minoritaire du PQ, ce parti ne serait sûrement pas dans la situation actuelle.

    Faut oublier le 93 % d’appui des membres du parti a Pauline Marois, ce n’était qu’un exercice de marketing pour la population et les autres partis politique du Québec.

    Je suis même convaincu qu’avec un autre chef surtout de la trempe d’un Gilles Duceppe la petite crise (SIC) actuelle aurait durée un avant-midi et n’aurais jamais pris une telle ampleur. Bien sûr nos fédéralistes qui adorent s’en prendre a Parizeau s’en lèchent les babines tout en prenant soin de flatter Pauline dans le bon sens du poil car ils savent très bien qu’avec elle le PQ sera dans le trouble aux prochaines élections, un scénario de rêve évidemment. Imaginons Legault-Sirois gagner les élections de façon majoritaire et devenir tout ce qu’il y’a de plus complaisant envers le ROC.

    Les membres du PQ on voulut faire leur petite affaire entre membres rapprochés de la famille en facilitant la venue de Pauline Marois et ils en paient le prix actuellement.

  • 13 juillet 2011 · 19h16 Gilles Bousquet

    M. Asselin, je suis d’accord avec vous sur un point, au moins, si le PQ avait M. Duceppe comme chef, tous les députés en auraient peur et s’écraseraient dans leurs coins. Pas de rebellions.

    Je vous fais remarquer que M. Duceppe s’est fait laver à Ottawa avec les même objectifs constitutionnels pour le Québec que ce qui est préconisé au PQ : La simple souveraineté. Un chef battu dans son propre comté, par une inconnue, faut pas trop le porter aux nues comme sauveur des Québécois, au niveau provincial…me semble. M. Bourassa s’était fait battre par Godin mais ce dernier était connu et aimé, pas une inconnue qui n’a, à peu près pas, fait campagne.

  • 13 juillet 2011 · 19h51 Mario Goyette

    @ Réjean Asselin
    Bien qu’ayant soutenu Mne Marois par la bande faute de mieux, la description historique que vous faites dans votre dernier commentaire est remarquablement honnête et fidèle d’après mes souvenirs.
    Si la politique n’est pas un sport de salon, était-il nécéssaire de la part des péquistes de se comporter comme des Midgets B, qui soit dit en passant n’attirent pas les foules ni les recruteurs des ligues majeures?

    « Ainsi va l’hésitant, de méandres en détours,/ Seul et sans qu’une main vienne porter secours. »
    Inspecteur Veyrenc. L’armée furieuse de Fred Vergas

  • 13 juillet 2011 · 20h15 Réjean Asselin

    M. Bousquet

    Vous semblez ne retenir de mes propos que ce qui fait votre affaire. Evidemment qu’avec la débandade du Bloc Gilles Duceppe en a pris pour son rhume mais il ne faut pas oublier que Duceppe a porté le Bloc a bout de bras pendant les nombreuses années de succès de celui-ci. L’essentiel de mon argument est le suivant, lors du départ de Boisclair la popularité de Gilles Duceppe était a son zénith et le PQ aurait profité plus-tard de la débandade de l’opposition avec Dumont et ses amateurs et de la situation de Charest qui était dans le câbles ! Et pendant ce temps Pauline Marois trainait de la patte derrière son parti. Me semble que ce n’est pas difficile à comprendre M. Bousquet !

    Il est trop tard maintenant pour Duceppe compte tenu du sort que le Bloc a subi, sort que la majorité des québécois n’ont jamais anticipés d’ailleurs. En ce qui concerne sa réputation de chef dur et de sa personnalité du type qui ne sourit pas facilement je là préfère a une jovialiste qui passe son temps à se mettre les pieds dans les plats et qui semble incapable de savoir dans quel direction le vent souffle.

    Autrement dit avec un autre chef que Pauline Marois la situation du PQ ne serait pas aussi dramatique. Les aveugles volontaires qui ne veulent pas voir la réalité vont aller à la guerre avec un tire-pois ! Le choix de Pauline Marois aura été une erreur et tout le reste en découle !

    En terminant, tout comme beaucoup de souverainistes qui ont toujours votés pour le PQ je considère Pauline Marois comme un personne qui a donnée beaucoup au PQ et au mouvement souverainiste dans son ensemble mais hélas il en faut plus pour être chef d’un parti comme celui-là !

  • 13 juillet 2011 · 23h11 Gilles Bousquet

    M. Asselin, pas mal d’accord avec vous sauf qu’il ne faut pas lever le nez sur ceux que vous appelez « les jovialistes » du genre expérimenté(e), comme M. Jack Layton et Mme Marois, parce qu’elle semble avoir très bon caractère et sait encaisser solidement les coups bas venant principalement de son clan comme ça été le cas avec tous ses prédécesseurs incluant M. Parizeau et Lévesque. Ces Péquistes actuels et défroqués, croient dur comme fer que la souveraineté du Québec n’est pas arrivée à cause de leurs chefs trop…mous ou molle, selon..

    La situation est moins dramatique au PQ que sous un autre chef qui voudrait accélérer la souveraineté avec un référendum rapide comme celui de M. Parizeau-Bouchard-Dumont en 1995.

    La situation de tous les partis souverainistes est inconfortable parce qu’il manque simplement de souverainistes du genre séparatiste « sans association ni partenariat ni vraie confédération ». Voir mon commentaire plus haut de 16h43 principalement la vidéo que je suggère sur Internet.

  • 14 juillet 2011 · 07h09 Joseph Latremouille

    Les québécois sont cools! Nos révolutions sont tranquilles et on se fait une tranquille guerre civile avant que le pays en soit un! J’ai rien contre!

  • 14 juillet 2011 · 07h42 Yalpé Nismou

    Gilles Duceppe sauveur du PQ, wow faut être assez mal pris pour y songer. Quand il avait eu sa chance après la démission de M. Landry il s’était désisté pour laisser toute la place à Pauline première, préférant le confort d’un poste d’opposition permanente à la chance de diriger un gouvernement qui prend des vraies décisions. C’est un pleutre qui ne ferait que mener le PQ à la même destination que le Bloc.

    Si le mouvement souverainiste doit persister, il a un sérieux besoin de renouveau et de rajeunissement, pas sûr qu’un Duceppe saurait comment faire.

  • 14 juillet 2011 · 07h54 Claude Perrier

    Même si cela peut sembler « commode » de quelque peu balayer du revers de la main les brefs mots d’analyse de la situation que je soumets – mettant mon appréciation sur le compte du fait que cela représenterait l’expression d’une certaine satisfaction dans le camp fédéraliste que de voir le PQ aussi empêtré qu’il l’est en ce moment – je me dois de réitérer une nouvelle fois que bien que n’étant pas souverainiste, cela ne fait pas pour autant de moi un fédéraliste très représentatif…

    Parce que l’arrangement canadien actuel ne me plaît pas particulièrement. Le gouvernement central fédéral occupe beaucoup trop de place et ne fait vraiment que nuire de plus en plus aux diverses régions. Il nous faudrait plutôt une véritable confédération canadienne, où le pouvoir serait exercé en collégialité par les régions, et où l’actuel gouvernement fédéral serait transformé en un genre de gros secrétariat responsable de gérer certains services communs aux régions, tels que le service des postes et de la monnaie. Et sans le moindre pouvoir décisionnel.

    Et ça, je doute fortement que cela corresponde beaucoup à la vision fédéraliste telle qu’on l’entend.

    À défaut de mieux, je me qualifie donc de non-souverainiste.

    Ce qui fait que lorsque je commente ce qui se passe, ou semble se passer, dans le camp souverainiste, cela se veut autant que possible une appréciation objective de la situation. Et à mon avis, si ça va si mal aujourd’hui au PQ, cela me paraît dans une très grande mesure être en raison des interventions intempestives d’un ancien chef frustré de ne plus être le calife, et bien déterminé à empêcher quiconque de réussir là où lui-même a si lamentablement échoué.

    Un constat, sans plus.

  • 14 juillet 2011 · 08h26 Réjean Asselin

    @Yalpé Nismou

    Premièrement Duceppe s’est désisté après avoir constaté que les membres du PQ ne voulaient personne d’autre que Pauline. En plus ce n’est pas lors du départ de Landry mais plutôt celui de Boisclair que Duceppe a manifesté son désir d’obtenir le poste de chef du PQ.

    Vous savez M. Nismou un pleutre nous en avons un comme PM depuis trois mandats et Duceppe n’aura jamais la chance d’atteindre ce niveau d’incompétence.

    Pour le moment le PQ est dans les câbles et Duceppe n’y est pour rien.

    M.Bousquet

    Les jovialistes ont une chose en commun, ils finissent par frapper le mur de la réalité quand la population se rend compte que gouverner un pays ( ou une province ) c’est très différend d’un Club Optimiste local ! Layton devra chausser les souliers de Duceppe et laissons le temps au temps de nous démontrer qui de Layton ou de Duceppe était le plus compétent pour défendre les intérêts du Québec.

  • 14 juillet 2011 · 09h10 Yalpé Nismou

    Vous avez raison M. Asselin, j’avais complètement oublié le mini règne de M. Boisclair. Ce qui ne change pas mon opinion de M. Duceppe qui n’a rien dirigé de plus important qu’une cellule syndicale dans un hôpital avant d’accéder au poste de chef de parti d’opposition éternelle. Il n’a jamais même dirigé un ministère.

    Pour ce qui est du NPD je fais le même constat sauf qu’en théorie il peut prendre le pouvoir.

    Ce n’est pas seulement le PQ qui est dans les câbles, c’est tout le mouvement souverainiste et oui Duceppe y est pour quelque chose. Les seuls qui peuvent raisonnablement prétendre défendre les soi-disant intérêts du Québec sont ceux qui sont au pouvoir. Croire qu’un parti d’opposition peut influencer un gouvernement majoritaire est un peu comme croire à la Fée des dents.

  • 14 juillet 2011 · 09h43 Réjean Asselin

    M. Nismou

    Je suis parfaitement convaincu que Gilles Duceppe ferait un meilleur ministre que notre ministre actuel de la Santé M. Bolduc ( pénible ) que Marguerite Blais et ses bouffons, que J.M.Fournier, que Sam Hamad, Julie Boulet et surtout la Normandeau qui chausse des souliers trop grand pour elle depuis qu’elle est en charge d’un ministère. Et je suis parfaitement convaincu qu’il serait supérieur au Parrain en chef du Québec John James Charest.

    Je constate comme vous que le mouvement souverainiste est dans une période difficile mais ce n’est certainement pas une raison pour dénigrer un type comme Duceppe qui nous a prouvé hors de tout doute qu’il a ce qu’il faut pour diriger le Québec. Avec lui comme chef le PQ n’aurait pas à traduire les pourparlers avec le ROC comme elle devrait le faire avec Pauline. M. Duceppe n’a pas son égal pour nous représenter en dehors du Québec ! M. Duceppe connaît le ROC comme le fond de sa poche et il est parfaitement capable de leur parler face à face.

  • 14 juillet 2011 · 10h16 Gilles Bousquet

    M.Asselin, si vous aimez mieux les airs bêtes et enragés comme politiciens, libre à vous, je préfère ceux qui ont de l’humour et qui comptent sur des arguments solides à la place de tenter inutilement de faire peur à leurs adversaires et à leurs députés itou.

  • 14 juillet 2011 · 10h21 Yalpé Nismou

    Je crois que Mme Marois a dirigé tous les gros ministères québécois: santé, éducation, finances etc. M. Duceppe ferait peut-être un excellent ambassadeur québécois à Ottawa un jour mais croire hors de tout doute qu’il est le meilleur à diriger un pays avant même qu’il n’ait fait ses preuves en dirigeant autre chose que son cabinet est un peu optimiste. C’est lui-même qui s’est mis à l’écart de ce genre d’expérience en restant chef du Bloc.

    Pour les grosses négociations avec Ottawa sur la séparation M. Duceppe aura plus de cent ans lorsqu’elles risquent d’arriver.

  • 14 juillet 2011 · 12h13 Réjean Asselin

    M.Nismou

    Quand je vous cite des exemples de ministres incompétents actuellement dans le gouvernement de Charest vous faites tout pour ne pas en parler ! Pourtant nous avons un exemple frappant que des politiciens trois fois pire que Duceppe font des carrières intéressantes.

    M. Bousquet

    Les jovialistes font de bon coach et de bons motivateur mais de piètre politiciens. Ce n’est certainement pas avec une matante jovialiste que le PQ remontera dans les sondages !

  • 14 juillet 2011 · 12h47 Gilles Bousquet

    M. Asselin, j’aime ça les matantes jovialistes, plus que les airs bêtes enragés, même en politique.

  • 14 juillet 2011 · 12h53 Denis Drouin

    @Yalpé Nismou

    Peut-être vendez-vous la peau de l’ours un peu trop rapidement. Gardez-vous une petite gène. La partie est loin d’être terminée.

    Ce n’est pas votre mépris envers qui que ce soit qui aura de l’impact.

    «L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit.»
    [Gandhi]

  • 14 juillet 2011 · 14h21 Yalpé Nismou

    @M. Asselin,
    Pourquoi je devrais défendre l’incompétence libérale pour critiquer celle de Duceppe ? Vous êtes toujours en mode confrontation fédéraliste-souverainiste alors que le peuple est déjà ailleurs. L’incompétence des ministres du PLQ est notoire et le titre de ce papier est bien la crise au PQ, non ?

    Votre défense de M. Duceppe se résume à peu près à : voyons il y a des gros incompétents au PLQ. Et bien ça ne prouve pas la compétence de M. Duceppe.

    @M. Drouin,

    Si les électeurs de son propre conté l’ont rejeté, pourquoi voteraient-ils pour lui sous la bannière du PQ ? Pensez-vous qu’Il va changer son discours au point où il se fera élire ? C’est quand-même les mêmes citoyens qui votent aux élections, qu’elles soient fédérales ou provinciales.

    C’est pas moi qui vend la peau de Duceppe, c’est vous qui le trouvez si bon que vous le voyez déjà PM d’un Québec indépendant en train de négocier un traité avec le ROC. Qui de nous deux exagère le plus ?

  • 14 juillet 2011 · 14h38 Denis Drouin

    @Yalpé Nismou 14 juil. 2011, 14:21

    Encore une fois vous attribuez des paroles qui n’ont jamais été présentées ici par moi.

    Où est votre rigueur et votre honnêteté intellectuelle m. Nismou ?

    Seriez-vous en train d’établir votre image de marque, celle de tout mélanger pour faire un ignoble plat à votre seule convenance ?

    «Quel dommage que les imbéciles soient des gens si pleins d’assurance et les gens intelligents, si pleins de doutes.»
    [Jean-Michel Wyl]

  • 14 juillet 2011 · 17h21 Réjean Asselin

    Y.Nismou

    Vous parlez de l’incompétence de Gilles Duceppe et je vous compare Duceppe a d’autres politiciens qui sont au gouvernement du Québec actuellement et qu’ils sont tout ce qu’il y’a de plus incompétents ! Parfois faut comparer pour se comprendre ! Evidemment pour un fédéraliste qui s’amuse à dénigrer le mouvement souverainiste à chaques fois qu’il en a l’occasion la chicane du PQ est une merveilleuse thérapie mais elle risque d’être temporaire pour les quelques individus qui votent encore pour PLQ !

    J’aime beaucoup rappelez aux partisans de Charest que le Parrain ne pourra pas toujours compter sur la chance et la conjoncture favorable.

  • 15 juillet 2011 · 03h19 Aurélienne Morin

    Le PQ est un parti ingouvernable parce qu’il englobe trop de tendance en son sein,les purs et durs devraient pouvoir se
    construire un parti,les souverainiste sans association devraient
    essayer de comprendre la souveraineté avec association,mais je crois que c’est un beau rêve qui ne se réalisera que lorsque le PQ se sera sabordé avec les chicanes internes.Au prochaines élections que le PQ demande aux électeurs si ils sont prêt à voter pour eux et accepter que les négociations commencent avec le ROC et sans référendum.Je crois que si on est souverainiste ou indépendantiste on ne fait pas de référendum,on fait sont programme sur ses convictions et sur sa capacité à les assumés.

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