Dans 1408, de Mikael Håfström, John Cusack se retrouve coincé dans une chambre d'hôtel hantée.

Deuxième long métrage américain du réalisateur suédois Mikael Håfström (rappelez-vous le peu mémorable Derailed où le séduisant Clive Owen se fait prendre les culottes baissées aux côtés de l’insipide Jennifer Aniston dans une miteuse, décidément!, chambre d’hôtel), 1408 prend sa source dans une nouvelle du maître de l’épouvante Stephen King, tirée de son recueil Everything’s Eventual (2002).

Retenez bien que l’histoire est tirée d’une nouvelle, car bien que trois scénaristes s’y soient collés (Scott Alexander, à qui l’on doit, hum!, Halloween H20, Matt Greenberg et Larry Karaszewski, qui ont notamment Ed Wood inscrit à leur C.V.), celle-ci se révèle si maigre qu’elle aurait suffi amplement pour un moyen métrage. Hélas pour nous et le pauvre John Cusack, 1408 dure un peu plus d’une heure et demie…

Interprétant un écrivain spécialiste des phénomènes paranormaux qui enquête sur une chambre hantée d’un hôtel new-yorkais, Cusack se retrouve presque toujours seul à l’écran, confiant à son magnéto ce dont il est témoin, pétant sa coche de temps à autre et, tel un Johnny Depp dans sa jeunesse, saccageant ladite chambre alors qu’il est en proie à des visions terrifiantes. Peu avant, il aura eu le temps de badiner avec Samuel L. Jackson, qui incarne le directeur de l’hôtel, afin d’obtenir la clé de la chambre. Par la suite, Cusack versera quelques larmes lorsque son personnage recevra la visite du spectre de sa fille décédée d’une maladie incurable.

À moins que vous ne soyez un fan irréductible du talentueux (et encore pas mal mignon) acteur, il y a fort à parier que 1408 vous ennuiera plus qu’il ne vous divertira. Quant à ceux qui croyaient frissonner d’horreur devant une bonne histoire de fantômes, ils en seront quittes pour bayer aux corneilles. Il y a bien là deux ou trois revirements intéressants, mais ils arrivent si tard qu’ils peinent à racheter le tout. Vous saluerez peut-être au passage quelques effets spéciaux, mais côté ambiance, vous resterez sans doute sur votre faim, attendant vainement quelques frissons.

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Entre quatre murs Critique par Voir - . Cote: 2

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