The 11th Hour, documentaire de Leila Conners Petersen et Nadia Conners, produit et narré par Leonardo DiCaprio, rend compte du réchauffement de la planète.
L’an dernier, An Inconvenient Truth de Davis Guggenheim présentait le combat pour réduire l’effet de serre que mène l’ex-vice-président des États-Unis Al Gore. Ce dernier, qui y allait de quelques confidences sur sa vie personnelle, proposait sous forme de spectaculaire exposé PowerPoint des images saisissantes du déclin de notre planète qu’il soutenait par des propos alarmants. Non dénué d’humour et d’esprit, l’ensemble faisait frémir mais laissait toutefois poindre une note d’espoir quant à notre avenir sur Terre.
Cette petite note d’espoir, on l’attend désespérément tout au long de The 11th Hour, premier long métrage des soeurs Leila Conners Petersen et Nadia Conners. Produit et narré par l’acteur Leonardo DiCaprio, qui ne semble pas toujours à l’aise devant la caméra, ce documentaire est si noir qu’il foutrait sans doute le cafard aux membres les plus optimistes de Greenpeace.
Ayant recours à des images dévastatrices, gracieuseté de l’ouragan Katrina dans plusieurs cas et de schémas percutants, The 11th Hour se révèle certes un fascinant documentaire, mais qui est tout aussi lourd dans son fond que dans sa forme.
Ainsi pendant une heure et demie défileront quelques dizaines de têtes parlantes, dont, parmi les plus célèbres, Stephen Hawking, Mikhaïl Gorbatchev et David Suzuki, ce dernier de loin le plus intéressant du fait qu’il n’adopte pas un ton professoral. Chacun leur tour, ils viendront apporter leur grain de sel quant à la situation catastrophique et à l’inconscience de l’homme face au désastre imminent. Au bout d’une heure à peine, on a envie de hurler: "N’en jetez plus, la cour est pleine!"
Une chose est sûre, si les réalisatrices ont voulu réveiller les politiciens et les citoyens qui font encore la sourde oreille aux environnementalistes qui ont sonné l’alarme depuis belle lurette, c’est réussi. Cependant, en se montrant aussi peu optimistes quant à ce que l’homme peut faire pour sauver le sort de la Terre, ces dames donneront peut-être plus l’envie de se flinguer que de se retrousser les manches. De fait, comme il est grand le sentiment d’impuissance, doublé de colère, qui nous habite après la projection. Malgré tout, continuons le combat, comme qui dirait…
À voir si vous aimez
An Inconvenient Truth de Davis Guggenheim
If You Love this Planet de Terre Nash




