Dans 17 Again, de Burr Steers, l'idole des fillettes Zac Efron incarne un trentenaire retrouvant son adolescence.

L’éphèbe Zac Efron, ou Zacquista, pour reprendre le surnom dont l’affuble un célèbre blogueur américain doutant de la virilité du joli gosse aux longs cils, récidive, non dans une énième suite de High School Musical, mais dans une ixième variation sur le thème de la jeunesse retrouvée où il joue au basket et fait quelques "steppettes" – histoire sans doute que ses jeunes fans soient en terrain connu.

Réalisé platement par Burr Steers, à qui l’on doit la charmante comédie satirique Igby Goes Down, 17 Again met en scène un trentenaire (Matthew Perry, fatigué et regrettant peut-être le temps où il fut l’une des stars de Friends) ayant raté sa vie et sur le point de divorcer de son amour de jeunesse (Leslie Mann, nunuche sur les bords), qui se réveille dans la peau de ses 17 ans, époque bénie où il était champion de… basket.

Aidé de son meilleur ami (Thomas Lennon, embarrassant), ex-souffre-douleur de son école devenu millionnaire, il retourne à l’école secondaire où il se fait le protecteur de ses deux enfants. Pendant que son ami drague en langue elfique la directrice de l’école (Melora Hardin, amusante), le vieil ado constate que sa fille (Michelle Trachtenberg) est la petite amie du capitaine de l’équipe de basket, un dur à cuire qui se plaît à humilier son fils (Sterling Knight).

Croulant sous un scénario aux développements télégraphiques et aux gags à caractère sexuel trop sages pour faire rire, 17 Again profite d’un banal récit de rédemption d’un homme ordinaire pour balancer à la gueule des préados des messages, soulignés à gros traits de crayon gras fluo, prônant l’abstinence, le mariage et autres valeurs traditionnelles. Le chapelet en famille avec ça?

Ainsi, non content d’avoir pondu une intrigue convenue, le scénariste Jason Filardi transforme le jeune Efron en prêcheur de la droite bien-pensante, pour ne pas dire en émule de Benoît XVI! En résulte notamment une pénible scène où il refuse d’entendre parler de préservatifs dans un cours d’éducation sexuelle. Misère, pourquoi faut-il toujours que les producteurs de Hollywood prennent les jeunes pour des oies blanches ou des imbéciles?

À voir si vous aimez /
13 Going on 30 de Gary Winick, Big de Penny Marshall, Never Been Kissed de Raja Gosnell

Souvenirs de jeunesse Critique par Voir - . Cote: 2

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