... et la musique, un documentaire de Michel Lam produit par l'ONF, propose un enseignement approfondi des arts comme piste de solution aux maux de notre système d'éducation.
Grâce à deux courts métrages primés (Plus ou moins trente et Sur le quai de la gare), le Sherbrookois Michel Lam, formé en cinéma à l’UQAM et à l’INIS, s’est fait offrir par l’ONF la production de son tout premier long métrage. "C’est symboliquement intéressant, confie le jeune réalisateur. J’ai dévoré la vidéothèque de l’UQAM. J’y ai découvert le cinéma de Pierre Perrault, de Michel Brault et des autres pionniers de l’ONF." C’est ce qui a mené à … et la musique. Ce documentaire s’intéresse à l’école primaire Sacré-Coeur de Sherbrooke, un établissement public reconnu pour son enseignement approfondi de la musique et que le cinéaste a fréquenté au cours de sa tendre jeunesse.
"Je voulais faire un film très personnel quant à mes valeurs, mais avec une résonance sociale, explique-t-il. C’est un endroit tellement formidable. Je voulais replonger dans ce que j’y trouvais de merveilleux et le partager, à travers un questionnement, qui devrait intéresser tout le monde, sur la place de l’art dans notre société."
Il poursuit: "Il y a des documentaires qui dénoncent. Moi, je désirais donner un exemple d’une école publique qui fonctionne. Dans le film, la musique fait partie de la vie des enfants. On voit comment cela les touche quotidiennement."
Au lieu de se pencher sur un enseignant ou une classe en particulier, … et la musique prend le pouls de tout l’établissement en suivant le parcours de trois élèves. "Je voulais représenter un passage: il y a le très jeune qui rentre à l’école avec tout à apprendre, une qui termine le primaire, et une au centre qui navigue entre les deux. C’est le début de l’art et la fin de l’enfance", résume Michel Lam.
Loin d’être un film didactique ou "corporatif", … et la musique se révèle à la fois touchant et contemplatif grâce aux techniques du cinéma direct. "L’idée était de capter l’atmosphère de l’école. La bâtisse prend beaucoup d’importance; c’est un des personnages du film. Il y a parfois une lenteur, mais ça fait partie de cette école-là. Je voulais que ce soit comme un tableau, que ce soit impressionniste."
À voir si vous aimez /
Être et avoir de Nicolas Philibert, La Classe de madame Lise de Sylvie Groulx







