Du côté du cinéma américain, tous les yeux sont tournés vers le fameux Avatar de Cameron, mais plusieurs autres films prometteurs vont aussi prendre l’affiche d’ici la fin de l’année.

Premier film de fiction de James Cameron depuis qu’il a dominé le box-office et les Oscars avec Titanic, il y a 12 ans, Avatar met en vedette Sam Worthington dans le rôle d’un ex-marine qui se retrouve au milieu d’une guerre entre les humains et les Na’vi, peuple indigène de la planète Pandora. Beaucoup a été dit et écrit à propos des avancées effectuées par Cameron et son équipe dans le domaine des effets spéciaux et du 3D, mais révolution technologique ou pas, on peut compter sur le fait que le réalisateur d’Aliens et de Terminator 1 et 2 n’a pas son égal quand vient le temps d’orchestrer des scènes d’action spectaculaires.

Quelques autres films de science-fiction prendront aussi l’affiche d’ici la fin 2009. Adaptation par Richard Kelly d’une nouvelle de Richard Matheson, The Box met en vedette Cameron Diaz et James Marsden dans le rôle d’un couple à qui on remet une mystérieuse boîte ayant le potentiel de leur rapporter un million de dollars, mais simultanément de causer la mort d’une personne quelque part dans le monde. Soulignons que la musique du film a été composée par Win Butler et Régine Chassagne d’Arcade Fire et Owen Pallett (Final Fantasy).

D’abord prévue pour l’an dernier, la sortie en salle de The Road, version cinématographique du saisissant roman de Cormac McCarthy, devrait finalement avoir lieu cet automne. Réalisé par John Hillcoat, le film s’attache au destin d’un père (Viggo Mortensen) et de son fils (Kodi Smit-McPhee) luttant pour leur survie dans un monde post-apocalyptique.

La fin du monde sera aussi au menu dans 2012, le plus récent film catastrophe de Roland Emmerich, qui mettra en images la série de cataclysmes qui sera prétendument causée par la fin du calendrier maya, dans trois ans.

JUSTE POUR RIRE?

On dit qu’il y a un fond de vérité derrière chaque blague, et c’est certainement le cas dans The Informant!, le dernier film du toujours aussi prolifique et polyvalent Steven Soderbergh. Cette comédie noire est d’ailleurs basée sur la véritable histoire de Mark Whitacre (Matt Damon), un cadre bipolaire de la compagnie agroalimentaire Archer Daniels Midland qui a confessé au FBI que sa compagnie fixait les prix de ses produits avec ses compétiteurs.

Se déroulant en 1967, A Serious Man s’intéresse à un universitaire juif (Michael Stuhlbarg) que son épouse menace de quitter alors que son frère bon à rien (Richard Kind) s’impose chez lui. La teneur de ce film vaguement autobiographique des frères Coen se situe apparemment à mi-chemin entre la noirceur existentielle de No Country for Old Men et la joyeuse absurdité de Burn After Reading.

Dans The Invention of Lying, premier film écrit et réalisé par le génie comique derrière la version britannique de The Office, Ricky Gervais, ce dernier incarne un homme qui, dans un monde où seule la vérité existe, a soudain l’idée de mentir pour arriver à ses fins.

La notion de ce qui est véridique et de ce qui ne l’est pas est parfois floue chez Michael Moore, dont le nouveau documentaire, Capitalism: A Love Story, traite de l’actuelle crise économique. Son humour cynique est toutefois toujours efficace, quoi qu’on pense de ses méthodes.

CINÉ-KID

Parmi l’avalanche de films pour enfants qui prendront l’affiche d’ici Noël (Astro Boy, Planet 51, The Princess and the Frog, etc.), un des titres qui se démarquent est A Christmas Carol, une relecture par Robert Zemeckis du classique de Dickens dans laquelle, grâce à la magie de la performance capture, Jim Carrey incarne à la fois Ebenezer Scrooge et les trois fantômes qui le visitent.

Encore plus prometteuse est Where the Wild Things Are, l’adaptation qu’a réalisée Spike Jonze du conte de Maurice Sendak dans lequel un garçon (Max Records) visite un monde étrange où vivent des créatures mythiques.

Outre Jonze, un autre candidat improbable dans le cinéma pour enfants est Wes Anderson, qui nous arrivera pourtant cet automne avec Fantastic Mr. Fox, un film d’animation en stop motion inspiré du livre de Roald Dahl.

CHICK FLICKS

Nombre de jeunes filles vont bien sûr se précipiter dans les salles obscures pour à nouveau admirer la beauté ténébreuse de Robert Pattinson dans New Moon, de Chris Weitz, second épisode de la "saga" romantico-fantastique Twilight.

Mais osons espérer qu’autant d’entre elles iront jeter un coup d’oeil du côté de Jennifer’s Body, film d’horreur de Karyn Kusama, qui, avec Megan Fox dans le rôle d’une adolescente possédée du démon et un scénario signé Diablo Cody (Juno), promet d’être drôlement plus mordant.

Parlant de Juno, on retrouvera son interprète, Ellen Page, dans Whip It, une première réalisation de Drew Barrymore qui nous plongera dans l’univers brutal – et sexy! – des ligues de roller derby.

EN ROUTE VERS LES OSCARS

À Hollywood, les derniers mois de l’année sont traditionnellement le moment où les studios lancent les films avec lesquels ils croient pouvoir participer à la course aux Oscars. Dans le lot, on retrouve notamment Invictus, réalisation de Clint EastwoodMorgan Freeman se glisse dans la peau de Nelson Mandela. Le film se déroule en 1995, année où ce dernier et le coach François Pienaar (Matt Damon) ont tenté d’apaiser les tensions raciales latentes en Afrique du Sud en y accueillant la Coupe du monde de rugby, ce qui a tout autant ravi les populations blanche que noire du pays.

Après Chicago, Rob Marshall fait passer une autre comédie musicale de Broadway au grand écran avec Nine, une variation sur les thèmes du 81/2 de Fellini dans laquelle Daniel Day-Lewis joue un metteur en scène tentant de jongler avec les différentes femmes de sa vie (Nicole Kidman, Penélope Cruz, Marion Cotillard…).

Adaptation par Peter Jackson du best-seller d’Alice Sebold, The Lovely Bones met en vedette Saoirse Ronan dans le rôle d’une jeune victime de meurtre qui observe des cieux ses parents endeuillés (Mark Wahlberg et Rachel Weisz), alors que celui qui l’a tuée court toujours les rues…

Enfin, dans un registre plus léger, l’année cinéma se terminera avec Sherlock Holmes, un film de Guy Ritchie qui fera revivre le légendaire détective des romans de Sir Arthur Conan Doyle sous les traits du charismatique Robert Downey Jr.

ooo

DANS LA MIRE (ÉTATS-UNIS) /

The Informant!
de Steven Soderbergh
Le 18 septembre

Capitalism: A Love Story
de Michael Moore
Le 2 octobre

A Serious Man
d’Ethan et Joel Coen
Le 2 octobre

Nine
de Rob Marshall
Le 25 novembre

Invictus
de Clint Eastwood
Le 11 décembre

Avatar
de James Cameron
Le 18 décembre

Sherlock Holmes
de Guy Ritchie
Le 25 décembre

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