Il y a longtemps qu'on l'attendait. Enfin, Avatar, de James Cameron, arrive sur nos écrans de cinéma. La révolution promise sera-t-elle au rendez-vous?
La dernière fois que le producteur Jon Landau et le réalisateur James Cameron ont fait équipe, ils sont allés cueillir pas moins de 11 statuettes dorées sur l’estrade du Shrine Auditorium, à Los Angeles. Leur obscure petite production? Titanic. Douze ans plus tard, le duo récidive avec Avatar, cette oeuvre dont plusieurs pensent qu’elle marquera un tournant dans l’histoire du cinéma.
Avatar raconte l’histoire de Jake Skully (Sam Worthington), ex-marine paraplégique que l’on envoie sur la planète Pandora dans le but d’infiltrer les Na’vis, peuple primitif qui habite cette planète dont les ressources naturelles font envie aux industriels humains. Prenant la forme d’un Na’vi grâce à un avatar qu’il contrôle à distance, Jake s’attachera peu à peu à ce peuple si différent du sien. Éventuellement, il devra faire un choix entre les deux promesses d’allégeance qui s’offrent à lui.
"Le récit d’Avatar propose une réflexion sur les conséquences qu’ont nos actions sur les gens qui nous entourent, raconte Jon Landau, rencontré lors de son passage chez Ubisoft, et sur l’importance de faire les bons choix, de les faire pour les bonnes raisons. Le film propose également une réflexion sur les différences, sur l’idée selon laquelle à l’intérieur de chacun de nous se cache un héros, à la condition, cependant, d’être capable de s’élever lorsqu’il le faut."
Avatar est un projet que porte depuis longtemps sur ses épaules le tandem Landau/Cameron. "James a écrit le scénario d’Avatar il y a quinze ans au moins, mais il croyait alors que la technologie n’était pas encore suffisamment évoluée pour rendre justice à son imaginaire. Il aurait certainement pu créer, à l’époque, le monde de Pandora, mais il n’aurait jamais pu créer ses personnages avec toute la profondeur que nous a permis d’atteindre la technologie de la performance capture, que nous avons développée pour le film. C’était là l’essentiel de notre travail: offrir à ces personnages entièrement créés par ordinateur des expressions crédibles, comme le sont celles des êtres humains."
Comme de nombreux films sortis au cours de la dernière année, Avatar sera aussi offert aux spectateurs en version 3D: "Nous souhaitions utiliser la technologie 3D parce qu’à notre avis, il s’agit de la meilleure façon d’accentuer l’identification du spectateur au récit qui lui est raconté. L’écran de cinéma, dans le cinéma narratif, est un peu comme une fenêtre qui donne sur un autre monde; notre objectif était de faire disparaître cette fenêtre, pour ainsi permettre à notre spectateur de s’immerger totalement à l’intérieur de l’univers que nous allions lui présenter."
Avatar révolutionnera-t-il vraiment le monde du cinéma, comme l’avaient laissé entendre Steven Soderbergh, Jon Favreau et Steven Spielberg en début d’année? "Nous pensons que les technologies que nous avons développées pour Avatar permettront de raconter des histoires qu’il était impossible de raconter avant. Nous croyons que nous avons entrouvert une porte vers un tout nouveau genre d’imagerie, qui aurait le potentiel de permettre la création de nouveaux espaces imaginaires. En ce sens, il est tout à fait juste de dire qu’Avatar a un véritable potentiel révolutionnaire."
LIVRE
Avatar: Rapport confidentiel sur l’histoire biologique et sociale de la planète Pandora
Maria Wilhelm et Dirk Mathison proposent un livre dont voudront s’emparer les gamers aguerris et les fans finis d’Avatar de James Cameron. Constitué d’une centaine d’illustrations en couleurs, ce Rapport confidentiel sert de parfait complément au jeu et au film en fournissant grand nombre d’informations précieuses sur Pandora et les moeurs des Na’vis. De la faune à la flore, en passant par ce très convoité minéral qu’est l’unobtanium et la technologie humaine déployée sur cette planète d’aspect paradisiaque, tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Pandora sans jamais avoir osé le demander s’y trouve! Les plus maniaques pourront même apprendre les rudiments de la langue des créatures bleues grâce au dictionnaire na’vi-français. Prêts pour le décollage? Srane! ("Oui", en na’vi.) Éd. Michel Lafon, 221 p. (M. Dumais)
![]()
JEU VIDÉO
Na’vi sur la Wii
En prévision de la sortie du film de James Cameron, la boîte montréalaise Ubisoft a conçu plusieurs jeux vidéo s’inspirant d’Avatar. La version pour la Wii nous fait incarner un guerrier na’vi qui tente de repousser à lui seul les êtres humains envahissant Pandora. Les actions qu’on doit poser (à l’aide de la télécommande Wii, du Nunchuk et, de manière optionnelle, du Wii Balance Board) sont conventionnelles et plutôt répétitives: courir, sauter, frapper, tirer à l’arc et, à l’occasion, voler à dos de banshee. La meilleure idée des concepteurs: l’attaque furtive, qui permet de neutraliser instantanément un ennemi si l’on parvient à s’en approcher sans qu’il nous repère. Sinon, le plus grand plaisir du jeu est simplement d’évoluer à travers l’environnement visuellement exaltant de Pandora. (K. Laforest)
![]()




