Runaways (The)

Réalisateur
Floria Sigismondi

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Dans The Runaways de Floria Sigismondi, Kristen Stewart et Dakota Fanning conjuguent le rock au féminin.

L’ouverture du film, qui n’est pas sans rappeler celle du Carrie de Brian De Palma, est sans équivoque dans sa représentation du début de la puberté: on y voit une goutte de sang tomber au sol depuis l’entrecuisse de Cherie Currie (Dakota Fanning, troublante en lolita glam rock), menstruée pour la première fois. Dès lors, on comprend que la réalisatrice Floria Sigismondi n’entend pas faire dans la dentelle et qu’elle nous montrera les choses telles qu’elles sont, sang, sueur et larmes compris.

The Runaways raconte l’histoire du groupe du même nom qui, de 1975 à 1977, a perfectionné un son cru et sexy, enregistré deux albums (où on trouvait des chansons irrésistibles comme Cherry Bomb, You Drive Me Wild et Queens of Noise) et donné une foule de spectacles aux États-Unis et à l’étranger, incluant au Japon devant des fans complètement hystériques!

Bien que leur musique soit excellente, il est indéniable que ce qui distinguait particulièrement les Runaways est qu’il s’agissait d’un des premiers bands rock composé entièrement de filles, adolescentes de surcroît. Intelligemment, le film de Sigismondi refuse de porter un jugement moral sur la façon dont le manager Kim Fowley (Michael Shannon, hilarant) encourageait ouvertement ses protégées à mettre leur sexualité naissante de l’avant, laissant le spectateur décider s’il s’agissait d’émancipation ou d’exploitation.

Filmée à travers un nuage de fumée, de lumières aveuglantes et de distorsion, la première heure de The Runaways est euphorisante, alors que Cherie Currie, Joan Jett (Kristen Stewart, fougueuse) et les autres musiciennes livrent des performances endiablées sur scène et sont débauchées tout autant en coulisses.

Malheureusement, comme c’est le cas dans trop de biopics musicaux, le troisième acte du récit est inutilement lourd, la fébrilité des débuts étant remplacée par l’inévitable descente dans l’enfer de la drogue, les problèmes familiaux et les tensions entre les membres du groupe. Même si ces clichés dramatiques reflètent la réalité, on se désole que leur transposition à l’écran soit si convenue et fastidieuse.

À voir si vous aimez /
Girls Rock! d’Arne Johnson et Shane King, Thirteen de Catherine Hardwicke, What We Do Is Secret de Rodger Grossman

Rock & Rose Critique par Voir - . Cote: 3

Runaways (The)
Réalisateur : Floria Sigismondi

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