Produit par Steven Spielberg et réalisé par J.J. Abrams, Super 8 possède tout ce qu’il faut pour être le grand succès de l’été.

Les cinq notes de Close Encounters of the Third Kind vous donnent des frissons? E.T. vous a fait pleurer comme une Madeleine? Vous auriez voulu avoir le courage des Goonies? Courez voir Super 8 de J.J. Abrams (Cloverfield, Star Trek), qui allie avec brio science-fiction, aventures, drame et comédie. Le tout mâtiné d’un hommage bien senti au cinéma de Steven Spielberg, qui apparaît au générique comme l’un des coproducteurs, et plusieurs amusants clins d’oeil aux films de l’époque, de Lucas à Romero.

Les nostalgiques des films de Spielberg des années 70 et 80 seront servis à souhait par ce récit qui nous ramène en 1979 (saluons ici la plus que crédible direction artistique) alors que cinq gamins, dont Charles (Riley Griffiths), Orson Welles en culottes courtes, tournent un film de zombies en Super 8.

Par une nuit de tournage sur le quai d’une gare, alors que l’acteur principal, Martin (Charles Basso), donne la réplique à la nouvelle star du film, la blonde hitchcockienne Alice (Elle Fanning, toujours aussi prodigieuse), sous le regard amoureux de Joe le maquilleur (Joel Courtney, belle révélation du film), un terrible accident ferroviaire survient. S’ensuivent d’insolites événements et d’étranges disparitions.

Prenant bien soin de présenter ses jeunes héros, dont le lâche Preston (Zach Mills) et le téméraire Cary (Ryan Lee, hilarant), avant de les lâcher dans le feu de l’action, J.J. Abrams peint ainsi une galerie de portraits attachants qui rappelleront à coup sûr de lointains amis d’enfance.

À coups de répliques irrésistibles démontrant à la fois leur naïveté et leur curiosité, les préados en scène apportent une dimension bien humaine dans cette production où les impressionnants effets spéciaux et les efficaces effets-chocs sont rois. Il est vrai que Joe perd sa mère au début du récit et qu’Alice souffre du comportement délinquant de son père (Ron Eldard), ennemi du père de Joe (Kyle Chandler), policier de son état. Ponctué de jolis moments dramatiques et de scènes franchement comiques, le trépidant récit d’action est orchestré d’une main de maître par J.J. Abrams, qui laisse croire ici qu’il est sans doute le dauphin de Spielberg.

À voir si vous aimez /
Close Encounters of the Third Kind de Steven Spielberg, The Goonies de Richard Donner (d’après un scénario de Spielberg), *batteries not included de Matthew Robbins

Dans ma caméra Critique par Voir - . Cote: 3

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