Tree, The

Réalisateur
Julie Bertuccelli

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Film de clôture du Festival de Cannes en 2010, L’arbre, joli film sensible de Julie Bertuccelli, met en scène Charlotte Gainsbourg en veuve mère de quatre enfants.

Fille du réalisateur Jean-Louis Bertuccelli, Julie Bertuccelli (Depuis qu’Otar est parti) a passé une partie de son enfance sur les plateaux de cinéma, découvrant ainsi les hauts et les bas de la vie de cinéaste, ainsi que perchée dans un arbre d’où elle pouvait observer le monde. Jeune, son livre fétiche était Le baron perché d’Italo Calvino. N’ayant pu l’adapter, le romancier ayant souhaité qu’aucun de ses livres ne le soit, la réalisatrice a donc jeté son dévolu sur L’arbre du père de Julie Pascoe.

"Je n’aurais jamais pu changer un chef-d’oeuvre comme celui de Calvino, racontait-elle lors d’un entretien à Paris. En plus, c’est risqué d’adapter un grand roman. Celui de Pascoe est très bon, mais je ne voulais pas aller si loin dans le surnaturel; j’ai donc beaucoup coupé et changé les dialogues. Dans le roman, raconté du point de vue de la petite fille, on entend la voix du père décédé, mais pas dans mon film."

Celle qui a été l’assistante de Tavernier, Kieslowski et Iosseliani poursuit: "Mon film est plus à cheval sur le réalisme et la fantaisie. L’auteure m’a dit qu’elle aimait le film parce qu’il était différent de son roman, mais que j’en avais préservé l’essence."

Ayant souhaité camper l’histoire en Italie, pour se rapprocher de l’esprit de Calvino, Bertuccelli a été contrainte par les producteurs qui détenaient les droits du livre de le tourner en Australie. L’expérience fut toutefois concluante pour la réalisatrice.

"En Australie, on se sent tout petit face à la nature, tout paraît plus grand qu’ailleurs. C’était donc très bien pour l’histoire parce que les éléments de la nature y sont le miroir des sentiments."

L’année précédant le tournage, Julie Bertuccelli, à l’instar du personnage principal, a perdu son mari. Du coup, son film prenait une touche encore plus personnelle que prévu: "Cela m’a aidée de faire L’arbre, c’était comme une catharsis. J’ai mis beaucoup de trucs personnels, des trucs propres à moi et à mes enfants. Cela dit, ce n’est pas un film autobiographique, mais plutôt une métaphore de mon deuil."

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Deuxième film de fiction de Julie Bertuccelli, L’arbre raconte comment une mère (Charlotte Gainsbourg, émouvante) et ses quatre enfants réapprennent à vivre après la mort subite du père. Tandis que la benjamine de huit ans (Morgana Davies, étonnante) trouve du réconfort dans les branches du figuier gigantesque, la jeune veuve constate que l’arbre menace dangereusement d’envahir leur demeure. Rarement un film sur le deuil n’aura été aussi lumineux que L’arbre. De fait, Bertuccelli s’éloigne totalement du mélo en filmant avec tendresse la vie quotidienne d’une famille endeuillée dans un huis clos joliment bordélique. Aussi, par sa façon de capter la beauté et l’immensité des paysages australiens, elle insuffle un lyrisme tour à tour apaisant et fougueux. Quant au surnaturel, il est amené avec tant de délicatesse qu’il n’embarrasse en rien le propos.

Le vent se lève Critique par Voir - . Cote: 3.5

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Réalisateur : Julie Bertuccelli

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