Help, The

Réalisateur
Tate Taylor

Bande annonce

+ Sur la fiche →

En adaptant The Help, roman de son amie d’enfance Kathryn Stockett, Tate Taylor a retrouvé son Mississippi natal pour illustrer les tensions raciales au début des années 60.

Nés à la fin des années 60, Tate Taylor (Pretty Ugly People) et Kathryn Stockett n’ont pas eu connaissance de la lutte pour les droits civiques des Noirs, ne se rappelant que leur relation harmonieuse avec celles qu’ils surnommaient leurs "co-mères", des domestiques noires les ayant élevés. Puisant dans ses souvenirs d’enfance et s’inspirant de ces femmes, la romancière a voulu donner une voix à celles qui se sont battues dignement et courageusement malgré l’hostilité de leurs riches maîtres blancs, au début de la décennie qui l’a vue naître.

Si The Help s’est hissé au rang des best-sellers, ce ne fut pourtant pas le coup de foudre chez les éditeurs. "Imaginez leur réaction devant un récit narré par plusieurs femmes noires et dénonçant les mauvais traitements infligés par leurs maîtresses, se souvient le réalisateur au bout du fil. Personne ne croyait que cela allait intéresser les gens, sous prétexte que le sujet avait été maintes fois traité."

Contrairement aux maisons d’édition qui ne croyaient pas en ce projet, Tate Taylor n’a même pas attendu que son amie d’enfance termine la rédaction de son roman pour manifester son intérêt de l’adapter au grand écran. "C’est un monde que je connais très bien et que j’avais envie de faire découvrir. Le Mississippi est un beau coin de pays. Je voulais absolument raconter cette histoire qu’on a souvent abordée d’une tout autre façon. Je voulais montrer un visage différent de ce que le cinéma a offert. Je souhaitais m’éloigner de Mississippi Burning, par exemple."

Alors qu’il était trop heureux d’aller tourner son deuxième long métrage dans son coin natal, Taylor a dû faire preuve de grande conviction afin d’y amener l’équipe du film. "Nous y sommes retournés il y a quelques jours. Vous auriez dû voir ces Californiens végétaliens ravis de retrouver la cuisine locale, dont l’une des spécialités est le poulet frit. Même le directeur photo, Stephen Goldblatt, qui vit à Londres, m’a confié qu’il s’ennuyait du soleil du Mississippi. Il faut vraiment y aller. Toutefois, rappelez-vous que vous risquez de prendre 20 livres!"

À voir si vous aimez /
Driving Miss Daisy de Bruce Beresford, The Long Walk Home de Richard Pearce, Guess Who’s Coming to Dinner de Stanley Kramer

ooo

Jackson, début des années 60. Une aspirante romancière (Emma Stone, primesautière) recueille les témoignages des bonnes de race noire (Viola Davis, bouleversante, et Octavia Spencer, truculente) humiliées par leurs maîtresses, dont l’une (Bryce Dallas Howard, détestable à souhait) a convaincu la communauté d’installer des toilettes pour gens de couleur. Il y a de fort beaux numéros d’actrices (dont Jessica Chastain, Sissy Spacek, Allison Janney dans des rôles secondaires) dans The Help de Tate Taylor. C’est sans doute ce qui fait la force de ce mélodrame pétri de bonnes intentions, qui prend par moments des airs de Desperate Housewives à la sauce sixties. Dans certaines scènes, on sent bien l’insoutenable tension de l’époque, mais trop souvent, ce sont les robes des actrices, lesquelles se déclinent dans les couleurs les plus pimpantes, qui prennent le dessus.

Les sirènes du Mississippi Critique par Voir - . Cote: 2.5

Help, The
Réalisateur : Tate Taylor

Partagez cette page

+ SUR LE MÊME SUJET : , , , , , , , ,

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Requis
Requis (ne sera pas publié)
Optionnel

Concours

  • 9 mois ferme

    À gagner, 1 des 5 DVD pour le film "9 mois ferme".

  • Nymph()maniac

    À gagner, 1 des 5 DVD pour le film "Nymph()maniac Volumes 1 & 2".

+ Concours →