Caméra d’or 2011, Las Acacias, premier long métrage de l’Argentin Pablo Giorgelli, démontre qu’on peut créer la magie sans effets spéciaux.

L’histoire que racontent le réalisateur Pablo Giorgelli et le scénariste Salvador Roselli (Bombón el perro de Carlos Sorín) est d’une simplicité déconcertante… ce qui ne l’empêche pas de s’avérer une belle et grande histoire. À Asunción, Paraguay, un homme (Germán De Silva) prend à bord de son camion une femme (Hebe Duarte, assistante de la directrice du casting) et son bébé (Nayra Calle Mamani) afin de les mener à Buenos Aires, Argentine. Entre les pleurs, les biberons et les siestes du poupon, leurs échanges seront assez laconiques.

Si cette prémisse ne séduit pas au premier abord, d’autant plus que Las Acacias démarre lentement en prenant des airs de documentaire sur l’industrie forestière, cet itinéraire quasi silencieux, ponctué de quelques arrêts paisibles, se frayera petit à petit un chemin jusqu’à notre coeur. De fait, sans trop savoir comment, on se sera attaché à ces deux personnages, deux êtres humains de modeste condition. On se laissera porter, comme hypnotisé, par ce récit minimaliste, bercer par les bruits de la route.

Par une mise en scène sans esbroufe, Giorgelli crée un drame doux-amer intimiste en alternant le regard de l’homme et celui de la femme l’un sur l’autre. De cette façon, il capte le moindre sourire timidement esquissé, le moindre petit geste hésitant. Au dernier plan, tourné en plein soleil, toute la beauté de Las Acacias éclate au visage alors que les deux acteurs dévoilent magistralement l’âme de leur personnage.

Le camion Critique par Voir - . Cote: 4

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  • 27 novembre 2012 · 13h17 Normand Parisien

    J’ai bien aimé ce film. Il diffère des films français par le fait qu’il transmet les émotions sans être verbeux. Rubén, Jacinta et sa fille Anahi se retrouvent dans la cabine d’un camion transportant du bois du Paraguay vers Buenos Aires. Ce routier solitaire est introverti, mais s’attachera à ses 2 passagères. L’histoire finit bien dans ce film qui nous a été présenté au ciné-club d’Hector avec des sous-titres.

    Je la trouvais bien distante cette Jacinta, alors que le conducteur faisait des efforts pour un rapprochement bien malhabile. Il y a des passages que je n’ai pas compris comme lorsque Rubén semble prier près d’un monument entouré de drapeaux rouges : à qui ou a quoi correspondait ce monument? Il y avait aussi cet appel téléphonique de Jacinta, qui fondait en larmes : qui était à l’interlocuteur et quelle était la raison de cet appel? C’est un film construit très simplement et plein d’humanité : troublant! Mon évaluation : ***½

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