Pour une seconde fois dans sa longue carrière, Carlos Saura (Tango, Fados) se livre à une exploration du flamenco en captant bien sagement une suite de prestations des grands noms du genre. Campé dans un studio transformé en musée où les artistes évoluent parmi des tableaux de maîtres andalous, Flamenco, Flamenco, à l’instar des précédents films du réalisateur espagnol, s’approche davantage d’une émission de variétés (sans animateur ni fil conducteur) que d’un film de cinéma. Cependant, il y a de magnifiques numéros de danse, empreints d’un envoûtant mélange de force et de sensualité, dont celui intitulé Silencio dans lequel Israel Galvan exécute un solo sans musique où seuls son souffle et le bruit de ses pas l’accompagnent. Si les participants de Flamenco, Flamenco dépoussièrent leur art, on ne peut en dire autant du réalisateur.




