Pour sa 16e édition, le Festival international de films Fantasia présente pas moins de 160 films. En voici quelques-uns qui valent le détour, pour tous les goûts.

Eddie: The Sleepwalking Cannibal
de Boris Rodriguez (Canada/Danemark)

Professeur d’art dans une modeste école du fin fond de l’Ontario, un peintre danois de renommée internationale (Thure Lindhardt, inquiétant) découvre que le simple d’esprit (Dylan Smith, monstrueusement attachant) qu’il héberge est un somnambule cannibale. Pis encore, les fringales nocturnes d’Eddie lui inspirent de grandes oeuvres… D’un ton décalé, cette comédie d’horreur, qui amuse plus qu’elle n’effraie, emprunte joyeusement aux frères Coen et aux slashers des années 70. Gentiment gore.
Le 4 août, 16h25, Théâtre Concordia Hall

Hail
d’Amiel Courtin-Wilson (Australie)

À sa sortie de prison, un homme (Daniel P. Jones) retrouve avec bonheur son amoureuse de longue date (Leanne Letch), mais se heurte bientôt aux difficultés de la réinsertion sociale. D’une poésie brute, d’une violence crue, d’un réalisme troublant, ce film de fiction inspiré de la vie de Jones ne laissera certes pas indifférent par sa façon surprenante d’emprunter à la fois au documentaire et au film d’essai.
Le 5 août, 22h, J.A. de Sève et le 8 août, 13h, J.A. de Sève

My Amityville Horror
d’Eric Walter (États-Unis)

En 1975, la famille Lutz prit la fuite de sa demeure du 112 Ocean Avenue, Amityville (New York), 28 jours seulement après y avoir emménagé, en raison d’effroyables phénomènes surnaturels. Quelque 35 ans plus tard, Daniel Lutz, qui n’avait que 8 ans à l’époque, revient sur cet épisode cauchemardesque qui le hante toujours. Psychotique mal soigné, hurluberlu en manque de couverture médiatique, habile manipulateur, qui est donc réellement ce Lutz à qui Eric Walter consacra 10 ans de recherches afin de livrer ce fascinant documentaire à prendre avec un grain de sel?
Le 22 juillet, 22h20, J.A. de Sève et le 27 juillet, 17h05, J.A. de Sève

The Woman in the Septic Tank
de Marlon Rivera (Philippines)

Trois aspirants cinéastes (JM De Guzman, Kean Cipriano et Cai Cortez, amusants) offrent à une diva de soap opera (Eugene Domingo, hilarante dans son propre rôle) le rôle d’une mère contrainte de prostituer son jeune fils pour subvenir aux besoins de sa nombreuse famille. Au cours de la préproduction, les trois compères imaginent différents genres, dont la comédie musicale, pour raconter ce sordide drame campé dans un bidonville. Une critique férocement irrévérencieuse des rouages du cinéma indépendant où se multiplient les situations embarrassantes. Ils sont fous, ces Philippins!
Le 8 août, 19h, J.A. de Sève

Zarafa
de Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie (France/Belgique)

Inspiré de l’arrivée de la première girafe au Jardin des plantes, cadeau du pacha d’Égypte au roi de France Charles X, ce charmant conte animé relate les aventures d’un petit orphelin ayant échappé à l’esclavage, qui sera du convoi. Joliment mis en images, Zarafa séduira le tout jeune public par ses couleurs chatoyantes, son humour bon enfant et son mignon petit héros. En prime, un casting vocal prestigieux incluant François-Xavier Demaison, Simon Abkarian, Ronit Elkabetz et Fellag (Monsieur Lazhar).
Le 21 juillet, 11h, Théâtre Concordia Hall

Du 19 juillet au 7 août
Consultez notre dossier spécial sur Fantasia.

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