Il existe plusieurs adaptations télévisuelles et cinématographiques de Tess d’Urberville de Thomas Hardy, la plus notable étant certainement celle de Polanski avec Nastassja Kinski. Habitué de l’oeuvre du romancier anglais, ayant adapté Jude the Obscure et The Mayor of Casterbridge, Michael Winterbottom signe une adaptation tout aussi originale que décevante. Ainsi, de transposer les mésaventures d’une pauvre campagnarde (Freida Pinto, ravissante mais peu convaincante) dans l’Inde d’aujourd’hui, où les castes sont aussi prédominantes que dans l’Angleterre du 19e siècle, s’avère sans doute l’une des meilleures idées du réalisateur. Toutefois, on ne peut en dire autant du fait d’avoir fusionné les deux amoureux de Tess/Trishna en un seul personnage, Jay (Riz Ahmed, artificiel), réduisant le récit à un pénible et risible mélo conjugal. Quant à la sauce bollywoodienne, elle ne prend tout simplement pas.





