Dans 2 Days in New York, suite de 2 Days in Paris, Julie Delpy présente Chris Rock à sa famille dysfonctionnelle.
En 2007, Julie Delpy se faisait la réalisatrice, scénariste, monteuse et actrice principale d’une charmante comédie romantique déjantée où elle écorchait tendrement les petits travers de sa famille et se moquait allègrement des différences culturelles entre les Français et les Américains.
Son attachante photographe névrosée, personnage ici sur le point de vendre son âme lors de sa nouvelle exposition, ayant quitté son petit ami américain de 2 Days in Paris, est toujours dans la Grosse Pomme avec son nouvel amoureux, interprété par Chris Rock, qui semble réellement dépassé par le joyeux bordel que crée sa belle-famille, papa Jeannot (Albert Delpy) à sa tête, en visite à New York.
En guise de prologue, Delpy relate, à l’aide de marionnettes, à son fils, né de son union précédente, les faits marquants depuis son passage à Paris. On y apprend notamment que sa mère (feu Marie Pillet) n’est plus de ce monde. Dès lors, le ton est donné: entre les éclats de rire francs, les moments d’une cocasserie embarrassante et l’hystérie qui jaillit à tout instant, l’émotion se taille aussi une place de choix.
Avec ses coscénaristes Alexia Landeau et Alexis Nahon, qui reprennent les rôles de sa soeur et de l’un de ses nombreux ex, Julie Delpy a maintenu l’équilibre entre la folie contagieuse de cette famille dysfonctionnelle et les drames menaçant de la désunir. Certes, 2 Days in New York repose sur les mêmes recettes, l’effet de fraîche tonicité en moins, mais la magie est toujours au rendez-vous.




