Mama

Réalisateur
Andres Muschietti

Bande annonce

+ Sur le film →

Le nom du prolifique Guillermo del Toro retentit à nouveau, cette fois à titre de producteur du thriller surnaturel Mama, premier long métrage d’Andrés Muschietti.

La genèse de Mama découle du court métrage qu’avait mis en scène Andrés Muschietti quelques années auparavant. «C’est mon directeur photo, Guillermo Navarro, qui m’a parlé d’Andy, précise Guillermo del Toro. Il n’avait que de bons mots à son égard et a insisté afin qu’on se rencontre. Entre-temps, on m’a fait parvenir son court métrage. J’ai tout de suite compris qu’Andy avait une voix unique et qu’il maîtrisait les atmosphères. J’avais le sentiment qu’il possédait la fibre d’un “vrai” réalisateur, c’est pourquoi j’ai voulu l’aider en produisant le film.»

Nikolaj Coster-Waldau, qui incarne Lucas, l’oncle des fillettes abandonnées en forêt, abonde dans le même sens: «Andy est un véritable passionné. Il porte une attention particulière aux détails et sait parfaitement traduire ce qu’il imagine. En voyant son court, je savais que j’allais être en de bonnes mains.»

Si les personnages féminins sont au cœur du récit, la détermination de Lucas en fait néanmoins l’un des pivots. «Lucas possédait un lien étroit avec son jumeau, précise l’acteur. C’est pourquoi, à la suite du tragique incident dépeint au début du film, il ressent cette responsabilité envers ses nièces. C’est aussi pour cette raison qu’il insiste auprès de sa copine (Jessica Chastain), peu enchantée par l’idée de prendre les filles avec eux. Une réticence justifiée, car ces gamines ont vécu un sérieux traumatisme et ont besoin d’un encadrement particulier. Mais il le fait coûte que coûte, pour son frère.»

L’apport dramatique s’avère ainsi un aspect crucial pour del Toro. En effet, le scénario ne mise pas que sur l’effroi entourant l’inquiétante figure maternelle fantomatique qu’est Mama. Il aborde des sujets graves et lourds (tragédie familiale, suicide). La présence d’enfants sur le plateau ne semble pourtant pas avoir gêné, le moment venu de tourner les scènes plus exigeantes. Pour les jeunes comédiennes Megan Charpentier et la Québécoise Isabelle Nélisse, il ne s’agissait que de jouer le jeu, selon del Toro. Repérées lors d’un long processus d’auditions effectuées aux États-Unis, en Angleterre et au Canada, et louangées par Coster-Waldau et le producteur, «les filles ne posaient aucun problème lorsque la caméra tournait, mais plutôt lorsqu’il fallait les ramener à l’ordre entre les prises», avoue del Toro, amusé.

Dans la veine d’El Orfanato, tout comme de plusieurs titres figurant dans la filmographie du cinéaste/producteur, Mama intègre l’univers des enfants à celui des monstres et revenants. «Pour moi, ce sont deux mondes fertiles en ce qui a trait à l’imaginaire. L’enfance et l’horreur vont de pair, et pas qu’au cinéma. Les frères Grimm l’ont démontré bien avant moi», fait-il remarquer au bout du fil.

Quant à la conclusion de Mama, finale touchante comme on en observe peu dans le cinéma d’épouvante, del Toro confie: «Nous nous attendions à ce que le studio refuse cette proposition, et nous étions prêts à nous battre pour qu’elle reste au montage. À ma grande surprise, le studio l’a adorée. Je ne pouvais espérer mieux.»

Mama

Retrouvant la trace de ses nièces (Megan Charpentier et Isabelle Nélisse, étonnantes) perdues en forêt depuis cinq ans, Lucas (Nikolaj Coster-Waldau, charismatique) et son amie ...

Cote de Voir Lire la critique
Lire la critique

Mama

Réalisateur : Andres Muschietti

Partagez cette page

+ SUR LE MÊME SUJET : , , , , , , ,

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Requis
Requis (ne sera pas publié)
Optionnel