Sous la direction de Christian Vincent, Catherine Frot incarne celle qui ravit les papilles de François Mitterrand dans Les saveurs du palais.

Inspiré des mémoires de Danièle Mazet-Delpeuch (Carnets de cuisine du Périgord à l’Élysée, publié en 1997), cuisinière personnelle du président de la République de 1988 à 1990, Les saveurs du palais de Christian Vincent nous transporte des cuisines du 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré jusqu’en Antarctique, sur les traces d’Hortense Laborie (Catherine Frot).

Femme solitaire, Hortense demeure insaisissable, paraît habitée d’une mélancolie permanente et semble cultiver le mystère sur sa personne, bien qu’elle cuisine à voix haute et n’hésite pas à partager ses meilleures recettes – même sa crème mémé! – avec son assistant (Arthur Dupont).

«Cela fait peut-être partie des choses qui m’échappent, croit l’actrice de passage à Montréal en lumière. C’est quelqu’un qui a un caractère très fort, qui ne se retourne pas, qui est déterminée et très courageuse, bref, c’est une femme d’exception. Quand on assiste à un portrait comme celui-là, je pense qu’on ressent la solitude.»

Dès son arrivée à l’Élysée, où on lui confie la tâche de mitonner des petits plats à la manière d’une maman pour le président (Jean d’Ormesson), Hortense se heurte à l’hostilité du chef de la grande cuisine (Brice Fournier).

«Danièle Delpeuch ne s’en plaint jamais, raconte Frot. C’est quelqu’un qui a une grande conscience de la lutte des femmes et qui prend toujours leur défense. Selon elle, ce sont toujours les femmes qui ont fait la cuisine, qui l’ont transmise; les hommes ont voulu être inoubliables, devenir des stars, et se sont mis à cuisiner. Maintenant, les femmes ont repris le flambeau parce que nous sommes dans une société de réussite où il faut être reconnu pour exister.»

Renommée en tant que pionnière du tourisme rural, Danièle Delpeuch n’a jamais rêvé de devenir une star des fourneaux, mais plutôt de faire découvrir les produits du terroir. Gourmet gourmande, Catherine Frot a même pu profiter de ses conseils lors d’une visite au marché de Brive.

«Danièle est une épicurienne qui fait de la grande cuisine bourgeoise, pas particulièrement légère, où l’on mange de vraies choses de qualité. Grâce à elle, j’ai découvert l’essentiel des bons produits et comment les petites carottes pouvaient devenir inoubliables.»

Les saveurs du palais

Lorsqu’un film porte principalement sur la cuisine, la moindre des choses que l’on attend de celui-ci, c’est qu'il nous mette en appétit ou nous donne ...

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Saveurs du palais, Les
Réalisateur : Christian Vincent

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  • 6 mars 2013 · 10h08 lcollette

    Le gracieux D’Ormesson comme vous dites a l’air d’être empaillé avec un dentier mal ajusté.
    Mauvais casting pour ce rôle de président. Tant qu’a Catherine Frot. Elle sauve le film qui n’est pas à la hauteur de nos attentes. Toutes les scènes sur l’ile avec le sketch d’amateur est a dormir.
    Non pour faire un film sur la bouffe, il faut aimer la bouffe. Voir Festin de Babette…

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