Spring Breakers

Réalisateur
Harmony Korine

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Harmony Korine, dauphin de Larry Clark, se la joue Oliver Stone avec Spring Breakers.

Comment ne pas résister à la tentation de voir quatre nymphettes adulées des adolescentes, Selena Gomez, Vanessa Hudgens, Ashley Benson et Rachel Korine, casser leur image sous la direction d’Harmony Korine (Gummo, Mister Lonely) dans un film illustrant sans laisser de place à l’imagination le Spring break? Sauf qu’une fois le plaisir pervers passé, ne restent à peu près plus que des poitrines, des fesses et des cuisses gigotant sous le soleil cru de la Floride et ruisselant d’alcool qui coule jusqu’à plus soif, que le scénariste prodige de Kids de Larry Clark se complaît à montrer sous tous leurs angles avec force ralentis. Décidément, l’élève n’a pas oublié son maître, mais on espère un peu plus de contenu de sa part. La sexploitation, ça devient vite lassant et redondant.

On ne peut guère dire que Spring Breakers s’améliore lorsqu’entre en scène un malfrat dingue des armes à feu, interprété par l’imbuvable James Franco affublé de dreads et d’une dentition à la Lil Wayne, afin de venir à la rescousse des quatre demoiselles en bikini, pardon, en détresse. S’ensuivent des scènes de violence semblant s’inspirer de Natural Born Killers et de Savages d’Oliver Stone. Vainement, on attend un semblant de critique sociale alors que Korine remet ça en multipliant les scènes d’orgies d’une glauque sensualité, versant bêtement dans la vulgarité et le racolage. À force de vouloir provoquer à tout prix, Korine ne provoque finalement que l’ennui.

Quatre filles dans le vent Critique par - 2013-03-28
Cote: 2

Spring Breakers

Réalisateur : Harmony Korine

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