The Mortal Instruments, de Harald Zwart, adaptation cinématographique tirée de la série de romans jeunesse The City of Bones, tient davantage du pétard mouillé que de la réponse tant attendue à la saga Twilight.

Série de bouquins lancée en 2007 – et qui se conclura l’été prochain avec un sixième tome -, The Mortal Instruments est, à l’image de Twilight, un fourre-tout fantastique où vampires et loups-garous se frottent aux hormones et à la crise d’adolescence. Là où l’auteure Cassandra Clare “innove”, c’est en se faisant ambitieuse. En plus desdits vampires et loups-garous – qui, encore une fois, se chamaillent – The Mortal Instruments rassemble également sorciers, démons ainsi que des shadowhunters, êtres mi-humains, mi-anges tout droit sortis d’une agence de mannequins et qui combattent le mal, puis patati et patata.

Au centre de ce conflit opposant cieux, enfers et une tonne de clichés, se trouve Jace Wayland (Lily Collins, correcte compte tenu de la situation), jeune fille sans histoire qui découvrira que ses origines sont plus mystérieuses qu’elle pouvait le croire. Sa mère kidnappée par les larbins du vilain de service Valentine (Jonathan Rhys Meyer, qui n’en finit plus de faire pâlir son étoile), son meilleur-ami-qui-veut-être-plus-que-son-ami Simon (Robert Sheehan, qui s’en tire quand même à bon compte), le gandin paranormal Jace (Jamie Campbell Bower, correct) et sa bande de shadowhunters se mettront à la recherche d’un gobelet magique caché par la maman (Lena Headey, qui hérite du beau rôle: une dame comateuse).

Déjà que la série de bouquins de Clare est cataloguée comme une saga prévisible à l’os, l’immensité de son univers fantastico-urbain, seul point fort de City of Bones, se retrouve bêtement remâché sous la plume de la scénariste Jessica Postigo Paquette et la houlette du réalisateur Harald Zwart, tâcheron qui n’a visiblement pas la vision, ni les reins assez solides pour ce genre.

Au-delà de l’intrigue télécommandée, des tensions qui ne demeurent qu’en surface, de la morale cliché à mort (accepter sa différence, s’émanciper, etc.) et des combats surnaturels qui n’ont d’incroyables que leur mollesse, l’adaptation cinématographie de Mortal Instruments – City of Bones semble complètement déconnectée de son public cible ou, pire encore, le sous-estime. Mince consolation: les décors sont jolis.

L’Enfer sur Terre! Critique par Voir - . Cote: 1.5

Mortal Instruments - City of Bones, The
Réalisateur : Harald Zwart

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+ Ajouter le vôtre Commentaires 2

  • 20 août 2013 · 22h12 CarstairsQueen

    Juste une ou deux questions ? Vous avez lu les livres ? Apparemment vous avez vu le film…Soit…Mais je tiens à dire que les livres sont 10000x mieux écrits que Twilight et les films étant très mauvais, je doute que celui-là soit aussi mauvais. Sans vouloir offenser les fans de Twilight car moi-même j’ai aimé pour diverses raisons.

    • 21 août 2013 · 00h28 André Péloquin

      Bonjour CarstairsQueen,

      J’ai lu des extraits du premier tome en plus de lire plusieurs articles et critiques sur l’auteure, le bouquin et le reste de la série.

      Tant mieux si les livres sont meilleurs que ceux de Twilight, mais je doute fortement que le film soit à la hauteur. C’est vraiment le film fantastico-adolescent avec le moins de tonus de l’histoire du genre! Au pire, allez le voir et on s’en reparle ici après votre visionnement? :-)

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