Lettre à Jean-Pierre Rioux, maire de Trois-Pistoles, à propos de l’ÉchoFête

20 juillet 2012 12h24 · Simon Jodoin

Montréal, 20 juillet 2012

Cher monsieur Rioux,

J’apprends aujourd’hui qu’à titre de maire de Trois-Pistole, vous souhaitez intervenir dans la programmation de l’Échofête, un festival où, en plus des spectacles, on offre des ateliers et des conférences. Cette année, on se proposait de discuter de désobéissance civile et d’inviter Gabriel Nadeau-Dubois de la CLASSE. Une mauvaise idée selon vous qui menacez maintenant de couper les vivres à cet événement qui profite de subventions gouvernementales et qui se tient sur un terrain appartenant à la municipalité.

Évidemment, il s’en trouvera pour être d’accord avec vous. La liberté d’expression, passe encore mais il y a toujours bien des limites! On peut bien dire ce qu’on veut, mais pas avec des fonds publics.

Faut-il rappeler que les fonds publics sont justement « publics » et non une collection de sommes privées où chacun peut choisir de se retirer sous prétexte qu’il ne souhaite pas contribuer à tel ou tel aspect de la société?

On peut bien contester, sur le fond, le principe même des subventions, mais pas à la pièce pour des raisons idéologiques.

Dans nos sociétés, on finance des universités où on étudie des penseurs radicaux, la pensée de protagonistes des plus viles idéologies, à gauche comme à droite. On y fait des conférences et on y lit des textes pas toujours soupesés écrits par des auteurs explosifs qu’il faut apprendre à manipuler avec soin. Mieux encore, nous vivons toujours en occident, en Europe comme en Amérique, depuis l’aube de la modernité, dans l’aura d’un idéal révolutionnaire. L’État de droit qu’on brandit à tous les instants pour tenter de fermer le caquet à ceux qui dépassent les bornes est lui-même le résultat de contestations et de révolutions, pas toujours tranquilles. La liberté, la fraternité et l’égalité dont nous nous targuons à qui mieux mieux en l’exportant, parfois par les armes, dans toutes les contrées de la planète sont des valeurs que nous avons obtenues de chaude lutte, toujours en défiant un pouvoir établi, toujours en prenant la parole pour prononcer des mots interdits. J’irais même jusqu’à dire que si vous êtes démocratiquement élu aujourd’hui, c’est parce que des gens avant vous ont désobéi d’une manière ou d’une autre.

Disons les choses clairement : Nous sommes le résultat d’une histoire qui n’avance que par la négation d’idées reçues. La contestation et le débat sont, par nature, intrinsèquement publics.

Est-ce que Gabriel Nadeau-Dubois et la CLASSE exagèrent? Je le crois bien souvent. Est-ce que l’ampleur des scandales qu’on dénonce par les temps qui courent au Québec mérite que nous passions par la résistance et la désobéissance active? J’en doute tous les jours et un peu plus à tous les jours.

Mais c’est sur ce doute qui m’anime au quotidien que je fonde une certitude inébranlable: Tenter de réduire au silence ou de bannir tel ou tel intervenant pour des raisons politiques, c’est nier les valeurs fondamentales que nous revendiquons pourtant fièrement devant les pires despotes de la planète et par lesquelles nous nous autorisons à intervenir pour les combattre.

Accepter d’agir ainsi, c’est donner aux radicaux une raison légitime de se radicaliser.

Laissez parler Gabriel Nadeau-Dubois. Laissez parler tout le monde. Laissez parler Éric Duhaime ou encore Patrick Bourgeois et ses apôtres du RRQ. Donnez vite un micro et une tribune à tous ceux qui exagèrent, même aux idiots. Je suis prêt à payer pour ça. C’est un investissement. Vous pourrez bien ensuite, de bon droit, les traiter de radicaux ou d’imbéciles sur la base du même principe. Parler, discourir, contester, écrire, n’est en rien illégal en ce pays et même lorsque les frontières de la légalité sont franchies, comme ce peut être le cas lors de manifestations, la tolérance s’impose. S’il fallait arrêter tous les automobilistes qui conduisent à 110 Km/h sur l’autoroute ou tous les piétons qui traversent au feu rouge, on créerait plus de problèmes qu’on en réglerait.

Nous glissons tranquillement –si nous n’avons pas déjà les deux pieds dedans- vers une polarisation malsaine du débat public qui ne peut que produire des pôles extrêmes. C’est la recette parfaite pour cuisiner de la sauce extrémiste et à ce moment là, s’il advient, nous regretterons amèrement de ne pas avoir créé des lieux de discussions et de débats sur la place publique.

Rendu là, le prix à payer sera beaucoup plus onéreux que n’importe quelle subvention versée à un événement à l’aide des fonds publics.

Car la chose publique, justement, n’existera plus.

Je vous enjoins donc à jouer le rôle d’élu que vous êtes et à vous élever au-dessus de cette polarisation malsaine et partisane.

Sincèrement.

Simon Jodoin
Rédacteur en chef
Hebdomadaire Voir

Partagez cette page

Classé dans :  Divers, Humeur

L'opinion émise dans ce billet n'engage que son auteur et ne représente pas nécessairement celle du journal Voir.

À lire aussi

+ Ajouter le vôtre Commentaires 25

  • 20 juillet 2012 · 13h22 Danielle Bourdages

    Excellente mise à plat, merci.

    Je me suis attachée aux mots même de Bertin Denis, préfet de la MRC des Basques, interviewé par Radio-Canada, en me demandant ce qu’ils disaient, en fait?

    Source: #GND #ÉchoFête Trois-Pistoles: Victor-Lévy Beaulieu accuse les élus de «censure politique» http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2012/07/19/011-victorlevy-beaulieu-echofete.shtml

    (Extrait de la vidéo) Bertin Denis, préfet MRC des Basques, à propos de l’atelier (annulé) sur la désobéissance civile: « Nous, on ne peut pas acquiescer à ça. C’est comme si l’ÉchoFête nous demandait: «Donne-moi un bâton, j’vas te frapper avec. »

    Il y a un paradoxe fascinant, dans le propos de Bertin Denis. Soit il comprend à tort et à travers, comme si #GND prônaît la #DésobéissanceCivile contre tout et n’importe quoi (ce qui n’est pas le cas, comme chacun sait), soit Bertin Denis comprend trop bien que la #DésobéissanceCivile est prônée contre une injuste gouvernance, et donc, en l’interdisant, émet une sorte d’aveu que la sienne (celle à laquelle il participe) est telle? Sinon, quelles raisons de craindre?

    http://www.twitlonger.com/show/ie75gp

    • 20 juillet 2012 · 14h06 Jonathan

      « comme si #GND prônaît la #DésobéissanceCivile contre tout et n’importe quoi (ce qui n’est pas le cas, comme chacun sait) »

      Mlle Bourdages,

      Je dois être en désaccord avec votre parenthèse. Pour une bonne partie de la population, M. Dubois-Gabriel..Nadeau…, Bref lui, il incarne la désobéissance civile contre tout et n’importe quoi en gardant un discours avec une vaste série de sujets de contestations…Autrement dit, sans opinion pour M….en question…, la vaste majorité de la population voit en lui une personne qui est outré contre tout (un peu à la Adir Kamir). Comment il soit en réalité, ça n’a rien à voir…c’est comme ça que la vaste majorité le perçoit.

      Conclusion: votre « comme chacun sait », n’est pas exacte.

    • 20 juillet 2012 · 23h36 le calinours bienveillant

      t’as raison jonathan. danielle aurait dû écrire chaque personne bien informée au lieu de chacun.

  • 20 juillet 2012 · 14h15 Ian

    Lettre a Simon Jodoin…

    Cher Monsieur Jodoin…

    Vous dites :

    « Mais c’est sur ce doute qui m’anime au quotidien que je fonde une certitude inébranlable: Tenter de réduire au silence ou de bannir tel ou tel intervenant pour des raisons politiques, c’est nier les valeurs fondamentales que nous revendiquons pourtant fièrement devant les pires despotes de la planète et par lesquelles nous nous autorisons à intervenir pour les combattre. »

    Je me demande si c’est toujours cette certitude inébranlable qui anime les blogueurs …

  • 20 juillet 2012 · 17h07 Nathalie Grogières

    Le gouvernement libéral, lui, désobéit à la loi fondamentale, en enfreignant les droits de ses citoyens. Il est dans l’illégalité. Il s’agit ici de quelque chose de bien plus grave que la désobéissance civile. Devrait-on lui couper les vivres? On devrait au moins pouvoir le foutre à la porte, avec un bon coup de pied au derrière!

  • 20 juillet 2012 · 20h43 MARISSA

    Voltaire a dit un jour : Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire.

    bravo pour ce papier.

  • 20 juillet 2012 · 23h46 alex

    Je trouve ton attitude de centre pas mal drôle.. on se fait fourrer, on se fait fourrer… point final.. j’en reviens pas de ces disant penseurs qui se positionne au centre dans une crise de corruption/collusion aussi grosse.. LA CLASSE a exagéré un tout petit peu et meme la, j’irais meme pas a dire ca parcequ’elle a été placer face au mur par des personnes ultra puissantes en plus d’avoir autant de mépris de beaucoup de vieux de la societé, beaucoup de monde dans des spheres d’influences, par la police etc…

    j’en reviens pas du peuple québecois qui comprenne pas. 2+2 = 4. Obstine toi tant que tu veux, désinforme toi tant que tu veux.. ca changera rien a la réalité.. pathétique ces soit-disant penseur du québec de centre et de droite.. Les gens sont pas de gauche parcequ’il prenne position contre le droite mais bien que la droite existe pas et qu’elle est en fait la corruption, la collusion, la répression, le neo-liberal, l’abus du térritoire, le vol de nos ressources…. etc..etc..etc..etc…

    pathétique..

  • 21 juillet 2012 · 09h01 Gerry Pagé

    Monsieur le lologicien Jodoin, faut-il VOIR comme vous, cogiter comme un centriste extrême, ou faut-il s’exprimer comme la séparatiste Grogières, pour être publié sur un site qui ne vous appartient pas ?

    Le petit anarchiste, en mal de visibilité exhibitionniste, se cherche une tribune, un micro et un ampli. Il a été reçu avec une brique, un fanal et un solide coup de casserole. Bravo Monsieur Jean-Pierre Rioux, maire de Trois-Pistole ! Voilà un maire qui se tient debout et qui boycotte le bordel insidieux dont le bien léché petit syndicaleux Nadeau-Dubois, enfant chérie de la SRC, tente de multiplier les succursales, au Québec, en attendant que ne soit lancée la campagne électorale provinciale. L’émissaire-commissionnaire FTQuiste devra attendre à la fin de l’été ou à l’automne pour se retrouver au raz du sol du macadam de l’indifférence montréalaise, pour y déposer les œufs de sa révolte, dans les nids de poules de la mégapole des casseroles qu’agitent ceux et celles qui raisonnent comme des fonds de chaudrons. Il ne serait pas surprenant que le putschiste commandité et reporter de l’activisme québécois, auprès des « ignares Français de Paris », ait planifié cette provocation, pour assouvir ses appétits personnels d’exhibitionnisme, de faire-valoir, de faire-voir et de foire, ainsi que pour remettre en soifs les « sénateurs » de la Commission des droits et privilèges sans limite de jeunes jubilatoires et libertaires qui privilégient la foire et les agitations bordéliques, au détriment de la scolarisation que recherche la majorité des étudiants des Collèges et des Universités du Québec qui ont un esprit sain dans un corps sain ainsi qu’au détriment du rendement de l’économie de Montréal, au détriment de l’équilibre sociétal et au détriment de la paix sociale. Quoi qu’en pensent les spéculateurs de ladite « Commission des très chers avocassiers» et admettant, par contre, que la loi 78 est archi sévère, l’État doit la maintenir et l’appliquer à la lettre, avant que l’exaspération nucléaire des citoyens, des automobilistes, des travailleurs et de la majorité des étudiants n’explose et ne cause des dommages irréparables.

    • 21 juillet 2012 · 19h50 le calinours bienveillant

      attends un peu, là. dans ton premier paragraphe, si je comprends bien, tu exiges, sur un ton impoli et sarcastique, d’être publié. comme si on t’avait mis des bâtons dans les roues par le passé. soit.

      mais ensuite, tu félicites un maire rétrograde d’avoir fermé le clapet d’un citoyen contestataire?

      et tu vis bien avec ce paradoxe?

      de plus, à propos de la loi 78, tu recommandes à jean charè de « l’appliquer à la lettre », alors que la commission des droits de la personne du québec, amnistie internationale, l’association des professeurs d’université du canada, le barreau du québec et la commission des droits la personne de l’onu l’ont tous jugée abusive? c’est bien ça?

    • 22 juillet 2012 · 12h03 Jo

      Misère! c’est décourageant de lire de tel commentaire

  • 21 juillet 2012 · 09h54 Jean-Pierre Gascon

    Les Cours de justice vont bientôt régler le cas de la Loi 78 de John James qui effrontément désobéit aux dispositions de la Charte des droits et libertés du Québec.
    Dans ce cas évident d’illégalité et abus de pouvoir de la part de John James et ses laquais, il est alors légitime chez les citoyens de ne pas acquiescer à l’application de la Loi 78. La désobéissance civile légitimée par l’illégalité d’une action gouvernementale est, par définition, LÉGALE.
    La CLASSÉ, par l’intermédiaire de son porte-parole dûment nommé, Gabriel Nadeau Dubois, a le devoir d’expliquer cette subtilité du jeu de la démocratie à tous les Jonathan de Trois-Pistoles.

    • 21 juillet 2012 · 19h40 Violette Saucier

      Est-ce que le simple citoyen qui ne veut pas manifester, qui veut étudier a des droits lui aussi ?? ?? Ou cette Charte des droits et libertés du Québec, existe seulement pour permettre aux manifestants de bloquer des ponts, de briser des vitrines, des autos, d’aller contre la circulation afin d’empêcher les travailleurs après une journée de travail de retourner chez-eux ?? Avez-vous remarqué, après la loi 78, un certain calme est revenu dans la ville.

    • 22 juillet 2012 · 12h01 Jo

      Et les Gerry de trois-Pistoles! :-)

    • 23 juillet 2012 · 11h34 Jean-Pierre Gascon

      Mme Saucier, avez-vous déjà remarqué que les vers de terre n’ont la paix que réfugiés dans leur trou noir. John James connaît cette réalité chez « la majorité silencieuse » qu’il manipule à souhait en faisant appel à des casseurs et à sa police politique pour créer une crise sociale de toute pièce et ainsi se faire une nouvelle crédibilité politique et faire oublier la pourriture de son gouvernement avant de déclencher une élection.

      « Si tu te fais ver de terre, ne te surprend pas si on t’écrase avec le pied. » Emmanuel Kant

    • 23 juillet 2012 · 16h28 Jean Trudel

      Jean-Pire! Tu as raison!

      Ils ont réglé le cas à la loi 78…

      http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/07/23/002-cour-dappel-rejet-requete-etudiants-loi-78.shtml

      Bravo! Tu vois clair, mon Jean!

  • 21 juillet 2012 · 19h07 Samuel Croteau

    J’aime beaucoup votre perspective humaniste et empathique, M. Jodoin. Merci!

  • 21 juillet 2012 · 21h43 le calinours bienveillant

    surprise!

    le jean-pierre rioux en question fut candidat libéral en 2008.

    un sgarrista, en somme…

  • 21 juillet 2012 · 21h56 Claude Perrier

    Les fonds publics, l’ordre public, le manque de vision, la manipulation sans vergogne, la sainte paix, la révolution…

    Tout le monde a raison et tout le monde a tort. Et ceux qui ont raison savent fort bien qui sont ceux qui ont tort.

    Ah… la belle ribambelle renouant avec le charivari un moment calmé.

    Qu’est-ce que je raconte? De la confusion, voilà ce que je raconte. Je raconte l’état d’esprit s’étant installé depuis le printemps. Vive la liberté d’expression et de grâce qu’on nous fiche donc enfin la sainte paix!

    Dans le cas précis qui nous occupe, M. Gabriel Nadeau-Dubois vient de faire beaucoup plus de kilométrage (et de ravage) en ne pouvant en remettre encore davantage par lui-même sur une tribune. Et le maire Rioux a également tiré son épingle du jeu en se positionnant en mode prévention-dérapage et préservation de la sainte paix.

    Un résultat gagnant-gagnant.

    (Que certains – plus facétieux en cette période estivale – pourraient qualifier de résultat nul.)

  • 21 juillet 2012 · 22h17 Gerry Pagé

    Il faut lire le commentaire de Monsieur André Pratte de la Presse : http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201207/20/01-4557620-une-analyse-desincarnee.php. Monsieur Pratte impressionne davantage que Victor Lévy-Beaulieu et des estafettes qui bourdonnent autour des miels que déverse GND et autres fier pettes qui n’ont pas trop de classe et parmi lesquels s’infiltrent et grenouillent des masqué, des emmouchoirés, des agitateurs, des crâneurs et casseurs, alors que le Québec n’a surtout pas besoin de tels parasites qui aiment les grosses quilles de l’extrémisme peu importe de quels aqueducs cet extrémisme anarchique il émane.

    L’analyse des avocassiers politicailleurs de la Commission des droits et des libertés de la jeunesse, notamment, est spéculative, verbeuse, partisane, subjective et de teinté de parti-pris. À ces égards, c’est du verbiage qui n’apporte rien de concret. Elle s’avère donc nulle et non avenue, sans oublier que les rédacteurs ont été richement payés pour errer de la sorte. Ces sénateurs d’une pratique qui aurait avantage à s’inspirer de la droiture plutôt que d’un certain droit pompeux et souvent creux, ont donné dans les courants d’une émergence simpliste et populiste de la défiance qui se réclame d’immunité et d’impunité. Dans des circonstances tout à fait semblables, ils sont allés aveuglément dans le sens contraire de la Commission européenne des mêmes droits et libertés. Le Premier Ministre du Québec doit se tenir debout et résister à toute tentative d’intimidation dont le rapport de ladite Commission est un malheureux exemple.

  • 22 juillet 2012 · 02h20 Joanne Gagné

    Quelle vitrine pour notre petite municipalité! Encore une fois car rappelons-nous la mise en demeure de nos élus pour une reprise en non-paiement de taxes foncières du terrain et des installations de La Maison de VLB et du Caveau-Théâtre, il y a quelques années. Et toujours le même maire tenant fermement les rennes du conseil.
    Ce qui s’appelle ‘’se tirer dans le pied’’ car voyez-vous, nous n’avons pas de grosses entreprises, ni de moulins à vent, ni même un sous-sol recelant une manne en eaux exploitables et, espérons-le, en gaz de shiste,. Le contraire, disons-le. Nonobstant quelques réticences générationnelles, la plupart ont compris que notre avenir, s’il y en avait un, se devait de composer avec ceux qui nous en pavaient le chemin : VLB, sa présence et son théâtre, les contes par les Grandes Gueules chaque année en octobre et le petit dernier de 10 ans, l’Éco-Fête, le sujet du jour.
    Que les propos de VLB soient repris par les montréalistes, mon dieu, presque enragés, (avons-nous mérité une telle hargne, à être ce qu’on est, bien chez-nous, quoique que la plupart ont fait leurs études, ou leurs enfants les ont faites dans cette métropole), il y a de quoi s’étonner de la profondeur de ce nombril métropolitain.
    Comme de celle de nos élus, d’ailleurs.

  • 22 juillet 2012 · 14h02 Alexandre

    Merci à Simon Jodoin
    d’avoir pris position et engagé
    la discussion avec un bon sens
    qui n’est plus si commun.

  • 22 juillet 2012 · 22h12 Mario Goyette

    La chasse aux sorcières

    « Local de Développement (CLD) à Cap-aux-Meules, près de 150 manifestants ont accueilli Jean Charest en scandant le slogan « on va te trouver une job dans le Nord »
    http://www.ledevoir.com/politique/q...

    Le grain de sable étudiant dérange les libéraux, les médias n’auraient jamais soulevé le fait que Charest est en campagne électorale aux frais de l’état en distribuant des subventions à crédit, la critique est venue d’une manifestation étudiante.
    Car qui à part eux dénoncent les paroles de Charest qui a la franchise du reptilien qui voudrait nous faire passer ses écailles pour un duvet ?

  • 23 juillet 2012 · 14h24 alain

    À force de répéter, M. Jodoin, ils vont peut-être finir par comprendre…

    -Harper a menacé de couper les vivre aux organismes subventionnés qui critiquent ses politiques environnementales. (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2012/06/08/001-environnement-projet-financement-coupes-vivres-stephen-harper.shtml )

    - « On a l’impression que si un premier ministre ou un maire n’est pas d’accord avec ce qu’un groupe de musique va dire, il peut simplement lui couper tout soutien financier», Le groupe Mise en demeure a dû annuler sa présence sur scène suite aux critiques du PM et du maire Labeaume. http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201206/14/01-4534912-fete-nationale-mise-en-demeure-se-desiste.php

    Ainsi, j’abonde dans le sens de Calinours pour remplacer « comme chacun sait » par « chaque personne bien informée ».

    Quand les dirigeants utilisent les fonds publics pour faire la promotion de leur idéologie, ça s’appelle comment ?

Ajouter un commentaire

Requis
Requis (ne sera pas publié)
Optionnel

À propos RSS

  • Simon Jodoin
    Rédacteur en chef et directeur du développement des nouveaux médias au Voir. Théologien 2.0 et Libéral alternatif d'extrême centre. Poète du dimanche et polémiste de fin de semaine.

S’abonner au blogue

@simonjodoin

+ @simonjodoin →

Catégories