Blogue de Simon Jodoin Cyber-boom! RSS
Rédacteur en chef et directeur du développement des nouveaux médias au Voir. Théologien 2.0 et Libéral alternatif d'extrême centre. Poète du dimanche et polémiste de fin de semaine.
Depuis le début de janvier 2011, l'équipe de développement web de VOIR.CA s'est donné comme défi de rénover notre site web. Et quand je dis « rénovation », je ne parle pas d'appliquer de la couleur sur les murs et d'installer des tablettes dans les garde-robes! Nous avons abattu les murs, changé les poutres et les soliveaux et refait toute la plomberie afin de récupérer dans une seule base de donnée plus de 10 ans d'archives numériques. Évidemment, de telles rénovations impliquent inévitablement quelques changements dans les habitudes de ceux qui fréquentent VOIR.CA sur une base régulière. Ceux qui ont déjà rénové une maison savent à quel point on peut se sentir dépaysé quand on y entre pour la première fois après avoir terminé les dernières finitions. Au cours des prochains jours, je prendrai le temps de résumer dans ce blogue certains de ces changements. N'hésitez pas non plus à me poser des questions à l'aide des commentaires, je tenterai d'y répondre autant que faire se peut! Blogues des membres : Migration vers WordPress Nous procédons en ce moment à la mise en place du tout nouveau site VOIR.CA. Ce dernier devrait être en ligne au début de la semaine prochaine. [...]
Droit à l’image et médias sociaux : être son propre paparazzi
24 mai 2011 · Divers · Simon JodoinÀ titre de chroniqueur au BangBang, j’étais, jusqu’à tout récemment, poursuivi par Michelle Blanc, personnalité publique bien connue du web 2.0. notamment pour atteinte à son droit à l’image. En effet j’avais utilisé une photo de son visage, son « avatar » dans un montage photo afin d’illustrer un débat auquel elle avait pris part. La cause était entendue le 22 décembre 2010 à la cour supérieure du Québec. Le 13 mai dernier, je recevais le jugement qui statuait que la requête de Madame Blanc était rejetée. En utilisant sa photo j’étais tout à fait dans mon droit. Tout au long de cette année, j’ai reçu plusieurs courriels à propos de ce genre de requête. La plupart en provenance de blogueurs, certains plus satiriques que d’autres, me demandant ce que pouvait bien signifier ce fameux droit à l’image à l’ère des médias sociaux. Je n’ai jamais répondu, évitant de commenter, même en privé, tant et aussi longtemps que cette cause se trouvait devant les tribunaux. J’inviterais aujourd’hui ceux qui sont intéressés par cette question à lire le jugement du juge Louis Lacoursière qui résume très bien les notions de base du droit et de la jurisprudence en ces matières.
Sur canoe.ca : curieuse disparition d’un article citant Amir Khadir…
15 mai 2011 · Divers · Simon JodoinDepuis quelques heures, une bien curieuse histoire fait le tour du web québécois via les médias sociaux. Tout a commencé avec une chronique d'Éric Duhaime, protagoniste du Réseau Liberté Québec, publiée dans le journal de Québec. Le 13 mai dernier, dans un texte intitulé « Khadir mine Québec solidaire », Duhaime laissait entendre que Khadir, qui dénonce vivement le Plan Nord et de l'industrie minière, serait en conflit d'intérêt. La prise de position du député de Québec Solidaire serait en fait un moyen détourné de protéger l'entreprise de son père, Jafar Khadir. Ce que Khadir ne mentionnait pas : son père Jafar est le deuxième actionnaire du plus important transformateur de ferraille en ferrotitane au Canada, Metalliage. L'entreprise exporte aux aciéries canadiennes et américaines un composé de fer et de titane utilisé notamment par l'industrie automobile. Elle constitue donc un concurrent direct aux compagnies qui exploitent des mines de fer dans le Nord québécois. http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/chroniques/ericduhaime/archives/2011/05/20110513-110038.html Le 13 mai toujours, en soirée, le site de TVA nouvelle et celui du Journal de Québec sur Canoë publiaient un article signé Taïeb Moalla, journaliste au Journal de Québec, contenant la réplique d'Amir Khadir, qui qualifiait les accusations d'Éric Duhaime de « complètement [...]
Ainsi donc, visiblement heureuse de trouver son nom plus souvent dans google, Nathalie Elgrably-Lévy répondait aujourd'hui aux critiques formulées par divers commentateurs depuis sa sortie contre le mécénat public de la culture. Je regrette qu'on ne lui donne pas plus d'espace dans son journal -sans doute un effet de l'offre et de la demande, elle aurait pu accorder plus de place aux arguments s'appuyant sur le patrimoine collectif et esthétique que représente la culture et qui, à eux seuls, méritent que nous y prenions collectivement part. Mais non. La demande étant en baisse pour les opinions libertariennes, on devra se contenter, encore, de quelques mots. Tant pis. Certains, qui ont choisi de simplement l'ignorer, me reprocheront de lui répondre encore. Je suis fait comme ça. À la fois têtu et motivé… Comme je l'ai écrit naguère, quand ça sent mauvais, qui ne dit mot qu'on sent… Reprenons donc son principal -et seul- grief à l'endroit des commentaires qui lui ont étés adressés. L'étude du Conference Board serait fallacieuse. C'est possible. Rares sont ceux qui auront le courage et le temps de reprendre l'ensemble des calculs pour y déceler des vices méthodologiques et, de toute façon, il serait [...]
Chroniqueuse économique au Journal de Montréal, Nathalie Elgrably-Lévy signait hier un texte qui, dans la foulée de la montée de la droite économique, propose de mettre fin au « mécénat public » des artistes. Pour ce faire, elle nous propose de faire appel à la raison. C'est cependant en vain qu'on cherchera dans son billet l'ombre d'un fait permettant éventuellement de poser une problématique, développer un hypothèse et tirer des conclusions à la suite d'une analyse méthodique. Rien de tout cela dans son discours qui commence par un « on dit que » en guise d'introduction à une suite de mots qui laissent deviner une connaissance limitée de l'économie de la culture. Le raisonnement de Nathalie Elgrably-Lévy repose sur un présupposé qu'elle ne remet jamais en question : Le financement public de la culture ne servirait qu'à subvenir aux besoins des artistes. C'est non seulement ignorer la portée sociale et économique de la création artistique mais aussi carrément faire preuve d'une méconnaissance totale du fonctionnement même de l'industrie culturelle. Je ne sais trop par quelle sorte de raisonnement on peut arriver à la conclusion que l'enjeu fondamental de la création est de payer l'épicerie des créateurs, tout en ignorant les retombées pédagogiques, [...]
Parti Conservateur du Canada : Détournement de liste de courriels?
27 mars 2011 · Divers · Simon JodoinComme bien d'autres, depuis quelques semaines, je reçois des courriels de la part du PMO-CPM en provenance de COMMUNICATION@PMO-CPM.GC.CA, autrement dit, en provenance du service de presse du bureau du Premier Ministre du Canada. Difficile de savoir quand j'ai commencé à recevoir de tels courriels. À vue de nez, cela fait deux bonnes semaines qu'ils sont apparus dans ma boite de réception. À chaque fois, on m'annonçait que le premier ministre allait faire une déclaration ou une apparition publique. Tous ces messages étaient aussi diffusés sur le site http://pm.gc.ca/ … Autrement dit, le site officiel du premier ministre (et non pas le site de Stephen Harper ou du Parti Conservateur, la distinction est importante). Or, depuis le 25 mars, soit depuis le début des élections, je ne reçois plus ces courriels du premier ministre, mais, assez curieusement, j'en reçois, à la même adresse, en provenance du Conservative Party of Canada / Parti conservateur du Canada [media@conservative.ca]… Je n'avais pas remarqué ce glissement d'une liste officielle du Premier Ministre vers un service de presse du PCC. C'est Fabrice de Pierrebourg qui, sur son mur Facebook, nous faisait remarquer cette curieuse transition. J'ai donc remonté le temps dans ma boîte [...]
Dans un brûlot publié hier dans Le Devoir, Stéphane Baillargeon se penchait sur le phénomène de la madamisation des médias. De quoi s'agit-il donc? D'une tendance lourde à formater les contenus médiatiques -et même les contenants- afin de donner dans le lifestyle banlieusard et petit-bourgeois, tant et si bien qu'on pourrait croire que les principales préoccupations des citoyens en ce plat(te) pays qui est le mien tournent autour de la cuisine minceur et des gadgets pour dégivrer les serrures en hiver. Un brulot donc -comme je les aime-, écrit avec une plume trempée dans le vitriol, qui n'a pas manqué de faire son effet. Le danger dans un tel cas, c'est toujours que la forme imposante dissimule le fond… En discutant hier sur Facebook avec Cécile Gladel -journaliste connue notamment pour être celle qui porte à bout de bras le projet, mais pas du tout madamisant, Rue Masson- j'ai cependant pu me rendre compte que le terme « madamisation » semblait en choquer quelques unes… Et pourtant, la « madamisation » n'a rien d'exclusif aux femmes, pas plus que l'infantilisation s'adresse aux enfants, mais bon… N'ayez donc crainte mesdames… Comme je suis un gentleman, je me propose ici de faire contrepoids afin [...]
Lors des récentes propositions de Quebecor visant à mettre fin au conflit du Journal de Montréal, nous avions appris que l'entreprise avait offert à Rue Frontenac d'imprimer et de distribuer l'hebdomadaire, pendant imprimé du site web ruefrontenac.com, mis sur pied comme moyen de pression pendant le lock-out.On sait maintenant que les pages contenant les modalités de cette offre ont été élaguées de l'entente qui a été finalement signée. Nous étions cependant nombreux à se demander ce qu'une telle offre pouvait bien contenir.J'ai reçu ce soir d'un ex-employé en lock-out une photo des pages concernant cette offre de Quebecor concernant l'impression et la distribution de Rue Frontenac. Elles se lisent comme suit : ==================== LES PARTIES CONVIENNENT DE CE QUI SUIT1. Le préambule fait partie intégrante des présentes :2. La continuation des activités de RueFrontenac.com est conditionnelle à ce que :a) Toute référence au Journal de Montréal « ex-employés ou lock-outés » du Journal de Montréal cesse dès la signature de la convention collective, et ce, sous quelque forme que ce soit;b) Le STIJM se départisse de la propriété de RueFrontenac.com dans un délai maximum de quatre-vingt-dix (90) jours de la signature [...]
Lock-out au journal de Montréal : un conflit sur le terrain des nouveaux médias
1 mars 2011 · Divers · Simon JodoinDifficile de tirer des conclusions suite à la fin du lock-out au Journal de Montréal. D'abord, la plupart des observateurs, eux-mêmes travailleurs de l'information, manquent certainement de recul pour bien saisir l'ampleur de ce (trop) long conflit. J'en suis. D'autre part, la polarisation gauche/droite, empire/syndicat, paradigmes qui servent normalement de référents dans ce genre d'affaire, sert mal la réflexion à ce sujet. Car ce conflit n'était pas qu'une simple lutte économique et politique. Il s'agissait, d'abord et avant tout, d'une problématique médiatique. Il est désormais possible d'alimenter un journal imprimé -et d'en augmenter le tirage- avec un nombre limité de cadres, une poignée de chroniqueurs pigistes et en ayant recours à une agence de presse, QMI, qui est en fait un « un portail de partage de contenus ». C'est en tout cas en ces termes que la vice-présidente aux communications de Quebecor, Isabelle Dessureault, décrivait cette entité en janvier 2009 : « un fil RSS de tous les textes publiés sur Internet par nos différentes filiales, dans lesquels nous pouvons piger. » (Source : http://www.ledevoir.com/societe/medias/230067/une-agence-de-presse-interne-pour-quebecor) On comprend ainsi le modèle de convergence mis en place : chaque rédacteur à l'emploi d'une filiale particulière, en signant une cession de droits d'auteurs et moraux, travaille [...]
Le Parti Libéral du Canada Pucapab: Un échec viral.
9 février 2011 · Divers · Simon JodoinOn parle beaucoup -et pas nécessairement en bien- de la campagne publicitaire du Parti Libéral du Canada lancée en grande pompe par Denis Coderre et Justin Trudeau. Crée par Turbo Marketing, cette campagne est diffusée principalement par le biais des « médias sociaux » (si tant est que le terme s'applique dans ce cas-ci). Fait intéressant, Turbo Marketing annonce sur son site web sa « philosophie » qui se lit ainsi : « Au 21e siècle, le capital d'affaires d'une marque est tributaire de son capital humain, de son capital social et de son capital de sympathie. » Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on n'a sans doute pas tenu compte du profond déficit du Parti Libéral du Canada en ces matières et on a peine à croire que c'est en lançant simplement des roches au Conservateurs qu'ils pourront se refaire un capital de sympathie digne de ce nom… Nous sommes plusieurs, et j'en suis, à se moquer de la pauvreté esthétique et politique de cette campagne publicitaire. La chanson est mauvaise, le texte est un ramassis de lieux communs prémâchés, le titre « on est pucapab » est infantilisant et le projet politique qui s'en dégage est nul. On apprendra simplement « qu'on est [...]
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