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	<title>Élise Desaulniers &#187; Humeur</title>
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		<title>Vendre son âme</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Oct 2012 11:07:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Élise Desaulniers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art de vivre]]></category>
		<category><![CDATA[Gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Commensal]]></category>
		<category><![CDATA[poulet]]></category>
		<category><![CDATA[végétarisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Si les consommateurs demandent à une entreprise de vendre son âme, doit-elle le faire ? À cette question, les dirigeant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si les consommateurs demandent à une entreprise de vendre son âme, doit-elle le faire ? À cette question, les dirigeant de Commensal ont répondu oui. La première chaîne de restaurants végétariens du Québec <a target="_blank" href="https://www.facebook.com/photo.php?v=10151214338578774" >a annoncé hier</a> qu&#8217;elle offrirait dorénavant du poulet, des crevettes et du crabe. L&#8217;argument ? Une majorité des consommateurs l&#8217;a demandé. Et c&#8217;est la mode du flexitarisme.</p>
<p>Les consommateurs avaient-ils vraiment besoin du Commensal pour découvrir le poulet industriel ? Les carnivores convaincus vont-ils vraiment aller au Commensal pour &laquo;&nbsp;finalement&nbsp;&raquo; se laisser tenter par un plat de tofu ? En offrant du crabe, des crevettes et du poulet (en plus des oeufs et des produits laitiers déjà dans ses comptoirs), le Commensal contribue-t-il vraiment à la réduction de leur consommation où il ne le fait que la banaliser en rappelant qu&#8217;un repas sans viande, ça se fait pas ? Qui gagne là-dedans ?  La santé des consommateurs ? L&#8217;environnement ? Les animaux ? Ou les poches des restaurateurs qui pensent élargir leur clientèle ? En tout cas, à moyen terme, certainement pas la chaîne qui vient de vendre son âme.</p>
<p>Je reprends ici un billet écrit hier soir dans la colère et publié s<a target="_blank" href="http://penseravantdouvrirlabouche.com" >ur mon blogue personnel</a>.</p>
<p style="text-align: center">***</p>
<p>Quand j’étais petite, mon père me disait souvent « C’est pas parce que quelqu’un te demande de te jeter à l’eau qu’il faut le faire ».<br />
C’est ce que j’aurais dit aux dirigeants du Commensal si on m’avait demandé mon avis sur l’introduction de poulet, de crabe et de crevettes dans leur menu.</p>
<p>Quelques mois après l’ouverture d’un <em>Commensal &amp; cie</em> sur la Rive-Sud, le premier restaurant végétarien au Québec <a target="_blank" href="https://www.facebook.com/photo.php?v=10151214338578774" >vient d’annoncer</a> qu’il offrirait maintenant dans tous ses restaurants des présentoirs <em>Commensal &amp; cie</em>, garnis de poulet du Québec, de crabe et de crevettes nordiques. Pourquoi? Parce que 65 % des clients auraient dit qu’ils en voulaient.<span id="more-88"></span></p>
<p>C’est clair que le concept Commensal commençait à être franchement défraîchi et que les clients cherchaient de la nouveauté. Mais est-ce que cette nouveauté devait nécessairement passer par le poulet? Est-ce que les carnivores convaincus vont se mettre à déserter St-Hubert pour aller souper au Commensal? J’ai fait de la recherche marketing pendant des années. Quand on demande aux consommateurs ce qu’ils veulent, ils répondent quelque chose qu’ils connaissent. Quand on leur offre des options, ils disent rarement non. S’il y a dix ans, on avait demandé à un groupe de consommateurs quel était l’appareil électronique dont ils rêvaient, rares sont ceux qui auraient décrit un iPad. Et si on demande aux clients de St-Hubert s’ils veulent du boeuf et des sushis, ils risquent aussi de dire oui. Il étaient évident que les consommateurs de Commensal allaient demander des protéines animales. Les végétaliens convaincus ne doivent former qu’une minorité des consommateurs. Mais était-ce une raison de devenir  « flexitarien »?</p>
<p>Ce faisant, le Commensal perd son âme. Le Commensal, ça devient un buffet ordinaire où manger de la nourriture ordinaire vendue trop cher. Commensal a déjà été un restaurant innovateur où on allait pour goûter des trucs différents. Cette époque est dépassée. Maintenant, on va chez <em><a target="_blank" href="http://www.crudessence.com" >Crudessence</a></em> ou <em><a target="_blank" href="http://www.auxvivres.com/" >Aux Vivres</a> </em>pour être surpris. Commensal n’est plus qu’un restaurant comme les autres. Tant qu’à aller au Commensal, aussi bien aller chez St-Hubert, là aussi on offre des plats végétariens.</p>
<p>Quand on regarde ce qui se fait ailleurs dans le monde, quand on examine les grandes tendances de consommation, on voit certes qu’on mange moins de viande rouge pour la remplacer par du poulet ou des crevettes, mais ça, ce n’est pas nouveau. Le flexitarisme était déjà à la mode il y a 10 ans. Et l’idée derrière le flexitarisme était de manger moins de viande, et non pas d’amener les végétariens à manger des crevettes! De nos jours, de plus en plus de restaurateurs mettent de côté le seul plaisir gustatif pour devenir de plus en plus responsables. On voit aussi que les plats végétaliens et les autres options<a target="_blank" href="http://penseravantdouvrirlabouche.com/2012/09/08/ca-goute-vraiment-le-poulet/" title="Ça goûte vraiment le poulet" > à la Beyond Meat </a>sont de plus en plus populaires. Les consommateurs recherchent des produits locaux et bio. Du sans gluten, du sans lactose. Le succès de Crudessence (née il y a à peine 5 ans) est là pour en témoigner.</p>
<p>Plutôt que de demander à ses consommateurs ce qu’ils veulent manger, Commensal aurait dû leur demander quelles étaient leurs valeurs et leurs inquiétudes. On aurait vu que les questions environnementales et le bien-être animal sont de plus en plus importants. Ces consommateurs ne savaient sans doute pas que leur poulet « de grain » et « élevé en liberté » a passé toute sa vie dans de grands entrepôts sans fenêtres et surpeuplés. Aucune loi ne contrôle la densité d’élevage et on estime qu’en moyenne, chaque oiseau dispose de moins d’un demi-pied carré d’espace lorsqu’il arrive à maturité (la taille du tapis de votre souris d’ordinateur). Et comme les oiseaux passeront une quarantaine de jours sur une litière qui ne sera jamais nettoyée, le taux d’ammoniaque augmente et l’air devient vite vicié. La densité est évidemment cause de nombreuses pathologies (brûlures, ampoules, dermites se propageant par contact, maladies respiratoires), de stress et d’une mortalité bien plus importante que lorsque les oiseaux sont moins entassés.</p>
<p>Le poulet du Commensal a aussi probablement été nourri de farines animales et aux antibiotiques. Le problème, c’est que ce sont des farines animales qui ont causé la propagation de la maladie de la vache folle il y a quelques années. De plus, l’usage d’antibiotiques dans les élevages est directement lié au développement de bactéries résistantes aux antibiotiques.<br />
Mais bon. Puisque le consommateur le veut…</p>
<p>[ajout] À compter de novembre, le poulet du Commensal devrait être produit par la ferme des Voltigeurs. Pas de farines animales donc. Mais je n’ai lu à nulle part que le poulet choisi était biologique. Un changement qui ne change pas grand-chose. La même vie pour pour les oiseaux et toujours des antibiotiques…</p>
<p>[ajout 2] : Monsieur Tremblay et moi avons eu la chance de nous rencontrer sur le plateau de Denis Lévesque :<br />
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		<title>Le 22 avril vu par les deux plus grands quotidiens montréalais</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Apr 2012 12:35:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Élise Desaulniers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; &#160;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2012/04/jdm.jpg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-39" src="http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2012/04/jdm.jpg" alt="" width="386" height="474" /></a><a href="http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2012/04/lapresse.jpg" ><img class="aligncenter size-medium wp-image-40" src="http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2012/04/lapresse-428x827.jpg" alt="" width="428" height="827" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>La fille dans le bus</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Apr 2012 15:24:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Élise Desaulniers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[effet de témoin]]></category>
		<category><![CDATA[psychologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Mon ordi était ouvert. J’hésitais entre parcourir les dizaines de tweets manqués pendant ma journée de rencontres et simplement poursuivre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mon ordi était ouvert. J’hésitais entre parcourir les dizaines de tweets manqués pendant ma journée de rencontres et simplement poursuivre la rédaction de ma chronique due le lendemain matin. On était dimanche, fin de journée. J’étais assise dans un bus bondé et me préparais pour les deux heures de route qui me séparaient de la maison.</p>
<p>« Toué ma tabarnac, tu vas comprendre… ». Je me tourne vers la fenêtre. Un homme sans âge et à la vie rugueuse hurlait sa colère à une fille capuchonnée qui me faisait dos. Le chauffeur de bus, à quelques pas d’eux, continuait de griller sa cigarette. La crise, ou plutôt le monologue s’est poursuivi pendant au moins cinq minutes à coup d’injures dont je peinais à entendre les détails. Je croyais à une chicane d’argent, voire de drogue, bref à ces conflits qui ne semblent pouvoir se régler qu’à coups de cris. Mais après un long silence, l’homme a pris la femme dans ses bras et lui a caressé la tête et le dos. Malaise, une chicane de couple. Le chauffeur est rentré. Une femme, assise devant moi, lui a dit que la scène la mettait inconfortable. Il a haussé les épaules et s’est assis sur son fauteuil. Et alors que je me demandais comment on pouvait bien parler à sa blonde comme ça, je l’ai vue rentrer. Elle n’était pas blonde. Elle était surtout un enfant d’une dizaine d’années. Elle est venue s’asseoir à côté de moi, de l’autre côté de l’allée centrale.</p>
<p>L’homme est ensuite monté, lui a murmuré ce qui ressemblait à des excuses, l’a embrassée sur le front et a déposé un sac de chips déjà ouvert devant elle et est reparti. Le bus s’est mis en marche.</p>
<p>La jeune fille s’est calée sur son siège, a repoussé son sac de chips et commencé à pleurer. Je sentais qu’elle aurait voulu fondre et couler avec ses larmes. Plus elle pleurait, plus elle devenait minuscule. Plus elle pleurait, plus elle se cachait dans son kangourou, son seul réconfort. Plus je la regardais du coin de l’œil, plus j’étais confuse. Aller lui parler ou pas ? Pour dire quoi?</p>
<p>La femme assise devant moi, celle qui avait souligné son malaise au chauffeur a eu plus de courage que moi. Elle s’est levée. Deux fois. La première fois, la petite l’a repoussée. La seconde, elle a un peu parlé. La femme est retournée à sa place. Je lui ai souri, lui ai chuchoté un merci. La petite fille s’est endormie. J’ai écrit ma chronique.</p>
<p>Lorsqu’on est arrivés à Montréal, la femme a demandé à la petite fille si sa mère venait la chercher. J’ai vu un bout de son visage sortir du capuchon pour faire signe que oui. Sur le quai de la gare, j’ai vu la femme s’approcher de la mère et se présenter. Cette femme mérite d’être béatifiée. Sans elle, que serait-il arrivé?</p>
<p>Depuis cette soirée-là, j’essaie de comprendre. Pourquoi étais-je paralysée sur mon siège, moi qui suis si prompte à crier à l’injustice à l’écrit, dans mes chroniques et devant un verre avec mes amis? Pourquoi n’étais-je pas capable de simplement demander à un enfant si elle est correcte?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L’effet du témoin</strong></p>
<p>Plein de mécanismes psychologiques peuvent expliquer ma réaction (sans la justifier), mais un d’entre eux, me semble le plus évident : l’effet du témoin. Il est moins probable que des personnes interviennent dans une situation d&#8217;urgence quand d&#8217;autres sont présentes que lorsqu’elles sont seules. C’est ce qui se produit quand on est témoins de crimes plus ou moins graves, comme dans le cas des <a target="_blank" href="http://www.cyberpresse.ca/actualites/regional/montreal/201204/03/01-4511899-le-vol-de-velo-est-devenu-un-crime-banal.php" >vols de vélos rapportés par <em>La Presse</em></a> cette semaine. Les psychologues ont longuement étudié ce cas (aussi appelé <a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_du_t%C3%A9moin#Le_meurtre_de_Kitty_Genovese" >effet Kitty Genovese</a> après une célèbre histoire de meurtre) et expliquent que lorsqu’un seul témoin est présent lors d’une situation d’urgence, il porte la responsabilité de devoir l’assumer. Si d’autres sont présents, la responsabilité est diffuse. Dans le cas où les autres témoins sont visibles comme dans mon bus, on surveille les réactions des autres pour voir s’ils pensent qu’il est nécessaire d’intervenir. Et puisque personne ne fait rien, tout le monde pense que l’inaction est la chose à faire. En effet, j’aurais peut-être agi différemment si j’avais été la seule témoin, s’il n’y avait eu personne d’autorité sur place, pas de chauffeur de bus.</p>
<p>Mais comment contrer l’effet du témoin? Comme victime, les psychologues recommandent de désigner une personne précise dans la foule et de l’appeler à l’aide. Mais comme citoyens, on peut aussi s’exercer à intervenir dans des situations de tous les jours. En demandant à un sans-abri s’il a mangé aujourd’hui en le regardant dans les yeux, en n’hésitant pas à s’asseoir à côté de quelqu’un qui a l’air triste pour lui demander comment ça va. Et simplement en prenant conscience de cette tendance au conformisme qu’on a tous et en se promettant que la prochaine fois, on interviendra.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ajout : en moins de deux heures, la sainte qui est intervenue a été retrouvée. Elle a raconté <a target="_blank" href="http://laurencebareil.com/2012/04/03/faut-il-toujours-se-meler-de-nos-affaires/" >son expérience ici</a>. Merci Laurence. (Vous remarquerez des différences dans les détails racontés : une et l&#8217;autre on a probablement voulu gommer l&#8217;identité de la victime).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/OSsPfbup0ac?rel=0" frameborder="0" width="480" height="360"></iframe></p>
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		<title>Merci Bixi</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Apr 2012 12:36:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Élise Desaulniers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Bixi]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est de bon ton de critiquer les entreprises, qu&#8217;elles soient privées ou publiques. On parle d&#8217;elles comme de son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est de bon ton de critiquer les entreprises, qu&#8217;elles soient privées ou publiques. On parle d&#8217;elles comme de son chum après quelques verres avec une copine : c&#8217;est jamais correct, c&#8217;est jamais assez, ce serait tellement mieux si.</p>
<p>Je n&#8217;ai jamais hésité à chialer contre les pneus crevés des Bixis, contre les stations pleines au centre-ville le matin, contre le mauvais entretien et les chroniqueurs de <em>La Presse</em> se sont occupé du reste : gestion, financement, etc.  Mais force est de reconnaître que Bixi est aussi capable de bons coups : <a target="_blank" href="https://montreal.bixi.com/about-bixi/news/2012/Avril/ceci-n-est-pas-un-poisson-c-est-le-debut-de-la-saison" >Bixi qui a annoncé hier</a> qu’elle avait mis les bouchées doubles et que la saison débuterait plus tôt que prévu, soit le 2 avril au lieu du 15 avril tel qu’on l’avait initialement annoncé.</p>
<p>Peut-être qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un stunt publicitaire. Mais Bixi nous montre depuis cinq ans une capacité d’écoute et d’adaptation qu’on voit rarement de la part d’entreprises. Il faut jeter un coup d’œil à sa <a target="_blank" href="https://www.facebook.com/BIXImontreal" >page Facebook </a>pour voir l’empressement qu’ont les employés à répondre aux commentaires des utilisateurs et à ajuster les services aux besoin. Il y a deux ans par exemple, on a &laquo;&nbsp;inventé&nbsp;&raquo; des stations de dépôt en plein milieu de saison pour répondre aux demandes constantes des utilisateurs incapables de se débarrasser de leur monture le matin. On sent qu’il s’instaure un véritable dialogue entre les usagers et Bixi qui va au-delà de la gestion de communauté &laquo;&nbsp;pour faire cute&nbsp;&raquo;. Et une fois de plus cette semaine, devant les demandes incessantes des utilisateurs qui avaient hâte de prendre leur vélo par ce printemps hâtif, Bixi a embauché du personnel supplémentaire et devancé l’ouverture de la saison de 2 semaines. Bravo.</p>
<p>Dans toute relation, il y a des hauts et des bas. Mais tant qu&#8217;on montre qu&#8217;on est capable de se parler et de s&#8217;écouter, ça vaut le coup de continuer.</p>
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		<title>Le niveau minimal</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Mar 2012 19:25:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Élise Desaulniers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Je viens de voir passer ceci dans mon fil de nouvelles : Ce n&#8217;est pas une blague mais bien le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je viens de voir passer ceci dans mon fil de nouvelles :</p>
<p><img class="alignnone" src="https://fbcdn-sphotos-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/559402_10150687801349194_123811819193_8950610_148913012_n.jpg" alt="" width="462" height="576" /></p>
<p>Ce n&#8217;est pas une blague mais bien le libellé d&#8217;un appel d&#8217;offres gouvernemental qu&#8217;a publié la <a target="_blank" href="https://www.facebook.com/sdgq.ca" >Société des designers graphiques</a> sur sa pages Facebook. Je sais bien que c&#8217;est des termes techniques pris hors contexte et que c&#8217;est une pratique généralisée. Mais dans ce cas-ci, le résultat me semble particulièrement consternant, surtout quand on sait que l&#8217;appel d&#8217;offre aurait pu être fait différemment. On parle de design ici, pas d&#8217;asphalte ou de tapis de souris. L&#8217;idée de voir les même critères appliqués dans l&#8217;embauche de fonctionnaires me fait sourire&#8230;</p>
<p style="text-align: center">***</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>En complément d&#8217;info (copié d&#8217;un commentaire de <a target="_blank" href="https://www.facebook.com/cgingras" >Christian Gingras</a>) : Cet appel d&#8217;offre relève de la Loi sur les contrats des organismes publics. Selon cette loi, les contrats attribués au terme d&#8217;un appel d&#8217;offres peuvent l&#8217;être sous trois formes différentes: </em></p>
<p><em>1. Prix le plus bas, sans évaluation de la qualité (il faut alors que l&#8217;appel d&#8217;offres soit très précis quant aux biens ou services demandés); c&#8217;est généralement ce qui est utilisé quand il faut acheter du papier ou des trucs du genre. </em></p>
<p><em>2. Prix ajusté selon la qualité, où un comité donne une note sur 100 à différents critères décrits dans l&#8217;appel d&#8217;offres, pour en arriver à une note globale de qualité. Le prix est alors ajusté en fonction de la note de qualité obtenue. Selon cette méthode, un soumissionnaire avec un prix plus élevé pourrait obtenir le contrat si sa note de qualité est proportionnellement plus haute que celle de ses concurrents. </em></p>
<p><em>3. Prix le plus bas, si la qualité obtient une note minimale. Ce que ça veut dire dans les faits, c&#8217;est que la qualité est évaluée par un comité. Au terme de cette évaluation, les soumissionnaires qui n&#8217;ont pas obtenu une note minimale de qualité(généralement 70%) sont éliminés. Des autres qui restent, c&#8217;est le prix le plus bas qui l&#8217;emporte. Le contrat pourrait donc être donné à une entreprise qui a obtenu 72% au niveau de la qualité par rapport à une autre qui a obtenu 94%, même si la différence de prix n&#8217;est que de 2$. C&#8217;est probablement la méthode la moins utilisée mais elle est tout de même tout à fait valide. C&#8217;est celle-là qui a été utilisée dans cet exemple. </em></p>
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	</item>
		<item>
		<title>Ne pas être mère (et aider un documentaire)</title>
		<link>http://voir.ca/elise-desaulniers/2012/03/09/ne-pas-etre-mere/</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Mar 2012 11:49:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Élise Desaulniers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[magenta baribeau]]></category>
		<category><![CDATA[maman? non merci]]></category>
		<category><![CDATA[ne pas avoir d'enfant]]></category>

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		<description><![CDATA[En début de semaine, j&#8217;ai pris quelques verres avec la documentariste Magenta Baribeau. Magenta termine Maman? non merci, un long-métrage sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En début de semaine, j&#8217;ai pris quelques verres avec la documentariste <a target="_blank" href="http://www.magentabaribeau.com/" >Magenta Baribeau</a>. Magenta termine <em>Maman? non merci</em>, un long-métrage sur les femmes occidentales qui décident volontairement de ne pas avoir d&#8217;enfant. On s&#8217;était rencontrées il y a quelques temps <a target="_blank" href="http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=122878" >autour du micro d&#8217;Isabelle Maréchal au 98,5</a>. J&#8217;essayais de présenter la non-maternité comme un choix conscient à coup de citations et de statistiques. Je tournais en rond et Magenta a réussi  à expliquer tout ça avec une simplicité désarmante : si elle n&#8217;a pas d&#8217;enfant, ce n&#8217;est pas faute d&#8217;avoir trouvé la bonne personne ou en attendant la bonne situation économique, c&#8217;est simplement parce que ça ne l&#8217;intéresse pas.</p>
<p>En 2012, il faut encore justifier le désir de faire sa vie sans être mère. Étonnant, non ? À une amie sans enfant qui voulait une ligature des trompes, le médecin a dit &laquo;&nbsp;vous savez madame, ça peut être irréversible&nbsp;&raquo;. Dit-on aux femmes enceintes qu&#8217;avoir un enfant <em>est</em> irréversible ? Demande-t-on à Coeur de Pirate si elle ne risque pas de regretter un jour d&#8217;avoir fait un enfant à 22 ans ? Pourtant, on me dit souvent que je risque de regretter mon choix de ne pas avoir d&#8217;enfant une fois dans la quarantaine. Et c&#8217;est sans parler des jugements : immature, égoïste et même inutile pour la société. Fait-on vraiment des enfants pour qu&#8217;ils soient utiles ?</p>
<p>Pendant ce temps, une femme é<a target="_blank" href="http://www.guardian.co.uk/environment/2011/sep/27/not-have-children-environmental-reasons" >crit qu&#8217;elle ne veut pas d&#8217;enfant pour des raisons écologiques</a> sur le site du <em>Guardian</em> et reçoit près de 200 commentaires (rarement gentils)&#8230;</p>
<p>Bref, le <em><a target="_blank" href="http://mamannonmerci.blogspot.com/" >Maman? non merci</a> </em>de Magenta Baribeau soulève des questions fondamentales. Mais pour qu&#8217;on puisse le voir, faut que Magenta puisse le terminer. Le documentaire d&#8217;auteur n&#8217;a reçu aucun soutien de l&#8217;État et a besoin de quelques centaines de dollars pour être monté. Pour aider, c&#8217;est simple ! <a target="_blank" href="http://www.indiegogo.com/Maman-Non-merci" >Achetez le DVD en pré-vente</a>.</p>
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