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	<title>Élise Desaulniers &#187; Société</title>
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	<description>Un site utilisant Voir</description>
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		<title>Pourquoi j’ai écrit sur le lait?</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 11:08:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Élise Desaulniers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[On marchait sur le boulevard St-Laurent, Émilie et moi. C’était l’automne. Le soleil nous chauffait encore le visage et j’avais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><img class="alignright size-full wp-image-114" src="http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2013/04/vache_a_lait.jpg" alt="" width="230" height="390" />On marchait sur le boulevard St-Laurent, Émilie et moi. C’était l’automne. Le soleil nous chauffait encore le visage et j’avais détaché mon manteau, comme pour attraper chacune des dernières molécules d’été avant de plonger dans l’hiver. Depuis quelques mois,  j’avais découvert les questions d’éthique alimentaires. J’étais devenue végétarienne et les boîtes Amazon s’accumulaient dans mon salon : je lisais tout ce que je pouvais trouver sur le sujet. Émilie aussi était végétarienne. Et même végétalienne. Chez elle, pas de longues lectures. Simplement l’intuition que la souffrance occasionnée aux animaux est injustifiable. Par la force des choses, j’étais devenue l’encyclopédie d’Émilie. Et nos marches sur St-Laurent étaient une façon de lui filer mes connaissances en profitant de ses conseils de végé avertie lorsqu’on rentrait dans une épicerie.</div>
<p>&nbsp;</p>
<div>Une question d’Émilie, toute banale, allait ébranler un grand pan de mes convictions : « Paraît que les vaches, elles ne produisent pas naturellement du lait. Elles le font parce qu’on les force à le faire. Tu es au courant?» À vrai dire, je n’en avais aucune idée. Soit que je n’avais rien lu sur la question, soit que j’avais écarté de mes lectures tout ce qui touchait le lait, un sujet qui me semblait bien secondaire par rapport au traitement des poules et des cochons. On a commencé à en discuter et il fallait bien se rendre à l’évidence : pourquoi les vaches seraient-elles différentes des autres mammifères?  Pour donner du lait, il fallait qu’elles donnent des veaux. Et que faisait-on des vaches vieillissantes? De la viande? On se questionnait. En même temps que le soleil tombait, mon petit monde de végétarienne s’effondrait. Le lait et la viande étaient-ils vraiment différents?</div>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Une vache sacrée</h2>
<div>J’ai poursuivi mes lectures. J’ai constaté assez rapidement que, du point de vue de l’éthique animale et environnementale, troquer la viande pour du fromage ne faisait pas vraiment de sens. J’ai aussi vite compris que les belles pubs du lait n’étaient… que des pubs. Au même titre que les pubs de char qui font tout pour nous convaincre d’adopter la traction intégrale, les pubs de lait nous le présentent comme un aliment essentiel. Or, les trois quart de l’humanité n’en boivent pas (ils n’ont pas l’enzyme nécessaire à sa bonne digestion) et ils ne s’en portent pas plus mal.</div>
<p>&nbsp;</p>
<div>Ce sont ces mythes, les fausses croyances qu’on entretient par rapport au lait que j’ai voulu explorer dans mon dernier livre, <em>Vache à lait.</em> Dans toutes les entrevues que j’ai données à ce sujet, on m’a dit que je m’attaquais à une vache sacrée. Peut-être bien, mais à quoi bon écrire si ce n’est pas pour bousculer les idées reçues. Et pourquoi les produits laitiers seraient-ils plus sacrés que les choux ou les pommes de terre?</div>
<p>&nbsp;</p>
<div><em>Vache à lait</em> n’est pas un manuel de propagande anti-lait. Où serait l’intérêt de répondre à la propagande par de la propagande? Je n’ai personnellement rien à gagner à ce que les gens consomment moins de lait. Dans mon livre, j’ai plutôt essayé d’offrir une contre-histoire, de montrer l’envers des mythes véhiculés par l’industrie. Non, le lait n’est pas poison. Mais il n’est pas non plus l’aliment miracle qu’on nous vend. Selon de nombreuses études, sa consommation serait liée à un nombre étonnant de problèmes de santé. Par ailleurs, et malgré les images réconfortantes qui ornent les cartons, la production de lait ne se fait pas sans souffrance : la plupart des vaches passent leur vie attachées sans voir la lumière du soleil et elles sont séparées de leurs veaux à la naissance. Ensuite, après quatre ou cinq ans de service, elles finissent toutes en viande à burger. Quant à l’industrie laitière canadienne, elle émet annuellement plus de CO2 que l’ensemble de l’industrie aérienne ou minière. Voilà beaucoup de conséquences indésirables pour un aliment qui n’est pas essentiel.</div>
<p>&nbsp;</p>
<div>Écrire un tel livre aurait été un peu vain si je m’étais contentée d’aligner les problèmes sans proposer de solution. C’est pourquoi, à la fin du livre, j’ai demandé à une diététiste de m’aider à faire la liste des alternatives aux produits laitiers. J’espère que le lecteur prendra plaisir à les découvrir. À son rythme. Comme lorsqu’on discute avec une amie en se baladant sur St-Laurent.</div>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Quelques extraits:</h2>
<blockquote>
<div>&laquo;&nbsp;Pour qu’une vache donne du lait, cela nécessite au préalable la naissance d’un veau. La gestation dure neuf mois et à l’état naturel, une vache allaite son petit de six à neuf mois avant de retomber enceinte. Mais de nos jours, les vaches laitières continuent de produire du lait alors qu’elles sont en gestation. En fait, les vaches “modernes” sont en lactation trois cent cinq jours par année, soit durant à peu près toute leur grossesse. Quatre-vingts pour cent du lait produit provient de vaches enceintes. Voilà pourquoi il contient une importante concentration d&#8217;hormones de grossesse: les oestrogènes et la progestérone&nbsp;&raquo; p. 53-54</div>
<p>&nbsp;</p>
<div>La présence du lait dans les écoles nous semble normale : on a grandi avec elle. Mais quand on y regarde de plus près, il faut se rendre à l’évidence : on est plus au début du siècle dernier alors qu’il fallait engraisser les enfants avec ce qu’on avait sous la main. Or, bien que nos besoins et connaissances ont évolué, les pratiques des producteurs sont restées les mêmes. (…) Pire : on promeut le lait au chocolat [qui contient autant de sucre que les boissons gazeuses]. Il faut vraiment croire aux propriétés miraculeuses du lait pour consommer un aliment qui est une source aussi importante de sucre. p.87-88</div>
<p>&nbsp;</p>
<div>Maintenant qu’on sait que le lait n’est pas la meilleure source de calcium, il ne reste plus que l’appel à l’habitude, aux émotions et les images léchées pour nous convaincre de boire du lait. p. 93</div>
<p>&nbsp;</p>
<div>Après tout, la plupart des gens sont d&#8217;accord pour dire que le sang ou les organes humains ne devraient pas pouvoir être vendus ni achetés, car ce ne sont pas des marchandises. Je ne sais pas si le lait devrait se classer dans cette catégorie. Mais je sais que faire commerce à partir d&#8217;une exploitation massive d&#8217;êtres sensibles, conscients et non consentants, ne pourra jamais être une industrie comme les autres&nbsp;&raquo; p. 142</div>
</blockquote>
<p><em><a target="_blank" href="http://www.editions-stanke.com/Vache-lait/Elise-Desaulniers/livre/9782760411043" >Vache à lait : Dix mythes de l&#8217;industrie laitière</a></em><br />
Élise Desaulniers<br />
(Préface de Normand Baillargeon)<br />
Stanké 2013, 200 p.</p>
<p>On peut courir une chance de gagner une copie de <em>Vache à lait</em> en <a href="http://voir.ca/concours_voir/vache-a-lait/" >participant à ce concours organisé par Voir</a>.</p>
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	</item>
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		<title>L’université gratuite existe déjà</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Feb 2013 17:30:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Élise Desaulniers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Réfléchir, ça tient les neurones au chaud. Au cours des prochaines semaines, des dizaines de cours et de conférences gratuites [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Réfléchir, ça tient les neurones au chaud. Au cours des prochaines semaines, des dizaines de cours et de conférences gratuites sont offerts aux quatre coins de la ville et sont accessibles à tous. L’université gratuite existe déjà !</p>
<div class="Section1">
<p class="MsoNormal">
<h3 class="MsoNormal"><strong>L’Upop : les cours du soir les plus courus en villes</strong></h3>
<p class="MsoNormal">Imaginez une université où l’échange entre les profs et les étudiants est au cœur de l’enseignement. Où les chaises de plastique font place à des tabourets de bar qu’on agence comme on le souhaite, où la bière coule à flots. Une université où on est pas évalué, où on apprend par plaisir, en ayant du plaisir. Et surtout, une université complètement gratuite. Cette université existe déjà. C’est l’Upop, l’Université populaire de Montréal qui ouvre cette semaine sa 6<sup>e</sup> session. Au menu, des cours ancrés dans l’actualité mais qui permettent aussi de s’élever au-dessus des débats stériles. On y parlera de corruption, de finance contre les peuples, de l’exploitation des océans, des politiques queer, de lindy hoop et même sur de psychologie morale. <a target="_blank" href="http://www.upopmontreal.com/" >Tous les cours sont décrits sur le site de l’Upop</a>. Aucune inscription préalable n’est nécessaire et l’entrée est évidemment gratuite. Le premier cours de la session aura lieu lundi le 11 février à 19h Aux derniers humains. Martin Gibert distinguera l’explication de la justification d’un comportement moral (ou immoral) et nous dira si nous sommes plutôt guidés par notre raison ou nos intuitions.</p>
<h3 class="MsoNormal"><strong>Philopolis : le festival de la pensée</strong></h3>
<p class="MsoNormal">Parallèlement, <a target="_blank" href="http://www.philopolis.net/accueil/" >Philopolis,</a> cet événement de réflexion citoyenne qui en est à sa quatrième édition, regroupe cette année plus de 80 activités et conférences gratuites ouvertes à tous. Du 15 au 17 février, à McGill, l’UQAM et Concordia, on pourra notamment assister à <a target="_blank" href="http://www.philopolis.net/accueil/?post_type=portfolio&amp;p=502" >un débat sur <em>La juste part</em></a>, discuter <a target="_blank" href="http://www.philopolis.net/accueil/?post_type=portfolio&amp;p=424" >du maintien des libertés politiques en démocratie</a>, réfléchir au statut morale des animaux dans une <a target="_blank" href="http://www.philopolis.net/accueil/?post_type=portfolio&amp;p=558" >série de présentation sur l’éthique animale</a> ou participer à un <a target="_blank" href="http://www.philopolis.net/accueil/?post_type=portfolio&amp;p=840" >grand débat sur l’éthique des politiques publiques. </a>On pourra aussi en apprendre plus sur les <a target="_blank" href="http://www.philopolis.net/accueil/?post_type=portfolio&amp;p=460" >solidarités féministes</a> ou sur le <a target="_blank" href="http://www.philopolis.net/accueil/?post_type=portfolio&amp;p=450" >paradoxe des émotions dans la fiction. </a><span> </span></p>
<h3 class="MsoNormal"><strong>La nuit blanche à réfléchir</strong></h3>
<p class="MsoNormal">Finalement, dans le cadre de la nuit blanche du 2 au 3 mars, la Grande Bibliothèque présentera une série d’activités autour du thème de la philosophie. La <a target="_blank" href="http://www.banq.qc.ca/activites/itemdetail.html;jsessionid=0A3F37274D4306EEC2AB4F2C583915FA?calItemId=74167" >programmation complète</a> sera dévoilée la semaine prochaine mais on sait déjà qu’un quiz en trois manches permettra à des profs de philo et à des étudiants de s’affronter et que leurs connaissances générales et leurs talents de mimes seront sollicités. Mimer le <em>dasein</em> ou l’allégorie de la caverne, ça promet.</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Sami restera dans son pays</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jan 2013 11:50:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Élise Desaulniers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Signer une pétition, Liker une cause sur Facebook, partager une nouvelle choquante sur son Twitter, se déplacer pour montrer son appui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Signer une pétition, <em>Liker</em> une cause sur <em>Facebook,</em> partager une nouvelle choquante sur son <em>Twitter</em>, se déplacer pour montrer son appui à quelqu&#8217;un, ça donne quelque chose ? Il semblerait que dans le cas de Sami Sheikh, ce jeune montréalais de dans Parc-Extension menacé d&#8217;expulsion vers le Pakistan dont <a href="http://voir.ca/elise-desaulniers/2012/12/04/ar%E2%80%99tourne-dans-ton-pays/" >on parlait ici en décembre</a>, oui. Sami Vient d&#8217;apprendre qu&#8217;il pourra rester au Canada.</p>
<p>Citoyenneté et Immigration Canada a informé Sami par écrit, à la fin de la semaine dernière, que sa nouvelle demande de résidence au Canada pour motifs humanitaires était acceptée. Il a reçu l&#8217;approbation de principe pour la résidence permanente. « Je veux remercier tous les intervenants pour leur action. C&#8217;est grâce à leur appui que j&#8217;ai reçu une réponse positive », a déclaré Sami au cours d&#8217;une rencontre cette fin de semaine.</p>
<p><img class="alignnone size-large wp-image-109" src="http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2013/01/sami-614x385.jpg" alt="" width="614" height="385" />Sami a souligné la mobilisation impressionnante de ses concitoyens et des organisations qui se sont unis pour demander qu&#8217;il demeure dans le milieu qui l&#8217;a vu grandir depuis son arrivée ici, alors qu&#8217;il était enfant.</p>
<p>Tout en se réjouissant de cette issue, Sami et son groupe d&#8217;appui soulignent que tous les jours, plusieurs autres personnes de Montréal et d&#8217;ailleurs au Canada font face à l&#8217;expulsion.</p>
<p>Pour citer Stewart Istvanffy, l&#8217;avocat de Sami : « Nous espérons que les gens se mobiliseront pour les autres cas où des enfants et des jeunes sont expulsés vers des pays qu&#8217;ils ne connaissent pas, en raison des politiques extrémistes d&#8217;expulsion du Canada. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center">***</p>
<p>Sami Sheikh et tous ceux qui l&#8217;ont appuyé célébreront la bonne nouvelle vendredi le 1er février, lors d&#8217;un 5 à 7 amical au Café L&#8217;Artère de Parc-Extension, là où a eu lieu une conférence de presse en décembre dernier.</p>
]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>On ne veut pas le savoir, on veut le voir.</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Jan 2013 22:51:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Élise Desaulniers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Entrevue avec Twyla François de Mercy for animals Canada &#160; Le mois dernier, CTV a diffusé des images exclusives tournées dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Entrevue avec Twyla François de Mercy for animals Canada</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le mois dernier, <a target="_blank" href="http://www.ctvnews.ca/w5/undercover-investigation-reveals-disturbing-and-inhumane-treatment-of-factory-farm-animals-1.1070919" >CTV a diffusé des images exclusives tournées </a>dans une ferme porcine du Manitoba. Des images qui ont fait le tour du pays et en ont choqué plusieurs : des porcs qui saignent de leurs plaies béantes à l&#8217;intérieur de cages métalliques, des truies enceintes affichant des ventres distendus et rougeâtres et des porcelets projetés au sol par des membres du personnel.</p>
<p>Entendre que les animaux destinés à nos assiettes sont élevés dans des conditions misérables et que la réalité est loin des images bucoliques imprimées sur les emballages de viande est une chose. Mais souvent, il faut le voir pour le croire. Alors qu’il est assez difficile de visiter des élevages et des abattoirs, nombreux sont ceux qui disent avoir modifié leurs habitudes de vie après avoir vu des vidéos d’élevage sur Internet. Les images suscitent des émotions, incitent à l’action. Mais vous êtes-vous déjà demandé d’où venaient ces images ? Elles proviennent le plus souvent d&#8217;agents doubles munis de caméras cachées.</p>
<p>Le travail de ces « espions » m’a toujours fascinée. J’ai en tête l’image de Tom Cruise dans <em>Mission Impossible</em> et je ne peux m’empêcher de les imaginer se faufilant dans les systèmes d’aération pour rapporter des images de dindons agonisants. La source des images qui circulent sur Internet est souvent difficiles à retracer mais celles de la ferme Puratone au Manitoba sont récentes. Elles ont été filmées par les enquêteurs de <strong><a target="_blank" href="http://www.mercyforanimals.ca/" >Mercy for Animals (MFA) Canada</a></strong> un organisme a but non lucratif. Je me suis entretenue avec celle qui dirige l’équipe d’enquêteur, <strong>Twyla François</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Parlez-moi de votre travail pour MFA Canada?</h2>
<div id="attachment_103" class="wp-caption alignleft" style="width: 267px"><img class="size-medium wp-image-103 " src="http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2013/01/DSC02922-428x542.jpg" alt="" width="257" height="325" /><p class="wp-caption-text">Twyla François</p></div>
<p>« Comme directrice des investigations, je travaille de près avec des enquêteurs pour obtenir des vidéos et d’autres preuves d’abus d’animaux dans les fermes industrielles, les écloseries et les abattoirs. On essaie de montrer le point de vue des animaux parce qu’on croit que les Canadiens ont le droit de faire des choix de consommation informés.</p>
<p>Je travaille également avec notre conseiller juridique, des vétérinaires indépendants et des experts du bien-être animal pour examiner les séquences vidéo obtenues et préparer les documents légaux lorsque nous croyons qu’il y a eu entrave aux lois sur le bien-être animal. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Quand avez-vous commencé à faire des enquêtes et pourquoi?</h2>
<p>« J’avais une vie à peu près normale, avec un boulot administratif à l’Université du Manitoba quand je suis tombée malade et ai dû subir une opération d’urgence, puis une autre opération et six mois de chimiothérapie. Clouée au lit, j’ai été forcée d’examiner ma vie.</p>
<p>J’ai quitté l’université et fondé un petit groupe de défense des animaux à but non lucratif et j’ai commencé à recevoir des histoires et des photos d’animaux de ferme souffrants de la part de citoyens préoccupés</p>
<p>J’ai fait enquête dans l&#8217;une des fermes et vu des choses insupportables : des porcs malades et gravement blessés qu’on avait laissé sans traitement médical, nourriture ou même de la paille où se coucher. Des truies recevaient des coups de pieds, étaient battues et avaient des bâtons électriques insérés dans leurs vagins. Des animaux trop malades ou blessés pour se tenir sur leurs pattes étaient traînés sur des remorques et transportés sur de longues distances jusqu&#8217;à l&#8217;abattoir dans des conditions climatiques extrêmes.</p>
<p>J’ai soumis mes preuves de cruauté envers les animaux aux autorités fédérales et provinciales et j’ai été horrifiée d’apprendre que personne n’avait l’intention d’agir. Ça a été une dure leçon sur la façon dont le système légal Canadien ne protège pas des les animaux d’élevage. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>On me dit souvent que vous ne montrez que le pire, que ces images ne reflètent pas la réalité mais des exceptions. Qu’avez-vous à répondre ?</strong></h2>
<div id="attachment_104" class="wp-caption alignright" style="width: 438px"><img class="size-medium wp-image-104" src="http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2013/01/2012-09-29-IW-photo-12-428x315.jpg" alt="" width="428" height="315" /><p class="wp-caption-text">Ferme Puratone, septembre 2012</p></div>
<p>« La ferme qui appartient à Puratone où nous avons conduit notre première enquête a été choisie au hasard. L’enquêteur a simplement soumis sa candidature à des offres d’emploi et Puratone a été la première entreprise à l’embaucher. C’est Puratone qui a choisi à quelle ferme l’envoyer. Les images ne mentent pas.</p>
<p>La réalité, c’est que ces animaux sont dans un constant état de détresse et de souffrance, sans accès aux plaisirs les plus simples de la vie que sont respirer de l’air frais ou marcher. Alors qu’il est toujours nécessaire d’éditer les vidéos pour qu’elles ne soient pas trop longues et que les gens les regardent, je pense que le public serait sous le choc s’il pouvait voir et sentir l’intérieur des fermes industrielles par lui-même.</p>
<p>Ironiquement, je pense que c’est l’industrie qui ne montre pas au public la réalité de l’élevage industriel et c’est pour cette raison que MFA Canada existe. Les vidéos que l’industrie produit montrent des installations neuves et bien éclairées, souvent dans des universités plutôt que sur de vraies fermes, avec des animaux propres et en santé dont prennent bien soin les travailleurs. On est loin de la réalité!</p>
<p>Et contrairement à l’industrie, nous ne sommes pas motivés par le profit. Nous ne sommes que la voix de ces animaux qui souffrent.</p>
<p>Le problème, c’est que l’abus des animaux est institutionnalisé. On ne parle pas ici d’une seule ferme qui ne rencontre pas les normes de l’industrie. Le</p>
<div id="attachment_105" class="wp-caption alignright" style="width: 438px"><img class="size-medium wp-image-105" src="http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2013/01/2012-09-29-IW-photo-3-428x265.jpg" alt="" width="428" height="265" /><p class="wp-caption-text">Ferme Puratone, septembre 2012</p></div>
<p>problème, c’est que les normes de l’industrie permettent la maltraitance des animaux.</p>
<p>Dans l’enquête qu’on a menée et dont les images ont été diffusées sur CTV, on a découvert des milliers de truies qui passent pratiquement toute leur vie dans des cages de gestation crasseuses si étroites qu’elle ne pouvaient se retourner pour se coucher confortablement. On a aussi vu des travailleurs frappant des porcelets contre des barres de métal ou le plancher de béton pour les laisser lentement souffrir et mourir. On a aussi pu voir des travailleurs couper les testicules et couper la queue de porcelets pleinement conscients sans utiliser d’analgésiques.</p>
<p>Un panel de trois représentants de l’industrie a défendu ces pratiques comme étant non seulement la norme de l’industrie mais aussi « humaines ». Pourtant, la science – et le bon sens – nous indiquent que des animaux extrêmement intelligents et sociaux comme les cochons souffrent de ce confinement intensif, des méthodes inefficaces et inhumaines d’euthanasie et d’interventions chirurgicales sans l’utilisations d’analgésiques. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Le client a toujours raison</strong></h2>
<p>Les images de cruauté qu’on a filmées à la ferme de Puratone sont insoutenables et illustrent pourtant ce qui se passe partout au pays. Le confinement des truies dans des cages de gestations est probablement la forme la plus cruelle d’abus institutionnalisé qui puisse exister. Une pratique si cruelle qu’elle a été interdite dans l’ensemble de l’Union européenne, en Australie, en Nouvelle-Zélande et dans 9 états américains.</p>
<p>Nous ne sommes pas dans un mauvais film d’espionnage. Des millions d’animaux subissent le même sort que ceux filmées par l’équipe de Twyla François et la meilleure façon de mettre fin à cette horreur est d’éviter d’acheter de la viande produite de la sorte.</p>
<p>De grandes chaines canadiennes telles que McDonalds, Safeway et Costco ont déjà demandé aux producteurs de porc de retirer les cages de gestation. Il faut maintenant que les autres supermarchés comme Loblaws, Sobeys, Walmart et Métro d’emboitent le pas en cessant d’acheter du porc provenant de fermes industrielles qui forcent les cochons à vivre dans ces atroces cages. Ils ont la capacité de le faire. C’est en agissant de la sorte qu’on a réussi à retirer les poissons menacés des tablettes des épiceries.</p>
<p>Vous pouvez aussi refuser d’acheter des produits du porc chez un détaillant qui ne s’est pas engagé à acheter uniquement auprès de fournisseurs qui n’utilisent pas de cages de gestation, ou encore mieux, éviter d’acheter des produits du porc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Si la vie vous intéresse</h2>
<p>Mercy For Animals Canada est constamment à la recherche d’enquêteurs sur le terrain. Si le défi vous intéresse, <a target="_blank" href="http://www.mercyforanimals.ca/investigator" >vous trouverez des informations ici</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Trois choses que les consommateurs devraient savoir selon Twyla François :</h2>
<blockquote><p><strong>1. Il y a peu, ou pas , de normes d’étiquetage pour la viande, les produits laitiers ou les œufs au Canada. Les entreprises font des profits en prenant avantage du fait que les consommateurs souhaitent faire des choix moins cruels. « En liberté », « naturel » ou « nourri au gain » ne veulent souvent pas dire grand chose en ce qui concerne le bien-être des animaux.</strong></p>
<p><strong>2. Il n’y a pas d’inspecteurs fédéraux qui font des inspections à la ferme. Les inspecteurs provinciaux ne peuvent généralement pas faire enquête à moins d’avoir déjà reçu une plainte avec une preuve d’abus. Puisque la vaste majorité des animaux sont confinés dans des granges industrielles sans fenêtres et ne peuvent jamais aller au dehors, cette preuve est pratiquement impossible à obtenir.</strong></p>
<p><strong>3. À chaque repas, nous faisons des choix qui ont des conséquences directes sur les animaux. Choisir une diète végétarienne ou végétalienne est aujourd’hui facile. Les options sans viande, œufs ou produits laitiers existent partout. Il s’agit simplement de changer d’allée à l’épicerie !</strong></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le<a target="_blank" href="http://www.radio-canada.ca/regions/manitoba/2012/12/10/001-allegations-mauvais-traitement-puratone.shtml" > reportage de Radio-Canada</a> sur les allégations de mauvais traitement à la ferme Puratone<br />
La réaction d&#8217;un panel d&#8217;experts dans <em><a target="_blank" href="http://www.lebulletin.com/actualites/des-experts-se-prononcent-sur-la-maltraitance-des-porcs-45035" >Le bulletin des agriculteurs</a><br />
</em>La <a target="_blank" href="http://www.spca.com/?p=3583&amp;lang=fr" >SPCA </a>demande au public de prendre position contre la cruauté dans l&#8217;industrie porcine<em><br />
</em></p>
]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Quand un écolo devient pro OGM</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jan 2013 23:23:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Élise Desaulniers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Mark Lynas a longtemps pensé comme la plupart d’entre nous. Depuis les années 90, il s’est battu contre les OGM. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>Mark Lynas a longtemps pensé comme la plupart d’entre nous. Depuis les années 90, il s’est battu contre les OGM. Il a répété inlassablement que la psychopathie des multinationale du transgénique mettait en péril la santé des humains et celle de la planète. Mais Lynas vient de retourner sa chemise. Jeudi le 3 janvier, à l&#8217;occasion de l&#8217;Oxford Farming Conference, il a affirmé qu’au sujet des OGM, il était dans l&#8217;erreur la plus totale. <a target="_blank" href="http://www.slate.fr/story/66861/ogm-ecologiste-confession-lynas" >Son message</a> est clair et direct :</div>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<div>«Je voudrais commencer par présenter mes excuses. J&#8217;aimerais qu&#8217;on sache, ici et maintenant, que je m&#8217;excuse d&#8217;avoir passé tant d&#8217;années à déchiqueter des semences OGM. Je suis aussi désolé d&#8217;avoir contribué à la naissance du mouvement anti-OGM, au cours des années 1990, et d&#8217;avoir ainsi concouru à diaboliser une option technologique de première importance et potentiellement très utile pour l&#8217;environnement.</div>
<div>En tant qu&#8217;écologiste, persuadé que toute personne sur cette planète a le droit de choisir l&#8217;alimentation saine et nutritive qui lui convient, je n&#8217;aurais pas pu opter pour une trajectoire plus contre-productive. Et c&#8217;est ce que je regrette aujourd&#8217;hui, absolument.</div>
<div>Bien sûr, vous devez vous demander ce qui m&#8217;est arrivé entre 1995 et aujourd&#8217;hui pour que je change non seulement d&#8217;avis, mais que je veuille le reconnaître et le faire savoir publiquement. La réponse est relativement simple: j&#8217;ai découvert la science et par la même occasion, j&#8217;espère être devenu un meilleur écologiste.»</div>
</blockquote>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/56745320" frameborder="0" width="500" height="281"></iframe></p>
<div>Pour Lynas, quelqu’un qui rejette les OGM, est aussi anti-science que quelqu’un qui conteste la réalité du changement climatique. <a target="_blank" href="http://dotearth.blogs.nytimes.com/2013/01/04/new-shade-of-green-stark-shift-for-onetime-foe-of-genetic-engineering-in-crops/?smid=tw-share" >Il explique</a> que le mouvement anti-OGM dans lequel il était encore jusqu’à tout récemment un acteur important est aussi un mouvement anti-science : « nous avons utilisé de nombreuses images de scientifiques démoniaques dans leurs laboratoires qui bricolaient avec les fondements de la vie. D’où l’étiquette de Frankenfood (…). Ce que nous n’avions pas réalisé à l’époque, c’est que le vrai Frankenstein n’était pas la technologie derrière les OGM mais bien notre réaction à son endroit. » Cet environnementalisme anti-science est toutefois incohérent avec l’environnementalisme pro-science pratiqué à l’endroit des changements climatiques. Lynas a donc appris la valeur des articles revues par des pairs, du consensus scientifiques et que les seuls faits qui comptent sont ceux qui sont publiés dans les revues prestigieuses. Il a du même coup vu de nombreuses de ses croyances à l’endroit des OGM s’effondrer.</div>
<p>&nbsp;</p>
<div>Dans son discours de presque une heure, il reprend des idées qu’on entend de plus en plus souvent et que j’abordais d’ailleurs dans <em><a target="_blank" href="http://www.edstanke.com/mange-avec-tete/Elise-Desaulniers/livre/9782760410978" >Je mange avec ma tête</a></em> : pour nourrir une population mondiale en constante augmentation, nous devons tirer parti de toutes les technologies disponibles. Lynas montre comment mettre en avant l’agriculture et l’élevage « naturels » serait condamner de nombreux individus à la famine, et aucun argument logique n’incite à préférer les anciennes méthodes.</div>
<p>&nbsp;</p>
<div><a target="_blank" href="http://www.un.org/en/development/desa/policy/wess/wess_current/2011wess_overview_fr.pdf" >Un rapport récent de l’ONU </a>va dans le même sens : « le développement d’une nouvelle variété de cultures à haut rendement, un élément central de la première révolution verte dans l’agriculture, doit se poursuivre dans la mesure où ces activités sont souvent associées à une optimisation de la gestion de l’eau et à une meilleure utilisation des intrants agrochimiques et organiques. »</div>
<p>&nbsp;</p>
<div>Lynas n’a toutefois rien contre le bio. Pour lui, ceux qui souhaitent s&#8217;en tenir à la nourriture biologique ont parfaitement le droit de le faire. En revanche, ils ne doivent pas entraver les progrès de ceux qui utilisent la science et pourraient y trouver des moyens plus efficaces de nourrir des milliards de personnes. Il est vrai que l’agriculture « naturelle » est un mythe. L’agriculture est, dans son essence même, contraire à la nature. Elle ne sera jamais complètement naturelle et son effet environnemental ne sera jamais nul. Peu importe à quel point les méthodes employées sont durables et naturelles, l’agriculture est une technique humaine. Elle modifie la nature. Chaque ferme « dénature » l’environnement.</div>
<p>&nbsp;</p>
<div style="text-align: center">***</div>
<p>&nbsp;</p>
<div>Je vais être parfaitement honnête: j’ignore si Lynas a raison ou s’il a tort. J’ai vu de nombreuses études qui démontraient l’efficacité du bio pour nourrir la planète et j&#8217;ai un léger penchant en leur faveur mais je n&#8217;ai pas lu toutes les études qu&#8217;il cite. Et alors que Lynas ne semble pas trop s’en faire avec l’emprise des grandes corporations sur le génie génétique, je préférerais que la recherche soit faite par des organisations sans but lucratif. Je souhaite aussi qu’un moratoire sur les OGM actuels soit mis en place pour mieux comprendre les risques qu’ils présentent. Mais avec Lynas, je ne vois pas de raison « philosophique » de craindre les OGM. Le croisement entre deux espèces vivantes pour en faire une plus résistante pourrait bien ne pas être plus inquiétant que le croisement entre un âne et une jument qui produit une mule. Je ne vois pas de raison de ne pas rêver que le génie génétique permette un jour de créer du blé capable de résister à la sécheresse sans intrants chimiques.</div>
<p>&nbsp;</p>
<div>Mais encore plus que ses idées, c’est la rigueur intellectuelle de Mark Lynas qui m’impressionne. Sa capacité à changer d’avis, à remettre en question un dogme, une opinion généralement admise au prix de se faire de nombreux ennemis. Admettre qu’on s’est trompé pendant presque 20 ans est quelque chose de terrifiant. Mais c’est aussi la preuve d’une grande intelligence. Le monde n’est pas séparé en deux avec les bons-écolos-de gauche-anti OGM d’un côté et les autres, les méchants, de l’autre. Il faut faire tomber les idéologies et faire preuve d’ouverture pour trouver des solutions à nos problèmes environnementaux et créer ensemble l’agriculture de demain.</div>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Ajout:  </strong>Un ami m&#8217;a souligné que pour plusieurs, les arguments de Lynas sont faibles et sentent la corruption. <a target="_blank" href="http://www.newappsblog.com/2013/01/should-we-be-persuaded-by-lynass-conversion-from-gm-critic-to-gm-proponent.html" >Voir notamment cette synthèse</a>.</p>
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		<image>http://voir.ca/images/photos-auteurs/elise-desaulniers-p-428x285.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>Le bingo des carnivores</title>
		<link>http://voir.ca/elise-desaulniers/2012/12/10/le-bingo-des-carnivores/</link>
		<comments>http://voir.ca/elise-desaulniers/2012/12/10/le-bingo-des-carnivores/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 10 Dec 2012 11:31:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Élise Desaulniers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous avez suivi la discussion sur Twitter qui a accompagnait la diffusion de La face cachée de la viande hier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous avez suivi <a target="_blank" href="https://twitter.com/search?q=%23fcdlv" >la discussion sur Twitter </a>qui a accompagnait la diffusion de <em><a target="_blank" href="http://tva.canoe.ca/emissions/lafacecacheedelaviande/concept" >La face cachée de la viande</a></em> hier soir sur TVA, vous n&#8217;avez pas eu de mal à remplir la carte du bingo de l&#8217;argumentation omnivore.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2012/12/bingo.png" ><img class="alignnone size-full wp-image-97" src="http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2012/12/bingo.png" alt="" width="609" height="609" /></a></p>
<blockquote class="twitter-tweet"><p>Physiquement les humains sont des prédateurs, mais nous ne chassons pas pour manger <a target="_blank" href="https://twitter.com/search/%23FCDLV" >#FCDLV</a></p>
<p>— Daniel Paquette (@MrD_P) <a target="_blank" href="https://twitter.com/MrD_P/status/278003004693696512" >December 10, 2012</a></p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<blockquote class="twitter-tweet"><p>&nbsp;</p>
<p>J&#8217;pense pas que les hommes auraient construit grand chose au pic et à la pelle s&#8217;ils avaient été <a target="_blank" href="https://twitter.com/search/%23végétariens" >#végétariens</a> Des vraies <a target="_blank" href="https://twitter.com/search/%23protéines" >#protéines</a><a target="_blank" href="https://twitter.com/search/%23FCDLV" >#FCDLV</a></p>
<p>— Lady Luga (@Lady_Luga) <a target="_blank" href="https://twitter.com/Lady_Luga/status/278000213912862720" >December 10, 2012</a></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet"><p>Dire que la plupart des scandalisés de <a target="_blank" href="https://twitter.com/search/%23FCDLV" >#FCDLV</a> ont probablement des animaux qui viennent d&#8217;un petshop, un coat de cuir et des Uggs en suède.</p>
<p>— Petite Marie (@Talamarie) <a target="_blank" href="https://twitter.com/Talamarie/status/277972458538160128" >December 10, 2012</a></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet"><p>Pourquoi on essaie de m&#8217;imposer le végétarisme ce soir?Manger des graines si vous voulez, mais callissez moi patience. Un carnivore! <a target="_blank" href="https://twitter.com/search/%23FCDLV" >#FCDLV</a></p>
<p>— Dave Vallee (@Davevallee) <a target="_blank" href="https://twitter.com/Davevallee/status/277977352636616704" >December 10, 2012</a></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet"><p>Ce n&#8217;est pas pour rien que j&#8217;ai des canines. <a target="_blank" href="https://twitter.com/search/%23JustSaying" >#JustSaying</a> <a target="_blank" href="https://twitter.com/search/%23FCDLV" >#FCDLV</a></p>
<p>— Marie(@TatoueImy) <a target="_blank" href="https://twitter.com/TatoueImy/status/277978017932918785" >December 10, 2012</a></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Ar’tourne dans ton pays.</title>
		<link>http://voir.ca/elise-desaulniers/2012/12/04/ar%e2%80%99tourne-dans-ton-pays/</link>
		<comments>http://voir.ca/elise-desaulniers/2012/12/04/ar%e2%80%99tourne-dans-ton-pays/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 05 Dec 2012 02:50:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Élise Desaulniers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a presque autant de pétitions que de photos de sapins de Noël dans mon fil Facebook mais celle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_92" class="wp-caption alignleft" style="width: 352px"><img class="size-medium wp-image-92 " src="http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2012/12/sami-428x285.jpg" alt="" width="342" height="228" /><p class="wp-caption-text">PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE</p></div>
<p>Il y a presque autant de pétitions que de photos de sapins de Noël dans mon fil Facebook mais<a target="_blank" href="http://www.petitions24.net/samicheznous" > celle pour soutenir Sami Sheikh a retenu mon attention</a>. Le Canada menace Sami Sheikh d’expulsion vers le Pakistan, où il n’a jamais vécu, à cause d&#8217;une erreur que ses parents ont commise alors qu’il était encore un enfant. Au cas où l’histoire vous aurait échappé, un rappel des faits :</p>
<p>Sami Sheikh a 24 ans. Il a passé la moitié de sa vie au Québec. En 2001, avec ses parents et ses deux sœurs ainées, il obtient l&#8217;asile au Canada. La famille est originaire du Pakistan, pays qu’elle a fui pour s’établir aux Émirats arabes unis pour des raisons de divergences politiques. Suivant les conseils d’un agent en immigration, les parents cachent cet exil aux Émirats arabes unis aux autorités canadiennes et mentionnent le Pakistan comme pays d’origine.</p>
<p>La résidence permanente de la famille Sheikh leur a été retirée six ans plus tard lorsque les autorités ont découvert que les parents avaient fait une fausse déclaration à leur arrivée. Les parents et les filles ont été renvoyés vers les États-Unis en 2009 en bénéficiant d’un accord entre les deux pays (accord devenu obsolète depuis). Mais Sami, lui, a préféré rester à Montréal. Sami Sheikh était alors confiant de régulariser sa situation facilement. En 2010 en effet, la Cour fédérale a demandé à Immigration Canada d&#8217;examiner une nouvelle fois sa demande de résidence permanente pour motifs humanitaires. Son jeune âge, sa méconnaissance du Pakistan et ses liens avec le Québec et le Canada plaidaient en sa faveur. Mais à sa grande surprise, sa deuxième demande de résidence permanente a été rejetée au printemps. Il pourrait être expulsé dans les prochains jours.</p>
<p>Sami a grandi à Parc-Extension. Il y a passé toute sa vie adulte. Il est allé au cégep, travaille aujourd’hui en informatique et a été accepté dans trois universités. Il est parfaitement bilingue (et parle français avec un accent québécois), mais ça ne suffit pas. L’agent d’immigration aurait d’ailleurs affirmé que, visiblement bien équipé, Sami Sheikh serait en mesure de s’adapter au Pakistan.</p>
<p>Le cas de Sami Sheikh est problématique en raison des circonstances singulières de son dossier:</p>
<ul>
<li>Il ne connait pas le Pakistan. Aucun membre de sa famille n’y réside;</li>
<li>Il est arrivé ici lorsqu’il était encore enfant, à 12 ans;</li>
<li>Ce n’est pas lui qui a fait la fausse déclaration, ce sont ses parents.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Une sanction démesurée</h3>
<p>Le cas de Sami Sheikh est d’autant plus problématique qu’il a investi une partie considérable de sa vie ici. Les raisons d’expulsion doivent être extrêmement graves pour pouvoir retirer à des individus le droit d’élire résidence de manière permanente dans le pays qui est devenu leur chez soi.</p>
<p>Dans le cas de Sami, le caractère démesuré de la sanction met en relief une conception purement légaliste, bureaucratique et administrative des politiques d’admission. Peu importe le vice de procédure (que ce soit la faute des parents ou la faute du conseiller en immigration), c’est l’aspect disproportionné du tort infligé au fils par rapport au préjudice que le gouvernement du Canada peut invoquer qui dérange.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Il faut signer !</h3>
<p>En apprenant la nouvelle, une douzaine de citoyens de Parc-Extension ont décidé de se mobiliser. Une pétition a été mise en-ligne par des groupes communautaires pour demander la régularisation du dossier d&#8217;immigration de Sami Sheikh et une conférence de presse aura lieu demain (mercredi).</p>
<p>Oui, une autre pétition à signer. Est-ce que ça aura du poids? Dur à dire. Mais on a aucun autre moyen de témoigner notre colère devant le renvoi injuste et probablement injustifié au regard de la loi de Sami Sheikh. On ne peut tout simplement le regarder partir sans rien dire. <a target="_blank" href="http://www.petitions24.net/samicheznous" >Il faut signer!</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>À lire :</strong><br />
<a target="_blank" href="http://www.petitions24.net/samicheznous" >La pétition</a><br />
Article dans <a href="http://www.leprogresvilleray.com/Actualites/Vos-nouvelles/2012-11-22/article-3125696/Une-vie-en-sursis/1"><em>Le progrès de Villeray</em><br />
</a>Article dans <em><a target="_blank" href="http://www.lapresse.ca/actualites/regional/montreal/201211/30/01-4599638-un-montrealais-est-menace-dexpulsion-vers-le-pakistan-ou-il-na-jamais-vecu.php" >La Presse</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Merci à Ryoa Chung pour ses précieuses références.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<image>http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2012/12/sami-428x285.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>Devenir végé pour sauver la planète</title>
		<link>http://voir.ca/elise-desaulniers/2012/07/17/devenir-vege-pour-sauver-la-planete/</link>
		<comments>http://voir.ca/elise-desaulniers/2012/07/17/devenir-vege-pour-sauver-la-planete/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Jul 2012 11:57:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Élise Desaulniers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Est-ce que ce que je mange ne regarde que moi? Peut-être pas quand on voit toutes les ressources qui seraient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Est-ce que ce que je mange ne regarde que moi?</p>
<p>Peut-être pas quand on voit toutes les ressources qui seraient préservées si on adoptait une alimentation végétalienne.<br />
Est-ce qu&#8217;on consomme notre juste part ? <a target="_blank" href="http://penseravantdouvrirlabouche.com/2012/07/17/cest-mon-voisin-qui-paie-le-souper/" >J&#8217;en parle justement ici</a>.</p>
<p><a href="http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2012/07/vegetalisme-environnement.jpeg" ><img class="aligncenter size-full wp-image-84" src="http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2012/07/vegetalisme-environnement.jpeg" alt="" width="650" height="3656" /></a>La recherche est de <a target="_blank" href="http://www.culinaryschools.org/yum/vegetables/" >Culinaryschools.org</a></p>
<p>Traduction : <a target="_blank" href="http://codeplanete.blogspot.ca/2012/07/vegetalisme-et-environement-par-les.html" >Code Planète.</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://voir.ca/elise-desaulniers/2012/07/17/devenir-vege-pour-sauver-la-planete/feed/</wfw:commentRss>
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		<image>http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2012/07/vegetalisme-environnement-428x2407.jpg</image>
	</item>
		<item>
		<title>La madame aux chats</title>
		<link>http://voir.ca/elise-desaulniers/2012/06/28/la-madame-aux-chats/</link>
		<comments>http://voir.ca/elise-desaulniers/2012/06/28/la-madame-aux-chats/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 28 Jun 2012 18:38:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Élise Desaulniers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelques années, un ami m’a mise en garde. J’étais en voie devenir une « madame aux chats du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques années, un ami m’a mise en garde. J’étais en voie devenir une « madame aux chats du Plateau ». Ce genre de fille qui semblent avoir plus d’affection pour les félins que les humains et qui vont mourir célibataire dans leur 4 ½ rempli de poil. Heureusement, j’ai depuis intégré un peu de peau à ma vie poilue, mais je demeure l’amie des chats.</p>
<p>Bien que je sois l’amie des chats, je suis surtout l’amie de mes chats. Je ne me suis jamais vraiment intéressée au sort des autres, à l’espèce. Il y a suffisamment de « vraies » madames aux chats pour ça. C’est plutôt les animaux d’élevage qui ont retenu mon attention, ceux qu’on ne voit pas et qu’on mange dans l’indifférence.</p>
<div id="attachment_78" class="wp-caption alignleft" style="width: 298px"><a href="http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2012/06/sb.jpg" ><img class="size-full wp-image-78" src="http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2012/06/sb.jpg" alt="" width="288" height="314" /></a><p class="wp-caption-text">Une partie de mon cheptel</p></div>
<p>J’ai même souvent donné comme exemple de notre schizophrénie morale le fait que nous traitons beaucoup mieux les animaux domestiques que les animaux d’élevage. Vrai, mais la situation des animaux domestiques au Québec est critique. C’est Lise Bergeron qui m’a ouvert les yeux. Lise est journaliste et bénévole à la SPCA. Elle a signé un article sur le drame qui se vit quotidiennement dans le refuge pour animaux dans un <a target="_blank" href="http://www.ababord.org/spip.php?article1244" >numéro récent d’À Babord</a>. Je l’ai rencontrée au lancement. Après cinq minutes de discussion, mes yeux tout juste ouverts étaient remplis de larmes. Et je n’avais même pas bu.</p>
<p>Les chiffres parlent d’eux-mêmes. <strong>On compte 500 000 abandons d’animaux domestiques par année au Québec, dont la moitié l’été, autour du premier juillet. Là-dessus, 80 % seront euthanasiés. Quand on se compare, on se désole : nos cousins français n’en abandonnent « que » 100 000.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Question de contrat</h3>
<p>Dans <em>La Presse </em>cette semaine, l’éditorialiste Mario Roy <a target="_blank" href="http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/mario-roy/201206/21/01-4537295-le-jour-d.php" >rappelait ces faits troublants</a> et soulignait avec justesse que la relative insensibilité des Québécois dénote « une ignorance du “contrat” signé avec les quelques espèces qui se sont liées à nous — et nous à elles — au fil des millénaires, lequel impose l&#8217;obligation morale de bien les traiter. »</p>
<p>Ces animaux que nous avons domestiqués, ils font partie de notre société. Nous avons une responsabilité collective de nous en préoccuper. Ce n’est pas parce que j’achète des fraises biologiques que je suis dispensée de m’intéresser au sort des travailleurs agricoles exposés aux pesticides. Et ce n’est pas parce que je traite bien mes chats que je suis dispensée de m’occuper de ceux qui sont abandonnés. Je suis, à mon tour, devenue bénévole à la SPCA il y a un peu moins de deux mois.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Situation intenable</h3>
<div id="attachment_82" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2012/06/Alanna-Devine-and-dog-pic.preview.jpg" ><img class="size-full wp-image-82" src="http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2012/06/Alanna-Devine-and-dog-pic.preview.jpg" alt="" width="300" height="273" /></a><p class="wp-caption-text">Alanna Devine de la SPCA Montréal</p></div>
<p>J’ai passé quelques minutes avec Alanna Devine, directrice du Bien-être des animaux à la SPCA de Montréal. Alanna est probablement l’avocate qui a le bureau le moins chic en ville : la SPCA est pauvre, toutes les ressources sont utilisées à sauver des animaux. Entre nous, un gros chien aveugle dont j’ai oublié de noter le nom. Alanna le garde temporairement et s’apprêtait à l’amener chez l’ophtalmo.</p>
<p>Avant de mettre les pieds à la SPCA, j’avais l’impression qu’il s’agissait d’une sorte d’organisme para municipal ou gouvernemental. Mais il n’en est rien. La SPCA ne dépend que des dons du public pour fonctionner. Contrairement aux fourrières comme le Berger Blanc, des entreprises privées qui font du contrôle animalier, la SPCA a pour objectif de protéger les animaux. Les fourrières éliminent les animaux au plus bas coût possible (<a target="_blank" href="http://www.bergerblanccruaute.com/fr/berger-blanc-cruaute-investigation.html" >on se rappelle le reportage de Radio-Canada…</a>) et la SPCA fait tout pour sauver la vie des animaux.</p>
<p>Dans les contrats de service qu’elle signe avec les arrondissements, la SPCA demande un engagement ferme d’éducation et de sensibilisation. Elle cherche à prévenir le problème à la source : les animaux errants qui sont amenés sont tous stérilisés. Ce qui ne règle pas le problème d’abandon d’animaux : certains jours, une trentaine de personnes attendent en ligne au comptoir pour laisser leur animal. Chaque matin, on trouve des chats empilés devant la porte. Quotidiennement, c’est de 40 à 50 chats qui sont amenés. Et malgré toutes les campagnes de sensibilisation, la SPCA reçoit 15 % plus d’animaux que l’an dernier.</p>
<p><strong>Cette semaine, 300 chats attendent d’être adoptés. Et les camions de déménagement ne sont pas encore arrivés.</strong></p>
<p>Une situation intenable, surtout que l’euthanasie est la dernière solution envisagée. Des animaux sont là pendant des mois. Je peux en témoigner : à chaque visite, je retrouve mes félins préférés. Alors que le Berger Blanc euthanasie 80 % des animaux qu’on lui apporte, la SPCA doit mettre fin aux jours d’un peu plus de 30 % des chats et de 10 % des chiens qui lui sont confiés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3> 300 chats, 300 cages à laver</h3>
<p>Pour s’occuper de tous ces animaux, la SPCA compte sur le travail d’une centaine d’employés et de plus de 300 bénévoles, comme moi. Chaque semaine, je me rends à l’Annexe, le refuge d’urgence de la SPCA où je lave des cages et donne quelques caresses à la centaine de félins en attente d’une nouvelle famille. Premier constat, les animaux sont bien traités. Malgré des ressources limitées, on essaie de rendre le lieu le plus agréable possible. Certains chats partagent même de grandes pièces où ils peuvent courir et jouer. Chaque chat a sa place et on essaie de lui rendre la vie la plus agréable possible. J’ai mes préférés. Dont cette petite femelle qui entre systématiquement dans toutes les cages que je nettoie pour être flattée. Ou un gros mâle gris qui veut toujours être le premier à tester une litière fraichement nettoyée. Le plus difficile est de ne pas les adopter.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Ignorance et irresponsabilité</h3>
<p>Pour Alanna Devine, l’ignorance des maîtres est la source de la majorité des abandons. Les gens adoptent des chiens et ne connaissent pas les besoins de l’animal, ne prennent pas le temps de l’éduquer et n’ont pas de temps à lui consacrer. Le chien fait alors des bêtises à répétition. On l’abandonne donc avec des excuses qui laissent songeur : « il pète les plombs… » Oui, mais il a passé sa journée dans une cage!</p>
<p>Trop de maîtres sont également irresponsables. Ils ne font pas stériliser leurs animaux. Stériliser son chat coûte cher, des bébés, c’est cute. Et finalement, ce n’est plus cute. On apporte les chatons à la SPCA ou on les laisse devenir des chats errants qui vont à leur tour se multiplier. La SPCA a calculé la vitesse à laquelle se multiplient un chat non stérilisé et ses chatons.</p>
<p>1re année = 3 portées = 12 chatons</p>
<p>2e année = 144 chats</p>
<p>3e année = 1728 chats</p>
<p>4e année = 20 736 chats</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/2kUctEWahxc" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
<p>Une solution ? À New York, des cliniques de stérilisation font le tour des quartiers et offrent leurs services à bas prix. L’Idée est géniale, mais au Québec, l’implantation d’un tel projet demeure difficile&#8230; <a target="_blank" href="http://www.protegez-vous.ca/affaires-et-societe/chiens-et-chats-quand-la-sterilisation-a-bas-prix.html" >Protégez-vous en parlait récemment</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Pour agir</h3>
<p>Ce week-end, des centaines d’animaux abandonnés vont venir remplir les cages que je viens tout juste de nettoyer. Qu’on soit une madame aux chats ou pas, on a le devoir moral de s&#8217;en occuper.</p>
<ul>
<li>On peut évidemment venir en adopter. Ils sont nombreux sur <a target="_blank" href="http://www.petfinder.com/index.html" >Petfinder</a> à attendre une nouvelle famille. Si on n’est pas prêt à faire le grand saut, pourquoi ne pas devenir simplement <a target="_blank" href="http://www.spca.com/?page_id=66&amp;lang=fr" >foyer d’accueil temporaire</a> ?</li>
<li>La SPCA cherche toujours des bénévoles. Au <a target="_blank" href="http://www.spca.com/?page_id=7&amp;lang=fr" >siège social</a> ou <a target="_blank" href="https://www.facebook.com/pages/Montreal-SPCA-Emergency-Shelter/178533658712" >au refuge d’urgence</a>, comme moi.</li>
<li>Finalement, on peut aussi faire <a target="_blank" href="https://don.spca.com/donation/checkout.php?donation_id=9e6ad4134df93b7976bf998209253411&amp;show_credit_card=yes&amp;id_type=donation_id&amp;id_value=9e6ad4134df93b7976bf998209253411&amp;language_c=FRENCHQC" >des dons</a>.</li>
</ul>
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		<title>L&#8217;autre Martha</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Jun 2012 12:33:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Élise Desaulniers</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gastronomie]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Elle a 9 ans et jeudi dernier, on l&#8217;a convoquée au bureau du directeur. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;elle a fait ? Un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Elle a 9 ans et jeudi dernier, on l&#8217;a convoquée au bureau du directeur. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;elle a fait ? <a target="_blank" href="http://neverseconds.blogspot.co.uk/" >Un blog</a>, Never Seconds. Depuis un peu plus de deux mois, Martha Payne, une écolière écossaise, photographie les repas qu&#8217;on lui sert à la cafétéria le midi. Chaque jour, Martha présente son dîner, en l&#8217;accompagnant de notes sur le goût, la valeur nutritive des aliments servis et la quantité de cheveux dans l&#8217;assiette.</p>
<p>Martha est devenue instantanément une vedette du Web. Ses lecteurs lui ont envoyé des photos de leurs dîners (souvent aussi dégeulasses que les siens mais parfois franchement appétissants) et a vite frôlé les 3 millions de visiteurs. Elle a donc profité de sa notoriété pour recueillir des dons pour une asso qui distribue des repas dans les écoles à travers le monde.</p>
<div id="attachment_73" class="wp-caption alignnone" style="width: 530px"><a href="http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2012/06/sad-lunchsixten.jpg" ><img class="size-full wp-image-73" src="http://voir.ca/elise-desaulniers/files/2012/06/sad-lunchsixten.jpg" alt="" width="520" height="390" /></a><p class="wp-caption-text">Un 6/10</p></div>
<p>Les photos de Martha on peut-être aidé contribué à l&#8217;amélioration qualité de la bouffe servie à son école. En tous cas, depuis quelques semaines, les plats étaient meilleurs. Depuis un mois, les fruits et légumes sont offerts à volonté : &laquo;&nbsp;Alors que nous étions en rang pour le déjeuner, on nous a annoncé que nous pouvions nous servir à volonté de salade, de fruits et de légumes, et que cela avait toujours été le cas… Et bien mes amis et moi, nous ne savions pas. Ce devait être un secret bien gardé et tout le monde est ravi d’apprendre cette nouvelle.&nbsp;&raquo; Évidemment, les autorités de l&#8217;école disent que leurs décisions n&#8217;ont pas été influencées par le blog de Martha.</p>
<p>Choquée par tant de visibilité, l&#8217;école a demandé à Martha d&#8217;arrêter de prendre des photos à la café. La censure lui a donné une visibilité inespérée et les dons ont été multipliés. Puis, devant la pression, l&#8217;école a changé d&#8217;idée. Martha pourra rapporter son appareil photo à l&#8217;école lundi et continuer d&#8217;écrire.<br />
On espère que son histoire inspirera d&#8217;autres enfants qui décideront d&#8217;en faire autant!</p>
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