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	<title>Commentaires sur : La peine de vie</title>
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		<title>Par : Jean-Serge Baribeau</title>
		<link>http://voir.ca/fabien-loszach/2012/02/02/la-peine-de-vie/#comment-74</link>
		<dc:creator>Jean-Serge Baribeau</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 13:18:09 +0000</pubDate>
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		<description>Une intéressante «réflexion» sur les prisons: 

*****«C&#039;est avec les pierres de la Loi qu&#039;on a bâti les prisons et avec les briques de la religion, les bordels.»*****                               Citations de William Blake

Le problème de la triste existence dans les prisons ou de LA PEINE DE VIE n&#039;est pas encore réglé pour autant!

JSB</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Une intéressante «réflexion» sur les prisons: </p>
<p>*****«C&#8217;est avec les pierres de la Loi qu&#8217;on a bâti les prisons et avec les briques de la religion, les bordels.»*****                               Citations de William Blake</p>
<p>Le problème de la triste existence dans les prisons ou de LA PEINE DE VIE n&#8217;est pas encore réglé pour autant!</p>
<p>JSB</p>
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		<title>Par : Bruce Gervais</title>
		<link>http://voir.ca/fabien-loszach/2012/02/02/la-peine-de-vie/#comment-72</link>
		<dc:creator>Bruce Gervais</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 21:20:33 +0000</pubDate>
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		<description>La peine de mort est une forme de refus social pour une politique de prévention digne de ce nom, une forme de refus aussi d&#039;envisager la psychopathologie comme la maladie que son nom suppose mais surtout, et enfin, un refus de voir l&#039;étroitesse croissante de nos ambitions humanistes.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La peine de mort est une forme de refus social pour une politique de prévention digne de ce nom, une forme de refus aussi d&#8217;envisager la psychopathologie comme la maladie que son nom suppose mais surtout, et enfin, un refus de voir l&#8217;étroitesse croissante de nos ambitions humanistes.</p>
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		<title>Par : Jean-Serge Baribeau</title>
		<link>http://voir.ca/fabien-loszach/2012/02/02/la-peine-de-vie/#comment-71</link>
		<dc:creator>Jean-Serge Baribeau</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 20:33:10 +0000</pubDate>
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		<description>Risquant de sombrer dans la redondance et dans le «copier-coller», je voudrais dire que j&#039;ai aimé l&#039;ensemble de votre analyse.  Mais trois paragraphes m&#039;ont notamment beaucoup plu et ébranlé.  Les voici:

***«Si j’étais condamné à vie, et condamné à vivre dans un centre de détention où mon horizon serait circonscrit par quatre murs et où, comble du malheur,  je ne pourrais pas avoir de relations sexuelles, aimerais-je continuer à vivre ou préférerais-je mourir?

Peut-être que je choisirais de vivre si je trouvais la force intérieure pour sublimer mes pulsions érotiques dans l’écriture, la lecture ou l’art. Il y a aussi de fortes chances que je préfère me suicider si je ne voyais pas d’autres horizons à la douleur morale et à la solitude.

La question morale que le débat aurait peut-être dû ouvrir est celle-ci : si je décidais de mourir, est-ce que ceux qui m’ont condamné devraient m’offrir les moyens technologiques de mourir dignement? Est-ce que l’état a le devoir de m’aider à le faire? C’est une question humaniste : le devoir d’un État d’éviter à ses détenus des souffrances psychologiques trop longues, ce qui relève de la torture.»*** 

Les prisons sont des lieux atroces et pratiquement «invivables».  C&#039;est une forme de torture.  

Mais qu&#039;est-ce qui pourrait, diable, les remplacer?  La prison est souvent un châtiment qui en menace certains plus que d&#039;autres.  Je pense, entre autres, à la surreprésentation des Noirs et des pauvres dans les prisons de la société étatsunienne.   

Au début des années 90, un type d&#039;origine portugaise, Agostino Ferreira, a violé et tué quelques jeunes filles dans des boutiques de la rue Laurier.  Ce n&#039;est qu&#039;en 1995 que les policiers ont fini par l&#039;arrêter.  Il séquestrait des jeunes filles avec, semble-t-il, la complicité de sa mère.  Ce qui me concerne profondément, c&#039;est que la première victime de ce lascar était la fille de 20 ans d&#039;un de mes meilleurs amis. 

Nous causons assez souvent de ce type et nous ne souhaitons pas sa mort.  Mais si jamais il était libéré, nous songeons à hurler et à tenter d&#039;empêcher cela.  Nous sommes de beaux dégueulasses mais y a-t-il une autre attitude possible que notre «déguleurasserie»?

Nous savons que la prison est une sanction presquement inhumaine.  Mais nous sommes déroutés, dé-routés, dans le sens premier du terme. 

Merci de votre texte qui m&#039;oblige à réfléchir encore et encore. 

JSB, sociologue des médias</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Risquant de sombrer dans la redondance et dans le «copier-coller», je voudrais dire que j&#8217;ai aimé l&#8217;ensemble de votre analyse.  Mais trois paragraphes m&#8217;ont notamment beaucoup plu et ébranlé.  Les voici:</p>
<p>***«Si j’étais condamné à vie, et condamné à vivre dans un centre de détention où mon horizon serait circonscrit par quatre murs et où, comble du malheur,  je ne pourrais pas avoir de relations sexuelles, aimerais-je continuer à vivre ou préférerais-je mourir?</p>
<p>Peut-être que je choisirais de vivre si je trouvais la force intérieure pour sublimer mes pulsions érotiques dans l’écriture, la lecture ou l’art. Il y a aussi de fortes chances que je préfère me suicider si je ne voyais pas d’autres horizons à la douleur morale et à la solitude.</p>
<p>La question morale que le débat aurait peut-être dû ouvrir est celle-ci : si je décidais de mourir, est-ce que ceux qui m’ont condamné devraient m’offrir les moyens technologiques de mourir dignement? Est-ce que l’état a le devoir de m’aider à le faire? C’est une question humaniste : le devoir d’un État d’éviter à ses détenus des souffrances psychologiques trop longues, ce qui relève de la torture.»*** </p>
<p>Les prisons sont des lieux atroces et pratiquement «invivables».  C&#8217;est une forme de torture.  </p>
<p>Mais qu&#8217;est-ce qui pourrait, diable, les remplacer?  La prison est souvent un châtiment qui en menace certains plus que d&#8217;autres.  Je pense, entre autres, à la surreprésentation des Noirs et des pauvres dans les prisons de la société étatsunienne.   </p>
<p>Au début des années 90, un type d&#8217;origine portugaise, Agostino Ferreira, a violé et tué quelques jeunes filles dans des boutiques de la rue Laurier.  Ce n&#8217;est qu&#8217;en 1995 que les policiers ont fini par l&#8217;arrêter.  Il séquestrait des jeunes filles avec, semble-t-il, la complicité de sa mère.  Ce qui me concerne profondément, c&#8217;est que la première victime de ce lascar était la fille de 20 ans d&#8217;un de mes meilleurs amis. </p>
<p>Nous causons assez souvent de ce type et nous ne souhaitons pas sa mort.  Mais si jamais il était libéré, nous songeons à hurler et à tenter d&#8217;empêcher cela.  Nous sommes de beaux dégueulasses mais y a-t-il une autre attitude possible que notre «déguleurasserie»?</p>
<p>Nous savons que la prison est une sanction presquement inhumaine.  Mais nous sommes déroutés, dé-routés, dans le sens premier du terme. </p>
<p>Merci de votre texte qui m&#8217;oblige à réfléchir encore et encore. </p>
<p>JSB, sociologue des médias</p>
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