3.5

1 cote

21 Jump Street
en version française : 21 Jump Street v.f.

Bande-annonce Articles

  • PaysÉtats-Unis

  • Année2012

  • Sortie DVD26 juin 2012

  • Année109 min.

  • GenreComédie

  • Classement13 ans et +

Bande-annonce

Articles

  • 15 mars 2012 · Manon Dumais
    Édition : gatineauottawa, saguenay et montreal

    Retour en classe

    Vous rappelez-vous la série culte 21 Jump Street, celle qui a révélé au monde Johnny Depp, où de jeunes policiers ...

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  • 15 mars 2012 · 14h23 Jimmy Chartrand

    21 Jump Street: fous rires en service

    Populaire télésérie des années 80 qui a lancé la carrière de la mégastar Johnny Depp, voilà qu’on ramène les bases de la série pour offrir un divertissement incontrôlable prêt à offrir rires vulgarités, poursuites, actions et explosions. Bref, un projet complètement fou et souvent jouïssif à souhait qui s’impose comme la comédie à ne pas manquer pour tous ceux qui se sentiront concernés.

    Disons qu’en seulement dix ans, si le concept même de la faune scolaire a peu changé, la caractérisation de celle-ci, oui.C’est donc en basant sa logique principale sur cette observation démontrant un mouvement de balancier étonnant selon un principe que ce que l’on connaissait a simplement été inversé que 21 Jump Street se veut d’abord et avant tout le plus intéressant. Pourquoi? Parce que voilà, Schmidt et Jenko, le duo improbable par excellence (le grand charmeur imbécile et le petit gros intellectuel) est également le pire duo de policiers qui ne mène décidément pas la vie active et cinématographique qu’ils s’imaginaient en intégrant le service. Ainsi, toujours en quête de l’excitante vie qu’ils s’étaient planifié, au même titre que le spectateur qui espère un film grandement à la hauteur de leurs espérances, débutera une séance de dérapage que Jonah Hill, producteur, co-concepteur de l’histoire et acteur principal, aura confié au scénariste Michael Bacall, lui qui pourrait bien en être le spécialiste.

    Après tout, à peine un mois après la grande virée que fut l’inattendu Project X, Bacall part à nouveau d’une prémisse conventionnelle et simpliste pour laisser déborder toutes sortes d’exagérations hilarantes à souhait. Rien de bien nouveau dans ce duo réaffecté à un vieux programme policier des années 80 qu’on ramène (!) et qui doivent s’infiltrer dans une école secondaire pour pister comment fonctionne la distribution de la drogue. De là, on connaît pas mal tout ce qui se déroulera et on se doute bien également de comment tout ceci se terminera. N’empêche, comme on dit souvent, c’est le voyage et non la destination qui compte et à ce niveau, en connaissant très bien ses clichés, 21 Jump Street se permet toutes sortes de dérives qui font plaisir.

    Du coup, références, clin d’oeils et références, autant à la culture qu’aux différents genres touchés en soi, on se joue et on se moque de tout. L’auto-dérision étant exploitée à son maximum, ce fut un très bon choix de confié ces aventures roccambolesques et absurdes au duo de réalisateur derrière le jubilatoire film d’animation Cloudy with a Chance of Meatballs, alors que leur passage à la réalité, ou du moins ce qui semble s’y rapporter, se fait avec panache.

    Bien sûr, Bacall et Hill nagent en terrain connus en retournant sur les bancs d’école et leurs observations sont toujours d’une grande justesse, sans oublier les sommets de chaque situation. Pour le premier, entre party, hélicoptère et problèmes pyrotechnique et pour le second, une redites plutôt détonnante sur le combat à finir toujours incessant entre les populaires et les nerds à l’école. Pourtant, là où Project X se montrait irresponsable et sans valeurs ou même sans morales, 21 Jump Street y va autrement, il punit les méchants, leur donne le mauvais jour et véhicule une prise de position pour la dévotion à ses causes et aux études qui peuvent toujours être utiles quand on s’y attend le moins.

    Époque révolue pour les plus vieux, il est difficile d’imaginer ce que ce serait de revivre son secondaire avec ses notions et possibilités d’aujourd’hui, mais avec un film franchement explosif on se permet pratiquement tous les coups ici, se montrant habile dans la création d’un film qui saura autant plaire aux jeunes qui voudront baigner dans un tel univers qu’aux plus vieux qui y verront la subtilité de seconde main. Parce qu’il sait que le spectateur a ses attentes et ses connaissances, le film s’assure toujours de jouer avec ses appréhensions et de lui offrir des surprises toujours où il s’y attend le moins. On pense notamment à une règle de trois réinventée avec des explosions ou même des références culturels comme Nicholas Stoller aime bien le faire de son côté On doit également noter de divers références au matériel original, comme d’un ingénieux cameo qui injecte une idée de « legacy » qui est ma foi fortement bien écrite pour la situation.

    Mené tambour battant et parce qu’on y rit grassement du début à la fin, on ne peut que sauter à pieds joints dans l’aventure et s’offrir cette grande partie de plaisir où tous, devant ou derrière l’écran, s’amusent sans limites. De ce côté, malgré quelques baisses de régime ici et là et une introduction légèrement longuette comme le film dure pratiquement deux heures, on peut compter sur une distribution de haut calibre qui savent donner vie à cette large palette de personnages colorés à souhait. Certes, on aurait aimé que de talentueux noms comme Nick Offerman, Jake M. Johnson, Caroline Aaron, Ellie Kemper ou même Chris Parnell aient droit à un peu plus de temps d’écran, alors qu’on s’est habitué à les voir un peu partout, mais on se réjouit que les rôles plus importants soient confiés à de prometteuses têtes d’affiches. Chez les protagonistes, Jonah Hill confirme ses capacités de grand comédien surtout pour ce qui est de l’humour, alors que Channing Tatum prouve qu’il a peut-être trouvé sa véritable vocation comme il excelle bien plus dans la comédie que dans tous les autres genres auxquels il s’associe. Autant amusant chacun de leur côté que lorsqu’ils sont réunis, ce sont deux acteurs bien de leur génération qui en imposent et qui bénéficient d’une chimie de premier ordre. Ça fait des flammèches comme on dit!

    Pour le penchant féminin, Brie Larson brille et évoque la lumineuse Alison Pill avec qui elle a travaillé sur Scott Pilgrim vs. The World et Dave Franco évoque son frère James tout en se montrant assez doué pour se tisser une carrière bien à lui. Ses tentatives de jouer faussement au dur cachant un être sensible, contrarié et respectueux des autres et sa planète en font un personnage clé. Toutefois, si Rob Riggle peut utiliser sa surenchère à profit ici, c’est Ice Cube qui crée des étincelles. Certes son rôle n’est pas inédit, P. Diddy avait relativement le même dans Get Him to the Greek, mais il est tellement dévoué et fait déborder tellement de folies et d’absurdité dans cette critique si juste du « rôle noir hollywoodien » qu’on ne peut que succomber à la l’hilarité à chacune de ses apparitions.

    21 Jump Street est donc un excellent divertissement franchement soigné, ses situations et ses moments marquants étant définitivement nombreux. Autant en termes de rires qu’en termes d’action, on en a pour notre argent et on se réjouit constamment du soin apporté à l’ensemble, du montage dynamique (mémorable générique!) aux savoureux dialogues que la distribution se permet de débiter avec bonheur. Si l’on va par quelques rares moments trop loin, on s’assure de rendre les malaises amusants et le reste captivant, pleinement en mesure d’en prendre d’avantage. Parce que bien que le gag final invitant à une suite soit d’abord et avant tout un judicieux gag qu’on devait prévoir, disons qu’on ne dirait certainement pas non à la proposition!

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