3

1 cote

50/50
en version française : 50/50 v.f.

Bande-annonce Articles

  • Cote de Voir3
  • PaysÉtats-Unis

  • Année2011

  • Sortie DVD10 avril 2012

  • Année99 min.

  • GenreComédie dramatique

  • ClassementGénéral

Bande-annonce

Articles

  • 6 octobre 2011 · Manon Dumais
    Édition : mauricie

    Un crabe dans la tête

    Il n’y a pas du tout matière à rire lorsqu’on parcourt les statistiques de la Société canadienne du cancer. Ainsi, ...

  • 29 septembre 2011 · Manon Dumais
    Édition : montreal

    Un crabe dans la tête

    Il n’y a pas du tout matière à rire lorsqu’on parcourt les statistiques de la Société canadienne du cancer. Ainsi, ...

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  • 29 septembre 2011 · 22h08 Suzanne Prévost

    Plus émouvant que drôle.
    Je suis allée voir ce film avec une certaine réserve. Une comédie sur le cancer, ça me faisait un peu peur. Le film n’est pas mauvais mais pas très drôle non plus. Les situations qui pourraient être très drôle si la maladie avait été moins grave ne font pas rire énormément. Le sujet est trop lourd et crée un certain malaise dans la salle. Par contre, ce film fait beaucoup réfléchir sur la vie et la mort. Et en passant, ce n’est pas un cancer du cerveau mais dans le dos. Enfin, je ne conseille pas ce film à quelqu’un qui a une personne qui souffre du cancer près de lui.

  • 29 septembre 2011 · 23h51 Jimmy Chartrand

    50/50: quand même la larme trouve le moyen de rire

    Bertrand Blier a prouvé plus tôt cette année qu’il était effectivement possible de rire du fléau nommé « Cancer » avec son déroutant Le bruit des glaçons. Maintenant, c’est au tour du talentueux Jonathan Levine de transposer la prémisse à un niveau plus naïf, plus sensible et également plus réaliste en se situant à nouveau dans le milieu des jeunes adultes, comme il l’avait fait avec son surprenant The Wackness. Soigné dans tous ses aspects, fort d’une justesse à fleur de peau qui passe du rire aux larmes, en plus de bénéficier d’une soundtrack ajustée et d’un casting de premier ordre, 50/50 est bel et bien l’une des plus belles surprises cinématographiques de l’année.

    On ne parle pas ici d’un chef-d’oeuvre, ni d’un film qui repousse les limites du cinéma, mais à sa façon il change un peu la donne et la façon d’aborder des sujets actuels et ambiguë en n’ayant pas peur de frôler le réel avec les cases grises impliqués sans tomber dans la surenchère. Tout ici assume un désir de vérité constant ne cherchant ni les larmes, ni la frustration à tout prix à défaut de réussir néanmoins à atteindre ce genre d’émotions. Tout comme Tom Mccarthy (The Visitor, Win Win), il utilise la gravité de nombreux sujets pour tournoyer autour avec aisance afin d’en multiplier les perspectives. La façon constante et perpétuelle d’autant détourner ce qu’on prendrait pour de l’importance et d’en ressortir d’autres aspects tout aussi majeurs permet d’amener une virtuosité certaine au scénario de Will Reiser, s’inspirant de son propre vécu, qui passe par tous les tours d’horizon envisageables.

    Ce n’est donc pas nécessairement un film sur le cancer de manière frontale, mais bien intériorisée qui s’intéresse à comment on vit la catastrophe en soi et comment on doit interagir avec son environnement autour. La simplicité qui se dégage aux premiers abords de la mise en scène doit beaucoup à son importance aux détails qui surgit toujours aux moments les moins attendus laissant comprendre que chaque étude de personnage a été développé avec soin. Que ce soit la bordélique et novice thérapeute sous les traits d’une délicieuse Anna Kendrick qui délaisse le temps d’un instant son rôle habituel de névrosée, jusqu’à la mère envahissante où l’on retrouve une Anjelica Huston méconnaissable, en passant par Bryce Dallas Howard à nouveau délicieuse dans un rôle cruel comme dans The help, tout ici semble couler avec une fluidité remarquable. Même le médecin, le père atteint d’alzheimer (interprété par le québécois Serge Houde!) et on en passe bénéficient de traits caractéristiques qui ajoutent à la richesse de l’univers de 50/50.

    Puisque voilà, le tout est simple, l’inconcevable se produit: du jour au lendemain un jeune homme respectable qui pourrait bien tout avoir pour être heureux apprend qu’il est atteint d’une tumeur. Sympathique Joseph Gordon-Levitt oblige, avec la nuance qu’on lui connaît, il subit avec nous toutes les étapes qui s’ensuivent du déni à la plus grande acceptation. Il y aurait donc moyen de s’apitoyer et de constamment ramener le couteau dans la plaie, mais voilà qu’apparaît le pivot central de ce film: Seth Rogen.

    Si tous les autres personnages semblent cadrer parfaitement, le choix d’un tel acteur qui interprète évidemment le genre de rôle qu’on lui connaît, permet au film d’atteindre un second degré aussi inattendu que nécessaire. D’avoir ici comme meilleur ami un gars au-dessus de ses affaires, bouffons et qui ne pensent qu’à faire la fête et ramener des filles apporte au film beaucoup plus qu’on serait prêt à se l’accorder et livre du coup un autre genre de déni. Alors que le personnage d’abord rebutant s’inscrit lentement, mais sûrement en nous, il ne faut pas penser qu’on n’a pas soigné cette part du scénario puisque lorsqu’on en dévoilera le véritable fondement, sans jamais en brimer la surface, on réalisera que tout sera plus solide que le roc. Du coup, Seth Rogen devient surprenamment non seulement un des éléments les plus réussi du film, mais il trouve également un de ses meilleurs rôles. L’artiste également producteur, montre enfin que sous sa surface, se cache une finesse de jeu dont lui seul connaît le secret, capable d’amener un degré précis au personnage qu’il continue d’alimenter et qu’il semble finalement capable de promener d’un univers à un autre et de partager d’un partenaire à un autre également. D’abord discordante, sa complicité avec Gordon-Levitt relèvera rapidement l’évidence.

    Il lui arrive d’ailleurs d’amener à l’avant-plan plusieurs des dialogues les plus savoureux du film qui ne nous laisse jamais en reste trouvant toujours quelque chose à nous mettre sous la dent, les trouvailles fouillés étant nombreuses pour multiplier la subtilité prédominé d’un long-métrage qui n’arrête plus de charmer. Comme quoi le malaise laisse toujours place à un humour plus lumineux que véritablement noir, amenant l’acceptation à un niveau supérieur et le terme de « feel-good movie » comme étant plus juste que jamais.

    Envahi d’excellents choix musicaux qui sont secondés d’une douce, discrète et juste trame sonore du toujours excellent compositeur Michael Giacchino, on ne peut jamais se plaindre. 50/50 est donc le bonheur qui avait été promis depuis son annonce à son visionnement, ce, en passant même pas sa judicieuse bande-annonce.

    Film coup de coeur, bonbon, cadeau, nommez-le comme vous le voulez. Cependant, dans le genre et parce que le genre de film qui touche aussi justement et libère aussi foncièrement est assez rare dans la quantité faramineuse de longs-métrages qui prennent l’affiche chaque mois, on parle ici d’un immanquable. D’un film qui reste en tête par son charme et son naturel qu’on lui envie de trouver une aisance aussi remarquable face à quelque chose d’aussi peu recommandable et du même coup tabou. Une oeuvre saisissante qui te prend les trippes sans te les tordre ou te les massacrer, cherchant seulement à te faire du bien, seulement du bien, usant d’une irrésistible fraîcheur. Et ça, ne le cachons pas, tout le monde en a besoin. Alors, faites-vous du bien maintenant et que diable, allez voir ce film!

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