2.5

1 cote

Anonymous
en version française : Anonyme

Bande-annonce Articles

  • Cote de Voir2.5
  • PaysRoyaume-Uni;Allemagne

  • Année2011

  • Sortie DVD10 avril 2012

  • Année130 min.

  • GenreDrame

  • ClassementGénéral

Bande-annonce

Articles

  • 27 octobre 2011 · Manon Dumais
    Édition : montreal

    Nom de plume

    Si plusieurs historiens refusent à Shakespeare la paternité de ses oeuvres, d’aucuns peuvent se targuer de savoir la vérité à ...

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  • 28 octobre 2011 · 02h50 Jimmy Chartrand

    Anonymous: la belle parure

    Roland Emmerich, habitué des films catastrophes, s’attaque à une catastrophe d’un autre genre en renouant avec le film historique. Le résultat, s’il est visuellement splendide, souffre toutefois à nouveau au niveau du scénario..

    Choix surprenant de celui qui a fait non pas une ni deux, mais bien au moins quatre fins du monde cinématographiques que de se tourner dans un suspense intrigant sur la vérité derrière Shakespeare.. Bien sûr, il s’est déjà tourné vers le passé à quelques reprises avec notamment The Patriot et 10,000 BC, mais si on s’attendait à trouver son film le plus intimiste jusqu’à maintenant, on réalise plus que jamais qu’il ne faut certainement pas sous-estimer cet allemand imprévisible. Pas de mammuth, d’extra-terrestre ou de planète en totale destruction, mais rassurez-vous, le budget faramineux est mis à contribution et Emmerich s’amuse visuellement en recréant virtuellement et réellement l’époque de la première reine Elizabeth avec éloquence et maîtrise.

    Splendide et flamboyant, avec des costumes somptueux, de grands panoramas filmés avec élégance et des couleurs aussi sombres qu’étincelantes, le cinéaste démontre qu’au niveau technique, il s’améliore constamment et sa reconstitution parviendrait certainement à faire pâlir la version plus carton-plâtre de Shakespeare in Love.

    Toutefois, pour lui, pas question de faire dans les tendres amourettes et on situe le tout dans des années graves, sombres, Sweeney Todd-ienne presque, émettant la proposition que l’époque Shakespearienne était loin d’être celle du romantisme, mais bien des trahisons et des amours perdus et condamnés (mais pas dans le sens Romé et Juliette..)

    Que cherche-t-on à amener ici? Oui, encore et toujours le fait que le supposé génie de la littérature anglaise avec ses pièces et ses poèmes connus d’entre tous depuis des décennies et des siècles ne serait qu’un fraudeur, tentant de lever le voile sur une « vérité qui nous aurait été caché à tous ».

    S’il y a certes un intérêt à découvrir tous les petits secrets qui se faufilent ici, on ne peut cacher que l’ambitieuse saga qu’a mené Emmerich est victime de son audace. Du haut des 130 minutes du film, on déploie un nombre grandiloquent de personnages à qui on veut donner une importance égale. Si l’on pense que Shakespeare sera l’élément central du film, on se surprend à découvrir que tout le monde, jusqu’à la reine, a droit à son passé sombre et à ses innombrables flash-back. Non pas qu’on aie quelque chose contre, mais si on utilise par moment des mentions écrites pour nous situer, on passe beaucoup plus de temps à nous perdre.

    Surtout, parce que tout le monde se ressemble avec ces perruques (bizarres?? brunes, vraiment?) et qu’on passe d’un flashback à un flashback dans un autre flashback du flashback en multipliant les allées et les venues sans crier gare. Quand même, calmez-vous les Sucker Punch et compagnie, inutile de faire du Inception à tout bout de champ!

    AInsi, le scénario fera défaut. Râtissant trop large, il nous fera perdre un peu le fil des nombreux complots, trahisons et autre qui ne cesseront d’être décris dans le film. Bien qu’on remerciera les interprétations senties de la distribution (toujours agréable de le voir dénicher des têtes moins connues), on n’arrivera jamais à véritablement se questionner sur la véracité de ce qu’on nous démontre, ne voyant le tout comme un divertissement, sans plus, sans véritable valeur historique.

    Trop long, mais franchement bien fait, dénué de l’humour cabotin qui, surprenamment, créait la certaine réussite de son grandiloquent 2012, on ne trouvera pas son meilleur film en carrière (on se demande bien ce que ce dernier pourra bien être..) bien qu’on retrouvera ses prétentions les plus amusantes, comme son prologue et son épilogue clâmée en version théâtrale avec une gravité un peu trop sérieuse pour ce qu’elle est vraiment. Un suspense sympathique donc, qui nous ravira par son magnifique visuel, mais qui nous laissera plutôt sur notre faim pour le reste.

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