
2 cotes
Descendants (The)
en version française : Descendants (Les)
- Cote de Voir3.5
- PaysÉtats-Unis
- Année2011
- Sortie DVD13 mar 2012
- Durée1h55
- GenreComédie dramatique
- ClassificationGénéral
- RéalisateurAlexander Payne
- Mettant en vedetteGeorge Clooney, Matthew Lillard et Judy Greer
- Site officielwww.foxsearchlight.com/thedescendants
- Sommaire
Modeste avocat, Matt King hésite à vendre les terres ancestrales dont ses cousins et lui ont hérité. Au même moment, sa femme agonise à l’hôpital à la suite d’un accident en mer. Père peu présent, il doit se rapprocher de ses deux filles lorsque vient le temps d’annoncer à la famille que sa femme n’en a plus pour très longtemps. La tournée sera douloureuse puisqu’il apprendra que celle-ci lui cachait bien des choses. En filigrane se dessine le portrait d’un homme pétri de contradictions, fier de ses ancêtres alors qu’il s’intéresse peu à sa propre descendance, curieux de tout connaître sur sa femme comateuse qu’il a pourtant souvent négligée. King n’a rien d’un héros et c’est ce qui fait de lui un être imparfait profondément attachant comme seul Payne sait en créer.
Articles
-
1 décembre 2011 · Manon Dumais
Édition : quebecThe Descendants : Sur les routes d’Hawaii
Dans The Descendants d’Alexander Payne, George Clooney éblouit par la finesse de son jeu.
-
24 novembre 2011 · Manon Dumais
Édition : montrealThe Descendants : Sur les routes d’Hawaii
Dans The Descendants d’Alexander Payne, George Clooney éblouit par la finesse de son jeu.



The Descendants: le petit « grand film »
Enfin! Alexander Payne revient avec un long-métrage à l’aide de The Descendants, un excellent « petit » film qui risque cependant d’être sur-encensé pour les mauvaises raisons..
Les aléas de la vie fascinent Alexander Payne et il aura fallu plus de six ans avant que ce chouchou des cinéphiles et des critiques nous reviennent avec un long-métrage. Épaulé cette fois-ci par un George Clooney toujours dans sa forme la plus resplendissante du côté du protagoniste, il met en scène un homme plutôt solitaire qui doit renouer avec ses filles lorsque sa femme qu’il n’a pas vu depuis un moment souffre d’un coma à la suite d’un accident pratiquement mortel. Entre-temps, des secrets se dévoilent et les difficultés semblent se dédoubler alors que d’autres circonstances s’accumulent autour de lui.
Campé dans un Hawaï réaliste qui navigue dans des eaux beaucoup plus éloignés du paradis qu’on a tendance à s’imaginer (comme on l’indique à la narration), on se retrouve à hauteur d’homme dans cette chronique douce-amère qui balance avec réussite des rires aux larmes. Par le biais de thèmes sur-exploité entre force et acceptation, Payne tisse ici un scénario solide qui convainc principalement par sa justesse, toujours de mise.
Avec une distribution parfaitement à l’aise même dans ses choix les plus surprenants (Matthew Lillard, notamment), le film séduit par la candeur et la spontanéité de ses situations et ses dialogues. Il faut dire qu’avec sa joie au coeur et sa cadence posé qui prend son temps pour laisser les choses se passer et les personnages s’émanciper, il est tout à l’honneur du film de bien s’assurer de nous pousser dans son rythme sans jamais nous brusquer.
De plus, tout en nuance, balayant quelques sujets plus graves entre l’avenir de l’héritage d’une famille et la notion de fidélité, Payne prend soin de ne jamais trop alourdir, faisant de son film un baume pour le coeur qu’on ne peut qu’accueillir avec certitude.
Cependant, parce qu’il n’atteindra jamais de véritables profondeurs à défaut de les interpeller, on devra également avouer que ce petit film, bien qu’excellent, sera loin d’être extraordinaire. Supérieur à la moyenne, certes, il ne méritera certainement pas les éloges exagérées qu’on lui accordera sous prétexte que c’est un « nouveau Alexander Payne ». Alors restons modestes, allons voir le film, apprécions-le et savourons-le comme il se doit, sans nécessairement admettre dès le départ qu’il est le grand cru tant attendu.