2.5

3 cotes

Empire Bo$$é (L')
en version française : Empire Bo$$é (L')

Bande-annonce Articles

  • Cote de Voir3
  • PaysCanada

  • Année2012

  • Sortie DVD19 juin 2012

  • Année95 min.

  • GenreComédie

  • ClassementGeneral

Bande-annonce

Articles

  • 15 mars 2012 · Manon Dumais
    Édition : estrie, gatineauottawa, mauricie, saguenay, montreal et quebec

    La couleur de l'argent

    Réalisé par Claude Desrosiers, L’empire Bo$$é met en vedette Guy A. Lepage dans le rôle d’un puissant bandit à cravate. L’indignation serait-elle un bon moteur pour une comédie sur l’éthique? Parions que oui…

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  • 15 mars 2012 · 23h47 Jimmy Chartrand

    L’empire Bo$$é: parfois il faut décrocher plus gros

    Parce qu’on ne s’attendait à rien sinon au pire, craignant de loin un ratage aussi profond que L’appât (c’est peu dire!), il faudra admettre qu’on avait oublié le temps d’un instant le talent de l’équipe derrière L’empire Bo$$é, ayant été en mesure d’offrir un divertissement respectable de tout ceci.

    C’est certain que L’empire Bo$$é ne marquera pas son époque, le temps ou quoique ce soit du genre, mais parce qu’il est profondément sympathique, rapide et intentionné de façon raisonnable, on devra avouer qu’en terme de comédies fo-folles tatouées Québec, ce sera idéal pour aller se divertir la switch à off le temps d’une bonne heure et demie.

    Parce que l’excellente distribution a tellement de plaisir, difficile de ne pas embarquer dans l’univers de folies dans lequel ils nous invitent. Legault dans un contre-emploi judicieux de pas vite-vite fait une paire intéressante avec un Guy A. Lepage verreux, mais attachant (moins pointu et provenant du peuple donc en financier beaucoup plus crédible que celui interprété dans Camping Sauvage) qui sait conquérir le coeur autant de Magalie Lépine-Blondeau qu’une désopilante Valérie Blais assez cruche, mais également adorable, évoquant par moment son intemporel personnage de Rafi. À tout ceci, ajouter des noms d’honneur comme Yves Pelletier qui se retient pour ne pas refaire le bulletin de nouvelles des sourds et muets, un Benoît McGinnis déjanté, une Cynthia Wu-Maheux criante, un James Hyndman effacé, mais marquant et même une hilarante Élise Guilbault qu’on aurait certainement voulu voir plus souvent et vous obtenez toute une distribution qui se retrouvent dans des situations qui dépassent le réel.

    Malheureusement, on ne saute pas à pieds joints dans l’aventure et on concocte le tout sous forme de faux documentaire (la mode après tout..) pour toujours garder en tête l’idée que tout ceci est « vrai de vrai ». Certes, on lance et relance un nombre incalculable de clins d’oeil et de références à nos plus grandes magouilles financières des dernières décennies, mais on les appuie souvent beaucoup trop sans jamais poser de jugement. Résultat, on sourit ou on se désole et on ne sait pas trop quoi en penser. Heureusement par contre, évoquant les plus beaux moments du premier Dans une galaxie près de chez vous que le talentueux Claude Desrosiers a également réalisé ou même des passages purement « Le coeur a ses raisons » (des blagues de chirurgie plastique qui feraient rougir Crystal Bouvier-Montgomery notamment!), on nous offre des bribes d’absurdités qui valent le détour et qui se prennent comme d’un succulent grain de folie qui s’accroche à l’engrenage pour nous faire décrocher avec bonheur.

    D’une scène burlesque mémorable qui laissent passer les fêtes et les saisons jusqu’à la naïveté pratiquement légendaire de Lise Filion, plusieurs moments de rires franchement francs nous sont livrés laissant pondre les plus grands élans que la comédie aurait pu emprunter pour atteindre des sommets.

    Dommage donc qu’au final on ne laisse jamais le tout totalement décoller, se contentant de briser constamment le rythme de nombreuses façons que ce soit par les bribes d’entrevues sommes toutes marrantes notamment à cause des cameos ou par ces choix de couleurs qui auraient nécessité une plus grande justification (on peut traverser les époques par le biais de la mode, ce qui est tout autant efficace il me semble). Malgré tout, parce que la stupidité remporte toujours L’empire Bo$$é passe le test qu’on était certain de ne pas lui accorder pour cause d’échec immédiat.

    Mais bon, entendons-nous que d’un film du peuple fait pour le peuple touchant un sujet qui pourrait difficilement être plus d’actualité, les spectateurs y seront sûrement conquis, trouvant aisance à rire grandement de ce qui les indignaient y a pas si longtemps.

    Un film donc pour rire gras, pas aux larmes ni à s’en décrocher la mâchoire, mais bien à un nombre suffisant de moments pour accorder que notre argent a au moins été rentabilisé, à défaut de savoir que ce ne sera jamais le cas dans la vraie vie.

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