2.5

1 cote

Grey (The)
en version française : Peur grise

HoraireBande-annonceArticles

  • Cote de Voir2
  • PaysÉtats-Unis
  • Année2012
  • Sortie DVD22 mai 2012
  • Durée1h57
  • GenreDrame
  • Classification13 ans et +
  • RéalisateurJoe Carnahan
  • Mettant en vedetteJames Badge Dale, Liam Neeson et Dermot Mulroney
  • Site officielthegreythemovie.com
  • Sommaire

    Une équipe d’ouvriers survit à un écrasement d’avion en Alaska. Ceux-ci feront tout pour survivre alors qu’une meute de loups les poursuit.

Bande-annonce

Articles

  • L’heure du loup
    26 janvier 2012 · Manon Dumais
    Édition : estrie et montreal

    The Grey : L’heure du loup

    Leur avion s’étant écrasé en Alaska, un groupe d’ouvriers tente d’échapper à une meute de loups. D’un rythme lent et ...

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  • 27 janvier 2012 · 02h50 Jimmy Chartrand

    The Grey: matière grise en péril

    Liam Neeson l’invincible est de retour dans The Grey, un suspense d’action dramatique qui cherche sa voie sans jamais vraiment la trouver.

    Les forêts hivernales ont la cote et l’homme a besoin de se recueillir pour mieux se trouver. L’isolement est idéal et l’introspection aux allures bizaremment thérapeutique servent à donner l’impression que l’oeuvre, anodine, s’éleve à des rangs plus spirituels et honorables, donc acceptables. Pourtant, Joe Carnahan ne peut nous flouer: il est le réalisateur du remake récent de The A-Team et il a beau intégrer à son oeuvre des moments touchants et des réflexions poétiques comme bon lui semble, rien n’arrive à camoufler le gros film d’action qu’il avait encore envie de faire, belles tranches de grosse camaraderie masculine évidemment de la partie.

    Mais bon, la mode est bien là, les films d’action n’en sont plus vraiment, ils cotoient le suspense et pire, ils se questionnent sur eux-même. On repensera à l’exercice de style incomplet Hanna de Joe Wright qui rejouait les mêmes cartes et on réalisera encore ici qu’il faut savoir mieux creuser au niveau du scénario pour convaincre et ne pas s’en tenir au style, aspect que le cinéaste ne force même pas spécialement d’ailleurs.

    De ce fait, Carnahan multiplie les invraisemblances et les ruptures de ton ce qui cause sans cesse un inconfort au moment de son film lorsque ce ne sont pas des soupirs, de l’exaspération ou de l’indifférence au milieu de quelques rires inopportuns. On voudra bien suivre la destinée de Ottway puisque c’est Liam Neeson, acteur honorable qui s’entête à s’associer à des productions peu reluisantes depuis plusieurs années, ses collègues en feront de même: quand Neeson parle, tout le monde se tait. Même chose quand il se démène, se bat, est à la tête de l’action.

    Cependant, la chair dont on entourera son personnage n’ira jamais bien loin que milles autres choses qu’on aura vu avant. Soit, l’homme qui a tout perdu, n’a plus rien à perdre et au moment où il est prêt à en finir, est victime de quelque chose de véritablement grave qui le remet en question et finalement lui fait réaliser que ce qu’il veut le plus, c’est survivre. Ainsi, notre protagoniste devient le protecteur d’une bande d’homme pris en pleine forêt hivernale ne souhaitant que retourner chez soi. Oui, vous ne rêvez pas, on nous rejoue encore la carte complaisante et langoureuse de The Way Back, les métaphores religieuses en moins, s’attardant ici sur un ennemi omniprésent, soit, les loups qui guettent partout.

    Devenu meurtre et mystère dans la forêt à savoir qui mourra le prochain à défaut de déjà connaître le meurtrier (des loups tous différents, étranges, mieux réussis que ceux de Twilight, mais décidément pas toujours.. disons.. convaincants..), on doit avouer que plusieurs sursauts et que les séquences d’action également valent leur pesant d’or. Le suspense est rondement mené et le paysage sonore est effectué avec minutie ce qui est essentiel dans un tel film qui doit te donner l’impression d’intégrer l’environnement particulier.

    Cependant, entre plusieurs milliards de sacre, des personnages dont on se fout un peu de leur vie qu’il regrette à l’idée de ne jamais la retrouver, de l’humour sorti de nulpart et du mélodrame qui n’en finit plus à coup de musique sirupeuse et de ralentis, on perd notre route et on ne voit pas vraiment ce que le film essaie de nous apporter à défaut de compiler bon nombre d’idées piquées un peu partout qu’on suppose que Carnahan aimait bien et avait envie de copier.

    Le résultat, prêchant par longueurs auprès de sa durée beaucoup trop insistante, finit par lasser et ne plus convaincre du tout. Oui, le huis-clos fonctionne un temps, quoiqu’on s’en serait bien tenu qu’avec Neeson qui peut très bien hypnotiser un écran, mais on regrettera le manque de finition à tout cela, ainsi que cette nouvelle mode plutôt désagréable de ne jamais finir les films et même pire, d’utiliser comme finale la fin des bandes-annonces.. (Soyez prévenus, n’attendez pas plus..)

    On en ressort donc avec un sentiment intérieur faussement profond, avec l’impression d’avoir eu un certain lavage de cerveau pour atteindre en soi une paix intérieur superficielle. On doute donc que les mâles visés pour ce film s’amuse autant comme l’action vient à manquer et que la méditation sur fond d’arbre glacés poussé par le vent abonde, alors qu’à l’opposé, les filles ne seront pas trop flatté par la violence assez explicite. À qui donc pourra bien s’adresser le film? On y repense encore, mais en tout cas, ça ne devait pas être moi.. Un film parfait pour les indécisions intérieurs découlant du blues de l’hiver, sinon rien.

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