
2.5
5 cotes
Iron Lady (The)
en version française : Dame de fer (La)
- Cote de Voir2
- PaysRoyaume-Uni
- Année2011
- Sortie DVD10 avr 2012
- Durée1h45
- GenreDrame historique
- ClassificationGénéral
- RéalisateurPhyllida Lloyd
- Mettant en vedetteMeryl Streep, Jim Broadbent et Harry Lloyd
- Site officielwww.theironladymovie.co.uk
- Sommaire
Film biographique relatant l’ascension au pouvoir de Margaret Thatcher, ancienne première ministre du Royaume-Uni, dans un monde dominé par les hommes.
Articles
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19 janvier 2012 · Manon Dumais
Édition : estrie, gatineauottawa et quebecThe Iron Lady : Miss Maggie
Sous les traits de Margaret Thatcher, Meryl Streep, qui a remporté le prix de la meilleure actrice dans la catégorie Drame aux Golden Globes dimanche dernier, illumine le terne biopic The Iron Lady de Phyllida Lloyd.
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12 janvier 2012 · Manon Dumais
Édition : estrie et montrealThe Iron Lady : Miss Maggie
Sous les traits de Margaret Thatcher, Meryl Streep illumine le terne biopic The Iron Lady de Phyllida Lloyd.



The Iron Lady: évitez le scandale sans pour autant créer de vagues
D’exceptionnelles performances peuvent-elle sauver du naufrage un film qui ne semble avoir aucunes autres raisons d’être?
Soyons francs, la seule chose qui clochait vraiment dans la boule de bonheur plutôt irrésistible que représentait le souvent jouïssif Mamma Mia adapté du succès de Broadway, c’était la réalisation plutôt brouillonne de Phyllida Lloyd. C’est donc avec surprise qu’on la voit se frotter au film monarchique, tendance gagnante à chaque année comme l’a rappelé le The Queen de Frears et le The King’s Speech de Tom Hooper dans les années précédentes.
Ainsi, assurée de faire un bon coup, la réalisatrice ambitionne et calque ses pairs et en se basant sur un fait réel encore tout récent (Margaret Thatcher qu’on personnifie ici, bien que sénile, est pourtant toujours en vie), mélangeant de façon incompréhensibles des formules éprouvés de films oscarisés dans les dernières années. Ainsi, on retrouve un côté schizophrénique à la « A Beautiful Mind », les souvenirs de vie à la « The Curious Case of Benjamin Button », les souvenirs distincts à certains objets à la « Slumdog Millionnaire » et « 127 Hours », l’élan des films monarchiques mentionnés ci-haut, et même le côté qui relègue pratiquement tout à la romance comme le récent « J. Edgar » du grand Clint Eastwood. Cependant, si le mixte s’avère déjà bizarroïde, mentionnons que Lloyd n’a aucunement le talent d’un Boyle, Fincher ou tout autre Howard de ce monde.
Si la reconstitution d’époque est belle et les costumes dans la lignée, on salue la justesse des maquillages, impeccables, mais le montage est mal effectué, tout comme les plans, encore étranges de la réalisatrice, qui filme un peu n’importe comment, comme si elle ne savait pas comment s’y prendre ce qui s’avère relativement embêtant..
Dans un rôle bouffon, en espèce de fantôme-sympathique, Jim Broadbent est simplement génial, alors que la divine Meryl Streep en impose à nouveau dans un autre rôle grandissime, comme elle sait si bien les accumuler. Son talent s’expose à nouveau et elle hypnotise le spectateur de par sa présence et sa prestance, réitérant la supposition que peu importe ce qu’on lui ferait faire à l’écran, elle serait extraordinaire. Drôle touchante, passionnée, elle apporte la grandeur nécessaire et l’humanité tout comme le côté juste assez fou pour mener le personnage déjà historique au panthéon des grands piliers de ce qui a été incarné au grand écran. Pour lui faire contre-poids, la jeune Alexandra Roach impressionne également en se chargeant de la partie se concentrant sur la jeunesse du même personnage.
Du côté du scénario, c’est trop anecdotique, la formule s’éprouve rapidement, ennuie également, alors que le manque de prise de position, d’explications, finit par lasser dans cet incessant étalage de faits qu’on connaissait pourtant si bien.
Puisque voilà, 60% du film se concentre sur le présent de Miss Thatcher, dans son quotidien plutôt ennuyeux tourné sur un passé qu’elle regrette déjà. Sur le bord de virer vers la folie, en déambulant dans son appartement, voilà qu’elle se remémore son passé en revoyant des objets, des photographies et autres trucs qui provoquent du coup des flashbacks qui permettent du coup de nous garder un brin éveillé.
Non pas que l’idée était mauvaise, cet angle étant certainement intéressant, mais décidément trop bousculé et pas assez travaillé pour véritablement livrer la marchandise. (On cherche beaucoup trop facilement les rires et les larmes, ce qui est certainement malsain). On ne va pas voir The Iron Lady pour voir un film sur la vieillesse, bien qu’on salue l’idée d’avoir voulu humaniser le personnage, alors que ce n’est vraiment pas une façon subtile de contourner le sujet principal comme l’ont fait certains que ce soit avec The Social Network ou Moneyball, qui en avait à revendre en revanche dans le coin gauche.
Mais la fantaisie magique continue de faire sa marque, et on met l’emphase sur des messages qui n’auraient pas du prendre toute la place. Si l’on comprend que le fait qu’elle était « UNE FEMME PARMI LES HOMMES », on a rapidement compris le jeu de contraste, sans avoir besoin qu’on se le refasse dire, pointé et souligné à tous les quinze minutes.
Acceptable? Peut-être, parce que beaucoup se sont impliqués dans ce film, notamment du côté de la distribution, entièrement dévouée à tout donner dans leurs rôles, tout comme de l’excellent Thomas Newman qui signe à nouveau une excellente trame sonore, magnifiant plus souvent qu’autrement des passages qui auraient été beaucoup moins forts sans son aide.
On regrette alors qu’en parallèle la réalisatrice aie fait preuve d’autant de paresse (une scène de cours de diction est pratiquement entièrement calquer sur The King’s speech de façon plutôt aberrante), menant à termes un film au final inutile qui ne sait jamais mettre les priorités à la bonne place, désireux seulement de faire un bon coup d’argent par ce film pré-fabriqué et pré-conçu à attirer les foules et à récolter des prix. Dommage, puisqu’il y avait certainement là matière à faire plus d’un bon film.
La dame de fer, un maudit bon film.
C’est un film politique, donc lourd. Je n’ai jamais couru voir des films politiques.
Mais c’est un sacré bon film. Bien fait. Crédible. Les scènes publiques sont coupées de scènes réelles filmées pendant la vie politique de madame Thatcher.
Lourd parce que politique.
Lourd parce que madame Thatcher a été de tout temps une femme politique, avant d’être une mère, avant d’être une épouse. Ça choque un moment. Mais une femme droite, fidèle à elle-même, femme parmi une nuée d’hommes sûrs d’eux.
Ce qui m’a le plus agacée moi, c’est le côté « intime » que Phyllia Lloyd, la réalisatrice a voulu lui donner. Madame Thatcher est à la fin de sa vie, elle est un peu atteinte de sénélité (moi de même), et Denis, son époux décédé, est souvent à ses côtés, elle lui parle, et c’est sensé expliquer les retours en arrière.
Mais très attachante, la grande dame.
Bien sûr, j’ai vu Marilyn la semaine dernière, bien plus accroche-coeur. Et Michelle Williams une bonne jeune actrice.
Mais Meryl Streep mérite l’Oscar haut la main.
À voir si la politique ne vous rebute pas trop.