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1 cote

John Carter

Bande-annonce Articles

  • Cote de Voir2.5
  • PaysÉtats-Unis

  • Année2012

  • Sortie DVD5 juin 2012

  • Année132 min.

  • GenreFantastique

  • ClassementGénéral

Bande-annonce

Articles

  • 8 mars 2012 · Manon Dumais
    Édition : estrie, gatineauottawa et montreal

    Guerres martiennes

    Adaptation d’un classique de la science-fiction d’Edgar Rice Burroughs, papa de Tarzan, John Carter procure l’étrange plaisir d’atterrir sur Tatouïne ...

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  • 12 mars 2012 · 00h48 Jimmy Chartrand

    John Carter: dépaysement familier

    On nous a tellement vanté John Carter qu’au même titre qu’Avatar, on avait l’impression qu’en allant voir ce film, notre vie en viendrait à changer complètement. Toutes prétentions mises de côté, si le tout sera loin d’être l’objet révolutionnaire et extraordinaire qu’on nous vendait, on devra admettre qu’en termes de films familiaux, le tout, à défaut d’être trop ambitieux et long, remplira bien son mandat pour un film du genre signé Disney.

    À la tête de véritables chef-d’oeuvres de l’histoire de l’animation, fier défenseur de Pixar, Andrew Stanton à qui l’on doit notamment Finding Nemo et WALL-E, a voulu voir ailleurs et tout comme son collègue Brad Bird qui après Ratatouille et The Incredibles a pondu l’inattendu excellent Mission: Impossible Ghost Protocol, génial quatrième opus de la franchise, en est venu à faire un film « en vrai ». L’expression est malgré tout un peu généralisée, puisqu’à l’inverse de nombreux autres, il s’est lancé dans une méga-production millionnaire qui décide de créer de toutes pièces un univers en plus d’illustrer en parallèle une époque perdue. Fonds verts et beaucoup d’effets spéciaux sont alors obligés, coupant de plus de moitié « l’effet de réel ».

    Un peu comme lorsque notre « cowboy » s’est réveillé en plein désert avec des visions extra-terrestres dans le décevant Cowboys and Aliens de Jon Favreau, John Carter nous plonge sur la planète Mars comme on n’aurait jamais pu l’imaginer. Futuriste, habitée par toutes sortes de créatures et emplis de toutes sortes de gadgets et de magie, le tout fourmille et visuellement, on en offre pour notre argent.

    Mais si l’aventure ne manque pas, livrant un long-métrage dans la veine du récent Prince of Persia de Disney également, on doit avouer que la sauce épique est beaucoup trop prononcée. On se ramasse rapidement dans une quête trop ambitieuse et grandiloquente pour en comprendre les enjeux et on se lasse un peu des complexités engendrés par tout ça. Les lieux, les personnages et tout le charabia se multiplient, on se perd et on sent constamment que le tout est d’une grande importance sans jamais le ressentir. D’autant plus qu’au fur et à mesure que tout est déployé, on réalise que nouveauté, décidément, il n’y a pas vraiment ici alors qu’on a tout fait auparavant de milles autres façons différentes et même mieux réussies. On peut bien croire que le tout se base sur un roman des années 10, mais il y avait certainement moyen de moderniser la sauce, de faire mieux, d’oser, comme cette excuse n’est pas suffisante, surtout avec le côté imposant de cette production colossale.

    On se laisse alors divertir parce que le tout a de bons moments de profond ridicule qui font bien rigoler et on se laisse embarquer dans ce Avatar des jeunes et des plus démunis. La prétention n’étant pas du menu puisqu’on ne parvient jamais à aspirer à ses propres ambitions, on trouve un divertissement familial qui ravira alors visuellement tout le monde et surtout les plus jeunes en les faisant rêver.

    Pour le reste, si on aurait bien vu le tout se faire exploiter sous coup d’une franchise à plusieurs films ou une longue télésérie, on se retrouvera un peu perdu dans ce condensé de deux heures qui dont milles fois l’impression d’être plus long. Si le 3D serait peut exploité, on se concentra sur les effets spéciaux et son sens de la morale et des leçons un peu évacué puisque ces dernières sont décidément pas d’une grande clarté à défaut d’avoir l’impression qu’il y en a beaucoup. (D’autant plus qu’un sens étrange de la barbarie semble également prédominé, mais toujoura rapidement passé en revue! Bonjour la décapitation express!)

    Si la distribution impressionne, elle se perd beaucoup. Taylor Kitsch est convenable, mais pas impressionnant dans le rôle titre, alors que la jolie Lynn Collins fait des flammèches, mais pas d’étincelles. Si Dominic West est comme d’habitude efficace en villain, Mark Strong est encore délicieusement ambiguë dans un rôle difficilement qualifiable. Pour le reste, on regrette un peu que des acteurs émérites tel Thomas Haden Church, Willem Dafoe, Samantha Morton et Bryan Cranston se perdent dans des personnages imaginaires, alors qu’on salue le duo composé de Ciaran Hinds et James Purefoy qui évoque subtilement l’inoubliable télésérie Rome.

    On verra le tout alors comme d’une grande fresque impressionnante à voir pour ses qualités techniques et non scénaristiques. Rien d’original, grandiose ou inusité, mais quelque chose de fait dans les règles du métier. Mieux, Michael Giacchino qui en est à s’auto-faire référence, ponctue musicalement le tout avec grâce et les comédiens se font tous plaisir dans ce grand terrain de jeu. On laissera donc les enfants s’y plaire et les adultes s’y abandonner, à défaut d’entièrement s’y amuser.

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