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3 cotes

Littoral

HoraireArticles

  • PaysCanada, France
  • Année2004
  • Durée1h36
  • GenreDrame
  • ClassificationGénéral
  • RéalisateurWajdi Mouawad
  • Mettant en vedetteIsabelle Leblanc, Steve Laplante et Miro
  • Sommaire

    Pour ses débuts en tant que réalisateur, Wajdi Mouawad adapte sa propre pièce de théâtre, où un jeune Montréalais décide d’aller enterrer son père dans le pays de ses origines, le Liban. C’est alors qu’il découvre une contrée marquée par la guerre, où le corps qu’il trimballe n’en est qu’un parmi tant d’autres.

Articles

  • Au nom du père
    4 novembre 2004 · Manon Dumais
    Édition : gatineauottawa, quebec et montreal

    Littoral : Au nom du père

    Littoral, pièce créée en 1997 par Wajdi Mouawad au Théâtre d’Aujourd’hui, passe de la scène à l’écran. Un passage qui ne se fait toutefois pas sans heurt malgré le caractère cinématographique du texte d’origine. Réflexions du dramaturge devenu réalisateur.

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  • 31 janvier 2012 · 18h37 Christian Boisvert

    J’aime beaucoup ce que fait Wajdi Mouawad. Il n’a pas peur de sortir des sentiers battus, qu’on pense à sa pièce de théâtre, « Forêts », qui dure plus de 3 heures. Mais voilà que Mouawad se lance dans le cinéma. Et le résultat est intéressant, sans être totalement satisfaisant.

    Voilà donc qu’un jeune homme apprend que son père, libanais, est décédé. Il est renié par sa famille montréalaise. Le jeune homme décide alors de prendre le corps de son père et de l’apporter au Liban, où il pourra l’enterrer. Cette quête est l’occasion de croiser plusieurs personnes qui feront réaliser au jeune homme que le cadavre de son père n’est pas le bienvenue au Liban, pays qu’il quittât jadis comme un lâche. Le jeune homme entendra aussi plusieurs histoires tragiques de gens dont les parents sont morts assassinés avec barbarie. Cela relativise beaucoup sa mission. Mais, dans une très belle symbolique, le jeune homme finira par déposer le corps de son paternel sur… mais je vous laisse découvrir!

    J’ai donc reconnu dans ce film plusieurs traits de génie de Mouawad, dont les récits passent souvent de la réalité à la fable, pour revenir sur terre assez rapidement. En contrepartie, Mouawad n’a pas suffisamment exploité les possibilités du cinéma. Par exemple, tout comme au théâtre, il fera jouer plusieurs de ses rôles par des québécois. Ainsi, de voir David Boutin interprété le rôle d’un garde libanais ou Gilles Renaud en père libanais est trop surprenant. Au théâtre, on comprendrait, mais pas au cinéma. Il y a aussi ces raccords soudains qui déstabilisent le spectateur.

    Il n’en demeure pas moins que même si le résultat est inégal, je ne peux qu’encourager ceux qui ont une âme de cinéphile, à tenter l’expérience. Le dépaysement est garanti!

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