4

7 cotes

Melancholia

HoraireBande-annonceArticles

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  • Cote de Voir4
  • PaysDanemark
  • Année2011
  • Sortie DVD13 mar 2012
  • Durée2h16
  • GenreDrame
  • ClassificationGénéral
  • RéalisateurLars von Trier
  • Mettant en vedetteKirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg et Kiefer Sutherland
  • Site officielwww.melancholiathemovie.com
  • Sommaire

    Le cinéaste nous transporte dans un superbe château, théâtre d’une noce somptueuse, laquelle sera ponctuée par les égarements de Justine. Au grand dam de l’organisateur de mariages et du pauvre époux, le père et la mère de la mariée régleront leurs comptes. Devant un tel étalage d’égoïsme, le désarroi de Justine n’est que plus palpable. Tandis que la planète Melancholia se rapproche de la Terre et que la musique de Wagner résonne dans toutes les fibres de notre corps, les masques tombent, les vrais caractères se révèlent et l’émotion atteint son comble.

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  • 11 novembre 2011 · 00h08 Jimmy Chartrand

    Melancholia: au final, que la beauté compte

    Oublions le scandale de Cannes si l’on peut bien pour apprécier, admirer, savourer et vivre dans l’enchantement le plus probant Melancholia, en salles dès vendredi, le plus récent chef-d’oeuvre du controversé Lars Von Trier.

    De cinéaste de chocs, Lars Von Trier est passé à cinéaste déprimé démontrant une brisure marquante dans sa filmographie. Que la période sombre démarre tout de suite après son premier, seul et inattendu essai à la comédie -noire- (The Boss of it All), paraît singulier, mais cela ne fait qu’extrapoler d’avantage le caractère unique d’un cinéaste qui n’a jamais cessé de fasciner.

    Faisant parti du groupe qui a soutenu le fameux Dogme 95, il a pourtant réalisé bien peu de films s’y rattachant entièrement. Tête dure pour lui, chance pour nous, la période noire a décidé de complètement faire abstraction de ces lois pour tomber dans une expiation inédite, mais ô combien nécessaire et jouïssive dans tous les sens du terme, menant ainsi à des oeuvres d’une force (et d’une noirceur) inespéré. Ce qui est pourtant peu dire d’un cinéaste qui n’a fait que des oeuvres particulièrement ténébreuses. Toutefois, à défaut d’encore faire agir et subir, Von Trier a décidé de pousser l’audace plus loin et de tendre au sublime. De magnifier visuellement la laideur pour nous laisser béat devant tous les opposés possibles. Du coup, avec Melancholia, jamais l’apocalypse n’aura semblé aussi belle, cumulant en la plus belle ironie qu’il nous aura jamais offert: jalouser la fin, la fin du monde.

    Comme il en a l’habitude, il met ici tout en opposition. Classicisme et audace; le soleil et la lune, le réel et l’imaginaire, le véritable et le fantastique, le possible et l’impossible, Justine et Claire. Qui sont-elles? Deux soeurs que tout uni et sépare à la fois, mais également les deux parties d’un film qu’également tout semble opposer autant de son début à sa fin.

    Pourtant, dès le sublissime prologue qui laisse sans voix, tout tend vers l’ultime vérité, l’ultime finale (qu’on ne voudra pas s’avouer), tout sera montré, mais on n’osera pas croire que Von Trier aura été aussi bête et c’est là que tous se tromperont: il sait ce qu’il fait et il a scénarisé ici l’un des films les plus remarquables de l’année.

    Du coup, décrire tout ce qui est fait dans ce film pourrait s’étaler pendant des heures tellement les surprises et les dérives sont nombreuses. Alors qu’on s’attend à un film de fin du monde, le cinéaste prend plutôt le temps de détruire « le monde » de Justine dans son premier acte, ce, à l’aide d’un segment quasi-documentaire se concentrant sur le mariage désastreux de cette dernière. Mis à part quelques légers doutes sur les astres, on ne parle aucunement de catastrophe (« naturelle »), d’apocalypse ou de ce que l’on sait suite à la bande-annonce qu’on aurait cru être la trame principale du film. Pourtant, nous ne sommes pas en reste puisqu’on met à notre disposition des vedettes, soit, tout ce que l’alléchant casting avait à offrir, de John Hurt à Stellan Skarsgaard, en passant par Charlotte Rampling et Alexander Skarsgaard.

    Avec humour, on montre une Kirsten Dunst vulnérable qui s’effrite de l’intérieur en confrontant l’extérieur, alors que l’entêtement de sa soeur la force à se tenir debout, à continuer.

    Ensuite, brisure drastique, la deuxième partie débute. Est-ce avant, après, jamais? On a l’impression d’être dans une toute autre histoire à défaut des personnages. À part quelques indices disposés avec minutie (les couvertures des livres par exemple), on nous permet, mais après beaucoup de temps, de se situer. Ici, il y a bien peu de Christine, le sujet, c’est Claire et sa fin du monde, c’est également la fin du nôtre.

    Ainsi, les vedettes n’ont plus leur place (sauf Kiefer Sutherland, encore fidèle, et les deux têtes d’affiche, toute en puissance et intensité (comment faire autrement avec Dunst et Gainsbourg?)) et l’apocalypse se pointe. On résume de façon pratiquement enfantine en quelques minutes l’état de la situation, comme si de rien était, et on embarque dans le vif du sujet: une planète se cachait derrière le soleil et lors de son passage, menace de détruire la Terre d’un seul coup.

    Hop, d’un bond, la vulnérabilité de l’une et la force de l’autre s’échange les rôles. Alors qu’un univers est déjà détruit, il ne reste plus qu’à l’autre de faire de même. Et de cette façon, on sait qu’encore une fois, par une intériorité qui fait répercussion avec l’extérieur, la psychologie des personnages sera plus hallucinante et profonde que jamais.

    Mise à nue autant métaphorique que réelle, Lars Von Trier continue de pousser à bout ses personnages et de les mener au maximum de leurs capacités. Toutefois, là où il atteignait la plus sombre noirceur dans Antichrist, voilà qu’il s’intéresse ici plutôt à la lumière, celle qui même dans le pire, nous illuminera du mieux qu’elle le pourra, ce, jusqu’à la toute fin.

    Secondé par Wagner à la musique qui résonne avec véhémence dans l’entièreté de notre âme, construisant le tout comme d’un opéra sans issue, on se verra alors piégé. Piégé entre cette beauté aussi attirante et repoussante à la fois, nous poussant à accepter sous l’impuissance notre terrible sort. Voyant la condition de l’homme comme inutile à sauver, il offrira l’ultime capitulation cinématographique. Un film qui n’a besoin d’aucunes explications, d’aucunes logiques, d’aucune cohérence, où il y aura détruit toutes les règles possibles avec son film, tout en en respectant tant d’autres à la fois.

    Au final, si Melancholia devait être son dernier film, tout en étant l’une des oeuvres qui aura le mieux su nous hanter depuis bien longtemps, il pourrait également être la meilleure représentation que la fin justifie certainement tous les moyens. Et après, qu’importe ce que Lars Von Trier pourra bien raconter, au moins il aura démontré sans honte (parce que « génie » n’est jamais très loin de « prétention ») ce que c’est et peut être un chef-d’oeuvre.

  • 30 novembre 2011 · 20h00 Normand Parisien

    La caméra a fait un travail formidable dans le film Melancholia. Des images surréalistes me faisaient penser à la peinture du peintre Magritte. Dès le début du film, il y a une scène onirique que j’interprète comme un rêve prémonitoire du personnage principal. Cette planète qui fait une danse orbitale de la mort avec la Terre donne à ce film une atmosphère de fin du monde. C’est un film qui est basé sur les relations de couples et humaines. N’espérez pas de tremblements de terre, de tsunami ou de météores enflammant les villes : c’est le genre des blockbusters américains.

    Tout débute par une réception de mariage et se termine par une famille qui se rassemble pour une dernière fois. La fin est d’une simplicité désarmante, mais d’une intensité formidable. J’avais de la difficulté à me sortir de la tête les rôles précédents de certains comédiens. Pensons à John (Kiefer Sutherland), cet homme très riche, qui était Jack Bauer dans la série américaine «24 heures chrono», ou encore Michael (Alexander Skarsgard), ce nouveau marié éconduit qui dans la série «True Blood» interprète le rôle du vampire Éric. Ces 2 heures ont passé lentement, mais étaient pleines de ravissements. J’avais aimé le film Dogville, mais Antichrist m’avait déplu.

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